Les Amours d’Anaïs
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136 critiques spectateurs

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traversay1

4 481 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 septembre 2021
Le monde se divise en deux catégories : ceux qui aiment Anaïs Demoustier et ceux qui ne la connaissent pas (un petit plus nombreux, peut-être). Pour les premiers, Les amours d'Anaïs, titre parfait, a de quoi les combler puisqu'on ne cesse de la voir à l'écran, courant, galopant, papillonnant et arrivant sans cesse en retard, espiègle et insouciante. Le film, assez gai dans sa première partie, acquiert de la gravité dans la deuxième, se confrontant à un sujet fort sérieux, n'est-il pas ?, à savoir l'amour avec un A majuscule. L'actrice est parfaite dans un rôle qui lui sied et elle est encore meilleure quand elle a du répondant face à elle, soit une Valérie Bruni-Tedeschi sage et sobre (débarrassée d'une certaine tendance à l'hystérie, elle est excellente) et un Bruno Podalydès égal à lui-même mais un peu sacrifié au duo féminin. Dans ce portrait d'une jeune femme qui se cherche mais penche pour le plaisir et le désir, Les amours d'Anaïs s'éloigne vite du triangle amoureux sans perdre de son charme éthéré mais sans non plus atteindre le niveau ludique et très travaillé d'un Emmanuel Mouret, par exemple. Du marivaudage agréable pour ce premier long-métrage de Charline Bourgeois-Tacquet auquel il manque sans doute un peu de coffre et de densité pour pleinement satisfaire.
Cinephille
Cinephille

174 abonnés 634 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 16 septembre 2021
Je suis fan d’Anais Demoustiers et de Denis Podalydes. Tout commençait donc bien. Mais au fond le côté vaudeville est trop présent tout au long du film qui oscille (mal) entre une certaine gravité et des choses plus légères. On reste dans le fil français trop verbeux où le virevoltage ne cache pas un manque de contenu. Le tout dans le sempiternel milieu université / édition et de jolies maisons à la campagne.
Charles R
Charles R

59 abonnés 424 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 16 septembre 2021
« Les Amours d’Anaïs » : une sensualité à fleur de peau

Anaïs est belle. Délicieusement belle. Encore plus belle quand elle court. Or elle n’arrête pas de courir, et ce pour notre plus grand plaisir. Anaïs, c’est bien sûr Anaïs Demoustier que l’on parvient sans peine à identifier au personnage qu’elle incarne même si elle s’en défend. Mais le fait d’avoir retenu son prénom dès l’annonce du titre ne peut qu’autoriser une possible identification.
Anaïs – celle de la fiction (essayons de la distinguer de la vie « réelle ») – ne cesse de courir : nous l’avons dit, mais il s’agit bien d’un leitmotiv chorégraphique qui donne à son personnage une légèreté permanente, tant d’un point de vue physique que psychologique. Anaïs revendique l’inconstance : elle ne saurait se fixer avec les êtres qu’elle aime. Elle a la grâce du papillon qui vole de fleur en fleur après en avoir épuisé le suc. Nous la voyons d’abord en compagnie d’un jeune garçon qui l’aime et dont elle est enceinte. Mais Anaïs est fatiguée de cette liaison et ne saurait devenir mère.
Elle succombe alors aux charmes de Daniel (Denis Podalydès), un homme d’âge mûr qui ne dispose pas toujours des ressources nécessaires à un acte sexuel en bonne et due forme. Qu’à cela ne tienne : il a au moins l’avantage d’avoir une compagne, Emilie (Valeria Bruni Tedeschi), qui va rapidement intéresser notre Anaïs. Celle-ci s’initie alors aux joies du saphisme – ce qui nous vaut une jolie scène intimiste sur une petite plage perdue des Côtes d’Armor.
Il y a quelque chose de libertin dans le film de Charline Bourgeois-Tacquet – et ce n’est pas la scène nocturne dans le cabinet secret où abondent les gravures érotiques qui nous fera penser le contraire. Anaïs – celle de la fiction – prépare une thèse de doctorat sur l’écriture de la passion au XVIIe siècle. Comme on l’eût plutôt attendue sur le même sujet… au XVIIIe ! Ce qui est certain, c’est que le personnage baigne dans la littérature : Anaïs lit beaucoup et ce n’est pas un hasard si elle s’éprend d’une écrivaine qui trouve aussi de son côté un beau moyen d’expérimenter ainsi de nouvelles aventures romanesques.
Le film est sans conteste une comédie : on y trouve la légèreté, l’humour et le cynisme d’un Philippe Le Guay, mais aussi l’art du développement et du rythme cher à Claude Sautet. Un film de cinéphile sans nul doute, mais aussi d’une amoureuse de la littérature et du théâtre que l’on devine éprise de la dramaturgie d’un Marivaux ou des contes libertins de Crébillon.
Inutile de dire combien la distribution a de quoi ravir, depuis la tourbillonnante Anaïs Demoustier, si sensible et si intelligente, jusqu’à Anne Canovas qui, incarnant la mère d’Anaïs, confère une part de gravité non négligeable à ce film qui est tout sauf une banale comédie, en passant par Denis Podalydès, toujours aussi drôle quand son rôle l’exige, et Valeria Bruni Tedeschi, affichant sans complexe ses 56 ans (l’âge d’Emilie…) et donnant à son personnage une réelle intensité dans l’expression de l’amour.
Oui, le film de Charline Bourgeois-Tacquet est une célébration de l’amour sans complexe, une ode au désir qui ne se connaît pas de limites, mais aussi le succulent portrait d’une jeune femme d’aujourd’hui, d’une trentenaire que l’on devine soucieuse de repousser le plus longtemps possible l’entrée dans ce qu’il convient d’appeler la vie d’adulte.
PLR
PLR

556 abonnés 1 770 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 16 septembre 2021
Une jeune femme extravertie, fougueuse et frivole, telle est la mise en situation de départ. Même si la scénariste et réalisatrice soutient mordicus le contraire dans les secrets de tournage, il y a du personnage féminin typique de ce qu’Eric Rohmer affectionnait. C’est nié. Bon ! Peut-être que ça vaut mieux finalement car le jeu des amours et du hasard ne sera pas aussi poussé que ce que le maître du genre aurait affectionné et certainement davantage travaillé. Le déroulement est somme toute assez prévisible. Exit donc le plaisir des retournements de situation au gré de rencontres croisées et autres aléas. Des dialogues et des situations assez littéraires alors que le scénario n’est pas l’adaptation d’un roman, c’est toujours un écueil. Ça ne plaira sans doute pas à un très large public. C’est une coproduction Arte, ce qui signe un style s’apparentant à ce qu’on nomme le cinéma d’auteur.
Zebrakelo
Zebrakelo

14 abonnés 404 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 septembre 2021
Anaïs pétille, avec ses robes colorées, sa malice et sa joie de vivre !
Elle est bien entourée, avec une Bruni Tedeschi impressionnante & un Podalydès perdu.
Les passions sont très puissantes et belles, et donnent envie de les vivre.
Malheureusement, Demoustier ne joue pas toujours parfaitement bien (notamment avec son premier copain) & la fin reste ouverte alors qu'elle aurait pu bien se fermer avec l'excellente tirade de Bruni Tedeschi !
Eliot P.
Eliot P.

21 abonnés 4 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 16 septembre 2021
Nul à chier. Plat et prétentieux. De l'entre-soi assumé, des tentatives grossières de construction d'instants de beauté, et puis... comment dire ? Chiant à mourir. Beurk beurk beurk.
Pierre Kuzor
Pierre Kuzor

176 abonnés 567 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 septembre 2021
A vu "Les amours d'Anaïs" premier film de la réalisatrice Charline Bourgeois-Tacquet. Anaïs est comme un petit animal elle court, elle saute, elle virevolte, elle est inconséquente, elle est légère et un brin égoïste... et dès qu'elle se pose : elle pleure quand la réalité la rattrape trop vite. Anaïs est la vie, elle mord le quotidien et ses envies par tous les bouts, quitte à s'emméler dans ses mensonges et ses pulsions. Anaïs Desmoustier EST Anaïs, le spectateur vit le plaisir immense que l'actrice a eu de jouer physiquement (rôle particulièrement athlétique) et émotionnellement ce personnage solaire. Anaïs croise le chemin et le lit de Daniel cinquantenaire fatigué qui tombe irrésistiblement sous le charme de cette toupie qui gravite à toute vitesse et Anaïs, elle, force beaucoup le destin pour rencontrer Emilie l'écrivaine et par la même occasion la femme de Daniel. Ce marivaudage bien dans et de notre époque est léger, juste, drôle et émouvant. Denis Podalydes est très amusant en mari trompeur, lâche et cocu et Valéria Bruni-Tedeschi est toute en émotion et particulièrement bouleversante dans son monologue final. De très jolies idées de mise en scène dont je retiens l'échange épistolaire entre les deux femmes. La caméra est comme ses deux interprètes féminines à fleur de peau et badine. Ce premier film est vif, profond et rempli de vitalité comme un amour d'été.
justine.p
justine.p

1 abonné 1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 septembre 2021
Anaïs est fraîche, passionné, effervescente. Elle tombe amoureuse, puis elle quitte. Espiègle mais légère, elle ne veut pas s'attacher. N'hésite pas à s'éprendre pour la femme de son amant, parce qu'elle correspond à son idéal. La musique est superbe.
Guelfilm
Guelfilm

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 septembre 2021
Pétillant, solaire et qui offre un élan de vie. On en sort rafraichi, réveillé ! Des acteurs tous formidables!
Iplessiroumillac
Iplessiroumillac

2 abonnés Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 septembre 2021
Quel beau film!! Un rythme endiablé et posé à la fois. Un sujet très bien traité, de beaux acteurs, un sens de l'image incroyable, du texte. Quand on sait qu'il s'agit du premier long métrage d'une jeune réalisatrice, on ne peut qu'applaudir à tout va!!! Beau travail.
laurent joulin
laurent joulin

55 abonnés 72 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 14 septembre 2021
Dilettante, inconstante, énervante , le film est un enchainement de situations quelconques sans vraiment un but ni intrigue juste suivre le parcours effrénée d Anais qui se cherche et cherche son idéal . Je n ai pas trop accroché car l histoire et la mise en scène n a rien d original .
Stéphane Biardeau
Stéphane Biardeau

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 septembre 2021
Charline BOURGEOIS TAQUET réussit l'exploit de traiter légèrement et subtilement le sujet ô combien universel du désir. On savoure ce film de bout en bout tout comme on dégusterait le plat délicieux d'un grand chef étoilé. Le travail d'écriture et le talent des comédiens se dissimulent pour notre plaisir immédiat. Le premier long métrage de cette jeune réalisatrice laisse augurer une brillante carrière. Tellement rafraîchissant, c'est exactement ce qu'il nous faut pour nous extraire de la noirceur ambiante.
Daniel Pithoud
Daniel Pithoud

1 critique Suivre son activité

1,5
Publiée le 2 septembre 2021
Un beau casting ne suffit pas. Scénario mal ficelé, bobo, lourdingue et racoleur. Les gags sensés être comiques sont navrants. Au début du film, le personnage d'Anais, en état de constante fébrilité et qui court tout le temps, sonne faux et en devient agaçant. Vers la fin du film, beau monologue de Valéria Bruni-Tedeschi (toujours excellente) face à une Anais émouvante. Grosse déception que ce film, que les acteurs ne parviennent pas à sauver.
Murielledestats
Murielledestats

1 critique Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 août 2021
Film intense, Anaïs Demoustier est formidable, Valeria Bruni-Tedeschi est apaisante. Bravo à Charline pour ce premier long métrage.
Pigeon V.
Pigeon V.

3 abonnés 47 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 août 2021
On sort de ce film totalement sous son charme. Ce qui est réalisé ici est impressionnant pour un premier film, qui arrive à être sublime, subtil, drôle également, avec de formidables dialogues. Il est aussi porté avec brio par les éblouissantes Anaïs Demoustier (qui réalise ici une performance assez forte) et Valeria Bruni-Tedeschi.
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