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L'Abbé Pierre - Une vie de combats
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Nicolas N.
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4,0
Publiée le 23 février 2024
Un film fort, comme fut la vie de l'Abbé Pierre, joué a merveille vraiment pour Benjamin Lavernhe. Ce film nous remet une claque dans la figure, il est très bien fait, merci à Frederic Tellier pour ce long métrage qui est important dans la vie de tout le monde, et pour qu'on oublie jamais , l'abbé Pierre, mais surtout la pauvreté dans le monde qui est insoutenable.
L’histoire de l’abbé Pierre, du temps où il était soldat jusqu’à sa mort. Le film commence par l’Abbé Pierre en voix off sur des images du personnage sur fond étoilé et aurores boréales. Le ton est donné. Le grand spectacle va être là, même si cela ne correspond pas à la manière d’avoir été de la personnalité préférée des français. La mise en scène est trop tape-à-l’oeil (split screen par exemple sur musique assourdissante) Les scènes s’enchainent, les personnages sont introduits, puis on expose (trop longuement) leur disparition. A la fin même, de l’humour arrive comme un cheveu sur la soupe et on ne sait plus comment prendre le film. Hommage raté, présentation de faits réels ou film à grand spectacle, le réalisateur peine à nous captiver de bout en bout. Toute la partie Restos du coeur est passée sous silence même si certaines images l’illustrent a priori.
Pour faire simple, ce film est important de nos jours pour nous rappeler que le combat d’une vie n’a pas suffit pour que plus personne ne vive dans un logement insalubre ou à la rue.
C’est un film à voir sur une personnalité impressionnante avec des discours prenants. La technique est au service des messages avec des personnages impressionnants et une mise en scène à la hauteur.
Un film remarquable, sur la vie d'un homme d'exception. Là où le film précédent sur l'abbé Pierre (avec L. Wilson) se concentrait sur l'hiver 54, ici c'est un tableau beaucoup plus large qui est proposé. Avec des acteurs qui incarnent d'une façon extraordinaire leur personnage. Courez-y!
J'ai beaucoup apprécié la première partie... avant de m'endormir. Trop politique à mon goût. Mais j'admire les actions de l'abbé Pierre. Si vous aussi, allez le voir ; je ne pense pas que vous serez déçu.
Un biopic, oui mais plutôt objectif, me semble t'il, où on découvre le rôle si important de la cofondatrice, Lucie Coutaz, et la responsabilité des médias et du public qui enferment un homme dans un personnage et le mettent en danger.
L'abbé Pierre est un personnage emblématique de la France de l'après-guerre, il a créé Emmaüs une œuvre de partage, d'aide qui redonne espoir à ceux qui n'en non plus. On comprend mieux ce qui le motive...et l'effet sur des inconnus de donner un peu d'entraide...le plus beau don est celui de l'espoir à ceux qui ont faim, froid ...dans le film l'on comprend que même si ce n'est jamais assez...les vagues de détresse se succèdent aux 20/30 ans ...l'on se doit partager avec autres ce que l'on a de trop car on ne sait jamais lequel de nos actes de charité vas changer la vie d'un inconnu.
Les biopics des grandes figures françaises continuent d’égrener les écrans avec plus ou moins de succès public et/ou critique. L’an dernier, à la même période, on a eu droit à celui très scolaire mais qui se laissait bien regarder sur Simone Veil et qui a connu un grand succès en salles. Après cette femme politique marquante, 2023 sera celui non pas d’une figure de la musique (le domaine le plus répandu dans ce genre cinématographique car il peut compter sur l’apport de chansons populaires et donc d’une bande originale pour rameuter les foules) mais celui d’un homme de foi aux convictions sociales fortes : le mythique Abbé Pierre tel qu’il a été renommé. Et c’est le très talentueux réalisateur d’un trio d’œuvres qui confine au sans-faute qui s’y colle : Frédéric Tellier, à qui l’on doit l’excellent film policier « L’Affaire SK1 », le beau drame « Sauver et périr » et surtout la claque faite film d’investigation « Goliath » et sa charge implacable contre l’industrie agro-alimentaire. Et il s’adjoint les services d’un duo d’acteurs choisis judicieusement avec Benjamin Laverhne dans le rôle-titre accompagné d’Emmanuelle Bercot dans celui de sa fidèle compagne Lucie Coutaz.
Et cette association derrière/devant la caméra constitue l’âme et le cœur de la réussite de « L’Abbé Pierre, une vie de combats ». Tellier est d’abord particulièrement doué pour confectionner de belles images. Loin de se contenter de fournir des simples séquences illustratives et triviales, il soigne ses tout particulièrement ses plans et sa photographie. Pas pour le plaisir de juste faire beau, mais avant tout pour mettre en exergue la beauté des lieux de l’action ou un moment en particulier. D’un plan en contre-plongée dans une église très signifiant à la manière de retranscrire une célèbre interview ou encore aux choix de mise en scène lors de la découverte de sans-abris morts de froid, il se montre très inspiré. Ensuite, Laverhne est un choix de casting pas forcément étonnant mais qui s’avère véritablement malin plus le film avance. Si la ressemblance ne frappe pas aux yeux, il se glisse dans le rôle avec une aisance et un investissement indéniable. Quant à Emmanuelle Bercot, un peu comme Noémie Lvovsky, il semblerait qu’elle prenne désormais davantage plaisir à jouer qu’à réaliser et on ne la contredira pas tant elle excelle dans tous les genres (et quand bien même on aime ses films en tant que cinéaste aussi). On est juste un peu frustré que le génial Michel Vuillermoz n’ait pas un rôle plus consistant. Enfin, ajoutons l’accompagnement sonore très adapté et flattant l’oreille et vous obtiendrez un biopic réussi et parcouru d’un souffle épique et romanesque correspondant bien à la vie de cet homme.
Cependant, tout n’est pas parfait dans cette reconstitution de la vie de l’Abbé Pierre. Une vie qu’il a voué à aider son prochain. Il y a d’abord – et c’est courant dans les biopics classiques – un côté un peu programmatique qui voit les évènements importants s’enchaîner. Et si sa relation avec son assistante et son œuvre sont bien retranscrits, la personnalité de l’homme apparaît parfois un peu sibylline. Mais le plus gênant est cet étrange choix de montrer beaucoup de la période de ses jeunes années (jusqu’en 1960 environ) durant les trois quarts du film pour ensuite enchaîner les grandes lignes sur tout le reste de sa vie, empilant des ellipses parfois vraiment trop importantes. Pourquoi ne pas s’arrêter à sa jeunesse dans ce cas ou couper le film en deux comme c’est la mode en ce moment mais pas toujours pour les bonnes raisons? Cela mis de côté, « L’Abbé Pierre, une vie de combats » est un beau film qui touche en plein cœur et nous rappelle l’œuvre et l’humilité d’un personnage hors du commun.
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Malgré un académisme un peu regrettable, la force de "L'Abbé Pierre - Une Vie de Combats" est de repeindre le plus fidèlement possible près 95 ans d'existence mais surtout d'offrir sur un plateau d'argent deux rôles en or aux meilleurs acteurs français trop souvent mésestimer. D'un côté Benjamin Lavernhe qui troque son costume de valet de "Jeanne du Barry" pour la soutane. L'acteur offre une performance bleuffante à couper le souffle. De l'autre Emmanuelle Bercot dans le rôle de Lucie Coutaz est exceptionelle et trouve certainement l'un de ses plus grands rôles d'actrice. Le film est plutôt manichéen dans son approche mais les acteurs y sont remarquables. Tout deux mériteraient qu'on leurs donne enfin leurs Césars tant mérités.
Ce film est un biopic parfait car il retrace toute la vie d'adulte d'Henri Grouès, alias l'abbé Pierre. Tout y passe: la guerre, le naufrage, la misère de rue, sa complicité avec Lucie, assistante à plein temps, conseillère. Benjamin Lavernhe se transforme au fil du temps jusqu'à ressembler comme un sosie mimétique au Saint homme. Sa personnalité, faite d'indignation, de colères, de fraternité, est bouleversante. Juste un petit oubli: expliquer pourquoi Emmaüs.
J'ai été emporté par l'humanisme de ce grand homme et par sa capacité à se révolter, à se mobiliser au service des plus fragiles. Les acteurs sont remarquables et justes. A voir, à méditer pour mieux agir...
Décevant ! Les sujets de la vie de l'abbé Pierre sont survolés. Le film est long pourtant, mais des explications sont absentes. Heureusement les acteurs sont plutôt bons. Je me faisais un plaisir de découvrir ce film et en ressort très déçu