Annie Colère
Note moyenne
4,0
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172 critiques spectateurs

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Jules ARNAUD
Jules ARNAUD

30 abonnés 8 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 décembre 2022
Un grand film, une image sublime et hors du temps...
Laure Calamy est captivante, un film d'une grande sororité, merci.
SUZY AND MEE
SUZY AND MEE

159 abonnés 114 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 décembre 2022
FILM GUIMAUVE ... plutôt tarte donc avec des femmes toujours bien sapées, et toujours siiii gentiiilles entre elles, qui mangent des croissants dans de la porcelaine après avoir avorté elles-mêmes ou avoir avorté leur voisine tout en expliquant aimablement qu'elles avaient déjà plein de marmots et que la pompe à vélo ça marche bien pour aspirer le sixième:))
Ca manque d'abrupt et de morve mais il est vrai qu'il n'était peut-être pas utile de refaire un film comme "l'événement"...!
Le film n'est finalement sauvé que par son sujet qui reste malgré tout intéressant et le jeu excellent de Calamy!
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 1 décembre 2022
UNE PURE MERVEILLE !!! Montrez ce film a l'ensemble des français c'est impératif. Que c'est beau, que c'est doux, que c'est puissant. Merci blandine
Les choix de pauline
Les choix de pauline

161 abonnés 270 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 décembre 2022
Très beau film , plein de vie et de bienveillance . Un film nécessaire et qui rappelle le combat jamais terminé des femmes et des hommes pour le droit à la femme de connaître son corps et d'en disposer en toute liberté. Où l'on réfléchi que la loi veil est loin d'avoir tout résolu! Un film plein d'amour.
oooooooooo
oooooooooo

108 abonnés 115 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 décembre 2022
La qualité première de ce film, à l'heure où la violence, l'usage de l'invective, semble s'imposer partout, banalisée par les réseaux sociaux, que le dialogue semble presque impossible, est de presque mettre hors champs tout ce qui relève de la confrontation pour se concentrer sur l'action pratique de ces combattant(es). D'en faire ainsi avant tout un témoignage de ce que peut la "fraternité" (il s'agit tout de même essentiellement de femmes à l'oeuvre. Mais les hommes ne sont pas mis à l'index). Du pouvoir du collectif, de celui de l'empathie. De donner espoir en la lutte à l'heure la lutte semble vaine. De redorer un peu le blason du genre humain.
De belles incarnations (le cinéma français en offre régulièrement), Laure Calamy parfaite comme chaque fois, ne tirant pas la couverture sur elle. Une écriture claire et juste.
selenie

7 446 abonnés 6 655 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 décembre 2022
La vraie force du film est d'aborder le sujet via de multiples autres thèmes féministes, et aussi l'importance qu'a eu le MLAC dans l'aide aux femmes à l'avortement et remet à sa place ce mouvement qui a sans doute fait plus pour les femmes que Simone Veil elle-même ; en effet, la réflexion de Annie après le vote de la loi est en cela aussi pertinente que passionnante. La réalisatrice n'hésite pas à filmer l'avortement, et explique de façon tout à fait pédagogique les étapes et le cheminement qui va de la prise de décision à l'acte lui-même, mais aussi et surtout on s'aperçoit que le MLAC s'appliquait aussi à "éduquer" les femmes qui souvent ne connaissaient par leur corps. La séquence de la glace, de l'exploration digitale ou du jeu de rôle pour un médecin homme les pieds dans l'étrier restent des scènes souvent aussi drôles que ludiques, légères même malgré un fond tragique et sérieux. La réalisatrice signe un film d'une intelligence salvatrice sur le sujet, qui ne tombe pas dans la caricature, qui réussit l'exploit d'offrir un panel représentatif sans être pour autant scolaire ou démonstratif, avec une dérision bienvenue signe d'optimisme avec en prime un joli portrait de femme. Un très beau et très bon film, à voir et à conseiller.
Site : Selenie
Damien Vabre
Damien Vabre

187 abonnés 488 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 décembre 2022
Beaucoup de chaleur humaine avec une interprétation formidable (India Hair, Zita Hanrot, Rosemary Standley, Florence Muller, Eric Caravaca, Yannick Choirat...) très bien menée par Laure Calamy pour rendre hommage aux bénévoles d'une association pratiquant des avortements en 1974 (MLAC). Le film souffre néanmoins d'une réalisation plate et de quelques répétitions pour recréer la vie de l'association et l'enchaînement des très nombreux avortements illégaux mais non clandestins car les pouvoirs publics les surveillent de très près sans les interdire.

La scène à la fois drôle et émouvante dans laquelle Annie fait semblant d'aller bien alors qu'elle est bouleversée par un drame personnel est magnifique, Laure Calamy est devenue une actrice indispensable dans le cinéma français. Dans la dernière partie, la légalisation de l'avortement avec la loi Veil suscite des réactions contrastées et n'est pas forcément vue comme une grande victoire, il est intéressant de voir ce débat interne avec une pointe d'amertume au sein d'un mouvement féministe.
Jmsester68
Jmsester68

1 critique Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 décembre 2022
Film magnifique, émouvant et surtout très instructif sur la condition féminine des années 70 .
J'ignorais tout du combat de ces femmes ( et de quelques hommes) pour la légalisation de l'avortement.
Le film est très instructif également sur la réalité de ce qu'est un avortement, de sa qualification d'acte médicale réservé aux médecins ou non etc ...
A voir absolument pour mesurer le chemin parcouru et celui qu'il reste à parcourir.
PLR
PLR

556 abonnés 1 770 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 novembre 2022
De mémoire cinématographique, il y a eu deux grands films français qui ont abordé de front la question de l’interruption volontaire de grossesse (on disait avortement pour faire plus violent) : « Journal d’une femme en blanc » (1965), « Une affaire de femmes » (1988). Il y en a peut-être eu d’autres... Le scénario des deux cités avait pour trame l’interdit légal absolu. Ce « Annie colère » se situe par contre dans la fin d’une période de déni, juste à la veille d’une loi de libéralisation (Loi Veil en 1975). A cette époque charnière là, les IVG sont toujours interdites mais chacun sait qu’elles se pratiquent ouvertement avec de moins en moins de dissimulation, le droit des femmes à disposer de leur corps ayant évolué dans la vraie vie et des pans entiers de la société, plus vite que le législateur. Sur le plan de la reconstitution de cette période, le récit est factuel, réaliste et ne laissera pas insensible. Il se termine par contre par une touche militante hyper féministe qui est maladroite et assez mal rapportée puisque trop rapide et donc caricaturale. Comme un besoin irrépressible de lever le poing (on y parlera même de « loi de classe » à propos de la législation nouvelle de 1975). Il fallait sans doute, pour souligner le propos et le titre, qu’Annie soit en colère (même si ce n’est pas elle, ouvrière, qui dans les dialogues tient ces propos et cette analyse politique pour le moins tranchée).
Bart Sampson

414 abonnés 855 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 novembre 2022
Retour de projection de #AnnieColere

Recette du film réussi - clin d'oeil à Delphine Seyrig inoubliable Fée des Lilas dans Peau d'âne, présente dans le film par le biais d'un long extrait d'une intervention aux Dossiers de L'Ecran..

1. Prenez une sujet peu traité au cinéma car considéré comme non consensuel : le MLAC – Mouvement pour la Liberté de l’Avortement et de la Contraception qui pratique les avortements illégaux aux yeux de tous

2.Trouvez une réalisatrice - Blandine Lenoir - investie à fond dans son projet de rendre justice par l'image à un mouvement injustement oublié et pourtant moteur dans le basculement de l'avortement de l'illégalité à la loi.

3. Ajoutez y une actrice engagée formidable - Laure Calamy - qui fait mieux que porter le film sur les épaules, elle est l'arc qui rassemble une formidable galerie de comédiennes autour d'un des plus beaux films sur la sororité.

4. Ajoutez y le petit je ne sais quoi qui rend l'ensemble magique...à ces scènes de vélo qui reviennent dans le film pour nous montrer une Annie toujours plus émancipée, toujours plus femme.

Un des plus beaux films français de l'année et une nomination garantie pour le César de la meilleure actrice pour Laure Calamy.
Tricastinette
Tricastinette

28 abonnés 17 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 30 novembre 2022
Un film à ne pas rater. Le MLAC a contribué à faire avancer et la loi de légalisation de l'avortement La lutte de ces femmes est exemplaire
esby
esby

5 abonnés 1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 novembre 2022
Excellent film , la prestation de Laure Calami est excellente, chaque rôle est finement ciselé et parfaitement interprétés
Willie Cicci
Willie Cicci

31 abonnés 30 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 novembre 2022
Ce film à contre courant de L'ÉVÈNEMENT d'Audrey Diwan montre l'avortement comme un soulagement, la possibilité d'un moment de tendresse et de sécurité pour les femmes. Un vrai film de lutte sur des femmes et des hommes qu'on a tous oubliés : les MLAC qui travaillaient illégalement mais pas clandestinement dans toutes les régions de France avant l'adoption de la loi Veil. Je recommande !!!
Isabelle Goupil
Isabelle Goupil

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 novembre 2022
Film vu en avant première magnifique, touchée par autant de douceur et d'attentions entre les femmes.
Actrice et chanteuse exceptionnelle Rosemary Standley !
Yves G.

1 845 abonnés 4 020 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 novembre 2022
Annie, la quarantaine, est ouvrière dans une petite ville du centre de la France. Mariée, mère de deux enfants, elle tombe enceinte d’un troisième. Son mari et elle sont d’accord pour avorter. Mais, en 1974, l’avortement est encore illégal. Annie doit pousser la porte d’une antenne du MLAC (Mouvement pour la liberté de l’avortement et de la contraception). Elle y est accueillie par des médecins et des infirmières qui vont vite la rallier à leur cause.

Alors que les Etats-Unis nous rappellent que la conquête des droits des femmes est une lutte sans cesse recommencée, alors qu’en France l’Assemblée nationale accepte, le temps d’une séance, de faire taire ses divisions pour inscrire le droit à l’avortement dans notre Constitution, le sujet d’Annie colère est d’une actualité brûlante. Il aurait pu faire l’objet d’une grande fresque politique, mettant en scène les grandes figures de ce combat : les 343, Gisèle Halimi, Simone de Beauvoir, Simone Veil… "Annie colère" suit une autre voie.

Il met en scène une femme ordinaire interprétée par Laure Calamy. L’actrice est partout ces temps-ci, au risque de saturer l’espace public : "Antoinette dans les Cévennes", "Garçon chiffon", "Une femme du monde", "À plein temps", "L’Origine du mal"…. La question n’est plus de savoir si elle emportera le prochain César de la meilleure actrice, mais pour quel film ! Si cela ne tenait qu’à moi, je le lui décernerais pour "À plein temps" qui compte parmi mes films préférés de l’année.

Mais sa prestation dans "Annie colère" est tout aussi convaincante. Pourtant son personnage n’est pas d’une extraordinaire subtilité : il s’agit d’une femme simple, une femme du peuple, sans éducation, dont la conscience politique s’éveille lentement et qui s’engagera dans une cause. Cette évolution est progressive et sans surprise. Elle mettra bien entendu en péril son couple en révélant le machisme qui sommeille derrière les idées de gauche de son époux (Yannick Choirat). Mais Laure Calamy l’interprète avec une telle justesse qu’Annie devient extraordinairement émouvante. Il suffit pour s’en convaincre de regarder la bande annonce et d’entebndre la façon dont Laure Calamy/Annie prononce les mots « avec une aiguille à tricoter ».

Annie colère est servi par un scénario écrit à quatre mains par la réalisatrice Blandine Lenoir – à laquelle on devait déjà un portrait émouvant de femme en pleine crise de la cinquantaine, "Aurore" – et par Axelle Roppert – qui vient de réaliser le portrait d’une pré-ado, "La Petite Solange". Elles ont su s’entourer d’une palette d’acteurs épatants, parmi lesquels on reconnaît des visages familiers, India Hair, Zita Henrot, Eric Caravaca (bouleversant en médecin aidant) ou Louise Labèque (l’actrice fétiche de Bertrand Bonello) et parmi lesquels on découvre un talent inattendu : Rosemary Standley, la chanteuse du groupe Moriarty.

Un seul couac : un titre « colérique » qui n’est pas fidèle à l’apaisante sororité dans laquelle baigne ce film bienveillant.
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