Dans les années 60, le western américain débordé par l’inventivité du western spaghetti va soit s’enfoncer dans la médiocrité, soit réagir par intermittence (« La horde sauvage », « Little big man ») ou soit tenter de copier ce qui se faisait de mieux à l’époque. « L’homme de la Sierra » (je préfère le titre original : « The Appaloosa ») est un bon film de genre qui s’inspire largement des codes du film spaghetti tout en gardant une forme d’originalité (d’où une forme de déséquilibre dans la mise en scène). La première scène dans l’église pose le ton de l’histoire et le rythme. Marlon Brando (et son charisme) dans un style à mi-chemin entre nonchalance et moue dédaigneuse est un « gentil » plutôt inquiétant. La lenteur dans les films spaghetti est souvent un atout ; ici on sent que le réalisateur, Sidney J. Furie, ne maîtrise pas entièrement le concept et le film souffre de baisses de tension. Au final, un film inégal et qui manque de caractère. A découvrir pour le jeu des acteurs (John Saxon, le méchant Mexicain de service, et Anjanette Comer, sa « victime »). Retrouvez mon amour du Far West dans le roman WHITE FINGERS : LA PISTE SYSKIYOU - Eds VERONE - TOME 1.
L'homme de la Sierra est un western spaghetti réalisé en 1966 par Sidney J Furie avec Marlon Brando. C'est l'histoire d'un homme plutôt cool qui va au Mexique pour récupérer son cheval, un superbe "appaloosa" qu'un bandit mexicain très méchant lui a volé. Le rythme du film est assez lent hormis la scènes assez rude ou Brando pris au lasso, se fait traîner derrière un cheval au moment où le bandit lui prend son Appaloosa. Ensuite c'est assez lent même dans les moments les plus tendus. On a des scènes d'échanges de regards pris en gros plans comme dans les films de Sergio Leone. Il y a aussi des moments de suspence avec notamment cette partie de bras de fer avec de chaque côté de la table un scorpion venimeux prêt à piquer l'avant bras du perdant. Le personnage de Brando rappelle un peu celui de "la vengeance aux deux visages". Froid à l'extérieur, mais bouillant à l'intérieur. Sa prestation est plutôt moyenne, mais il a été relaté que lors du tournage il avait la tête ailleurs et qu'il passait son temps à bouquiner entre les scène. Pas très motivé donc, malgré qu'il soit producteur du film. Cela dit ce western est original et permet de passer un bon moment.