Le Diable n'existe pas
Note moyenne
4,1
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83 critiques spectateurs

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Pascal
Pascal

256 abonnés 2 476 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 décembre 2021
J'avais vu lors de sa sortie en salles en 2017, "un homme intègre ", le précédent film de Mohammad Rassoulof, qui avait été à mes yeux , le meilleur film en exclusivité que j'aie vu cette année là et qui avait valu de nombreux ennuis au réalisateur avec les autorités Iraniennes. Lorsque je vois que sort son film suivant, de surcroît couronné par l'Ours d'or au festival de Berlin, il est évident que je me suis précipité pour le voir. J'écoute les critiques du "masque et la plume " ou le film est soutenu mais où les journalistes hiérarchisent les quatre sketchs qui composent le film. Je m'attends donc à voir un film déséquilibré. Le point commun aux quatre sketches porte sur l'acte de donner la mort. Pas sur la peine de mort, comme je l'ai entendu dire, non, sur l'acte qui consiste à donner la mort de ses mains. Il faut dire qu'en Iran, lors de son service militaire ( uniquement effectué par les hommes) on peut être affecté dans un service d'application des peines et qu'on doive, sous peine de sanctions tres dissuasives, retirer le tabouret sous les pieds du condamné à mort qui a la corde au cou. Les jeunes appelés ignorent qui est le condamné, ni quel est son crime. Ici pas moyen de se voiler la face, comme lorsque on fait partie d'un peloton d'exécution et que l'on sait que l'un des tireurs met une cartouche à blanc dans son fusil. Deux des quatre sketches sont des variations sur les comportements d'appelés qui refusent ou refusèrent d'accomplir les ordres. Un sketch porte sur les conséquences que va devoir supporter un appelé qui exécuta l'ordre donné et un autre sketche ( à mon sens le plus ambigu, nous dresse le portrait d'un bourreau dans sa vie personnelle). Je ne suis pas amateur de film très long ( celui ci dure 2h30 environ) mais " le diable n'existe pas " ne manque finalement pas de rythme. Pour ma part, si le film est au niveau des meilleurs films en exclusivité que j'aie vus cette année, j'ai néanmoins préféré " un homme intègre " à celui-ci. Par contre à
mes yeux et contrairement aux avis des critiques du masque et la plume, les quatre sketchs m'ont semblé de qualité égale. Je ne hierarchiserais aucun d'entre eux et c'est même cette unité qualitative, riche de mise en perspective du sujet , traité sous des angles différents qui fait la force du film. Rassoulof doit depuis la sortie de " un homme intègre " et ses ennuis avec le régime des mollahs, filmer de manière cachée ( c'est aussi le cas de Jafar Panahi). Certes, on sait depuis la diffusion dans l'hexagone des films de Abbas Kiarostami , il y a une trentaine d'années, que le cinéma Iranien est un des meilleurs du monde. Ce film est l'illustration que Rassoulof est un réalisateur de grand talent qui a d'ores et déjà rejoint les plus importants cinéastes de son pays.
Yves G.

1 856 abonnés 4 063 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 14 décembre 2021
Le diable n’existe pas est un film composé de quatre histoires distinctes, organisées chacune autour d’un coup de théâtre qui les rend difficiles à présenter ou à résumer.
La première suit la journée ordinaire d’un homme sans histoires, mari prévenant d’une femme qu’il va chercher à son travail, père aimant d’une fillette qu’il raccompagne de l’école, fils respectueux d’une mère grabataire à qui il rend visite chaque jour.
La deuxième se déroule quasiment en temps réel dans la chambrée de conscrits affectés au service de l’exécution des peines. Elle a pour héros l’un d’eux qui doit, à l’aube, prêter la main à une exécution capitale et s’y refuse.
La troisième a pour héros un conscrit – peut-être l’un de ceux de la chambrée de la deuxième histoire – qui profite de sa permission pour demander la main de sa fiancée à ses parents.
La dernière voit enfin le retour d’une jeune Iranienne élevée en Allemagne chez un couple d’amis de son père qui vont lui révéler un lourd secret.

"Le diable n’existe pas" a reçu l’Ours d’Or au festival de Berlin début 2020. Sa sortie en France a été plusieurs fois repoussée à cause du Covid. Elle a aussi été compliquée par la sortie simultanée de plusieurs films iraniens au sujet similaire : "La Loi de Téhéran" en juillet, "Le Pardon" en octobre…. en attendant "Un héros", le dernier film d’Asghar Farhadi la semaine prochaine. Nul doute qu’on risque la saturation face à ces films qui évoquent ad nauseam la situation irrespirable des Iraniens sous la coupe des mollahs. Nul doute aussi qu’on se laisse à chaque fois emporter par leur âpreté, par les dilemmes moraux qu’ils mettent en scène et par la musique si douce de la langue perse qu’ils donnent à entendre.

Ce sont ces sentiments paradoxaux et contradictoires que j’ai ressentis devant "Le diable n’existe pas". Bien sûr, j’ai été frappé par son sujet, la peine de mort. Qui ne le serait pas ? Et j’ai applaudi à la façon de l’aborder, non pas du point de vue des condamnés, qu’on ne voit jamais, mais celui des bourreaux (m’est revenu le souvenir troublant de Apprentice ce film singapourien passé inaperçu dont le héros était un gardien de prison dans le couloir de la mort). J’ai cherché, sans succès, des liens entre les quatre épisodes, me demandant par exemple si le héros du quatrième et si celui du deuxième n’étaient pas les mêmes, filmés à trente ans d’écart, avant de comprendre que c’était historiquement impossible.

Mais hélas, alors que la gravité du sujet et l’intelligence de son traitement auraient dû automatiquement m’emporter, sans oublier l’avis éclairé de plusieurs amis qui avaient déjà vu le film et m’en avaient dit le plus grand bien, je me suis retrouvé, à mon grand désarroi, sur le bord du chemin, paradoxalement étranger à ce film et à son sujet trop éloignés de moi. Je le regrette profondément car je crois que "Le diable n’existe pas" est un film nécessaire. J’irai d’ailleurs sans faute dès demain voir "Un héros" pour me rattraper.
jacques b.
jacques b.

7 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 décembre 2021
Du cinéma à l'état brut. Discret, juste, pur, puissant .... un film d'une beauté éblouissante . Et les acteurs sont merveilleux . A ne manquer sous aucun prétexte
PLR
PLR

559 abonnés 1 785 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 13 décembre 2021
Ours d’Or au Festival de Berlin, c’est une valeur normalement sûre. Pourtant peu de salles misent sur ce film (129 en première semaine de sortie nationale, un peu plus depuis), prédisant qu'il ne trouvera pas son (grand) public. Le nombre de critiques est en rapport. Sans surprise, les premières notes tirent tout de go la moyenne vers le plus haut. Il en est souvent ainsi des films Iraniens. Un cinéma qui doit soit jouer au chat et à la souris avec les autorités et leur censure, soit tourner dans la clandestinité. Tout ça intrigue. Tout ça invite à survaloriser. En outre, comme le fil conducteur est délicat – la peine de mort, dans ce pays qui exécute en moyenne une fois ou deux par jour… selon les sources – il y a quelque chose qui interpelle nos « bonnes » consciences occidentales. Tout ça pour écrire, un peu gêné ici, qu’on n’est toutefois pas forcément obligé de voir un chef d’œuvre dans ce type de sujet et sa réalisation. C’est assurément pour un public averti et cinéphile acceptant de se plier à ce cinéma d'auteur avec toutes les réflexions et messages subliminaux qu'il porte.
TangoCritiqueTrop
TangoCritiqueTrop

6 abonnés 15 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 décembre 2021
Le Diable n’existe pas de Mohammad Rasoulof se décline en quatre épisodes s’apparentant à quatre facettes d’un diamant, quatre contes abordant différemment un sujet commun, à savoir, la façon dont on assume la responsabilité de ses actes dans un contexte totalitaire. En effet, résister aux injonctions totalitaires iraniennes est une idée séduisante, mais elle a un coût. Ici, cela entraîne le renoncement à de nombreux aspects de la vie et parfois la réprobation des semblables. Mais peu importe, dans ce film, tous les personnages (ou presque) présentés sont fiers d’avoir eu la force de désobéir et en assument les conséquences. Malgré tout ce qu’ils ont perdu, ils restent conformes à leur propre exigence morale.

La peine de mort occupe un rôle central dans l’ensemble de Le Diable n’existe pas, mais contrairement à ce qu’on pourrait s’attendre ce n’est pas le fil rouge reliant les quatre histoires. Ces dernières ont un lien allant au-delà de cet aspect, c’est la question de la responsabilité individuelle. C’est là la force du scénario, d’autant plus que chaque épisode s’inscrit dans des univers différents. En effet, la première histoire présente un homme n’ayant jamais réfléchis au sens de ses actes, que nous tairons de peur de révéler l’élément clé de l’histoire. La deuxième suit un jeune homme dont l’avenir semble tout tracé, mais qui, en raison d’un refus lors de son service militaire, voit sa vie basculer dans l’inconnu. Ensuite, la troisième histoire montre l’influence des femmes sur leur environnement, et en particulier cette mère, qui construit sa famille de telle façon que sa fille n’hésitera pas à renoncer à son grand amour pour combattre la répression. Quant à la dernière, une sorte de dilemme, pour un père de famille, entre préserver sa morale ou bien sa famille.

Au delà de dénoncer, le film avec une mise en scène sobre et des couleurs naturelles, ouvre à une vraie réflexion profonde, sur cette dualité qui confronte les protagonistes à la liberté et à la mort, sur la justice et ses lois dictatoriales, sur les citoyens qui vivent dans un système brisant l’humain. Le Diable n’existe pas se présente en fait comme un film nécessaire, qui avec une précision folle, dénonce les failles de tout un système, dynamite l’absurdité des normes iraniennes et, arrive à tout de même nous parler d’amour, de vie et de liberté.
Un grand bravo à Mohammad Rasoulof, qui réussit à tourner ce film en contournant la censure (d’où les quatre épisodes s’apparentant à des courts-métrages qui eux ne sont pas plus que ça surveillés par les autorités). 8/10
MICHEL SANCHEZ
MICHEL SANCHEZ

2 abonnés 11 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 décembre 2021
Attention Chef d'œuvre
3 séquences bien liées entre elles. 2h40 qui ne laissent jamais en repos.
Là beauté des acteurs et des actrices, leur jeu splendide font une rupture avec l'atrocité des obligations faites aux soldats conscrits.
C'est un film oscarisable
tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 786 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 décembre 2021
Ours d’Or au dernier Festival de Berlin, le cinéaste iranien Rasoulof tourne un film militant dans un pays où les droits de l’Homme sont bafoués. Autour de quatre moyens métrages, il met en boite un manifeste contre la peine de mort pratiqué dans son pays. Chacun de ces contes cruels porte un regard différent sur la cruauté du régime iranien espérant livrer l’image la plus juste sur les traumatismes engendrés par la mise à mort d’un de ses semblables. Ignorant le sujet du film, le final du premier court m’a littérallement laissé sans voix. Trente minutes pour comprendre la thématique du film closes par un bon coup de massue. Ensuite, Rasoulof évite l’écueil du film à sketch puisque ces quatre histoires forment un ensemble cohérent et se répondent entre elles parfaitement pour rendre toute la complexité du système. Le tout est de facture très classique, limite didactique avec une force du récit déclinante histoire après histoire. Les deux premiers opus sont très bons, le troisième un peu long et ennuyeux et le dernier à l’intérêt limité.
Admiratif du courage de Rasoulof, assigné à résidence, qui parvient à tourner à Téhéran. Comme son compatriote Jafar Panahi avec « Taxi Teheran », il met souvent la caméra dans la voiture pour passer inaperçu. Et le message général qu’il véhicule m’a particulièrement séduit ; car loin de déresponsabiliser les personnes qu’il montre, il appuie sur le fait que chacun doit prendre la responsabilité de ses actes. D'où le titre, le diable est en nous, même sous le joug de la terreur, libre à chacun de le laisser s'exprimer ou non. D'où le titre, le diable est en nous, même sous le joug de la terreur, libre à chacun de le laisser s'exprimer ou non.
Film bien utile même si trop à la limite de la socio psychologie.
TOUT-UN-CINEMA.BLOGSPOT.COM
Alfredo
Alfredo

11 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 décembre 2021
Si le diable n'existe pas merci à Mohammad Rasoulof de faire exister le grand cinéma.
Un cinéma qui interroge sans manichéisme
Des comédiens d'une grande justesse
ANDRÉ T.
ANDRÉ T.

95 abonnés 485 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 décembre 2021
UN DES 5 MEILLEURS FILMS DE L’ANNÉE !!!
Réquisitoire sur tous les tons, contre la peine de mort ! Chaque histoire a une force incroyable et jamais on ne parvient à en prévoir la fin.
En Iran, ce sont de jeunes militaires appelés qui sont chargés de cette mission:
« retirer le tabouret, sous les pieds du pendu » c’est cette horreur, qu’affrontent, ces jeunes…

Comme eux, on cherche à comprendre; à savoir ce qu’on ferait en de telles circonstances ?
Sans forcément savoir ce qu’a pu commettre le coupable; dérangeant!
Faut-il préciser que les cinéastes réalisent ces films, au péril de leur vie….

Presque dérisoire: la photographie, les paysages, sont superbes....
imagine3
imagine3

2 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 décembre 2021
Superbe film sur le libre arbitre des hommes ,film en 4 actes qui nous interpelle ,suspens, mise en scène parfaite avec de très bons acteurs .la loi de Téhéran était déjà un choc, ce film dans la même veine est à voir de toute urgence..
Tumtumtree
Tumtumtree

202 abonnés 582 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 décembre 2021
Le diable n'existe pas est à la fois un film très maîtrisé et très convenu. Moins on en sait, mieux c'est, donc je ne spoilerai pas. Le cinéaste propose ici un film à thèse, affrontant l'un des principaux travers de la société autoritaire iranienne. Il use pour cela d'une forme narrative originale et très bien agencée, qui impose au spectateur une certaine dose de patience. Difficile de saisir où l'on va pendant la première demi-heure, qui s'apparente à un documentaire sur la vie quotidienne en Iran. Le grand intérêt de cette partie est de découvrir que les Iraniens vivent exactement comme nous, ce qui permet de faire taire les délires xénophobes que nous inflige l'actuelle campagne présidentielle en France. Amateur de twist scénaristique, le cinéaste nous en réserve un joli à la fin de ce premier récit. Les suivants se démarquent par l'exceptionnelle beauté des plans qu'ils soient intérieurs, extérieurs, de jour ou de nuit. Il est rare de voir au cinéma une telle lumière, de telles couleurs, et ce n'est sans doute pas un hasard si le directeur de la photographie est la seconde personne citée au générique finale. Par des touches chromatiques savamment réparties à l'écran, le cinéaste illumine chaque plan. La beauté des comédiens, hommes et femmes, accentue ces effets. L'impression esthétique est si forte qu'on se croit vraiment en Iran (comme en son temps, Denis Villeneuve savait nous immerger dans le Liban de Incendies). Si Le Diable n'existe pas était sorti en 2000, ce serait un sommet du cinéma contemporain. Le petit souci est qu'on a déjà vu beaucoup de tels films ces dernières années. L'Asie mineure est largement représentée par Abbas Kiarostami, Nuri Bilge Ceylan et d'autres. Donc ce film-ci n'emporte pas vraiment par son originalité.
QuelquesFilms.fr

359 abonnés 1 765 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 décembre 2021
Un film éminemment politique et critique, de la part d’un cinéaste, Mohammad Rasoulof, qui est censuré dans son pays, l’Iran, et qui tourne clandestinement. Le thème général est classique, la peine de mort, mais l’angle d’approche est original : le point de vue des bourreaux. Ce point de vue donne la matière à quatre histoires indépendantes aux accents évidemment dramatiques. La première décrit le quotidien d’un fonctionnaire au regard vide ; la deuxième porte sur un cas de conscience et une tentative d’évasion de prison ; la troisième tourne autour d’un deuil, d’une histoire d’amour et d’une demande en mariage contrariée ; la quatrième réunit un médecin isolé à la campagne et sa nièce venue d’Allemagne.
Le propos de ce film, tourné dans pareil contexte, est on ne peut plus louable, et fait toujours mouche dans les grands festivals (ici, Ours d’or à Berlin en 2020). Un propos développé avec intelligence et précision dans le scénario, ou plutôt les scénarios, et concrétisé avec non moins d’intelligence et de précision par la mise en scène. Le bémol, c’est que cette intelligence, cette précision d’intention derrière chaque mot, chaque silence, chaque plan, chaque choix de montage, finissent par devenir un peu démonstratives sur la longueur du film (2 h 30) et par la répétition thématique. Le jeu appuyé de certains acteurs renforce aussi parfois cette impression. Pour alléger la chose, on aurait très bien pu se passer du quatrième sketch, longuet et mélodramatique. Ce film “de résistance” n’en demeure pas moins globalement fort et intéressant dans son regard.
Aurore S
Aurore S

8 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 décembre 2021
Ce film divisé en 4 chapitres est une claque cinématographique. Le premier des chapitres étant le plus puissant et chacun des autres apportant un éclairage complémentaire sur son sujet. Un film important et magistral.
CINÉ FEEL
CINÉ FEEL

82 abonnés 287 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 décembre 2021
Le cinéma iranien continue de nous surprendre. Après les récentes surprises de Yalna et La loi de Téhéran, et dans la foulée des illustres ancêtres ( Panahi, Farhadi et Kiarostami, auquel ce film m’a fait penser) voici un nouvel auteur majeur : Mohammad Rasoulof.
Un film d’une grande intensité, tourné en semi clandestinité , il se compose de 4 histoires d égale durée mais d’un style cinématographique très différent, tous reliées par leur sujet : la peine de mort. Mais à la différence de beaucoup de films qui abordent le sujet sur son versant judiciaire voire sentimental (la figure du condamné ou de ses victimes), ce film s’intéresse à celui qui exécute la sentence. On pourrait être tenté de dire le bourreau, mais ce film illustre précisément combien la réalité est plus complexe. Il y a celui qui se soumet, celui qui fuit, celui qui regrette, celui qui paye. Il y a 4 hommes bien loin des clichés de la masculinité toxique, quatre hommes fragiles, blessés, anéantis par le système et qui cherchent chacun à leur manière de se reforger une dignité, de réapprendre à vivre. A leurs côtés des femmes aimantes, solidaires, engagées.
C’est un film magnifique sur tous les plans : scénario , réalisation (on passe par exemple du quasi documentaire au thriller), photographie et interprétation. Tous les personnages sont passionnants et leurs interprètes formidables. Et l’on sort lessivés après ces deux heures de forte tension et d’émotion. Ne ratez pas cela.
Sylvie I.
Sylvie I.

5 abonnés 16 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 décembre 2021
Quatre volets pour conter le refus de quatre hommes de plier au régime qui use et abuse de la peine de mort. C'est fin, subtil et pudique. Le troisième volet nous offre des images sublimes de poésie.
Ce film est sublime d'intelligence et courageux.
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