Avis : L'Abbé Pierre - Une vie de combats - Page 7
L'Abbé Pierre - Une vie de combats
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Bernard M
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4,0
Publiée le 14 novembre 2023
A un personnage hors du commun, il fallait un film aussi hors du commun, voilà, c'est fait!Il s'agit d'un vrai biopic et non pas seulement une tranche de vie de l'abbé Pierre.Le film a certes des défauts mineurs assez sombre de bout en bout,une multituide d'acteurs qui transforme les seconds rôles de passage en marionnettes.;un banc-titre en tête inexistant,une fin discutable:pourquoi ne pas nous emmener sur la tombe d'Henri Grouès au milieu de ses chiffonniers : ce serait plus simple et plus proche du personnage...Par contre c'est un film à haute valeur historique et pédagogique que les adolescents et jeunes adultes devraient voir en grand nombre( en plus du public plus âgé).Dans les seconds rôles, seule Emmanuelle Bercot tire son épingle du jeu, mais c'est aussi celle qui accompagne l'abbé Pierre du début à sa fin.C'est dire que Benjamin Lavernhe supporte une lourde partie du film et joue un abbé Pierre plus vrai que nature.
Formidable composition de Benjamin Lavernhe entré dans la peau de l'abbé d'une façon bluffant... Un vrai honneur porté à cette magnifique figure de ce héros des temps modernes...
Le début sur la guerre est un peu trop lent et pas forcément passionnant ( les combats etc .. ) dommage qu'il n'y ai pas de scènes d'enfances ou qui expliqueraient un peu plus cette vocation acharnée de se dévouer aux plus démunis, on a des indications mais un biopic qui démarre adulte c'est toujours un peu frustrant. D'ailleurs tout au long du film on ne sait pas vraiment qui est cet homme, ça reste mystérieux et on a jamais vraiment accès à son intimité comme si on nous montrait uniquement quasi uniquement des faits publics.
L'ensemble est bien menée, touchant, ça manque un peu de personnalisation, on ne fait que survoler la personnalité de cet homme il y a peu de détails vraiment personnels, ça s'enchaîne ensuite et ça fait horriblement écho à l'actualité avec la crise du logement et la montée de la précarité plus la crise migratoire ... D'ailleurs le film se termine sur des plans de SDF parisiens ... Comme si cette société et ce monde n'était qu'une éternelle et triste répétition.
Mais quelle force mental de dingue avait cet homme
Aussi on découvre qu'EMMAUS n'aurait pas été sans l'intervention et l'investissement total d'une femme ! Toute la lumière a été mise sur cet homme, mais c'était en fait un duo avec une femme qui a permit la création de cette immense association. Il était important de le souligner car le grand public l'ignore totalement.
Frédéric Tellier nous offre une plongée saisissante dans l'extraordinaire vie de l'Abbé Pierre avec son dernier film, porté par des performances remarquables de Benjamin Lavernhe, Emmanuelle Bercot, et Michel Vuillermoz. "L'Abbé Pierre - Une vie de combats" explore avec finesse et émotion les multiples facettes de cet homme au destin exceptionnel.
Le film retrace le parcours de Henri Grouès, issu d'une famille aisée, qui a embrassé de nombreuses vies en tant que résistant, député, défenseur des sans-abris, révolutionnaire et iconoclaste. Des couloirs de l'Assemblée Nationale aux bidonvilles de la banlieue parisienne, la caméra de Tellier capte l'énergie implacable de l'Abbé Pierre dans son engagement envers les plus vulnérables.
Benjamin Lavernhe incarne magistralement l'Abbé Pierre, apportant une profondeur et une humanité à ce personnage iconique. Emmanuelle Bercot livre une performance puissante dans le rôle d'une femme qui a partagé les combats et les doutes de l'Abbé. Michel Vuillermoz complète ce trio impressionnant avec une interprétation mémorable.
L'aspect intime de la vie de l'Abbé Pierre est dévoilé avec sensibilité, montrant ses fragilités, ses doutes et ses souffrances, jusqu'ici méconnus du grand public. Les moments forts de sa vie, tels que la création d'Emmaüs et son appel de l'hiver 54, sont présentés avec une puissance émotionnelle qui laisse une marque indélébile.
Frédéric Tellier capte le tumulte intérieur de l'Abbé Pierre, un homme qui a douté de son action chaque jour malgré sa renommée internationale. Le scénario, révélant les mille vies et combats de l'Abbé, explore la révolte face à la misère et les défis rencontrés dans la lutte contre les injustices.
"L'Abbé Pierre - Une vie de combats" transcende le genre biographique en offrant une expérience cinématographique riche en émotion et en réflexion. Avec une réalisation remarquable et des performances exceptionnelles, le film rend hommage à cet homme exceptionnel et rappelle au public l'impact durable de l'Abbé Pierre sur l'histoire et la conscience sociale.
J'ai adoré..Je ne comprends pas que la critique s'attaque à ce film...Je l'ai trouvé très bien filmé : de superbes images de paysages filmés comme des peinture de grand maître. Je n'ai pas senti le temps passé. Pour moi, il ne s'agit pas d'une hagiographie..Le film montre les faiblesses de l'abbé Pierre ...Je trouve que cela nous réveille et nous fait honte de notre inaction face à la misère du monde. Il nous manque un autre abbé Pierre. J'ai beaucoup pleuré et j'ai vraiment passé un super moment de cinéma sans temps mort. Je conseille fortement. Benjamin Laverhne et Emmanuelle Bercot sont super convaincaints. Merci
Un bel hommage, mais le choix de passer en revue toutes les étapes de sa vie rend ce biopic interminable. La performance de LAVERNHE est certes remarquable mais l'émotion n'est pas au RDV. Les motivations de cet homme sont survolées : peu de tourments, de doutes, de résignation. Pourquoi cette soif d'humanité? Cette révolte permanente? Quel est ce François GARBIT qui le tourmente et l'anime? Qu'est ce qui anime si profondément cette Lucie (le personnage de BERCOT)? Tout est survolé : Frère capucin, sous-officier, prêtre, député, créateur d'EMMAUS, créateur de Centres fraternels de dépannage, va-t-en guerre politique, apôtre international de l'humanisme, pourfendeur de la cause,... Et je le répète : fin interminable avec séquence onirique un peu ridicule communiquant avec les étoiles!
Contant une fresque de 70 ans, la prestation de Benjamin Lavernhe s'avère toujours juste, crédible et passionnant à suivre. Sa voix donne lieu à des discours et dialogues légendaires. Rarement une voix française au cinéma m'a autant impressionné.
Plusieurs éléments sont mis en avant durant cette fresque et ses qualités indéniables fonctionnent bien au cinéma (le budget de 15M€ a été bien dépensé). La sélection faite par le réalisateur est contestable, car en concentrant l'écrasante majorité des images sur les périodes les plus dures, il crée des biais. Ainsi, L'Abbé Pierre ne semble écouté que lors des phases de dépression de l'économie et on a même tendance à croire que l'abbé se sent plus utile lorsqu'il n'y a rien que lorsqu'il y a (il le dit d'ailleurs dans le film). Mieux maîtrisé, on remarque que c'est sa rage, sa colère et sa virulence qui lui donnent un porte voix, pas son remarquable combat quotidien contre l'exclusion et la misère bien mis en avant par la bande sonore. Derrière ce personnage, on ressent la morale religieuse catholique (le retrait hors du monde, le refus de la recherche des biens de ce monde, sont fortement valorisés) et également, un sens aiguë de la subversion propre aux mouvements d'extrême gauche.
Les limites de ce biopic vient de cette gigantesque fresque chronologique elle-même. Globalement, le réalisateur arrive à lier les évènements mais il lui arrive de se perdre en chemin (au montage par exemple, où Benjamin Lavernhe revient de son accident mais utilise la voix du jeune Abbé Pierre). Particulièrement la dernière demi-heure, où nous sommes perdu en route (pour ne citer que ça : un nouveau personnage, futur directeur, mais qui se retrouve à jouer le rôle d'aide soignant) plutôt que de conclure simplement et de dégraisser un peu.
Déçu alors que je l'attendais avec une impatience croissante. 1ere grosse erreur: le cast! Benjamin Lavernhe n'était surement pas la meilleure option pour jouer le role de l'Abbé Pierre, ce qu'il dégage, ses roles antérieurs et son physique font que ce choix n'était pas judicieux. Le film est extrêmement lent, bourré de redites, la reconstitution est limitée mise à part les scenes, du début du film, en montagne.
Henri Grouès est né dans une famille aisée à Lyon en 1912. Plus connu sous le nom de “l’Abbé Pierre”, ce dernier consacrera sa vie entière aux plus démunis. Un combat de tous les instants qui aura duré pendant près de 60ans.
L'Abbé Pierre - Une vie de combats (2023) est, comme son titre l’indique, un biopic consacré à celui qui aura été pendant de nombreuses années élu la “personnalité préférée des français”. Le film retrace pendant 2h20, la vie aussi passionnante que foisonnante de l’Abbé Pierre, surnommé le « Castor méditatif » lorsqu’il était chez les scouts. Il aura eu une vie pleine et entière, tour à tour, chez les franciscains, diacre, prêtre, puis mobilisé au début de la Seconde Guerre mondiale avant d’intégrer un groupe de résistants et de devenir député de Meurthe-et-Moselle. Entre-temps, avec celle qui deviendra sa secrétaire particulière (Lucie Coutaz) ils fondent le mouvement Emmaüs, une association qui lutte contre la pauvreté et l'exclusion et présente encore aujourd’hui dans une quarantaine de pays à travers le monde.
Ce n’est pas la première fois que le cinéma s’empare des exploits de l’Abbé Pierre, 35ans plus tôt, sortait Hiver 54, l'abbé Pierre (1989) de Denis Amar, avec Lambert Wilson. Mais cette fois-ci, ce biopic s'intéresse à la vie toute entière de l’Abbé Pierre et plus seulement à un moment clé de son combat. Frédéric Tellier (Goliath - 2021) revient point par point sur ses faits d’arme, étape après étape, c’est minutieux et passionnant. Un portrait aussi riche qu'enthousiasmant et dont la performance de Benjamin Lavernhe (Le Discours - 2021) n’y est pas pour rien (sa transformation physique est bouffante, petit à petit, on en oublie l’acteur pour laisser place au mythe).
Le portrait d'un grand homme interprété avec force et conviction par un grand acteur. Mine de rien, l'abbé Pierre c'est tout de même près d'un siècle de combat pour les plus démunis. Le film parvient bien à retranscrire la force du personnage, de ses actes, de ses discours... Le seul problème c'est qu'il semble lui aussi parfois durer près d'un siècle...
C’est le troisième film grand écran sur l’Abbé Pierre (lui-même, son œuvre ou un épisode particulier de sa vie) après « Les chiffonniers d’Emmaüs » (1955), sans doute peu connu du public contemporain et le célèbre « Hiver 54 » (1989), qui valu à Lambert Wilson un César (1990) et qui fait régulièrement les soirées télé. Cette fois-ci le propos est plus large puisqu’il embrasse toute la vie, du moins dès son entrée dans la prêtrise jusqu’à son décès, de l’homme qui devint la personnalité préférée des Français. Probablement très documenté, le scénario aborde quelques situations précédemment non évoquées, en tout cas non vulgarisées. Ces nouveaux aspects rendus publics peuvent troubler ceux qui n’auraient voulu voir qu’un saint homme, parfait en tout du moins au regard des standards de la religion catholique. Qui sait si quelques spectateurs bigots ne crieront pas au scandale ? Autant qu’un focus sur l’Abbé Pierre car c’est son biopic, le scénario sera l’occasion de faire sortir de l’ombre une femme (avec lequel l’homme d’Eglise a partagé sa vie, on va dire « en tout bien, tout honneur ») à savoir Lucie Coutaz qui s’avèrera être sa Muse. Même l’interprète du rôle de l’Abbé Pierre (Benjamin Laverhne) a révélé dans une interview qu’il a donnée qu’il ignorait totalement auparavant cette secrétaire assistante restée en dehors de la mémoire collective, c’est dire ! Comme toujours lorsqu’il s’agit de la vie, des affres et des tourments d’un personnage entré dans l’Histoire et devenu une icône, on ne jugera pas le fond scénaristique. La forme elle peut toujours se discuter, la longueur (2h18mn) et donc une certaine lenteur aussi qui signe le choix de laisser de la place à une évocation quelque peu mystique et parfois allégorique. Peut-être pas le film en entier car redite, mais le premier rôle est bien parti pour un César. Avec à prévoir, une reconnaissance pour le second rôle aussi : Emmanuelle Bercot (Lucie Coutaz).
Un film très complet sur la vie de ce légendaire personnages, de ses débuts pendant la guerre, jusqu 'à sa fin, son combat éternel pour une vie digne, avec quelques réelles images d'archives de l'époque assez intéressantes. un peu long par moments, mais plutôt intéressant !
L'abbé Pierre, ce grand monsieur, a le droit à son biopic réalisé honorablement par le cinéaste Frédéric Tellier ! Film qui n'a pas trop convaincu la presse, je dois avouer que les dix premières minutes avec la voix off faisait peur mais la suite vaut le coup d'œil avec le personnage central qui se bat pendant la deuxième guerre mondiale avec l'armée française et fera une chose à contrecœur qui sera un remord. Il deviendra L'abbé Pierre grâce à une femme d'église qui va le côtoyer toute sa vie. Il deviendra député, créera Emmaus, jusqu'à qu'arrive l'hiver 54 ou il lance un appel à la radio, non préparé par les médias, que des gens meurent de froid en récoltant de l'argent pour des foyers et à manger pour les sans abris. Sa bataille deviendra médiatique par la suite, avec ses tourments et sa santé, avec sa complice des premières heures. J'ai appris beaucoup de choses avec ce long métrage sue la vie de L'abbé Pierre, son caractère et son humanité, c'est passionnant à suivre même si c'est académique dans la mise en scène, c'est honnête. Benjamin Lavernhe campe l'habit impeccablement sans surjoue aux côtés de l'excellente Emmanuelle Bercot et les comédiens secondaires. Conseillé.