Pacifiction - Tourment sur les îles
Note moyenne
2,8
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204 critiques spectateurs

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32 critiques
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Slimfast
Slimfast

3 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 novembre 2024
Je vois le film en DVD et franchement je ne sais pas ce que je préfère du film à la Raoul Ruiz ou de l'interview d'Albert Serra en bonus où il cite Godard et Manny Farber et dit que sa propre avant garde est l'équivalent du nouveau roman des années 60. Peu d'interviews de cinéastes m'ont autant intéressé, le film est à l'avenant.
Taem Maet
Taem Maet

138 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 novembre 2024
très bon réalisme dans le scénario, avec tous les enjeux politico-econimiques que cela impliquent. on pourrait se croire dans un documentaire tant les acteurs incarnent véritablement leurs rôles
Juan 75
Juan 75

79 abonnés 502 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 août 2024
Il manque quelque chose pour que le film se range dans la catégorie des Lynch ou des Coppola. Du coup l’ennui arrive à la moitié du film quand la mise en scène et le scénario manquent d’audace ou qu’une intrigue plus classique prenne le relais. Dommage. Il reste la prouesse de Magimel de faire exister son personnage dans un environnement plutôt hostile. Il confirme s’il en est besoin son génie de comédien.
La photo et la bande son sont sublimes. C’est un film d’ambiance et d’atmosphère pas suffisamment précis pour être métaphorique.
Stephan B.
Stephan B.

2 abonnés 87 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 16 août 2024
J'en attendais tellement au vue des critiques de la Presse. Mais quel ennui ! C'est trop long, trop lent. Une intrigue qui tourne en rond et même les beaux paysages ne semblent rien n'y pouvoir.
Juleslapeuf
Juleslapeuf

11 abonnés 153 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 mai 2024
Dans un cadre idyllique, le haut-commissaire De Roller prend la température de la violence latente sur son île. A la rencontre de plusieurs personnalités de l'archipel, il se rend compte qu'il est évincé des projets politiques en cours. En fait, on a le portrait d'un personnage (Benoît Magimel) à contre-courant de son entourage, constamment en costume blanc - rappelant la colonisation - et mocassins/espadrilles, esseulé. Serra arrive à mettre à l'écran la lenteur, à ralentir le temps, à nous donner à voir l'attente, par des moyens différents : des silences, le son de la pluie, des plans longs et épurés. Et finalement, le film ne nous dit rien sur les personnages, il suppose, et on adore ce mystère qui fait toute l’œuvre d'art.
Du grand jeu d'acteur, un moment génial. Super film
 3 popcorns sucrés au fond du paquet
3 popcorns sucrés au fond du paquet

10 abonnés 26 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 15 mai 2024
Le faux-rythme du long métrage plonge le spectateur dans un état presque hypnotique. Un film lent, mystérieux, et contemplatif.
Me Guedo Avocat
Me Guedo Avocat

1 abonné 21 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 février 2024
Film avant tout d'ambiance
Magimel est royal
On sent la sueur les couleurs la corruption les odeurs et l écoeurement que tout ça provoque
On voyage de son canapé et ça c'est très fort
Magimel et son costard blanc sales ses lunettes vieux rose qui tombe dans une paranoïa contagieuse et cinématographique
A voir c'est une expérience des sens
GéDéon
GéDéon

139 abonnés 728 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 7 février 2024
Le réalisateur espagnol Albert Serra possède indéniablement le sens du cadrage et de la photographie. Ce film tourné à Tahiti en est la preuve. Pour le reste, il n’y a pas grand-chose à dire si ce n’est l’étonnant plébiscite du monde professionnel envers ce long-métrage pourtant fastidieux et sans grande finalité. Les démarches du haut-commissaire de la République en Polynésie française (en clair le représentant de l’Etat) pour déjouer une menace politico-nucléaire se noient dans un océan de rencontres abstraites dépourvues d’intérêt. Seule la peinture d’un néo-colonialisme vis-à-vis d’une société insulaire mérite une légère attention. Même Benoît Magimel (César 2023 du meilleur acteur pour son rôle) semble en roue libre et ne donne pas l’impression de se dépouiller complètement. Bref, du cinéma pseudo-intellectuel juste enveloppé d’une ambiance langoureuse.
Rourkewhite
Rourkewhite

107 abonnés 968 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 7 février 2024
Je ne connaissais pas l'oeuvre d'Albert Serra, "Pacifiction" a tué ma curiosité dans l'oeuf! C'est un semblant de film particulièrement pathétique dont le seul mystère réside dans l'encensement général par l'intelligentsia cinéma! C'est d'une absurdité sans nom et, paradoxalement, d'un sérieux monacal. C'est certainement ce qu'on appelle le comique involontaire! Pour ma part, c'est sans doute un des plus mauvais films de l'année, d'un ridicule consternant et d'un ennui mortel!
Président Bird
Président Bird

6 abonnés 182 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 22 décembre 2023
Il y a des qualités. D’abord, qui ne veut pas d’un voyage à Tahiti ?? Il y a des “beaux plans”, comme on dit: des vagues, des ciels, la nature, Benoît Magimel pensif sur la plage, parfois sur des musiques absolument magnifiques. C’est un film qui peut se contempler tel quel.

C’est aussi un film qui peut servir à contempler Magimel, l’entendre parler, vacillant, un peu pâteux, toujours à deux doigts de se prendre les pieds dans le tapis… C’est assez passionnant.

Mais sa prestation n’est pas suffisante pour compenser une mise-en-scène lente par défaut, figée, plate, désespérément stérile. C’est la maladie d’un certain cinéma festivalier européo-asiatique qui sous-découpe sa mise-en-scène par facilité et habitude. Il y a malgré tout quelques idées passionnantes, à ne jamais oublier, ici ou là, une femme cadrée d’une certaine façon sans raison particulière, mais ça fait peu.

Et puis qu’ont-t-ils à raconter vraiment Magimel et les autres de toute façon ? L’histoire est d’un intérêt très discutable. Il est un haut-commissaire de la République qui navigue entre les édiles locaux sur fond de rumeurs de reprise des essais nucléaires dans la région. On a connu plus passionnant.
Orno13
Orno13

28 abonnés 1 078 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 décembre 2023
Dernier film en date d Albert serra, réalisateur espagnol dont le film qu il a réalisé sur la mort de louis xiv m avait beaucoup plu même si parfois des scènes aurait pu être coupes car c etait parfois long et fastidieux mais j en suis sorti satisfait.
On retrouve sur pacifiction une exigence de.la mise en scène avec des plans magnifiques de la faune et flore de Tahiti, l intrigue passe en second plan on est envoûté par cette atmosphère, et aussi le jeu de benoit magimel qui joue un haut haut-commissaire qui va enquêter car des rumeurs font état de nouveaux essais nucléaires vont être effectués par le gouvernement français.
Le film est à la fois politique, dont on voit grâce à cette mise en scène un trouble, une paranoïa qui transpire à l ecran, qui nous tient en haleine jusqu a la fin.
Attention c est un bon film mais peuvent néanmoins laisser des spectateurs au bord du chemin mais je conseillerais de s accrocher et à la fin vous apprécierez ce film
Emile Orion
Emile Orion

7 abonnés 14 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 juillet 2024
Sous une ambiance de thriller noir, Pacifiction déconcerte par l'analyse qu'il fait sur le contexte politique de ces îles en marges. Albert Serra écrit et retranscrit en bon naturaliste qu'il est, un personnage politique remplie de doute. Le tout avec une photographie remarquable pour ses plans crépusculaires et une mise en scène au profit de l'improvisation. Une véritable oeuvre cinématographique qui reste certes très clivante pour sa narration, mais pour le moins mémorable.
XuanVinh
XuanVinh

1 critique Suivre son activité

1,5
Publiée le 14 novembre 2023
Meilleur film, musique très apaisantes et siège très confortable, je n'ai jamais autant récupéré d'heure de sommeil !
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 25 octobre 2023
Errance hypnotique. Sensations de menaces confuses, d'apocalypse imminente. Attente malaisante et vaine, étirée jusqu'à l'abstraction. Fascination ponctuée de réminiscences d'une réalité incertaine.
Lynebonnaud
Lynebonnaud

2 abonnés 135 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 octobre 2023
Comme son titre l’indique, il s’agit d’une fiction imaginée dans les îles du pacifique. Une histoire tortueuse, qui va tourner autour des obsessions fantasmées d’un homme, De Roller, haut-commissaire de la République en Polynésie française.
« Dans les réceptions officielles comme les établissement interlopes, il prend le pouls d’une population locale d’où la colère peut émerger à tout moment. D’autant plus qu’une rumeur se fait insistante : on aurait aperçu un sous-marin dont la présence fantomatique annoncerait une reprise des essais nucléaires français».
Cet homme dans un premier temps, ne croit pas à la rumeur. Mais petit à petit, le doute s’immisce dans son esprit, et devient chez lui une obsession. Il éprouve un mauvais présage, d’avoir été écarté par sa hiérarchie. Bien que douteux, des signaux faibles lui apparaissent de plus en plus probables, sur l’éventualité d’une reprise des essais nucléaires.
Tout le film est concentré sur ce personnage de De Roller, qui finit par tourner en rond au sens propre comme au sens figuré, en fantasmant ses idées, aussi hypothétiques soient-elles. En même temps, dans une île on termine toujours au point de départ, où l’on revient irrémédiablement à un moment ou un autre, on y croise les toujours les mêmes gens, dans les mêmes lieux.
Le film est porté par la forte présence de Benoît Magimel, qui endosse le costume blanc et les chemises à fleurs de ce personnage énigmatique. L’acteur a pris du poids, il fait de plus en plus penser à un Gérard Depardieu jeune, tout en intériorité. Assurément, ce rôle fera date dans sa filmographie.
Dans les dialogues, on perçoit le cours des pensées inquiètes de De Roller. Tout semble ici dépasser les habitudes des compromissions immobilières et autres entourloupes.
Et contrairement à ce qu’on pourrait attendre d’un film à Tahiti, les paysages de cartes postales prennent ici des allures glauques. On se croirait dans un thriller en eaux troubles, rien de paradisiaques ni d’enchanteurs.
Albert Serra, filme ici un fantasme, celui d’une île diabolique, aux prises d’un néocolonialisme du XXIème siècle. Pour retranscrire cette impression, il utilise trois petites caméras numériques, qui tournent en permanence, pour des captations différentes.
Par la suite le cinéaste a visionné ses 540 heures de pellicules pendant les 4 mois qui ont suivis les 24 jours de tournage.
Il affine alors ses propositions ou conserve les scènes telles quelles au montage.
Le cadre est peu conventionnel, et parfois le personnage principal se retrouve sur un plan qu’une seule caméra n’aurait pu saisir, du fait des 3 angles de vues différents.
Le travail de réalisation est très personnel et tout à fait hors norme, ce qui confère au film une grande singularité dans le paysage cinématographique. Le grain et la colorimétrie du film contribuent eux aussi, à accentuer l’effet artificiel d’un paradis perdu. Tout, dans la réalisation du film et les techniques utilisées, concourent à nourrir le propos.
Pour exemple, la scène d’une compétition de surfeurs. On n’y voit quasiment pas d’hommes surfer, mais des spectateurs dans de frêles embarcations, emportées sur le haut de la vague bleue, belle et terriblement menaçante. Les images du film, telle des dysharmonies visuelles sont détournées des attendus, et l’effet chez le spectateur est purement fascinant.
Il faut accepter l’expérience visuelle pour apprécier le film, mais le voyage vaut le détour dans la salle et il peut s’avérer extraordinaire.
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