Sans doute, un matin, Frédéric Tellier s'est réveillé et s'est dit "il faut vraiment que je raconte la vie de l'abbé Pierre, cet inconnu, pour que le grand public le découvre enfin". Merci. Nul doute que le fondateur d'Emmaüs avait besoin de Frédéric Tellier et non l'inverse. Alors, sur le fond, le spectateur n'apprend rien (sauf, bien-sûr, s'il vient d'une autre planète ou s'il a passé sa vie sur tiktok). C'est une bio wikipédia avec des images. Sur la forme, la réalisation pâtit d'un cruel manque d'originalité. Il y a tout le registre de l'attendu : larmes en gros plans, arbres morts et misère sur fond de violons). Les biopics réussis sont ceux qui ne prennent qu'un morceau de la vie qu'ils veulent raconter pour en saisir l'essence. Cela demande talent et intelligence. Alors forcément, ils sont rares. N'est pas Pablo Larrain qui veut... pas Frédéric Tellier en tout cas ! Un film soporifique. Bravo cependant à l'excellente interprétation de Benjamin Lavernhe, crédible sans jamais être ridicule.
A voir absolument ! Merci beaucoup au réalisateur et aux acteurs ! Ce film est un merveilleux hommage à l'Abbé Pierre . Même si on connaissait son immense dévouement pour aider les pauvres, c'est un plaisir immense que d'apprendre tous les détails et de constater sa générosité, son amour de l'autre sans limite. C'est un petit rappel des choses importantes qui fait du bien.
Un excellent film à tous les niveaux... Une belle page d'histoire que nous ne connaisssons que partiellement... Quelle vie ! Quelle hargne ! Quel engagement ! Un très beau film, une superbe réalisation, des acteurs formidables... Bravo pour ce beau témoignage sur cette vie exemplaire...
Gros coup de coeur! ALLEZ-Y! Le film traverse le siècle et m'a emportée, j'ai appris plein de choses. Frédéric Tellier confirme son grand talent de réalisateur et de directeur d'acteurs. Benjamin Lavernhe en abbé pierre est exceptionnel. On découvre un personnage féminin, interprété par Emmanuelle Bercot magnifique. Lucie Coutaz. Et tous les autres personnages autour sont formidables. L'image, la lumière, les paysages, c'est hyper beau. Que ça fait du bien de réentendre la voix de ce grand petit homme. La voix des sans voix. Surtout aujourd'hui. Ne jamais oublier. UN FILM FORT ET UTILE!!!! LES GRANDS HOMMES SE FONT RARES. Partage, amour, entraide, solidarité, penser aux autres....que ces mots font du bien.... merci...bravo....UN GRAND FILM !!!
Extraordinaire a tout niveau : scénario mise en scène jeux des acteur scénario très bien écrit. Une émotion juste sans rentrer dans le pathos. La musique sublime fait tout la différence pour laisser place au émotions. Un chef d'oeuvre. Je suis resté sans voix a la fin du film. Merci. Quel grand homme dans l'histoire de l'humanité !
Un grand film qui rend hommage à l'abbé Pierre mais aussi à ceux qui ont combattu à ses côtés, souvent dans l'ombre... Vu en avant-première, j'ai été comme de très nombreux spectateurs convaincu, et les applaudissements ont été révélateurs de la réussite de cet opus, avec mention spéciale à Benjamin Lavernhe qui incarne un Abbé Pierre plus vrai que nature !
Ce film grandiloquent et engoncé dans un mysticisme de Prisunic m’a vraiment tapé sur les nerfs. Il déploie maladroitement une esthétique clipesque avec un filmage désastreux et une réalisation poussive pour sanctifier une figure médiatique vénérée à juste titre . Ce sont 2h15 de bons sentiments, de piété gueularde, de masochisme mais le temps ressenti frôle le triple. Le personnage lui-même arrive parfois à résister au ridicule qui guette le film à chaque claquement de soutane uniquement grâce à Lavernhe, à son maquillage et à ses comparses Bercot et Vuillermoz qui sont tous très bons. Un film ne peut hélas surnager grâce à la seule interprétation, tant il se noie dans une hagiographie pieuse qui atteint parfois des sommets de Saint Sulpicerie. Les prières métaphysiques sur le sens de sa vie et de son œuvre qui débutent et terminent le film nous offrent des joyaux de comique kitsch, entre Saint François d’Assise et Marvel. Il faut voir le pauvre homme errer pieds nus dans le désert, sous les étoiles filantes, se torturer sur la charité. Il faut le voir rater son cursus de Capucin, puis dans ses jeunes années se repentir d’un écart de chair. Frédéric Tellier veut nous vendre un saint. Il le fait avec un style souvent ringard, hésitant entre écriture pubarde, montages parallèles, cadres désastreux notamment lors de la scène de l’embuscade et toujours un style ma-tu-vu où il mélange avec maladresse caméra à la main, Steadicam et mouvements lyriques de grue. J’ai beau avoir beaucoup de respect pour l’Abbé Pierre, j’ai vraiment du mal avec cette esthétique et ce type de message que Bolloré n’aurait pas désavoué.
1939, Henri Groues quitte à contre coeur, pour question de santé fragile, l´ordre des Capucins. Bientôt arrivent la guerre puis la résistance, et le pseudonyme d'abbé Pierre, puis la députation, puis la création d´Emmaus avec Lucie Coutaz.
A l´issue de la projection, ce qui marque :
1- La réalisation. Elle semble être totalement décorrélée de son sujet et des moments qu'elle est censée conter. Incohérente, en roue libre, elle enchaîne les "styles", tentant à l'occasion l'immersion, la caméra plonge, ne cadre plus rien, ou une oreille pour être au plus près. Mais au plus près de quoi ? Sans grâce, ni finesse, elle est de plus surlignée par une musique omniprésente. Le montage à l'avenant sabote régulièrement le travail des comédiens. S'ajoute l'intégration d'images d'archives choisies on ne sait comment tant elles n'apportent rien. La liste est longue...
2- Le scénario. Le récit est écrit à la truelle. Tellier conte les évènements soit au pas de course, expédiés, soit choisi de s'appesantir, sans jamais vraiment parvenir à communiquer l'émotion, à approcher de la complexité de l'homme. Quant au personnage de Lucie Coutaz, il est survolé. La partition confiée à Emmanuelle Bercot est bien trop faible pour que, et la comédienne et l'amie fidèle de l'abbé, soient présentées à leur juste valeur.
3- Benjamin Lavernhe. Il est définitivement un très grand comédien. Au théâtre comme sur grand écran, il impressionne. Ici, la puissance, la délicatesse, toutes deux déployées dans le soucis d'une grande justesse, saisissent. Même le maquillage parfois un peu trop chargé, même la réalisation ratée et le récit à l'emporte pièce ne peuvent rien contre ce talent.
Conter une vie aussi riche, dresser le portrait d'une personnalité aussi complexe n'est pas chose aisée. Il faut avoir un minimum de talent et dans ce domaine Benjamin Lavernhe est ici bien seul.
Il est très intéressant de découvrir la vie de cet homme hors pair ! Cela dit, à part quelques moments très émouvants, l'histoire est racontée de manière linéaire et répétitive et c'est bien dommage.
L'Abbé Pierre - Une Vie de Combats est un film réalisé par Frédéric Tellier et sorti en 2023. Pour les points positifs, les acteurs principaux sont vraiment convaincants (Benjamin Lavernhe prend de l'épaisseur tout au long du film, Emmanuelle Bercot est méconnaissable en Lucie Coutaz, Michel Vuillermoz est touchant dans son rôle etc.), l'histoire, qui suit chronologiquement la vie de l'Abbé Pierre est bien racontée avec un bon rythme qui ne pousse pas à l'ennui malgré près de 2h20 de long métrage. En revanche, la musique vient alourdir des scènes et plonge le spectateur dans une forme de pathos assez énervant, les aspects un peu discutables de la personnalité de l'Abbé Pierre sont effleurés mais toujours en surface ce qui laisse un goût d'inachevé, la lumière n'est pas toujours hyper agréable et donne un rendu assez brouillon à l'image (surtout en début de métrage) et les dernières scènes ont un côté un peu moralisateur qui peut être agaçant. En définitive, ce film n'est pas complètement raté mais bien trop rempli de la caricature des bons sentiments. Il aurait mérité d'être plus approfondi dans les aspects "sombres" de la personnalité de son personnage principal.
La vie de l'abbé Pierre est un vrai roman et ce film permet de découvrir ou de redécouvrir certains aspects de cette vie en tous points extra-ordinaire. L'abbé Pierre est également magistralement incarné par Benjamin Lavernhe. Mais quel dommage que le parti pris du réalisateur ait été de nous montrer cette vie de l'extérieur, comme dans une docu-fiction, plutôt que de nous montrer les tourments intérieurs et les doutes du protagoniste. Je n'ai pas vraiment ressenti d'émotions, même lors des scènes les plus "intenses", qui font un peu "cinéma", et auxquelles j'ai eu du mal à accrocher.
J'ai découvert avec appétence ce biopic sur un personnage dont j'ai beaucoup entendu parler (forcément), mais dont je ne connaissais finalement pas du tout la vie dans son ensemble. La réalisation est soignée, Benjamin Lavernhe est tout simplement brillant dans le rôle d'Henri Grouès (L'Abbé Pierre), le support d'Emmanuelle Bercot dans le costume de la secrétaire et confidente Lucie Coutaz est un véritable plus à cette biographie filmée. Presque trop didactique dans toute sa première partie, l'émotion arrive enfin sur un final vraiment touchant et réussi. Un vrai bon moment cinéma nous rappelant, l'espace d'un destin voué aux autres, que le plus important dans l'existence est en définitive l'AMOUR d'autrui, au sens large. Site CINEMADOURG.free.fr
Le parcours de l’abbé Pierre et son engagement pour les plus démunis ne peut laisser indifférent. Si la biographie de cet homme d’exception, réalisée en 2023 par Frédéric Tellier, restitue de manière fidèle les grandes étapes de sa vie, le caractère linéaire et académique du récit laisse un goût d’inachevé. En effet, le réalisateur ne parvient quasiment jamais à rendre compte du contexte politico-social dans lequel ce grand sage a évolué, ce qui empêche de saisir la véritable grandeur de son action. De même, malgré une belle prestation de Benjamin Lavernhe, l’épaisseur philosophique du personnage reste survolée. A tel point qu’on ne ressent presqu’aucun élan émotionnel pour ce Monsieur. Bref, un film très didactique qui demeure néanmoins indispensable.