Some Kind of Heaven
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🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

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3,0
Publiée le 16 octobre 2026
Un an avant le superbe documentaire de Valerie Blankenbyl qui portait sur le même sujet (The Bubble - 2021), c’est Lance Oppenheim (Spermworld - 2024) qui s’y intéressait à l’occasion de son tout premier long-métrage.

Le réalisateur nous emmène à la rencontre d’une communauté pas comme les autres, rassurante au premier abord, mais à bien y regarder de plus près, les voir vivre en autarcie à quelque chose d’assez inquiétant. "The Villages", aussi appelé "Le Disneyland des retraités", est la plus grosse concentration au monde d’inactifs (retraités). Située en Floride, on y dénombre pas moins de 130 000 résidents, composés quasiment exclusivement de blancs.

Cette ville dans la ville est le cliché de "l’american way of life" où les retraités finissent leurs beaux jours dans une version utopique de l’Amérique d’antan (avec ce petit côté carton-pâte) où les pavillons sont soigneusement alignés, les pelouses tondues au cm près, tous les résidents semblent avoir une vie active, ne se déplacent qu’en voiture (ou voiturette de golf), bref, The Villages semble avoir tout pour être le paradis sur Terre, mais lorsque le vernis se craquèle, il laisse apparaître le bonheur contrarié de certains résidents.

Si le film de Valerie Blankenbyl nous permettait d’en apprendre davantage sur cette communauté, Lance Oppenheim a préféré se concentrer sur une poignée de résidents (4 pour être précis). On y découvre des personnages haut en couleur, notamment le couple Anne & Reggie (ce dernier est accro aux drogues), Barbara (une veuve qui cherche le second amour) ou encore Dennis (qui drague les femmes riches dans le but de se faire entretenir). L’intérêt de ces portraits, c’est de nous montrer de l’intérieur, la façon avec laquelle ils ou elles s'efforcent de trouver le bonheur dans ce qui semble être le paradis pour retraité (d’où le titre du film). On y parle beaucoup de la solitude, du couple et bien évidemment de la vieillesse.

Some Kind of Heaven (2020) nous donne à voir une toute autre facette de l’Amérique (et de ses retraités privilégiés). S’il s’avère moins percutant que The Bubble (2021), le film mérite néanmoins que l’on s’y attarde pour ses portraits assez effarants.

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