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gabdias
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4,0
Publiée le 5 juin 2023
Un film utile sur le travail de l’ombre du mouvement MLAC en France avant l’application de la loi Veil, un film utile sur un combat qui a modifié et modernisé la France dans les années 70. Au-delà du message politique, ce qui frappe c’est la simplicité et la justesse de l'interprétation notamment de L.Calamy. Un film fort en émotions qui se rapproche presque plus du documentaire.
Un film très bien fait et instructif sur le combat des femmes pour obtenir le droit d’avorter au début des années 70. C’est tres bien joué, et la mise en scène rend le film très intéressant du debut a la fin, sans aucun temps mort ni ennui.
Comédie dramatique qui montre bien le combat qu'il y a eu pour le droit à l'avortement. Laure Calamy, encore une fois parfaite, incarne cette Annie qui après avoir "subi" un avortement, s'engage avec les équipes pratiquant ces avortements "illégaux". Tout le processus est bien expliqué. C'est plein de bons sentiments, de bienveillance. Mais cela fait trop propre. Et c'est un peu dérangeant de voir Annie s'engager pour cette bonne cause mais en délaissant sa famille.
Enfin, dernière petite chose : est ce pour montrer que cette question de l'avortement était national que les plaques minéralogiques des voitures proviennent de départements différents ?
Concernant le même sujet, il me semble que le caractère plus glacial et plus tendu de "l'événement" est bien au dessus de celui-ci, notamment parce qu'au lieu de dialogues et de débats très présents dans "Annie Colère", "L'événement" choisit de montrer simplement une réalité passée terrible, sans politiser.
Blandine Lenoir a préféré opter pour des dialogues débats au sein de "Annie Colère", et même le titre est suffisamment éloquent pour que l'on saisisse son engagement très politique. Le problème du film, selon moi, est qu'il fait sembler d'aborder un problème passé (l'avortement interdit à l'époque) pour en fait critiquer le modèle social actuel. Et rappelons quand même que rares sont les personnes qui ne pensent pas avec leurs temps.
Si l'on veut parler du patriarcat, de la domination masculine, pourquoi ne pas faire un film qui s'y attaque frontalement sans faire semblant de parler d'autre chose ?
Pour les personnes qui aiment les films très politiquement orientés, alors "Annie Colère" est très bon dans son genre.
Ce n'est pas du tout mon cas, du coup, déception et quelques pointes d'agacement concernant la construction des personnages, notamment des hommes qui ont malgré tout aidé alors qu'à l'époque, les mentalités étaient vraiment très éloignées de celles d'aujourd'hui et qu'il fallait déjà être bien en avance pour prendre des risques au nom d'une cause pourtant juste (mais je me répète, rares sont ceux qui peuvent penser sincèrement autrement qu'avec leur temps).
Laure Calamy est comme d'habitude très juste, et je pense que sans sa prestation, le film perdrait beaucoup.
Une bonne reconstitution de la période des 70´s avec un avortement qui n est pas encore autorisé mais surtout une société encore très coincée, très secrète et dont sa pudibonderie accouche de drames. Annie Colère est un film chorale avec plusieurs jolis rôles qui nous montre des femmes engagées qui permettent par leur action de faire bouger les lignes. Je ne peux pas dire que ça m ait transporté mais il faut reconnaître quelques belles performances d actrices et un sujet bien traité.
Oui, vécu 1 an après la loi, le MLAC continuait. Oui, vrai, beaucoup de chaleur humaine, je les ai meme aidées ensuite, sauf sur un point : la douleur, abominable. J'ai regretté pour cette raison de ne pas être allée à l'hôpital.
Ce film est une sacrée claque. Je suis vraiment impressionné par la qualité et le réalisme qui s'en dégage. Bravo à Blandine Lenoir pour ce travail extraordinaire de reconstitution, ainsi que Laure Calamy et toutes les actrices de ce film.
Film extrêmement bien fait. Cette "affaire de femmes" cette lutte est montrée de facn concrète. On est 1 an avant la loi Weil let le MLAC aide les femmes à aborder de façon sécure et entourée, grâce à des médecins sympathisants. Laure Calamy est d'une grande justesse. Les émotions sont pudiques et vraies. Pas de patos rien que la réalité très beau film qui met en valeur ces militants, et leur courage. Bravo et merci pour ce film
Un rôle sur mesure pour l'excellente Laure Calamy qui se fond avec une justesse magistrale dans ce personnage. La réalisation est fine et subtile, ne cède en rien à la facilité malgré des scènes " cliniques" jamais embarrassantes. Annie Colère est film maîtrisé parfaitement, baigné dans une atmosphère de complicité et d'amour par ce groupe de femmes qui s'épaulent les unes les autres.le seul bémol est le titre lui du film, car Annie si tant est qu'elle est déterminée, ne sera jamais en colère jusqu'à la fin du métrage.
Une merveille. Un film qui m'a beaucoup touché. Les actrices sont formidables et très attachantes. Cest bien filmé, c'est intelligent, c'est très pédagogique, c'est passionnant. Un film de femmes, pour les femmes, mais aussi pour les hommes. Un formidable témoignage de ce qu'a été ce MLAC dans les années 70. J'ai tout aimé dans ce film. Une vraie belle réussite.
Magnifique œuvre à la mise en scène soignée et travaillée, au récit intelligent, singulier et passionnant, aux actrices magistrales et au propos engagé délivré tout en finesse.
"Annie colère", drame historique français réalisé par Blandine Lenoir, sorti en 2022. Un film bien réalisé avec de belles prestations d'acteurs, et d'actrices, dont la formidable Laure Calamy, avec aussi Zita Hanrot, India Hair, Éric Caravaca ou encore Pascale Arbillot. Une très bonne surprise, déjà par la belle prestation de Laure Calamy, dont le personnage évolue magnifiquement. Un film pédagogique où l'on apprend des choses intéressantes, Une belle reconstitution des années soixante-dix, pas forcément pointu sur les décors urbains où l'on devine beaucoup d'éléments contemporains, mais précis sur les objets du quotidien où, ceux ayant connu cette époque, reconnaitront des objets et motifs de leurs souvenirs. 1974, une ouvrière timide va découvrir le formidable réseau du Mouvement pour la Liberté de l'Avortement et de la Contraception (MLAC). Avant la loi Veil, votée en 1975, l'avortement est interdit, ce qui conduit les femmes à avorter dans des conditions dangereuses, sans encadrement médical, avec des conséquences parfois mortelles. Les militantes pour la légalisation de l'avortement constituent un réseau qui encadre et sécurise l'acte. Une histoire méconnue qu'il vaut mieux ne pas oublier. Le film peut d'abord dérouter par sa longue mise en place et les détails pratiques, anatomiques, médicaux qui peuvent paraitre crus et inutiles. Mais le film s'avère magnifiquement construit, tout cela avait un but qui se dévoile dans une magnifique finale que nous ne spolierions pas ici. Un film hautement politique et un film puisant.
Ce film s'apparente plutôt à un documentaire tant la démarche est attentiste et le scénario vide de ressorts. L'ensemble est plat et lourdingue, Blandine Lenoir passe deux longues heures à rabâcher les mêmes idées sans jamais apporter de relief ou une quelconque finesse à son propos.
J’ai été étonnée de découvrir que les hommes aussi étaient parfois impliqués dans l’avortement de leur épouse. J’ai aimé l’empathie et l’affection des aidantes. J’ai aimé que les femmes aient des explications tout au long du processus et avant, que rien ne leur soit caché si elle le demande. J’ai aimé que les femmes s’encouragent entre elles, ce qui rejailli sur les rapports d’Annie avec sa fille. J’ai aimé son mari bienveillant. Un filme très féminin : pour une fois, il y a plus de femmes à l’écran que d’hommes. Et un film féministe bien sûr sur une femme qui s'émancipe, trouve confiance en elle et trouve sa voix.
« Tu as le cœur à rire, moi je l’ai à pleurer » Annie renaît quand elle rencontre la MLAC, mouvement pratiquant l’avortement ouvertement. Beaucoup connaissent Simone Veil, peu savent le combat que cela a été avant l’entérinement de sa fameuse loi, c’est ce que raconte ce film. Quand on sait que cela se base sur une longue thèse, on comprend les aspects militant et excessivement didactique. Il y a d’ailleurs une surabondance d’informations explicatives même médicales qui amène un ennui constant. Annie Colère ne réussit pas à intéresser les hommes à son sujet, à être moins sectaire.