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MICHEL SANCHEZ
2 abonnés
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5,0
Publiée le 13 décembre 2021
Attention Chef d'œuvre 3 séquences bien liées entre elles. 2h40 qui ne laissent jamais en repos. Là beauté des acteurs et des actrices, leur jeu splendide font une rupture avec l'atrocité des obligations faites aux soldats conscrits. C'est un film oscarisable
Un film iranien, en soit, dit tout ce qu’on peut en dire. Celui-ci est particulièrement dur et difficile à regarder. Malgré tout, il faut saluer réalisateur et acteurs pour cet acte de bravoure, que de tourner un tel film. C’est la compilation de quatre court-métrages, qui approchent sous divers angles, la même situation, hautement perverse, de conscrits obligés d’exécuter des peines de mort. Le premier chapitre est assez percutant par sa fin brutale et ahurissante. Le dernier chapitre est, pour moi, totalement absurde, mais bon… Pour le reste… C’est un peu répétitif. Sans doute une métaphore de la répétition des exécutions... Quant au titre du film, évidemment, il est ironique. Le diable existe, nous l’avons rencontré, il est en Iran.
Le film est à la hauteur de l'Ours d'or gagné au festival de Berlin 2020 : fort et poignant, avec un message subliminal facilement repérable. A noter que contrairement à la majorité des films iraniens, le réalisation nous ramène en dehors de Téhéran, avec certains plans magnifiques.
Le Diable n’existe pas de Mohammad Rasoulof se décline en quatre épisodes s’apparentant à quatre facettes d’un diamant, quatre contes abordant différemment un sujet commun, à savoir, la façon dont on assume la responsabilité de ses actes dans un contexte totalitaire. En effet, résister aux injonctions totalitaires iraniennes est une idée séduisante, mais elle a un coût. Ici, cela entraîne le renoncement à de nombreux aspects de la vie et parfois la réprobation des semblables. Mais peu importe, dans ce film, tous les personnages (ou presque) présentés sont fiers d’avoir eu la force de désobéir et en assument les conséquences. Malgré tout ce qu’ils ont perdu, ils restent conformes à leur propre exigence morale.
La peine de mort occupe un rôle central dans l’ensemble de Le Diable n’existe pas, mais contrairement à ce qu’on pourrait s’attendre ce n’est pas le fil rouge reliant les quatre histoires. Ces dernières ont un lien allant au-delà de cet aspect, c’est la question de la responsabilité individuelle. C’est là la force du scénario, d’autant plus que chaque épisode s’inscrit dans des univers différents. En effet, la première histoire présente un homme n’ayant jamais réfléchis au sens de ses actes, que nous tairons de peur de révéler l’élément clé de l’histoire. La deuxième suit un jeune homme dont l’avenir semble tout tracé, mais qui, en raison d’un refus lors de son service militaire, voit sa vie basculer dans l’inconnu. Ensuite, la troisième histoire montre l’influence des femmes sur leur environnement, et en particulier cette mère, qui construit sa famille de telle façon que sa fille n’hésitera pas à renoncer à son grand amour pour combattre la répression. Quant à la dernière, une sorte de dilemme, pour un père de famille, entre préserver sa morale ou bien sa famille.
Au delà de dénoncer, le film avec une mise en scène sobre et des couleurs naturelles, ouvre à une vraie réflexion profonde, sur cette dualité qui confronte les protagonistes à la liberté et à la mort, sur la justice et ses lois dictatoriales, sur les citoyens qui vivent dans un système brisant l’humain. Le Diable n’existe pas se présente en fait comme un film nécessaire, qui avec une précision folle, dénonce les failles de tout un système, dynamite l’absurdité des normes iraniennes et, arrive à tout de même nous parler d’amour, de vie et de liberté. Un grand bravo à Mohammad Rasoulof, qui réussit à tourner ce film en contournant la censure (d’où les quatre épisodes s’apparentant à des courts-métrages qui eux ne sont pas plus que ça surveillés par les autorités). 8/10
Si le diable n'existe pas merci à Mohammad Rasoulof de faire exister le grand cinéma. Un cinéma qui interroge sans manichéisme Des comédiens d'une grande justesse
J'ai beaucoup aimé, pas trop long, les 4 sujets sont très intéressants, très originaux et le film a été tourné en semi-clandestinité, c'est assez incroyable.
Très déconcertant et très dur. Mais quelle claque ! J'avoue que je suis sortie de la salle perplexe le film est lent et peu bavard. Il m'a fallu un temps pour digérer ce film un peu austère
un film vertigineux, qui démontre que face au mal absolu de la peine de mort, il ne peut y avoir que des perdants. Outre cette reflexion morale, les deux deniers recits xsont d'une beauté sidérante. Magnifique, pour moi le film de l'année avec "La loi de Téhéran ".
Une claque ! La profondeur de ce film tient dans la proximité qu'on peut trouver avec nos sociétés occidentales, la simplicité de certaines des vies exposées ici et pourtant une telle différence du fait du joug politique et militaire. C'est profondément déprimant et beau a la fois.
Superbe film sur le libre arbitre des hommes ,film en 4 actes qui nous interpelle ,suspens, mise en scène parfaite avec de très bons acteurs .la loi de Téhéran était déjà un choc, ce film dans la même veine est à voir de toute urgence..
Réflexion sur la responsabilité et les conséquences de nos actes. Quatre nouvelles reliées par le même thème: Un bon film très bien joué, réalisé avec justesse et sobriété .
Magnifique film poignant et sublimement bien réalisé. Une montée en puissance progressive pour un coup d'éclat final virtigineux. Un grand moment de cinéma
Vraiment un excellent film sur la façon d'exécuter la peine de mort en Iran, le plus souvent par des jeunes qui effectuent leur service militaire (21mois). Film qui choque la conscience, amplifié par son côté documentaire... Et tant mieux ! Merci à Mohammad Rasoulof d'avoir usé de créativité pour braver les interdits dans son pays (film en plusieurs récits filmés), afin de nous faire prendre conscience de cette horrible réalité, de ce terrible aspect de la vie des Iraniens. Évidemment de nombreuses questions et suppositions arrivent sur les conséquences dramatiques dans la vie future de ces jeunes "bourreaux", sans doute voulues par l état iranien. Je suis sortie de ce film très triste mais aussi avec l espoir de voir ces hommes, aidés par leur femme, braver ces obligations abjectes dans les dictatures. Ce réalisateur a choisis la liberté de nous informer, au détriment de la sienne, et nous rend tous un peu plus libres et conscients en élargissant notre vision.
Le film de 2021 ; point de vue d une profane amatrice !!! Difficile et magnifique ! Dur et humain ! Magistralement filmé ! Un cocktail de laideur et de beauté ! Un cocktail d émotions pendant le film...Un film qui touche et poursuit longtemps après sa fin !