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Laurent Charnay
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5,0
Publiée le 2 décembre 2023
Un titre merveilleux... une merveille de film... Comme avec ses films précédents (Un poison violent, Suzanne, Réparer les vivants), katell Quillévéré nous offre à nouveau un grand moment de cinéma. Nous retrouvons ici la singularité qui fait la force de cette réalisatrice : beauté absolue de la photographie, composition et lumières (bravo au chef op !), maîtrise du traitement de la temporalité avec pour ce film moins l'art de l'ellipse, mais le pari réussi de raconter une histoire qui se déroule sur vingt années environ. Réussite également pour ce "film d'époque" au caractère mélodramatique qui sait éviter les pièges de l'un et de l'autre. Ainsi parvient-il à nous éblouir par son traitement résolument moderne. A ce titre, il faut souligner le rôle capital que joue la musique du compositeur Amine Bouhafa (chapeau bas Monsieur !) qui vient à chaque fois souligner le propos de façon subtile. Au-delà du langage cinématographique particulièrement riche et du jeu des acteurs tous remarquables (dont Anaïs Demou stiers et Vincent Lacoste, éblouissants), ce film nous prend par la main pour nous conter l'union de deux êtres riches de leurs blessures. Hymne à l'Amour, foi en la possibilité d'une réparation (thème cher à la réalisatrice), "Le temps d'aimer" est un bijou précieux à la fois universel et très contemporain.
J’ai pu voir ce film en avant première, et je vous conseille absolument d’y aller. Cette fresque sur 20 ans est absolument magnifique et très maîtrisée. J’ai eu beaucoup d’émotions et à des endroit auxquels je ne m’attendais pas, grâce à la justesse très délicate de la mise en scène et au jeu subtil de V Lacoste et À Demoustier. Un grand film de cinéma, qui étonne par de modernité dans la facture et les sujets abordés si contemporains.
La thématique est intéressante et peu traitée, mais en voulant faire exister trop de personnages le propos se perd, et on ne s'attache à aucun. L'impression que les acteurs jouent mal, mais peut-être est-ce lié au fait que je n'ai pas vraiment accroché aux personnages. Les scènes de sexe sont très crues. La liaison du personnage masculin avec un jeune homme bien plus jeune n'est pas vraiment questionnée. Beaucoup de pistes qui auraient été bonnes mais il aurait mieux valu se concentrer sur un personnage.
Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, au pied des remparts de Saint-Malo, Madeleine (Anaïs Demoustier), mère célibataire d'un petit Daniel, rencontre François (Vincent Lacoste), héritier rebelle d'une riche famille d'industriels. Entre eux, c'est le coup de foudre. Mais chacun cache un lourd secret qui hypothèquera pendant vingt ans leur couple.
Katell Quillévéré est une jeune réalisatrice bretonne - comme son nom l'indique - dont j'avais adoré le premier film, "Suzanne", lequel avait valu en 2014 à Adèle Haenel son premier César. Deux ans plus tard, elle jouait sur du velours en signant l'adaptation d'un des meilleurs livres de la décennie, "Réparer les vivants" de Maylis de Kerangal, devenue santo subito l'un de mes films préférés de l'année 2016.
Elle signe avec Le temps d'aimer un film d'un classicisme assumé auquel on pourrait adresser le reproche légitime qu'il aurait été filmé à l'identique il y a vingt ou quarante ans. C'est une reconstitution léchée de la France de la Libération avec son imagerie bien connue : des GIs débordants de vitalité, des caveaux enfumés, des Françaises qui découvrent émerveillées le chewing-gum et le twist... Le film commence par des images d'archives d'une force saisissante des Tondues de la Libération, accusées, selon l'expression d'usage, de "collaboration horizontale".
Mais "Le Temps d'aimer" ne se résume pas à son simple prétexte historique. Son vrai sujet est le couple que forment Madeleine et François et les secrets qu'ils dissimulent. La bande-annonce en révèle un, l'homosexualité cachée de François ; il ne dit rien de l'autre, que le film pourtant révèle rapidement. Il contient une scène proprement stupéfiante, qui aurait pu sombrer dans la vulgarité ou le voyeurisme, mais que Katell Quillévéré réussit à monter avec une infinie élégance. Elle interroge le couple, la bisexualité, le désir qui va et qui vient, l'amour et la sexualité. J'espère en avoir suffisamment dit, mais pas trop, pour vous donner la curiosité de la voir.
Un mot des acteurs. J'ai si souvent dit du bien d'Anaïs Demoustier qu'il n'est pas nécessaire d'en rajouter une couche (néanmoins, "Anaïs, si vous lisez ces lignes, etc etc."). Mais j'ai trop reproché à Vincent Lacoste sa lippe baveuse, son élocution languissante, sa silhouette dégingandée pour ne pas faire ici amende honorable : il est parfait dans le rôle de François, loin du registre ado-comique dans lequel il s'est longtemps complu. Comme l'an passé avec De nos frères blessés, le film historique lui va bien.
J'aurais un seul reproche à faire au "Temps d'aimer" : son titre. Je parie que, d'ici quelques semaines, vous et moi nous souviendrons de ce film mais chercherons à nous remémorer son titre passe-partout et anonyme qui nous aura échappé.
Une histoire intéressante mêlant le sort de ces femmes qui ont eu des rapports avec l'ennemi durant la 2e guerre mondiale, l'interrogation sur son orientation sexuelle et le sort des homosexuels il n'y a pas si longtemps, la recherche de filiation pour ceux qui n'ont pas connu leur père. L'interprétation est juste et la mise en scène solide. Le passage à Châteauroux nuit un peu au fil de l'histoire mais on est dans un bon film français.
Une juxtaposition d'histoires, du lendemain de la seconde guerre mondiale à nos jours. En ligne rouge, un amour infini mais contrarié. Mais qui embrasse trop étreint mal. Le film a toutefois du souffle mais peu d'émotions. C'est parfois long, malgré une interprétation engagée. J'aurais aimé adorer.
Malgré le titre, ne cherchez pas dans ce film ni l'amour, ni le romantisme. Par contre, si vous appréciez un bon quart d'heure de pure pornographie, là, vous allez vous régaler ! En bref, à part le sexe, il y a plein de scènes purement gratuites vis-à-vis de l'intrigue (quelle intrigue, en fait ?). Quant à la datation de l'histoire, seul l'âge du garçon vous permettra de savoir en quelle année elle se situe, avec pas mal d'erreurs historiques en plus. Bref, à éviter sauf si vous avez vraiment deux longues longues longues heures à tuer...
Alternant entre malaisant et ennuyant, ce film qui bénéficie d'une important exposition médiatique n'aura pas su me convaincre. Les deux heures de film sont expédiées comme si elles en duraient six. Préférant mettre en avant la sexualité plutôt que l'éducation des enfants par ce couple, je pense que le film s'est trompé de registre et de relais pour tenir son spectateur. Également, on souffre avec Madeleine. On a globalement l'impression que la réalisatrice nous a concassé une série de malheur de l'époque, avec une habilité certes redoutable dans sa description, mais cette fresque tient plus du feuilleton chronologique que du film.
Très très beau film ! Anais Demoustier est excellente dans le film, et Vincent Lacoste joue un rôle qui change de ce qu'il fait d'habitude... le couple est parfait... leur parcours est fort et bouleversant. Mention spéciale aux scènes de nuit dans le Châteauroux des bars et des boites des soldats américains !
Franchement je comprends pas ce film. Rien n'a de sens et les acteurs ont l'air eux aussi d'être perdus. Des scènes beaucoup trop longues avec une esthétique incompréhensible. Très mauvais, à fuir ! C'est dommage car un bon casting...
Très bon film malgré 2,3 scènes un peu.longuettes à mon goût. Anais Demoustier et Vincent Lacoste sont juste parfaits et excellents. Chapeau à toute l'équipe
Trop compliqué Trop de sujet Il manque une ligne directrice, une colonne vertébrale. Les acteurs sont cools. Il y a plusieurs films dans un film Bof bof dommage
Un film merveilleux que je conseille vivement. Une peinture de 2 personnages qui n'auraient pas dû se rencontrer et qui pourtant prendront le " temps de s'aimer". Leur incarnation par Anais Demoustier et surtout Vincent Lacoste( qui joue un rôle à contre emploi) est prodigieuse.Bref tous 2 qui arrivent à former une petite famille chaleureuse nous offre un bel exemple d'humanité, particulièrement bien venu en cette époque où l'on parle d'ensauvagement ou de " décivilisation ". A voir absolument.
Film mou, lent qui, de plus, m'a mis mal à l'aise lors des scènes de sexe explicite où Anaïs Demoustier a beaucoup donné de sa personne spoiler: notamment la scène de footjob sur le sexe en érection de l'acteur. J'ai trouvé ça choquant pour une femme mariée et jeune maman dans la vraie vie, idem pour la scène du trio... Le cinéma va trop loin et en demande trop aux femmes qui, au final, donnent peut-être plus à leurs partenaires qu'à leur propre conjoint. Film médiocre et malaisant pour moi concernant les scènes dites intimes qui dépassent l'entendement.