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Daeriss W.
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2,5
Publiée le 19 janvier 2021
Encore un documentaire sur la dysphorie de genre. C'est vrai que Sasha semble très à l'aise dans un corps de fille. Le documentaire est dérangeant quelques part. Le père est ectoplasmique, même s'il s'est rangé du coté de son épouse, laquelle phagocyte l'écran. On ne voit qu'elle.. .nul ne s'intéresse au principal sujet de ce documentaire, Sasha lui même, ou elle même. Sait il que même les garçons peuvent jouer à la poupée et se déguisent? Voir font de la danse? IL y a des filles qui jouent au cowboys et aux indiens mais nul ne remet en question la féminité ou la masculinité . Qu'en penses les frères et soeurs dont on n'a vu qu'une ombre? Un documentaire certes intéressant mais beaucoup trop court et surtout vu que d'un angle. Il serait interessant de connaitre le point de vue de Sasha, de l'interroger au moment de la puberté. La mère ayant voulu une fille, ne met elle pas en avant le coté légèrement androgyne de son fils pour satisfaire à son propre désir de manière inconsciente et ne devient elle pas la mère castratrice ?
L’intention fut bien sûr louable de réaliser un documentaire sur la dysphorie de genre. Ce n’est bien entendu pas une chose discutable. Toutefois, j’ai eu surtout le sentiment de suivre un reportage sur une mère et sa fille qui est un peu (beaucoup ?..) la star de la famille. J'ai tellement été sinon révoltée du moins très mal à l’aise par la façon d’être de la mère que ça m’a gâché le reportage. C’est quand même elle qui phagocyte tout, elle qui s’exprime, elle qui pleure, elle qui répond même à la place souvent de la petite Sasha. Le père est effacé (bien que fort heureusement pour l'enfant d’accord avec la démarche et positionnement de son épouse), les autres enfants, que ça soit la très grande soeur ou les deux frères, ne s’expriment jamais.. Il y a aussi dans la vêture une singularité (exagération) dérangeante comme pour mieux accentuer en affichant des papillons, des couleurs toutes acidulées, des paillettes, des chaussures dorées.... que le doute n’est pas permis : c’est une fille et pas un garçon ! Il y aurait de quoi en parler sur des centaines de pages... Bref, c'est un reportage "intéressant" mais qui ne donne pas une image objective à 100 % sur le problème de la dysphorie de genre.
Comme Adolescentes, le film est esthétiquement sublime et délicat et le propos important, intelligent et traité avec une infinie douceur. On aurait seulement aimé une plus grande réflexion sur les codes de genre et la binarité intransigeante de notre société.
mon dieu, je suis même pas à la moitié de ce docu-film (dispo gratos sur la plateforme Arte)) que je pleure déjà. Quelle leçon de vie et ces parents exemplaires, rares ... !
Respect, chapeau bas.
Aider, écouter, comprendre, accompagner plutôt que de vouloir le changer. À voir absolument.
Je suis très mal à l'aise avec ce film. Je trouve le film très auto-centré sur la mère et on n'entend pas Sasha. Elle répond à la place de Sasha, elle lui dit quoi porter (les talons, ou la petite jupette pour aller avec le maillot de bain), comment se comporter. Enfin de compte, la mère a la petite fille (ou la poupée) qu'elle voulait. Le père est très peu présent. La mère a décidé que Sasha était une petite fille (le médecin va dans son sens), elle doit se comporter comme une petite fille, et ne prend pas en compte les sentiments, la maturité de l'enfant, le développement de l'enfant et l'acceptation de l'enfant face à tout cela. Si Sacha est une fille dans un corps de garçon (dysmorphie de genre avérée), cela ne doit pas être aussi facile pour l'enfant à comprendre, à accepter. Et puis je suis mal à l'aise également avec les critiques vers l'éducation nationale et le directeur de l'école. Nous n'avons pas son point de vue ; il est le méchant. La mère a dit que, alors tout le monde doit être d'accord avec elle. Pour moi, il prend le temps de comprendre (loin des caméras), de s'organiser. Il doit gérer une école, d'autres élèves, voir la sécurité de l'enfant...Et je comprends qu'il ne veuille pas le faire devant les caméras. De plus, on voit une fratrie, on ne voit pas les grands-parents, les oncles, les tantes... Si l'on veut rester sur le même sujet, je vous conseille "butterfly" qui traite du même sujet. C'est une série fiction mais qui apporte beaucoup plus de nuances, je trouve. Je pense que pour prendre en charge la dysmorphie de genre, il y a tout un processus.
Très touchant ce documentaire sur le trouble du genre chez un très jeune enfant. Plein de bienveillance et d'amour. Le point très positif de cette situation délicate est que Sacha est née dans une famille ouverte, tolérante et aimante. Bienheureuse cette petite fille qui rencontrera malheureusement bien des difficultés dans sa vie. Superbe.
Un documentaire pressé de montrer son sujet, annoncé à l'avance (la dysphorie de genre chez l'enfant). Pressé de bien faire, au point qu'il écarte toute nuance, tout doute, et nous embarque dans une démonstration lourdingue (gros plans sur les accessoires "de fille", musiques insistantes, scènes répétitves, etc.). Un enfant pleure, c'est émouvant. On débranche la raison et on se laisse embarquer du côté des "gentils". Sans qu'on nous offre l'espace pour un peu de finesse, de retenue, de dissensus. Pourtant, les raisons d'être circonspect ne manquent pas dans cette situation particulière. Si on tend un peu l'oreille, si on ne se satisfait pas de la parole d'une psychiatre pressée et finalement peu délicate (la médicalisation de la question du genre en France est dénoncée par plusieurs instances internationales). On n'est pas obligé d'être une fille pour se déguiser en fée. Quelqu'un l'a dit à l'enfant ? Assez inquiétant de voir comment tout est simplifié et vite orienté vers la question du changement de sexe. À mon sens, ce documentaire sera très vite obsolète : il favorise les grosses étiquettes et se révèle au fond beaucoup plus conservateur qu'il n'y paraît.
Documentaire un peu pauvre en points de vue, assez étriqué, trop centré sur la mère et l'enfant dans une atmosphère de film d'auteur un peu plaquée...J'ai ete déçue.
Sasha, sept ans, est une petite fille née dans un corps de garçon. Ses parents l'ont vite compris. Ils vont se battre pour que la société accepte Sasha et sa différence.
Après avoir consacré en 2013 un documentaire à Bambi, une célèbre meneuse de revue transgenre, Sébastien Lifshitz creuse le sujet de la transidentité en plantant sa caméra près de Reims dans la maison d'une famille aimante dont l'un des quatre enfants souffre de dysphorie de genre.
"Petite fille" est autant sinon plus un documentaire sur Sasha que sur sa mère. On y découvre une femme passionnément attachée à son enfant qui mettra tout en œuvre pour lui donner une vie heureuse. On la sent rongée par le venin de la culpabilité : qu'elle ait durant sa grossesse ardemment désirée une fille a-t-il influencé le développement de Sasha ? Mais la pédopsychiatre qu'elle consulte a tôt fait de la rassurer : si la médecine ignore les causes de la dysphorie de genre, elle a quelque certitude sur ce qui n'en est pas la cause, notamment les désirs, conscients ou inconscients des parents.
"Petite fille" nous montre une cellule familiale profondément aimante et soudée. Karine, la mère, est la plus pugnace dans le combat qu'elle mène contre le directeur de l'école qui refuse que Sasha soit considéré comme une fille, ou contre la directrice du cours du danse qui l'en bannit purement et simplement. Mais son mari, quoique plus mutique, est tout aussi solidaire ainsi que la fratrie de Sasha, à commencer par sa sœur aînée et son grand frère, un petit gars qui comprend sans s'en plaindre que sa mère lui consacre moins de temps qu'à Sasha.
Tant de sollicitude, tant d'amour autour de Sasha attendrirait un cœur de pierre. Mais pour autant, quitte à paraître plus insensible que je ne suis, j'émettrais deux réserves. La première concerne la structure du documentaire qui, une fois présentés Sasha et ses parents, n'a pas grand chose d'autre à dire au risque d'en faire très vite retomber l'intérêt. La seconde est une forme de malaise que j'hésite à articuler tant je crains d'être accusé de transphobie. Il concerne la capacité de Sasha, si jeune, à comprendre les enjeux de sa réattribution de genre et surtout la lucidité de sa mère dont on se demande parfois si l'amour si absolu qu'elle porte à Sasha et la passion qu'elle met dans son combat ne l'aveuglent pas.
Documentaire d'une poésie, d'une douceur et d'une intensité rare. Immersion dans l'amour d'une famille ordinaire avec une fille née garçon "extra-ordinaire". Une mère touchante, qui suit son intuition et se bat pour offrir le meilleur à sa fille. Un père, qui nous révèle en trois mots la définition de l'amour. Des frères et sœur, présents et supportifs. Et enfin, une Sasha, qui crève l'écran par son rire, sa sensibilité et sa.. grande féminité. Le rejet des autres n'est pas filmé, seulement contée par la mère. Attention que son inquiétude bien compréhensible ne rajoute pas à la réalité compliquée. Au delà du sujet, le film pose la question du rôle de l'école, de sa nécessaire réforme pour accueillir la singularité de chaque enfant. Espoir et souffle de liberté en ressortant de ce film. Chapeau bas au réalisateur, Sébastien Lifshitz, les plans, la photographie sont magnifiques. Un beau bijou pour la famille aussi.
Il y a des choses qu'on ne peut pas comprendre. Quand on est blanc, on ne connait pas le racisme ; quand on est un homme, on ne connait pas le sexisme. Eh bien la transsexualité, on ne peut pas la comprendre si on ne le vit pas. C'est un documentaire vraiment magnifique qui nous ouvre les yeux, surtout pour les réticents conservateurs, et qui nous montre une vie impossible. Celle d'une fillette qui doit se battre tous les jours pour être acceptée. Pourquoi ne peut elle pas avoir une enfance comme j'ai pu en avoir une ? Heureuse, sans prise de tête et sans jugement ? Cette petite Sasha est forte dans un combat qui ne devrait pas exister. Ce documentaire est à voir. Il est très touchant, choquant à certains moments tout comme drôle parfois. Un jour peut-être, ce combat n'en sera plus un dans les années à venir.
Film d'une grande sensibilité et poésie! Beaucoup de chemin reste à faire dans notre pays. Malgré la loi, toujours des adultes qui s'exposent pour leur comportement à des signalements pour maltraitance, alors qu'ils sont au service de l'enfance! réseau Facebook Enfants Transgenres Cote d'Azur ETCA
Ce documentaire est d'une humanité bouleversante. Je n'ai jamais écrit de commentaire auparavant sur ce site mais le combat de cette famille le mérite. Je ne suis touchée ni de près ou de loin par la dystrophie de genre et ses conséquences mais j'apprécie d'en avoir pris conscience grâce à Sasha et ceux qui l'entourent. Leur force et leur pudeur sont admirables.
Ce documentaire montre la vie de Sasha, petite fille née dans un corps de garçon, et de sa famille qui mène un combat quotidien pour faire accepter sa différence. Honnêtement, tout est très touchant, on prend le temps de laisser parler Sasha, ses parents et ses frères et sœurs. Il n’y a aucun commentaire ou voix off, tout passe par le récit de Sasha et sa famille, avec les épisodes marquants de leur combat au cours desquels ils ont été suivis par le réalisateur. spoiler: Un moment est particulièrement bouleversant dans ce documentaire : c’est la séance chez la psychiatre spécialisée. La mère ne peut retenir ses larmes de soulagement quand le médecin la rassure sur le fait qu’elle n’a pas mal agi, qu’elle n’est pas responsable de la situation de sa fille (elle désirait par exemple avoir une fille quand elle était enceinte). Lors de cette première séance, Sasha est aussi très touchante, ses yeux se remplissant de larmes sans oser s’épancher en détails sur tout ce qu’elle ressent. C’est terrible de la voir souffrir, si jeune, en essayant de se retenir pour ne pas faire de peine à sa mère.
On partage beaucoup des sentiments de la famille : la mère se sent coupable, on ressent profondément le mal être de la petite Sasha. L’injustice à l’école et la difficulté face au regard des autres sont abordés. La mère se confie sur son impression que l’enfance de Sasha a été volée car elle ne peut pas vivre son enfance comme n’importe quel autre enfant (inviter des copains, choisir son cartable…), elle se questionne aussi sur le futur de Sasha (comment va-t-elle vivre son adolescence, ses premières amours, les moqueries…) mais aussi sur sa présence vis-à-vis de ses autres enfants.
Bref, c’est très beau, très touchant, très vrai tout en restant pudique.
Document très intéressant mais qui toutefois m a interpellé par l attitude de la mère qui répond à la place de l enfant et qui continue à l infantiliser ( biberon en particulier ) comme si l enfant ne voulait pas grandir par rapport à son plus jeune frère dont on fait peu cas jusqu à ne pas l écouter quand il veut s exprimer ... peut être Sasha va dans l exagération pour devenir une sorte de star ... d être number One vis à vis de sa mère ... du coup je me pose la question du vrai ressenti de l'enfant . Les chaussures dorées ne sont pas non plus utiles pour être une fille tout ça me semble exagéré accentué par la mère qui finalement en fait trop .