David O’Russell revient derrière la caméra, pour adapter un complot fasciste américain, s’étant a priori déroulé dans les années 30. Cependant, contrairement à ce qu’évoque le titre, l’intrigue ne se déroule pas à Amsterdam, mais à New York ! On suit trois individus rescapés de la Première Guerre Mondiale, tentant pour deux d’entre eux de prouver leur innocence après avoir été mêlés au complot. Il faut souligner en premier lieu l’hallucinante distribution du film. Il serait vain de dresser une liste exhaustive, mais on sent que le réalisateur s’est fait plaisir. Avec en tête ce trio Margot Robbie / John David Washington / Christian Bale, qui accessoirement s’essaie par moment à parler français ! Bale sort clairement du lot, possédé par son rôle de médecin cassé et drogué. Et puis il y a la très jolie photographie, qui évoque de manière chaleureuse les années 30, appuyée par des travelings et des grands angles. Sauf que c’est le scénario qui blesse. Beaucoup de scènes qui auraient pu (du ?) être coupées. Une histoire finalement assez simple, emballée inutilement dans une galerie de personnages farfelus. Des dialogues qui se veulent décalés, mais qui ont plus l’air perchés qu’autre chose. Et un film qui a du mal à gérer son ton, entre comédie décalée, ou évocation sérieuse de la montée du fascisme, y compris aux USA. Car « Amsterdam » a le mérite de traiter des liens entre la Première Guerre Mondiale et la monté du fascisme, idéologie séduisante pour la bonne société de l’époque. Dommage que cela n’a pas été fait avec un scénario plus adroit.
Entre thriller complotiste et comédie burlesque, un film intéressant mais inégal qui brille par son casting mais pêche par sa narration bavarde et trop alambiquée. 2,75
Un film assez déroutant , car c'est une grosse production Hollywoodienne, film de studio gros budget , et pourtant le film ne se classe pas dans les catégories habituelles . Très délirant , presque style Comics, il fait penser à un film européen où une bande de pieds nickelés se lance dans une enquête pour spoiler: démonter un complot qui se prépare aux USA dans les années 30 . Le film démarre pendant la guerre de 14-18 avec un commando spoiler: de militaires US, mais qui deviendront des gueules cassées. Mais le film est emprunt d'un humour noir, souvent proche du burlesque, avec une sorte de transgression, assez unique. Les acteurs sont tous excellents , l'apparition de De Niro vers la fin est un régal. Le film est un peu long et perd parfois son rythme.
Un casting hallucinant pour ce thriller loufoque et un peu bavard. Christian Bale et Margot Robbie sont parfait, la réalisation de haut niveau, tout comme la direction des acteurs. Les dialogues sont savoureux même si l'on est parfois un peu perdu.
quelle étrange façon de traiter cette histoire de complot pré-nazi sous forme d'une enquête à priori plus anodine! il y a bien une réflexion, un ton volontairement décalé, proposant une certaine originalité. en revanche, le sujet se perd et s'égare par des séquences absurdes, de longs bavardages annexes, demandant au spectateur de s'accrocher dans la durée. toujours autour d'une belle distribution, malheureusement, des défauts récurrents dans le cinéma de D. O' Russel (American Bluff, Joy, Happiness therapy).
La réalité historique de l’entre-deux-guerres se mêle à une virevoltante histoire d’amitié, plus qu’improbable, entre trois personnages pour le moins aventuriers et facétieux. David O. Russell nous offre une fresque étonnante à mi-chemin entre la comédie, le thriller et le drame social. Une curiosité portée par une distribution incroyable, ou le phénoménal Christian Bale trouve encore un rôle à sa juste mesure.
Même si on aperçoit parfois les coutures de ce film un brin désordonné, même si les dialogues sont un peu trop explicatifs et redondants avec les images, on peut assurer que ce film est une vraie réussite dans la pure veine hollywoodienne. Dans des décors superbes, des acteurs tous magnifiques - que l'on me permette de citer seulement le généreux Christian Bale et la charmante Margot Robbie - nous racontent une histoire d'amitié et de lutte du bien contre le mal qu'il recouvre le racisme, le mépris de classe ou le flirt appuyé d'une partie de la haute bourgeoisie américaine avec le fascisme européen. Sur la base de faits véridiques des années 30, le réalisateur a disposé semble-t-il d'un "pognon de dingue" pour rassembler une telle bande d'acteurs (de Niro sous contrôle !) dans une reconstitution de l'entre-deux-guerres fastueuse. On ne s'ennuie jamais du début guerrier à l'épilogue pacifique et logiquement réjouissant...
Je n'ai jamais trouvé le style de David O Russel spécialement séduisant, mais il signe ici son plus mauvais film. C'est d'un ennuie abyssale, le scénario n'a ni queue ni tête et s'englue dans des dialogues inintéressants et pompeux a souhait. La photographie reste intéressante, mais toute la mise en scène ressemble à du sous, Paul Thomas Anderson ou Coen, pas un seul instant le réalisateur n'es parvenu à m'intéresser à son récit et malheureusement le casting 5 étoiles n'y change absolument rien, ce qui est par ailleurs, le seul et unique attrait du film. Vraiment anecdotique.
Malgré la maîtrise de son gros casting haut de vol, de ses décors, et autres belles images, le réalisateur noie son film dans des dialogues multiples bien trop long, faisant de son film un ennui quasi-permanent ...
Un casting impressionnant, des décors et des costumes d'époque très fidèles, une photographie soignée : la promesse d'une réussite visuelle. Mais le réalisateur à tenté de casser les codes du cinéma en donnant un style singulier à son film et soit cela en fait une pépite, soit un flop. Ici tout est axé sur les talents d'orateur des nombreux acteurs avec des discussions emprunts de dérision . Les répliques s'enchainent à rythme effréné. Mais cela dure tout le film et cela à fini par me lasser. Au final, plus le temps passe, plus je m'ennuie. Dommage.
J’ai déjà eu deux expériences malheureuses avec les films de David O’Russel (« Hapiness Therapy » et « American Bluff ») et c’est donc avec une petite appréhension que j’ai mis le pied dans la salle de cinéma pour son nouveau film au titre un peu étrange : « Amsterdam ». Même si la reconstitution du New York des années 30 est assez réussie d’un point de vue visuel, on est quand même un peu désarçonné par la reconstitution sur le fond. C’est la période la plus douloureuse du XXème siècle pour l’Amérique, la crise économique fait des ravages et la discrimination raciale sévit encore violemment (et elle en a encore pour plusieurs décennies). Et pourtant, dans « Amsterdam », pas de misère au coin des rues, et ça ne pose aucun problème de voir un noir entrer dans un palace par la porte principale, s’attabler avec une femme blanche et commander un verre ! Il y a un peu de légèreté je trouve, dans la reconstitution du New York de 1933 de David O’Russel ! Même s’il est plutôt bien filmé, son film est trop long (2h15) et surtout très bavard. Je passe poliment sur le fait que certaines scènes (l’hôpital de guerre en France) flirtent avec le grotesque et que le passage à Amsterdam soit trop long et trop « bizarre ». Quant aux digressions récurrentes sur l’ornithologie, je ne les ai pas comprises du tout ! « Amsterdam » est un film qui, dans sa forme, ne sort pas des sentiers battus. La musique est sympathique mais un peu passe partout, les passages en français (pendant la guerre) sont difficilement compréhensibles même si je salue l’effort de faire parler 3 comédiens dans la langue de Molière pendant une scène assez longue. A cause de quelques longueurs et de dialogues un peu verbeux, le film finit par lasser un peu et j’ai faillé décrocher quand même, un peu avant le passage final du gala de charité. Il y a un casting de fou, c’est vrai, de Margot Robbie (délicieuse) à Christian Bale (pas mal), de John David Washington (j’adore cet acteur, de plus en plus) à Zoé Saldana en passage par Mathias Schoenaerts, Taylor Swift, Mike Myers (méconnaissable), Chris Rock et Michael Shannon, c’est un déferlement de star au programme, avec Robert de Niro au-dessus du reste. Je n’ai rien à reprocher à aucun comédien, sauf peut-être à Rami Malek que je n’ai pas senti hyper à l’aise dans son rôle de milliardaire, comme s’il n’arrivait pas vraiment à cerner son personnage. Beaucoup de ces stars sont réduite à des rôles très courts et bien peu écrits, parfois anecdotiques, et je trouve un peu dommage de s’offrir un Chris Rock ou un Michael Shannon pour leur donner si peu à jouer ! Mais dans l’ensemble, ce casting 4 étoiles fait très bien ce qu’il a à faire, et c’est sans doute l’atout n°1 du film. Le scénario, assez touffu, évoque un fait historique édifiant que je ne connaissais pas. C’est vraiment à mettre au crédit de ce film, je le reconnais, que d’évoquer un fait historique passé totalement au-dessous des radars. Difficile d’en parler sans en dire trop mais la mort très suspecte d’un général très respecté des vétérans de la Grande Guerre cache une bien vilaine conspiration. spoiler: Ce général revenait en bateau d’une visite en Europe, nous sommes en 1933, je n’ai nullement besoin d’en dire davantage… Si je ne m’étais pas assurée après la séance que ce fait historique est bien réel (le Business Plot), je ne sais pas si j’aurais cru à quelque chose d’aussi énorme et j’aurais probablement taillé un costard sur mesure au scénariste d’ « Amsterdam » ! L’enquête de Burt, Harold et Valérie (évidemment accusé d’un meurtre qu’ils n’ont pas commis, c’était inévitable) les amène jusqu’aux portes du pouvoir, avec l’aide (très et curieusement) discrète du MI6 et des services secrets américains. Même si le scénario est assez compliqué on finit toujours par tout comprendre : les coups de théâtres ne nous surprennent pas plus que cela mais ils fonctionnent. spoiler: Le scénario laisse sous-entendre au détour d’une phrase que Mussolini et Hitler n’étaient au fond que des marionnettes entre les mains de puissances économiques plus ou moins occultes, des marionnettes qui auraient fini par s’émanciper de cette tutelle pour le pire, ce qui est historiquement assez discutable mais bon, le complotisme étant un sujet à la mode, on peut accepter cette assertion dans une fiction. Je ne sais pas si je dois recommander « Amsterdam » qui souffre quand même de pas mal de petits défauts. Mais disons que grâce à lui, j’ai appris un fait historique je j’ignorais totalement, alors cette séance de cinéma n’aura pas été inutile.
Super casting, super réalisateur, et histoire intéressante mais pourtant le film est raté. Trop bavard et pas vraiment beau, Amsterdam se perd dans ses dialogues et dans son intrigue pour ne jamais en ressortir.