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Guillaume
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3,5
Publiée le 14 avril 2022
Anaïs Demoustier virevolte, braque et contrebraque,, incarne avec brio ce personnage désireux de vivre intensément. C'est de temps à autre théâtrale, mais entre une mise en scène colorée et des interprètes de qualité, "Les Amours d'Anaïs" n'inspire que sympathie.
Une vraie connexion entre les 2 actrices, voir même une alchimie, qui nous porte vers un film de grande qualité. Oublions simplement les 10 dernières minutes un peu gnangan mais l’ensemble reste très convaincant empreint d’une certaine subtilité et fraîcheur. Pour un premier film sous fond de milieu littéraire et élitiste, un vrai vent de fraîcheur.
Non les personnages masculins ne sont pas stupides ce ne sont pas des héros juste des humains avec leur qualité et leurs défauts. Les femmes mènent la danse dans cette histoire d'amour et de désirs et c'est à la fois drôle, émouvant et intelligent. Un beau premier film.
Dans les relations entre les gens, il y a celles qui sont basées sur le convenu, celles où la bêtise ou l'ignorance sont la règle. La plupart du temps, cela ne se voit pas car les interactions ont lieu dans un quotidien banal où l'absence d'authenticité, de profondeur n'a que peu d'incidence. mais il y a tous ces cas où un peu plus, un peu mieux que le convenu serait nécessaire surtout si l'un des protagonistes a lui-même un peu plus d'exigence intérieure de qualité que l'autre ou les autres. Nous trouvons dans ce film au moins deux de ces êtres qui poussent très loin la qualité, la sincérité, la vérité et qui, dans les situations intenses, particulièrement dans l'amour, vont demander la justesse, la vérité, la finesse : ils font de leur vie une œuvre d'art au sens le plus noble du mot art qui est cette recherche, justement, d'une vérité, d'une authenticité maximale qui brave les interdits, le convenu. Quand ces deux êtres interagissent, la qualité de la finesse, de la justesse de leur interaction est à la fois excellemment jouée et brillamment filmée. En même temps, les interactions fausses, insuffisantes, sont parfaitement présentées et, par le contraste qu'elles font, mettent mieux en lumière la difficulté et l'exigence d'une interaction vraie. Ce film est un chef-d’œuvre. De ces chef-d’œuvre qui n'ont pas besoin de recourir à une complexité artificielle qu'affectionnent tant ceux qui n'ont finalement pas tant de choses à dire et préfèrent le cacher dans un brouillard. Ce film est à la fois complexe, profond, original et limpide. Je le conseille vivement.
C'est avec humour et poésie qu'on se laisse emporter dans ce film résolument plongé dans la nouvelle vague de film français.
Ça rend honnêtement bien, les personnages sont relativement décalé et attachant, la mise en scène est intéressante (gros point pour les scènes -18 qui mettent en valeur le plaisir féminin ! enfin !)
C'est léger, on ne s'ennuie pas, et on ressort du film sans aucun arrière goût d'inachevé.
Charline BOURGEOIS TAQUET réussit l'exploit de traiter légèrement et subtilement le sujet ô combien universel du désir. On savoure ce film de bout en bout tout comme on dégusterait le plat délicieux d'un grand chef étoilé. Le travail d'écriture et le talent des comédiens se dissimulent pour notre plaisir immédiat. Le premier long métrage de cette jeune réalisatrice laisse augurer une brillante carrière. Tellement rafraîchissant, c'est exactement ce qu'il nous faut pour nous extraire de la noirceur ambiante.
Il m'était complètement passé inaperçu lors de sa sortie et je suis tombé dessus un peu par hasard. Magnifique film ! J'ai pris beaucoup de plaisir à me perdre dans le quotidien léger et volage de cette thésarde. Tout sonne juste : les situations, les comédiens... Mention spéciale à Valéria Bruni Tedeschi : je ne l'ai jamais vue aussi touchante et profonde, je n'ai jamais été aussi émue par sa prestation. Et merci à la réal de soigner aussi les personnages secondaires : à l'exemple des membres de la famille d'Anaïs : le père, la mère, et surtout le frère, personnage lunaire qui sonne si juste en lançant à sa soeur "meuf prends sur toi". Sans parler de la belle progression générale, le film est plein de petites touches et atmosphères parfois bien senties, parfois légèrement décalées : comme cet appartement de bourgeois où débarque Anaïs alors qu'il pleut, comme ce moment où le père apparait dans un second temps couché dans le lit, alors qu'Anaïs parle avec sa mère dans leur chambre. Quel premier film !
A mon avis, il faut d'abord s'interroger sur l'intérêt de voir un film et pourquoi ? Le titre me semblait intéressant, les actrices et acteurs aussi mais je suis partie à l'aventure avec ma curiosité. Le jeu de l'actrice principale est rapide, trop rapide mais nous savons très vite pourquoi car sa mère qu'elle affectionne tout particulièrement a un cancer et elle a peur de la perdre. Des souffrances qu'elle ressent, elle ne se donne pas le droit d'être heureuse et d'aller jusqu'au bout avec une relation permanente, constructive et évolutive avec un homme. Et de tous les hommes qu'elle rencontre, aucun ne la comprend et elle souffre de plus en plus mais quand elle rencontre par hasard la femme de son amant, elle ressent quelque chose de fort pour elle avec sa façon d'être et de s'exprimer dans ses livres qui lui donnent toutes les réponses à ses questions. Elle sait qu'elle a rencontré le grand amour qui pourra lui permettre d'affronter la fin de vie de sa mère et sa mort mais si la fin nous interroge sur cette possibilité, seule sa persuasion permettra de le confirmer.
Une pépite qui doit beaucoup à l’incroyable prestation de Anaïs Demoustier, qui par son jeu naturel, sa fraîcheur, sa dynamique, sa fausse ingénuité, nous envoute du début à la fin . Personnage central elle tient le film sur ses épaules, et confirme qu’elle est une grande actrice qui a largement mérité son récent César . C’est l’histoire une jeune fille libre, affranchie qui croque la vie à pleine dent, elle n’a peur de rien. Elle a un petit copain, mais cède à la tentation d’une relation avec un homme plus âgé (excellent Podalydes ) , devenant une maîtresse cachée, mais elle n’aime pas cette position. Puis elle tombe sous le charme d’une écrivaine célèbre (formidable Valéria Bruni Tedeschi qui tient là un de ses meilleurs rôles) . Le charme se transforme vitre en passion, et elle poursuit son Pygmalion jusque sur un lieu de vacances. Se noue alors une relation érotique entre les deux, et la scène d’amour saphique en bord de mer, est très joliment filmée. Mais de retour à Paris, la relation ne va pas perdurer. Beaucoup d’humour, un ton nouveau, (on est dans la lignée du grand Rohmer des années 80 ), un rythme soutenu donne à ce film un charme certain
Film léger sur une jeune femme qui fait ce qu’elle veut, mais qui à la fois se cherche un peu, tant sur le plan professionnel que d’un pont de vue affectif, « Les amours d’Anaïs » est enivrant et se déroule comme si de rien n’était. On commence avec les pérégrinations de notre héroïne d’un genre nouveau, sorte de femme-enfant libérée qui semble s’affranchir de toute influence tutélaire, puis d’un seul coup, on arrive à la fin avec ce superbe dialogue déclamé par deux actrices aussi envoûtantes qu’au sommet de leur art, les formidables Anaïs Demoustier et Valeria Bruni Tedeschi. Un régal de fraîcheur se dégustant comme un bonbon acidulé !
Affligeant et agaçant - Podalides est comme toujours d'un charisme nul et traînant sa nonchalance chronique. Anaïs court toujours et parle dans le vide, et pas seulement aux Coréens ! Film très à la mode pour complexer les hétéros et leur souffler que rien ne vaut une relation homo pour pimenter son quotidien ! Bref, ce n'est pas une comédie, ni une tragédie, ce n'est rien qu'un film français de plus à ranger au rayon des vite-vus vite-oubliés !
Un film qui va au delà du vaudeville. Derrière la turbulence du personnage d'Anaïs, il faut comprendre la finesse d'une réflexion sur les sentiments humains, sur les liens amoureux hétérosexuels, homosexuels. Alors on peut poser sur ce film un regard furtif et nier sa profondeur, mais il m'a plongé dans une belle introspection. Une mention spéciale pour Anaïs DEMOUSTIER qui sait toujours si bien incarner ses rôles. Valéria BRUNI-TEDESCHI est bluffante, envoutante. Sa voix tient un rôle fantastique dans l'extraordinaire sensualité de sa relation amoureuse ... Alors bien sûr le film de Charline BOURGEOIS-TACQUET n'est pas à conseiller aux fans des blockbusters, mais c'est une vraie réussite si l'on est friand des films qui viennent interroger les rapports humains.
Le premier long-métrage de Charline Bourgeois-Tacquet, réalisé en 2021, possède des qualités malgré sa maladresse d’écriture. La première partie nous décrit une jeune trentenaire (Anaïs Demoustier) qui court tout le temps et partout. Ce tourbillon irrésistible devient vite agaçant tant on est face à un personnage extrêmement futile. Puis, la seconde partie développe de manière plus pausée son admiration et sa relation passionnelle avec une femme plus âgée (l’excellente Valeria Bruni Tedeschi). Le scénario demeure malheureusement beaucoup trop prévisible. Seule la dernière scène, vraiment éblouissante, apporte de la profondeur à cette histoire fleur bleue. Bref, une romance se voulant non conventionnelle mais qui reste vraiment ordinaire par manque d’intensité.
Un film subtile, drôle et sensible avec des dialogues pétillants, très naturels et crédibles. Le thème est très original et Anaïs Demoustier crève littéralement l'écran ! Quelle actrice merveilleuse !
La cinéaste, pour son 1er long métrage, taille un film sur mesure à la pétillante et excellente Anaïs De Moustier. Anaïs, (l’héroïne, pas l’actrice) hédoniste, aussi egocentrique que turbulente cherche dans ses amours ses propres désirs. Elle tournoie entre fantaisie, marivaudage et sensualité à la recherche de « la puissance de ce désir » qui ne cesse de gagner en gravité et en vérité au fur et à mesure du film. Valeria Bruni Takeshi (VBT), calme douce et mature, montre celles quispoiler: à notre âge ;-) croient ne plus avoir à apprendre en amour et aide ainsi Anaïs à se découvrir femme, bien que celle ci fuit ainsi dans cet amour le drame à venir de sa propre mère spoiler: (Schopenhauer en ballade en Bretagne)
Au lieu de VBT, je pense à Jane Birkin, Charlotte Rampling ou me demande ce que Julie Gayet aurait apporté comme autre dimension au film