Little Girl Blue
Note moyenne
3,2
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88 critiques spectateurs

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Marie Noël Barbier
Marie Noël Barbier

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1,5
Publiée le 8 décembre 2023
Restée en dehors du film et très déçue ... Certes Marion Cotillard est une excellente actrice qui se met dans la peau de son personnage mais cela ne suffit pas. J'aurai peut être dû me documenter sur la vie de cette femme avant d'aller voir ce film.
Adèle Le Moal
Adèle Le Moal

7 abonnés 8 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 novembre 2023
Si l'introduction de ce film laisse présager un long-métrage sans beaucoup de dialogues (une scène d'ouverture entre Marion Cotillard et Mona Achache tendue, silencieuse), il s'agit au final de l'inverse.
Mona Achache offre à son public 1h35 d'intensité sur la vie de sa mère, mais également sur la sienne. Le personnage de Marion Cotillard brouille parfois les frontières de cette relation mère-fille, et embrouille le cerveau du spectateur : qui est qui ? Si l'histoire de Carole Achache vous est inconnue avant d'entrer dans la salle de cinéma, il est possible que vous fatiguiez après un certain temps de visionnage. Entre les jeux de sons (le playback impressionnant de Marion Cotillard sur les enregistrements de Carole Achache), les collages de ses ouvrages qui peuvent parfois faire rire, et les transitions discrètes mais nombreuses, le travail de réalisation est impressionnant.
De manière générale, Mona Achache rend un bel hommage à la vie extraordinaire de sa mère avec ce film susceptible de toucher une majeure partie de son public, bien qu'il reste pour moi trop intense et complex au niveau de la distribution des informations, et redondant au niveau des scènes qui recherchent parfois trop de poésie.
Petitgraindesable
Petitgraindesable

23 abonnés 72 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 21 novembre 2023
Je suis rarement intéressée par les démarches artistiques à visée curative, mais le dispositif annoncé m'avait attirée. Quelques belles idées, mais pourquoi tant de sophistication : la forme étouffe le fond. La complaisance et le manque de distance, propres à la cure, indiquent que cette histoire familiale a encore du chemin à faire. Ce sera sans moi. Belle performance de Marion Cottillard, mais son malaise dans le rôle transparaît.
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 412 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 novembre 2023
La cinéaste se penche sur le suicide de sa mère survenu en 2016 à partir des documents que cette dernière a laissés.

Le procédé narratif est original ( Marion Cotillard se cale en play back sur les enregistrements audios qui font partie des archives de la mère défunte.

On est ici dans une sorte de documentaire créatif qui tente de percer à jour les raisons du mal être et de la fin funeste de la mère de la réalisatrice.

La thématique fait penser à " carré 25" d'Éric Caravaca . C'est très émouvant, mais il faut reconnaître ( selon moi) que " little girl blue" s'adresse plus particulièrement au spectateur intéressé par les expériences introspectives.

Les conclusions aux questions posées par la cinéaste au travers de ce travail relèveront surtout de la réflexion du spectateur.

On notera que la figure de l'écrivain célébrissime Jean Genet ne sort pas grandie de la projection, pas plus d'ailleurs que celle de Juan Goytisolo ( auteur majeur de la littérature espagnole de la fin du XX ème siècle) ni enfin de celle de Monique L'ange, auteur, compagne de ce dernier et grand mère maternelle de la cinéaste du présent film.

"Little girl blue" ouvre finalement la porte sur une réflexion à propos d'une certaine élite intellectuelle de haute gamme, dont les comportements personnels, ne sont pas au niveau de leur œuvre.
Sophie R.
Sophie R.

7 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 novembre 2023
Bouleversant. Réalisation originale et parfaite. Marion parfaite. Bravo Mona .
Comment les violences sexuelles peuvent briser des vies . Le retentissement sur les générations. Le phénomène est d'ampleur dans notre société : il est le détonateur de bien bien des comportements d'autodestructions : d'addiction et malheureusement de reproduction de cette violence. Temoignez a la "Ciivise" enfin une écoute !! L'état commence a s'intéresser a ce fléau
Christian R.
Christian R.

8 abonnés 2 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 20 novembre 2023
Sans doute une thérapie pour l'autrice du film et un grand role pour Marion Cotillard mais cela ne suffit pas pour intéresser le grand public.
SansCrierArt
SansCrierArt

58 abonnés 432 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 novembre 2023
Le 1er mars 2016, Carole Achach, photographe de plateau et romancière, se suicide à l'âge de 63 ans, laissant à sa fille, Mona, des caisses de photos, de carnets intimes et d'enregistrements.

Mona Achach nous plonge dans la vie de sa mère Carole, de sa grand-mère Monique Lange et des hommes qu'elles ont côtoyés, amis, amants, maris, se nommant, curieusement tous (ou presque) Jean comme Jean Genêt, protagoniste clé. Des hommes, tous au mieux lâches, au pires pervers, dont Monique, Carole et Mona ont subi les violences, comme une malédiction familiale inévitable.

Pour dessiner le portrait de sa mère, expliquer son suicide et mettre fin à cette malédiction, Mona Achach met en place un processus de création complexe sur le papier mais d'une grande maîtrise formelle, mêlant archives photographiques et sonores. et reproductions vidéos.

Dans un vaste espace servant de studio sont affichées une multitudes de photos, sont reproduit le bureau de Carole et une brasserie où elle interview les connaissances de Monique et est placé à vue un écran de projection pour le tournage des scènes extérieures.

Au coeur de ce dispositif, Marion Cotillard, filmée à la fois en Marion jouant Carole et disparaissant totalement pour n'être que Carole. Mona Achach mixe ainsi processus de travail et fiction, passant subtilement de l'un à l'autre sans jamais perdre le spectateur. Jouant en playback sur les enregistrements vocaux de Carole ou s'appropriant ses écrits en transformant sa voix, Marion Cotillard semble habitée par cette femme complexe entre dureté et souffrance. Les superlatifs semblent vains pour décrire la puissance de cette incarnation. Face à Mona, Carole réapparaît comme pour un réconciliation post-mortem.

Little girl blue est ainsi un film remarquable, par l'intelligence de sa conception, par l'intensité de son récit et par la puissance de son incarnation.
Pierre Kuzor
Pierre Kuzor

176 abonnés 568 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 novembre 2023
A vu le puissant et très original film-documentaire de Mona Achache "Little Blue Girl". Mona Achache est la fille de l'écrivaine-photographe Carole Achache et la petite-fille de Monique Lange, écrivaine et éditrice. Après le suicide inexpliqué de sa mère, Mona Achache hérite de tous ses carnets intimes, photos, films super 8, articles de presse, enregistrements audios ... Elle va accrocher tous les documents aux murs comme pour mener une enquête sur le parcours de sa mère et de sa grand-mère, pour se libérer des secrets de famille trop lourds à porter. On croise Jean Genet, Violette le Duc, Juan Goytisolo, Bernard Pivot.... tout le Paris des lettres de la deuxième moitié du XXème siècle. Mona demande à l'actrice Marion Cotillard de porter les habits, les bijoux, le parfum de sa mère... puis de mettre ses mots littéralement en bouche et en boucle (via les enregistrements audios très nombreux) pour faire réssusciter sa mère devant la caméra. La comédienne sous nos yeux stupéfaits va s'effacer physiquement en un clin d'oeil, disparaître psychologiquement avec résistance, se dissoudre peu à peu pour laisser Carole tel un fantôme émerger du passé. Le dispositif peut faire penser à celui de "Les filles d'Olfa" de Kaouther Ben Hania (autre immense coup de coeur de l'année 2023). C'est très théâtral tout en innovant constamment et de façon incroyable au niveau de la mise en scène cinématographique. Mona Hachache et Marion Cotillard sont les deux seules interprètes de ce film. Mona totalement silencieuse et spectatrice regarde sa mère Carole-Marion révéler peu à peu l'intolérable et l'inexplicable. Mona Hachache sait parfaitement faire partager l'urgence de son projet comme si elle voulait avec ce film briser la reproduction infernale de génération en génération de viols d'enfants dont sa grand-mère, sa mère et elle même ont été les victimes. Marion Cotillard tel un talisman qui aurait en son pouvoir d'interrompre une bonne fois pour toute cette chaine inexorable, se jette corps et âme dans ce projet. Elle est fascinante. Ce film est aussi un documentaire sur une actrice d'une sensibilité extrême qui se désincarne progressivement pour entrer dans la peau d'une étrangère qui va l'habiter entièrement. C'est phénoménal. Un Choc.
Rodolphe35
Rodolphe35

17 abonnés 100 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 novembre 2023
Une performance d'actrice incroyable, une mise en scène créative et juste, des textes que l'on a envie de réentendre ou de lire. Un film indispensable
JUJUBE20
JUJUBE20

36 abonnés 59 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 novembre 2023
Avec un dispositif proche de celui des filles d'Olfa, même si le sujet n'a rien à voir (un mélange de faux documentaire et de vrai film, avec une comédienne pour un personnage et la cinéaste dans son propre rôle), Mona Achache réussit un tour de force, sensible et saisissant. Elle nous fait vivre la malédiction qui a frappé les femmes de sa famille, ressuscite le Paris littéraire des années 1950, mai 1968, Jean Genet, Daniel Cordier et Jorge Semprun, la folie d'une époque et d'une femme... La superposition de la voix de Carole Achache sur les lèvres de Marion Cotillard, le savant mélange des décors (magnifiques transitions de la rue au restaurant du restaurant au bureau-bibliothèque), la reconstitution des émissions de radio ou des entretiens enregistrés font peu à peu comprendre les raisons d'un suicide sans trancher. Marion Cotillard, dans son plus beau rôle, se fait vraie mère consolatrice. Scotchant.
Enzo D.
Enzo D.

4 abonnés 75 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 novembre 2023
Marion Cotillard n'a plus rien à prouver et pourtant je suis toujours aussi subjugué de voir à quel point elle nous fait oublier qu'on est au cinéma. les plans sont sublimes, et l'obsession de Mona Achache pour sa mère devient peut à peut la notre. du grand cinéma
Michelp
Michelp

6 abonnés 12 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 novembre 2023
Un immense puzzle de millions de mots et d'images dans lequel la pièce centrale est la mère de la réalisatrice, s'étale devant nous en quatre dimensions. Grand-mère et mère ont donné la vie mais ont transmis la douleur. Mme Achache nous livre, sans filtres, un récit puissant et bouleversant magiquement porté par Marion Cotillard et brillamment réalisé.
La scène qui ouvre l'épilogue du film, filmée par une caméra à l'épaule qui descend dans un escalier en spirale est juste magnifique.
4 étoiles donc pour ce film que je recommande
hématite
hématite

3 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 novembre 2023
little girl blue est une pépite à plusieurs titres : le sujet abordé, son dispositif cinématographique et l'interprétation bluffante de Marion Cotillard
Marie Christin BERARDO
Marie Christin BERARDO

2 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 18 novembre 2023
C'est confus et ennuyeux ! Je ne savais plus qui parlait de la mère ou la fille ...et parmi les quelques spectateurs dans la salle, certains se sont endormis !
Yves G.

1 845 abonnés 4 020 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 novembre 2023
La mère de Mona Achache s'est suicidée en 2016 laissant derrière elle des photos, des carnets, des enregistrements et un livre "Fille de" où elle racontait sa relation fusionnelle avec sa propre mère, Monique Lange (1926-1996). Mona Achache décide de se plonger pour comprendre le geste de sa mère et demande à l'actrice Marion Cotillard de jouer le rôle de sa mère dans un film qui lui sera consacré.

Camille Achache (1953-2016) a eu une vie sacrément cabossée. Lorsque sa mère la conçoit, son père, un jeune réfugié espagnol antifranquiste, qui la quittera pour vivre à Marrakech à visage découvert son homosexualité, essaie de la convaincre par tous les moyens d'avorter. Editrice chez Gallimard, romancière et scénariste, Monique Lange élève seule sa fille qui croise Jean Genet - qui la fait coucher avec l'un de ses amants alors qu'elle est à peine pubère - Jorge Semprun, Daniel Cordier, fait le coup de poing pendant Mai-68 et s'installe à New-York où elle se prostitue avant de revenir en France et de se ranger des voitures.

Devenue réalisatrice, Mona règle ses comptes avec sa mère, comme celle-ci l'avait fait avec la sienne dans son livre. L'exercice, cathartique, pourrait sembler nombriliste. On pourrait se demander en quoi le règlement de ces traumas familiaux mérite de sortir en salles. La réponse tient à la forme que Mona Achache a entendu donner à cette enquête. Elle rappelle celle utilisée par Kaouther Ben Hana dans "Les Filles d'Olfa", de mon point de vue l'un des films les plus intelligents et les plus stimulants de l'année. Pour raconter ce drame, la réalisatrice avait filmé Olfa et ses deux filles mais avait parallèlement demandé à trois actrices professionnelles de venir sur le plateau et de prendre, pour certaines scènes, leur place.

C'est le même procédé qu'utilise Mona Achache. Elle le fait avec Marion Cotillard qui se prête au jeu sans mot dire avec la concentration et le professionnalisme dont on la sait capable. On ne saura rien, et c'est bien dommage, de la façon dont l'idée est venue à Mona Achache de recruter Marion Cotillard : avait-elle d'abord réfléchi à faire revivre sa mère sous la forme plus classique d'un documentaire ? ou sous celle plus radicale d'une totale fiction ? Pas plus ne laisse-t-elle à Marion Cotillard l'occasion de s'exprimer sur ce rôle hors normes sinon à deux occasions. La première lorsque l'actrice répète en playback une interview donnée par Camille et confesse, entre deux répliques, n'avoir jamais rien joué d'aussi difficile, une difficulté qu'on mesure d'autant qu'on la voit répéter, hésiter, trébucher.... La seconde lorsque Mona Achache demande à son actrice de siroter son thé avec le même bruit de déglutition que sa mère, un bruit qui la dégoûtait et qui provoque la question candide de l'actrice : "Mais si ce bruit est si dégoûtant, pourquoi me demander de le rejouer ?"

Assumant l'artifice de son procédé, Mona Achache fait par ailleurs une utilisation étonnante du décor. Le film a été entièrement tourné en studio et la caméra montre ce qui est normalement caché : les cloisons amovibles, les scènes filmées en transparence, les mêmes pièces réutilisées pour plusieurs plans différents...

"Little Girl Blue" m'inspire des sentiments contrastés. Ce règlement de comptes familial m'a mis mal à l'aise - autrement plus délicate était la façon dont Eric Caravaca révélait le secret qui entourait la mort précoce de sa sœur aînée dans "Carré 35". Mais l'audace et l'intelligence de la forme, doublées du talent déployé par Marion Cotillard, ont fini par faire céder mes réticences.
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