Joli film hommage au cinéma de la nouvelle vague, " Le temps d'aimer " est porté par le duo parfait Anaïs Demoustier/Vincent Lacoste. La fin de la guerre, le camps des bons et des mauvais, cette haine ambiante et le besoin de se venger, la libération n'a pas offert que de la délivrance pour tout le monde. La chasse aux sorcières bat son plein. Les traitres, les homosexuels, la France se recroqueville. Katell Quillévéré signe un film pudique et intelligent où les non-dits sont autant d’aveux que les regards. Émouvant.
Un film de style "téléfilm" au récit et aux décors bien vintage comme je les aime ; super couple d'acteurs à l'affiche, histoire poignante et bien interprétée de bout en bout. Triste, très triste, peut carrément vous plomber une soirée. Mais de belles scènes de sexe et d'émotions aussi cela dit.
Une longue histoire sans intérêt de filiation, et mal jouée en plus de ça. Des acteurs mal choisi et surtout un son brouillon. Seul les scènes de paysages sont intéressantes, et le plaisir de voir Anais Demoustier.
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3,0
Publiée le 8 avril 2024
La guerre est finie depuis quelque temps et les gens tentent toujours de reprendre une vie normale et de laisser derrière eux cette terrible période, certains ayant plus de raisons que d'autres... C'est le cas de Madeleine et François, qui ont l'impression de s'être parfaitement trouvés, les deux acceptant cette relation imparfaite et les secrets de l'autre... Se déroulant sur près de vingt ans, Katell Quillévéré raconte une histoire ponctuée d'amours impossibles, de blessures ouvertes et de secrets difficilement avouables. Un récit assez chargé sur la vie d'après-guerre, la sexualité à ces époques et la maternité, mais aussi la difficulté de se construire sans savoir d'où l'on vient. Tout cela est plus ou moins développé, ce qui rend l'histoire parfois frustrante. Si j'ai apprécié la relation entre Madeleine et François, car ils ont su trouver un certain équilibre à travers cet amour un peu différent, j'aurais aimé en savoir plus sur le passé de la jeune femme, mais aussi sur Daniel dont le personnage est trop superficiel. Dans l'ensemble, c'est pas mal, mais c'est un peu trop fourre-tout tandis que le charme se dissipe au fil des années.
La première heure du film est tout à fait intéressante mais le film s'essouffle après le bain à trois au bord du lac, la scène de plan à 3 avec le G.I est bien trop crue alors que le film est basé sur les histoires secrètes, les non-dits, la pudeur. Un film qui laisse un sentiment d'inachevé, dommage car la caméra est maîtrisée, l'image est belle et la musique bien choisie. Les 10 dernières minutes rattrapent le coup mais ne fait pas oublier cette deuxième moitié trop longue et pas assez rythmée. Toutefois cette réalisatrice est talentueuse et prometteuse, son film précédent "réparer les vivants" était très bon.
Un beau film, quoiqu’un peu long par moments, qui doit essentiellement sa qualité aux jeux des acteurs, tous excellents, avec Anaïs Demoustier et Vincent Lacoste en premières lignes.
Si les 2 jeux d’acteurs d’Anais Vincent sont très bon et le couple formé à l’écran particulièrement solide, on peut cependant reprocher au film son scénario prévisible et libertaire. Les non dits dans les relations sociales et amoureuses animent le film sans pour autant comprendre la finalité
Madeleine et Francois sont fait pour être ensemble, il était fait pour se rencontrer, et sont fait pour vivre ensemble, ils ont des secrets a cacher.... Ils s'acceptent. Anaïs Demoustier est vraiment incroyable comme toujours et Vincent Lacoste, qui a perdu 10 kilo pour ce film est vraiment bon aussi. J'ai mis la note de 3,5/5
Cette chronique se traine péniblement dans des scènes plates et un propos dilué au possible, étiré sans justification sur près de deux heures. Lacoste et Demoutier, comment souvent impeccables, tentent tant bien que mal d'insuffler un peu de vie à ce scénario trop terne et manquant de réelle ambition.
Ce drame évoque différents sujets, notamment l'exploration du couple, basé sur une histoire chaotique et du mensonge autour de l'homosexualité. Un scénario se déroulant de l'après guerre et sur près de 20 ans, pas toujours convainquant, qui aurait gagné à être plus condensé. La relation mère-fils (A. Demoustier-P. Beaurepaire) et le mal-être de ce dernier sont sans nul doute les aspects les mieux réussis.
C’est un très beau film, fort émotionnellement parlant, sonnant juste aussi dans son déroulé. Les péripéties et scénarios sous-jacents sont nombreux, ce qui en fait un film extrêmement bien construit. Déjà, l’amour qui unit le couple Lacoste/ Demoustier est d’une très grande beauté. Émotionnellement parlant, le film d’une certaine grandeur , d’autant plus que les personnages sont déjà forts de passés difficiles. Le personnage que joue Vincent Lacoste est infiniment complexe , son problème de jambe, son passé sombre, ses ancêtres qui le sont aussi et là, sont amante rejoint également la complexité et le tragique de situation, par son lien amoureux et transitionnel du passé, empreint d’une aura tragique et mystérieuse qui laisse son enfant déstabilisé, sans recevoir beaucoup d’amour. Acteur également très touchant. J’ai moins apprécié le moment du déménagement, l’ouverture du cabaret, la fête et j’ai préféré largement le labeur immense du personnage Lacoste enchaînant les nuits torrides et les journées dédiées à sa thèse à la légèrete de celui de Demoustier. Ce passage à Châteauroux, bien que le paysage soit magnifique, me laisse un arrière goût assez amer et j’ai eu de la peine à saisir la relation triangulaire unissant le soldat américain à l’une et l’autre. Je n’avais pas même saisi l’homosexualité évidente du personnage principal. J’ai beaucoup aimé le second déménagement. Paris. L’enseignement. La vie de famille. Les moments émotionnellement chargés de douleur aussi, dans le couple, dans le passé tourmenté du personnage principal, dans son labeur, dans son état dépressif latent. Si certains détails relationnels relatifs à leur ami américain ont échappés à ma compréhension, je me dis au fond, peu importe. Je ne m’attendais pas à la fin, sauf lorsque les minutes l’ont précédées. Infiniment tragique. Un film extrêmement riche émotionnellement parlant, qui en dit long sur la psyché des personnes, une très belle histoire d’amour aussi et un tragique bouleversant. J’en suis ressortie grandie, avec bien des éléments à échanger avec mes compagnons de sortie et leurs lectures à eux du film. Mention spéciale à Vincent Lacoste qui prend du grade au fil de sa carrière et se montre désormais capable d’assumer de grand rôles en les assumant haut la main. Un très grand film. Frôlant la virtuosité.
De Katell Quillévéré (2023). Il y a certainement plusieurs focus d'appréhender ce nouvel opus de la réalisatrice du film ''Réparer les vivants''. Un bon mélodrame aux multiples rebondissements qui se déploie avec subtilité et une certaine retenue jusqu'à sa fin dramatique. Une réalisation soignée avec une reconstitution assez juste de la France provinciale de l'après guerre. un film sur l'un des drames profonds de l'après guerre concernant les enfants nés de relations avec l'occupant. Un film sur la recherche de son identité , en ce sens , le jeu du jeune adolescent joué par Paul Beaurepaire est juste. Pour autant il y a aussi tout le non dit autour de la différence, et des questions qui à l'après guerre étaient taboues comme par exemple l'homosexualité. Enfin on pourra aussi reprocher certains poncifs comme une certaine description enjolivée de cette époque. Pour autant, le film reste assez puissant et porté par Anaïs Demoustier et Vincent Lacoste, tous les deux formidables. Paul Beaurepaire dans le rôle du fils à la recherche de son identité et le bel Morgan Bailey.
L'article complet : https://mediashowbydk.com/2023/12/05/critique-film-le-temps-daimer/
Hormis une dimension érotique dispensable, Le temps d’aimer est un magnifique et bouleversant long-métrage de Katell Quillévéré. Un drame romantique profond qui traite de thématiques fortes, telles que l’homosexualité et les secrets de famille, dans un contexte social difficile : l’après-Guerre (celle de 1945). N’oublions pas une mise en scène soignée et une très belle distribution portée par Anaïs Demoustier et Vincent Lacoste.