Pacifiction - Tourment sur les îles
Note moyenne
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204 critiques spectateurs

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Lefaber Jacques
Lefaber Jacques

2 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 12 novembre 2022
Scenario iéévanescent, incohérences multiples, personnages irréalistes, rythme d'une lenteur rare.....on s'ennuie pendant plus de deux heures.
A éviter absolument !
 3 popcorns sucrés au fond du paquet
3 popcorns sucrés au fond du paquet

10 abonnés 26 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 15 mai 2024
Le faux-rythme du long métrage plonge le spectateur dans un état presque hypnotique. Un film lent, mystérieux, et contemplatif.
juliak
juliak

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 novembre 2022
Éblouissant. Ce film m'a non seulement illuminé l'esprit et le corps mais à révélé des parts de moi-même que je ne connaissais pas encore.

Benoît Magimel, avec son allure toujours aussi fière et sophistiquée, m'a fait frémir de bonheur. C'est beau, c'est bien filmé, c'est bien écrit, c'est bien joué, bref ça a de la gueule comme un dimanche sous le soleil des tropiques.

Ma grande tante m'a convaincu d'aller voir ce film dont je n'avais pas entendu parler jusqu'à présent. Le reste est rentré dans l'histoire...
Juleslapeuf
Juleslapeuf

11 abonnés 153 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 mai 2024
Dans un cadre idyllique, le haut-commissaire De Roller prend la température de la violence latente sur son île. A la rencontre de plusieurs personnalités de l'archipel, il se rend compte qu'il est évincé des projets politiques en cours. En fait, on a le portrait d'un personnage (Benoît Magimel) à contre-courant de son entourage, constamment en costume blanc - rappelant la colonisation - et mocassins/espadrilles, esseulé. Serra arrive à mettre à l'écran la lenteur, à ralentir le temps, à nous donner à voir l'attente, par des moyens différents : des silences, le son de la pluie, des plans longs et épurés. Et finalement, le film ne nous dit rien sur les personnages, il suppose, et on adore ce mystère qui fait toute l’œuvre d'art.
Du grand jeu d'acteur, un moment génial. Super film
JB D
JB D

9 abonnés 35 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 février 2023
Une caméra glisse lentement dans le couchant rose de la Polynésie, en un long travelling sur des containers internationaux. Cette fabuleuse entrée en matière est déjà engourdie d’un rythme de tropiques ensorcelantes, comme si l’image s’abandonnait dans le plaisir de la couleur. Beaucoup à dire sur « Pacifiction », sans trop savoir comment ; peut-être par les couleurs justement, par la lumière. Etrange rencontre de l’île, de la colonie, de la langue, avec un cinéaste européen qui n’a eu de cesse de filmer des états transitoires, entre l’extase et la catatonie. Serra est le filmeur de ce qui s’apprête à mourir, ou à s’évanouir. Ode à la fin de quelque chose, la ballade dans la pampa d’un Don Quichotte réinventé dans « Honor de cavalleria » (son premier film, et certainement l’un des plus beaux du cinéma européen des années 2000), attestait déjà d’un regard éclatant et d’une attention à la matière, au transport des images. Tourné dans un numérique archaïque repassé sur pellicule, « Honor de cavalleria » était cette sorte de rêve de cinéma fait de silence, d’éternelles marches dans les blés, d’assoupissements. Et puis la langue surgissait soudain au bout d’une heure, comme une fonction primitive.

Cette insouciance à l’oeuvre s’est noircie avec plusieurs films radicaux et plus ou moins aimables ; et « Pacifiction » offre enfin un retour vers les vertiges de l’image, vers la mollesse, la lenteur, l’engourdissement, dont il semble faire l’éloge. Ce qui flamboie dans le plan, ce sont les pièges de la carte postale (ce roman-photo de l’exotisme colonial), les couchers de soleil, le plaisir que l’on ne peut réfréner à tomber dans le cliché, car ce bonheur-là est inévitable : il est une matière naturelle, propagée, environnante. Serra, en alchimiste inspiré, n’en a pas peur. Il s’en sert pour peindre un tableau qui ne cherche pas Gauguin mais tout un mythe sur les planqués de la République, déambulant en roue libre dans les sortilèges des Terres lointaines : en ça le film prend le parti magnifique d’une secrète comédie, d’un cinéma muté outre-mer. Serra créé pour cela un personnage inoubliable, un fantoche divaguant dans le rose et le vert, et lui met en bouche la langue si familière et secrète des gens d’importance. En Haut-Commissaire de la République, Magimel campe une figure invisible au cinéma, à laquelle on dédie enfin le parler : parler mécanique, fait d’arrangements, de courbettes et de flagornerie - une langue qui brasse de l’air, ne disant rien tout en se faisant parfaitement comprendre. Langue belle et triste car elle a contaminé l’île, et ce faisant la langue des hommes, originelle.

Et pourtant qu’est-ce donc qui nous fait suivre et comprendre, derrière la mascarade, ce personnage de mauvais roman de gare? Qu’est-ce donc qui hypnotise et rend à la langue diplomatique une beauté sauvage, la sonorité presque lumineuse d’un psaume? C’est une langue explorée comme un terrain fictionnel, tout en décalage. Là est la fiction du titre, qui ne ment pas sur son aspect ludique. Mais ce qu’il y a de drôle ici est un rire du « malgré soi », une sorte d’accident ; on se prête à sourire ou à rire face à ce personnage qui échappe aux définitions, parce que nous ne serons jamais lui. C’est en ça un pur personnage de cinéma : il est d’un réel qui n’existe pas, et on ne peut rien projeter en lui, sur lui. Il n’est ni bon ni mal, et sa fonction politique n’a aucune emprise sur les relations entre les hommes, les femmes, et surtout Shana, travestie d’une beauté sculpturale de laquelle il s’entoure comme une alliée platonique - ou bien n’est-elle que son reflet dans l’eau.

La langue comme outil de communication qui permet de rester en équilibre au-dessus du vide : derrière la grotesque pantomime d’un pouvoir de petit veilleur, se cache l’ombre d’un homme, sa solitude, son besoin de rester éveillé. La sieste est un poison fatal pour l’homme seul. Le sens du parler est déconnecté du réel mais nous l’entendons, comme rarement au cinéma ; beauté du vocable, des façons de dire et de se mouvoir avec les mots, et quelque part, réalité de la langue parce qu’elle est enfin entendue en tant que sujet. La solitude, bien sûr, est le thème qui donne au discours une force si particulière, et au film tout son mystère et son enveloppe de fin du monde - le prétexte paranoïaque d’une possible reprise des essais nucléaires sur l’archipel donnant au récit le contrechamp invisible d’une terreur historique et d’un éternel retour au chaos.

« Pacifiction » s’offre comme une machine à fantasmes, un miroir aux alouettes jetant des flammes intermittentes ; on se perd à aimer ce personnage impossible que l’on croirait sorti d’un dessin moqueur. Les images du chef opérateur Artur Tort se donnent comme des quêtes d’absolus noyées dans la torpeur d’un alcool à la pause méridienne. Le film a cette beauté secrète des mondes lointains, antiques, témoin désespéré d’un paradis perdu, d’une Nature fourvoyée par la mécanique des hommes. Mais au milieu vit une utopie, qui est la poésie du regard. Le rhum et la sueur ne sont plus qu’un, et le vertige de l’alcool/de l’image une seule et même idée. La longue nuit qui s’impose petit à petit permet de refermer le monde sur ses personnages, pris dans l’hallucination collective d’une éternité tropicale, ahurissante. Génial plan final où, partant du hors-bord en mer, la caméra glisse sur le remou rapide de l’eau, qu’une lampe de signalisation éclaire d’un rouge cru. D’un coup, on croirait voir le Styx s’ouvrir vers les enfers. Coup de génie, le nouveau film d’Albert Serra rappelle que le cinéma est définitivement une affaire de (tristes) tropiques.
BERNARD GOLDBERG
BERNARD GOLDBERG

5 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 novembre 2022
Magnifique film. Belle mise en scène, Magimel formidable ainsi que les autres acteurs et ceci dans un paysage à couper le souffle.
Matt
Matt

2 abonnés 117 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 4 mars 2023
holala quel purge ennui abyssal malgre la prestation de benoit magimel que j adore
le seul interet du film ce sont les séquences filmées de surf a teehupoo
le reste a fuir gagné 3 h de votre vie en évitant ce navet
Jean-luc G
Jean-luc G

88 abonnés 895 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 27 août 2023
Après nous avoir attiré pendant 20 mn, avec de belles images de Tahiti, et la promesse d'une ambiance particulière due à l'isolement et l'éloignement de l'Etat français, l'absence de scénario devient criante, et soudain on se prend à être Yannick, sauf que l'on a personne à qui dire d'arrêter cette supercherie. Magimel fait encore illusion quelques temps mais que cela doit être dur pour lui de voir le résultat sans queue ni tête. A fuir.
DVD - aout 23
Fanatoile
Fanatoile

19 abonnés 210 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 25 novembre 2022
En fait, dès le début, on a l'impression de voir un documentaire creux au possible mais non ... il s'agit bien d'un "film " de 2h45 en plus ! mais alors, linéaire, ennuyeux au possible où il ne se passe absolument rien, aves des invraisemblances comme l'amiral qui est tout le temps ivre en public et de nombreuses scènes hyper longues absolument vides de sens souvent accompagnées d'une musique nullissime, comme par exemple la scène nous montrant la DJ aux commandes dans la boîte tenue par Sergi Lopez .... Même Magimel ne réussit pas à stopper la fuite de nombreux spectateurs en cours de séance à laquelle je me suis accrochée pendant les 2h45 pour, comme on dit, voir comment cela finit, mais bon.... ne faites pas comme moi EVITEZ !!
cinono1

365 abonnés 2 276 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 juin 2023
Les qualités du film sont immenses, la photographie magnifie la beauté initiale des lieux, la sensation que les choses arrivent en temps réel, que le réalisateur a une vision profonde d'un monde et d'une organisation qu'il dépeint tantot par un réalisme et un sens du détail , tantot par des métaphores. Enfin l'interprétation de Benoît Magimel en haut fonctionnaire dans un mélange de suavité et d'inquiétude touche au grand art. On peut ergoter sur la longueur du film, le peu de rebondissements narratifs et quelques passages étranges mais ce film sur la fin d'un monde, et même s'il est parfois difficile et a divisé, est incroyablement riche et mérite bien les éloges qu'il a reçu
S5Clem
S5Clem

101 abonnés 543 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 avril 2023
Une véritable masterclass, incomparable à quoi que ce soit d'autre. Un film/docu sur le micmac des colonies françaises et de ses autorités représentantes qui ne plaira clairement pas à tout le monde. Reste uniquement les 10/20% d'audimat qui cherche quelque chose de particulier à vivre en tant que réelle expérience cinématographique. Et c'est ici toute la réussite de ce film. Dans son naturel, ses hésitations, sa lenteur et ses improvisations, il nous transporte dans cette réalité des magouilles politico-judiciaires et ses jeux de faux-semblants outre-Atlantique. Toutes ces belles colonies qui servent encore à assouvir sous drapeau Bleu-Blanc-Rouge les plus bas instincts de nos hauts dignitaires brocardés spoiler: (ici le test d'armes atomiques à proximité des populations malgré les retombés radioactives, cancers et autres problèmes qui y sont liés).
Une fin aussi inéluctable que la réalité du système qui nous entoure. Magistralement orchestré, excellement réalisé, et sublimement interprété. D'une extrême subtilité, franchement une partition superbement maîtrisé
GéDéon
GéDéon

134 abonnés 711 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 7 février 2024
Le réalisateur espagnol Albert Serra possède indéniablement le sens du cadrage et de la photographie. Ce film tourné à Tahiti en est la preuve. Pour le reste, il n’y a pas grand-chose à dire si ce n’est l’étonnant plébiscite du monde professionnel envers ce long-métrage pourtant fastidieux et sans grande finalité. Les démarches du haut-commissaire de la République en Polynésie française (en clair le représentant de l’Etat) pour déjouer une menace politico-nucléaire se noient dans un océan de rencontres abstraites dépourvues d’intérêt. Seule la peinture d’un néo-colonialisme vis-à-vis d’une société insulaire mérite une légère attention. Même Benoît Magimel (César 2023 du meilleur acteur pour son rôle) semble en roue libre et ne donne pas l’impression de se dépouiller complètement. Bref, du cinéma pseudo-intellectuel juste enveloppé d’une ambiance langoureuse.
Spider cineman
Spider cineman

213 abonnés 2 530 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 19 janvier 2023
On sent dès le début que ça prend une tournure descriptive et assez lente de ces terres lointaines... cela ne fait que de confirmer sur la longueur étonnante de ce film où il ne se passe strictement rien, Magimel tiendra la longueur mais ne compensera pas la visite de ses îles de Polynésie. Merci pour la visite, on y découvre également ses habitants, merci seulement si on oublie qu il existe un scénario ... on peut également oublier ce réalisateur assez expérimental surtout contre un ticket de cinéma ; il n en vaut pas le détour sur grand écran.
Djifunk
Djifunk

38 abonnés 170 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 17 novembre 2022
Un film complètement pas construit a été ma prière impression. Les scènes se succèdent sans réel lien et les personnages apparaissent comme ils disparaissent. Certes Benoît Magimel est convaincant dans ce rôle de haut commissaire mais il ne peut supporter 2h40 de quasi improvisation scénaristique avec une intrigue à peine exploitée d' essais nucléaires. Les images sont belles mais se répètent. Bref un film largement évitable.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 12 novembre 2022
Ennuyeux. Pas d'action. Très long. Jeu narcissique des acteurs. Cela ressemble à un documentaire. Les côtés intéressants sont noyés dans la durée du film (2h45).
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