Pacifiction - Tourment sur les îles
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204 critiques spectateurs

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ProjecteurTemporel
ProjecteurTemporel

1 abonné 58 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 juin 2026
Avec Pacifiction - Tourment sur les îles, Albert Serra compose une expérience sensorielle fascinante où la menace politique demeure constamment diffuse, presque insaisissable. Benoît Magimel habite le film avec une présence hypnotique, transformant son haut-commissaire en figure flottante, perpétuellement en mouvement dans un monde qu’il semble incapable de maîtriser. Les lumières nocturnes, les paysages polynésiens et les conversations ambiguës créent une atmosphère de fin de règne particulièrement envoûtante, où l’attente devient le véritable sujet du film. Pourtant, derrière cette puissance d’évocation et cette maîtrise remarquable du temps et de l’espace, le récit paraît parfois s’abandonner à sa propre opacité au point de diluer ses enjeux. Une œuvre singulière et audacieuse, d’une richesse formelle indéniable, mais dont la fascination pour l’indétermination laisse une émotion plus intellectuelle que véritablement incarnée.
John Windmill
John Windmill

4 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 décembre 2025
J'ai adoré. Voilà un film radical dans sa mise en scène, qui nous emporte totalement dans la moiteur des saisons chaudes, dans un univers où l'étrange, le trivial et l'onirique se rencontrent.
Anso
Anso

1 abonné 13 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 8 octobre 2025
Une énorme déception ( je suis fan de Benoît Magimel). Je n'ai rien compris..ni le sens de ce film, ni l'histoire, ni les dialogues, ni ce que les acteurs font là. Cela dit, je n'ai pas vu la fin car jai décroché bien avant ! Je continue a ne pas comprendre les 4 étoile de la presse..j'ai dû passer a côté de quelque chose d’important!
CloakBack
CloakBack

6 abonnés 347 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 août 2025
Dans une Polynésie à la beauté trompeuse, un haut-commissaire navigue entre rumeurs, diplomatie et secrets d’État, prisonnier d’un pouvoir qui se délite. Pacifiction est moins une enquête qu’une immersion dans les eaux troubles du colonialisme contemporain.

Il y a des films qui se vivent plus qu’ils ne se suivent. Pacifiction est de ceux-là. Albert Serra y déroule une odyssée languide où le temps semble se dilater, au cœur d’un décor faussement paradisiaque. On y observe un haut-commissaire évoluer dans un théâtre politique où tout se joue à mots couverts, sous le vernis d’une sérénité trompeuse.

Le film aborde frontalement le colonialisme contemporain et ses mutations. La Polynésie n’est pas montrée comme une carte postale, mais comme un territoire encore modelé par l’héritage français, traversé par les tensions entre indépendance et dépendance économique. Le haut-commissaire est à la fois figure d’autorité et prisonnier d’un système : il doit composer avec les rumeurs, les intrigues locales, et surtout avec la crainte du retour d’essais nucléaires. Ce spectre radioactif agit comme une métaphore de la mémoire collective empoisonnée, un passé qui continue de contaminer le présent.

Serra filme aussi la politique comme performance : tout est échange, sourire, poignée de main… mais rien n’est franc. Le personnage de Magimel parle beaucoup, mais ne dit presque rien. Il flotte dans un monde où l’information est une arme et où l’équilibre repose sur des alliances instables. Cette vacuité verbale devient fascinante : elle montre comment l’action politique peut être paralysée par la peur de rompre l’ordre établi.

Mais la force du film réside aussi dans sa peinture d’un côté sombre et pervers. Derrière les couleurs chaudes et les fêtes nocturnes, Pacifiction révèle une atmosphère trouble : clubs enfumés, corps offerts, séductions intéressées. La drague, l’alcool et la sexualité deviennent des instruments de pouvoir, circulant entre politiciens, militaires et habitants. Cette décadence n’est pas gratuite : elle illustre un visage insidieux du colonialisme, où l’exploitation s’étend aux corps et aux désirs, transformant l’île en un espace à la fois fascinant et corrompu.

Benoît Magimel incarne magistralement cet homme pris dans un réseau de séduction et de méfiance. Lunettes teintées, costumes clairs, démarche nonchalante… Il occupe chaque plan avec un mélange de désinvolture et de tension interne. Ses silences, ses regards, ses hésitations sont aussi parlants que ses longs discours.

La mise en scène adopte une poétique de l’errance : l’intrigue progresse par fragments, laissant le spectateur dans un brouillard semblable à celui du protagoniste. Les rumeurs deviennent moteur narratif : on ne sait jamais ce qui est vrai, exagéré ou inventé.

Ce parti-pris a ses limites : lenteur et durée peuvent décourager, certaines scènes paraissent répétitives. Mais ce rythme hypnotique, proche du documentaire par son authenticité dans les dialogues et les visages, crée une atmosphère unique, entre réalité brute et rêve éveillé.

On en ressort avec l’impression d’avoir assisté à un ballet du pouvoir, où les gestes comptent plus que les actes, et où les îles servent de décor somptueux à un théâtre politique invisible. Un film d’atmosphère, porté par un acteur au sommet de son art.
Clément
Clément

7 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 mars 2025
Chef-d'œuvre absolu. Film beau et intelligent. Chaque imageetst recherchée, chaque dialogue exact. l'intrigue parfaite.
Olivcxw
Olivcxw

1 critique Suivre son activité

0,5
Publiée le 21 mars 2025
Peut être le pire film que je n ai vu ! Un scénario simpliste, un jeu d acteur lamentable (des amateurs je pense), des dialogues d une platitude et d un vide phénomènal ( sûrement de l improvisation) et un tas d aberrations qui deviennent comiques ( le Haut Commisaire, équivalent du Préfet, qui va chercher de nuit un sous marin sur un scooter des mers).
Le tout dans une drôle de Polynésie sordide que personne ne reconnaît...
Que penser des nombreuses bonnes critiques de journalistes ???
cinéman
cinéman

49 abonnés 926 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 1 février 2025
Vide et soporifique, avec l'impudence de le savoir et de provoquer un spectateur qui se voudrait assez subtil pour outrepasser ce vide abyssal... Mais de qui se moque t-on ? Je reste très premier degré pour juger ce film excessivement mauvais. Seuls les paysages valent la peine.
Clntra
Clntra

41 abonnés 270 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 décembre 2024
Film parfois intéressant mais l'ensemble est incohérent. La stratégie du représentant de l'état n'est pas très claire. B.Maginel a su adopter une attitude ambiguë et plutôt politiquement vraisemblable. La photo est jolie mais un peu académique.
soulman
soulman

140 abonnés 1 401 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 décembre 2024
Tahiti comme on ne l'a jamais vue.
On est envouté par les deux premières heures de cette œuvre de Serra, d'une puissance sensorielle rare, admirablement composée et interprétée par un étonnant Magimel. Hélas, le cinéaste pousse trop loin un récit dont il se désintéresse peu à peu, laissant place à de beaux tableaux, répétés à l'infini et qui finissent par lasser.
La paranoïa qui guide ce haut fonctionnaire, savamment entretenue par ses différents interlocuteurs, finit par se mêler à une folie qui échappe au cinéaste, lequel laisse exploser un scénario déjà peu structuré.
Chris
Chris

1 abonné 16 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 novembre 2024
Pour ceux qui se nourrissent de contemplation, de photographie, d’ambiance d’un autre monde, de personnages un peu lunaires…. Il faut débrancher son cerveau (et ôter sa montre) et… partir !
ferdinand75

723 abonnés 4 462 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 novembre 2024
Encore un Ovni de Albert Serra , peut -être le réalisateur contemporain le plus créatif , le plus atypique, le plus original et bien sûr le plus intéressant. Pourtant cette fois l’on part d’un scénario assez classique se déroulant à l’époque contemporaine. Le personnage principal est ce gouverneur de Tahiti, dans les îles lointaines, magnifiquement interprété par Benoit Magimel, homme d’un autre temps, paraissant comme un gouverneur du 19eme siècle. La force de Serra est de nous transporter hors du réel, et on va retrouver des malfrats, des marlous, des cabarets louches, une trans étrange, une sorte de petite cour . Et puis une intrigue va se créer autour du possible redémarrage des essais nucléaires et la possible présence d’un sous-marin français fantôme. Mais tout cela est surtout prétexte, à de magnifiques images, car Serra est peut être avant tout un coloriste , un peintre , il y a des couchés de soleil sublimes, flamboyant , incendiaire à la Turner, carmin, vermillon, mais aussi des nocturnes avec une partie seulement de l’image éclairée , 1/10eme ? technique déjà magnifiée dans sa sublime œuvre d’art, l’ immense « Liberté » de 2019, ode aux libertins du XVIII e. La dernière demie- heure est teinté d’un bleu étrange, surréaliste, très Picasso période bleue, superbe, envoutant. Une qualité d’image aussi ; i.e. la scène exceptionnelle de surf , avec la vague célèbre Teahupoo ( celle des JO 2024) , magnifiquement filmée, les petits bateaux d’encadrement des surfeurs paraissant des coquilles de noix. Superbe scène aussi dans le bleu de la DJete techno topless qui danse tout en nonchalance sur une superbe musique électro. Sur le fond on trouve cette sorte de nihilisme joyeux de Serra, proche de l’esprit libertin du 17eme siècle, sujet du sulfureux « Liberté » , mais à l’image de Magimel , qui les cite d’ailleurs, comme référence de la liberté sublime. De très jolis textes, sur la liberté, sur le faux « politiquement correct », sur le pouvoir intrusif, assez politique, et bien sûr des complots, de la manipulation sur la dernière demi-heure. Un film complet, majestueux, somptueux, bien sûr un peu lent, il faut accepter de se laisser porter par ce rythme quasi tropical.
Summicron2
Summicron2

16 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 25 novembre 2024
Film invertébré ! Très long (plus de 2h), dialogues souvent inaudibles. L'idée de départ était bonne: montrer l'envers du décors. Derrière les palmiers de ces îles paradisiaques, il y a des tensions provoquées par la présence française dans le Pacifique. Mais rien n'est vraiment démontré.
Poups Choups
Poups Choups

3 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 novembre 2024
On aime ou on déteste. J'ai trouvé ça subjugant, hypnotisant de bout en bout. Revu le lendemain. C'est un charme : ça opère ou pas. Jamais rien vu de tel au cinéma.
Ducerceau
Ducerceau

19 abonnés 693 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 23 novembre 2024
Ça commençait bien comme un documentaire sur le travail de désamorçage d'une rumeur de retour d'essais nucléaire en Polynésie par un haut commissaire de la République. On suit son travail de négociation avec des contestataires et des relations publiques dans des hôtels, des boîtes et auprès d'élus locaux. Une façon habile de nous faire découvrir Tahiti. Malheureusement, au bout d'un moment tout dérape dans une espèce de science fiction qui se veut esthétique. On a l'impression que le réalisateur ne savait vraiment pas comment finir son film trop long par ailleurs.
Ratafia
Ratafia

10 abonnés 164 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 22 novembre 2024
Voyage au bout de l'ennui,... J'ai hésité entre 1 étoile tellement le film est chiant (même si j'adore ça) et 4 étoiles tellement il est original et osé avec un Magimel qui tient le tout à bout de bras. A voir (mais ne m'en voulez pas ;-)).
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