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Simon Bernard
208 abonnés
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3,5
Publiée le 7 juin 2022
Un film divertissant mais sans plus, qui aime nous perdre au fil des mises en abîme. La confrontation populaire/snob est un peu facile. Penelope Cruz est rayonnante dans son rôle.
Film original qui s'intéresse à la fabrique d'un film de A à Z dans des décors ultra dépouillés : choix des acteurs, répétitions... Il met en lumière les égos, les faux semblants, la relation avec le succès, la célébrité, le côté factice de cette activité artistique. Les dialogues sont pleins d'humour. Le casting est parfait.
Ça se regarde, c est subtil, original, il y a du travail dans le scénario, les dialogues et la réalisation. Les acteurs sont à la hauteur. Même si ce n est pas un film hors norme, il n empêche qu il mérite le détour. A voir incontestablement.
Un super film assez satirique qui dépeint à la fois le côté ridicule de ces acteurs mainstream abrutissant avec leur navets Blockbuster mais aussi les pesteux intellectuel se pensant supérieur à la masse en se forçant à prendre toujours des postures non pas pour le bien commun ou par plaisir personnel mais pour nourrir son ego.
Pénélope Cruz est étincelante dans son rôle et toujours d'une beauté ravageuse
On passe un très bon moment beaucoup de rires dans la salle. Je recommande
Compétition officielle est une introspection cynique d’un cinéma autoproclamé d’élite qui squatte souvent les rangs des festivals. Si le scénario est globalement prévisible, les situations qui le composent sont en revanches surprenantes, drôles et généreusement interprétées par l’excellent trio Banderas, Martinez et Cruz en tête.
J'ai vraiment passé un bon moment avec ce film. Il se moque gentiment du monde du cinéma, avec les acteurs à l'ego surdimensionné et la réalisatrice exubérante aux idées chelou. Penelope Cruz et Antonio Banderas sont absolument géniaux !!!!
Grande déception ! Certains critiques parlaient de rires, on peut juste parler de gloussements. Certes, l’image est belle mais le scénario est mince et s’étale trop longuement : une demi heure de moins eut été salutaire. Les gags sont un peu téléphonés et s’annoncent trop évidemment. Certes, l’égocentrisme du monde du cinéma en prend pour son grade mais la critique est courte et anecdotique. En définitive, et cela résonne avec le final étrange et prétentieux, le film ne paraît pas achevé, comme s’il avait fallu tourné rapidement et sans but réel.
Ennuyeux au possible ! Le propos se veut traiter des coulisses de la production cinématographique, de l’égo des acteurs, d’une certaine mégalomanie parfois des producteurs et financeurs qui pourtant n’ont aucune passion pour le 7ème art. C’est présenté comme une comédie... satyrique. Je n’ai pas trop perçu la comédie. Quant aux cotés caustiques, satyriques, moqueurs... il m’en faut beaucoup plus surtout quand il n’y a pas grand-chose, presque rien ! Le film est de saison, la saison du grand Festival avec sa compétition officielle bien nommée. Avec un clin d’œil certainement sur le registre de l’entre-soi. Sans moi...
« Pour laisser une empreinte dans l’histoire », un homme d’affaires milliardaire de l’hexagone, François Pinault, a décidé de lancer une fondation consacré à l’art contemporain. Plus modestement, mais dans le même but, Humberto Suarez, un octogénaire qui a fait fortune dans l’industrie pharmaceutique, a décidé de faire réaliser un film après avoir abandonné l’idée de faire construire un pont qui porterait son nom. Mais attention, pas n’importe quel film, un film adapté d’un roman écrit par un romancier célèbre et qui se devra d’être exceptionnel, ne serait-ce que par le trio de personnalités réunies pour accoucher de ce projet ! La réalisatrice, pour commencer : Lola Cuevas, célébrée dans les plus grands festivals, engagée à fond dans un cinéma radical, un cinéma sans concession, un cinéma où elle peut donner libre cours à ses obsessions. Et puis les deux comédiens en tête d’affiche, deux comédiens aux parcours totalement différents, au point qu’on peut presque dire que, dans ce métier, ils sont aux antipodes l’un de l’autre : Felix Rivero est le prototype de la star, il est connu et adulé dans le monde entier, les films dans lesquels il joue sont toujours des grands succès commerciaux ; Ivan Torres, lui, est avant tout un grand acteur de théâtre, il est également devenu un professeur recherché et, quand il joue, cet homme très cultivé ne cherche absolument pas à divertir les spectateurs. Qui plus est, Felix et Ivan n’ont vraiment aucune sympathie l’un pour l’autre !
Malgré leurs profondes différences, malgré leur inimitié, un point réunit ces 3 personnalités : chez l’un comme chez l’autre et chez l’une, ils/elle sont persuadé.e.s d’être les/la meilleur.e.s ! On a donc là les ingrédients permettant de donner vie au premier but de "Compétition officielle" : fournir des moments de pure comédie en jouant sur les antagonismes entre Felix et Ivan, sur les invectives qu’ils s’adressent, sur les piques qu’ils ne cessent de se lancer, avec Lola qui, elle, utilise des subterfuges plus ou moins heureux en organisant des répétitions qui, espère-t-elle, permettront de rabibocher les deux « ennemis ». Toutefois, si les 2 réalisateurs et le trio de comédien.ne.s prennent manifestement un grand plaisir à nous emmener sur les chemins du rire, le film caresse simultanément une autre ambition : amener les spectateurs de l’autre côté de l’écran, lui montrer le travail effectué lors des répétitions pour arriver au final à transmettre l’émotion recherchée, chaque professionnel de ce métier ayant sa méthode.
Competencia oficial aimerait composer une satire mordante du microcosme cinématographique, tout en jouant l’hommage au cinéma de Pedro Almodovar avec un même plan d’ouverture et de clausule sur des motifs artistiques rappelant les génériques dudit cinéaste, le prénom Pedro attribué à l’un des personnages, le casting réunissant deux figures de proue de son cinéma, le choix d’un huis clos offrant l’occasion aux protagonistes d’extérioriser leurs névroses. Le souci, c’est qu’à l’absence de propos critique un tant soit peu original correspond une paresse de mise en scène articulant dépouillement et esthétisation à tout-va, à l’image de la villa luxueuse dans laquelle se déroulent les répétitions du tournage.
Le long métrage est froid et désincarné là où il aurait dû oser l’incendie et la brulure, en témoignent les quelques scènes de rapprochement physique, dont une de baisers simulés fort réussie au demeurant. Les acteurs sont réduits à camper des personnages stéréotypés et outrageusement simplifiés : un unique trait de caractère les définit, empêchant les retournements de situation, les surprises, les évolutions intérieures d’advenir. Une certaine autosatisfaction, comme si les réalisateur se regardaient filmer et aimaient cela, ajoute au sentiment d’inertie ressenti devant ce vain objet faussement provocateur et ouvertement vulgaire.
Preuve qu’il ne suffit pas de rassembler de grands comédiens pour obtenir une bonne comédie ; encore faut-il avoir un talent comique, un sens du dialogue et de l’enchaînement des répliques, un sens du rythme très précis qui intervient aussi dans le montage. Du talent, en somme. La réflexion ultime sur le cinéma, interrogeant l’espace-temps au sein duquel se déploie un long métrage, achève de faire de Competencia oficial un ratage quasi intégral.
Deux acteurs aux antipodes se retrouvent engagés pour un film réalisé par une réalisatrice en vogue et financé par un vieux monsieur richissime qui veut laisser une trace. Cette trame fort mince s’étire dans des séquences aussi lourdes que convenues que jamais drôles. Une bonne daube vite à vite oublier.
Les trophées attribués aux acteurs comme à la réalisatrice, qu’il s’agisse de ceux décernés par les « professionnels de la profession » comme les Palmes de Cannes, les Lions de Venise et les Ours de Berlin ou bien de récompenses moins prestigieuses comme les Sucres d'orge des rencontres de Vazy-en-Brouette, sont à un moment jubilatoire du film, passés à la moulinette d’une broyeuse mécanique, comme l’est, à tour de rôle et tout au long du film, l’égo de chacun des deux acteurs.
La suffisance de Felix comme l’arrogance de Yvan ou le caractère névrotique et plein de certitudes de la réalisatrice superbement interprétée par Penelope Cruz au sommet de son art, éclatent dans cette satire féroce du petit monde du cinéma. L’unité d’action et de lieu de la mise en scène se serait magnifiquement adaptée à une comédie théâtrale. Au cinéma, on se sent un peu enfermé dans une réalisation qui manque de rythme et d’espace. Dommage...
Réalisé à quatre mains par deux metteurs en scène argentins, mais interprété par deux acteurs espagnols fameux ( Antonio Banderas et Pénélope Cruz) et un argentin ( oscar Martinez), le film se propose de porter un regard sur le cinéma lui-même, les vedettes, mais est aussi une réflexion sur la création artistique.
L'exercice n'est pas nouveau et a même donné lieu à des chefs-d'œuvre de l'histoire du cinéma ("Sunset boulevard" de Wilder) ou à de très grands films ( " the player" de Robert Altman ," quinze jours ailleurs", " les ensorcelés" de Minelli ) pour ne citer que des titres parmi les plus fameux de l'histoire du septième art.
Si à côté de ces références, " compétition officielle " fait, certes, figure de parent pauvre, il n'en reste pas moins qu'il mérite d'être vu. Cependant, par souci d'honnêteté à l'égard du spectateur éventuel, il me semble que malgré sa distribution fameuse, qui promet un film grand public, il relève beaucoup plus du cinéma d'auteur. Chacun se situera en fonction de la catégorie à laquelle il pense appartenir.
Critique acide du milieu cinématographique (caprices de stars, egos démesurés, personnalités malhonnêtes, hypocrites, faux intellectuels animés d'une prétention sans borné, festivals qui promeuvent des films sans valeur artistique...), que les cinéastes argentins présentent comme une entreprise essentiellement mise au service de la manipulation du spectateur.
Même le producteur néophyte ( un pharmacien milliardaire, qui s'est fait tout seul) est lui-même abusé par ce miroir aux chimères.
On est au cœur d'un univers cynique au sens d'Oscar Wilde :" le cynique est celui qui connaît le prix des choses, sans en connaître sa valeur".
"Compétition officielle " comporte plusieurs moments jubilatoires ( beaucoup moins nombreux toutefois que je ne l'ai lu ) et peu de rupture de rythme.
L'interprétation est formidable ( Pénélope Cruz est à son meilleur niveau et surclasse ses deux partenaires pourtant à la hauteur), la mise en scène et la photo sont vraiment réussies.
Je mettrais juste au debit du film le scénario, sans doute un peu mince et qui manque ( un peu) d'inventivité lorsqu'on le rapporte à la durée de l'ensemble.
Caricature grossière ou regard objectif sur un monde que les acteurs ici présents et les réalisateurs connaissent bien ?
Le spectateur assidu des salles ne sera pas ici en terre inconnue avec "compétition officielle ".et reconnaîtra des parallèles avec ce qu'il a parfois ( communément ?) vu sur un écran.
Il ne faut pas oublier qu'avant d'être un art, le cinéma est une industrie et qu'en terme de manipulation, l'image possède une force de conviction spectaculaire ( on croit plus facilement ce qu'on voit, qui est plutôt ce qu'on nous montre).
Par ailleurs, il faut profiter de l'occasion pour recommander le précédent opus de ces réalisateurs. Intitulé " citoyen d'honneur " vraiment excellent, qui date de 2016 et était, selon moi, plus accompli que ce dernier opus malgré ses qualités évidentes.