J'ai vu le film après avoir lu le livre, et j'avoue avoir été un peu déception. Le scénario aurait mérité de plus gros moyens, et impasse a un peu été faite sur les interractions entre patients, le long apprivoisement entre eux. Et les blessures sont de loin plus propres que décrites dans le livre. Chouette film quand même!
C’est une histoire d’hommes et de femmes, pour un sujet inhabituel au cinéma, celui des « gueules cassées ». Le metteur en scène a choisi une voie différente de celle des bruits et de la fureur des champs de bataille pour faire faire fleurir sensibilité et émotion au travers de l’ambiance feutrée d’un hôpital. La mise en scène très travaillée nous projette directement dans le regard du héros sans nous montrer son visage pendant une bonne partie du film. Grâce à des couleurs saturées, la photographie est superbe et sublime les horreurs de la guerre. Un film très fort et plein d’humanité qui prend bien aux tripes. Une très grande réussite.
Beaucoup de défauts... quelques scènes font penser à johnny got his gun, et la comparaison n'est pas à l'avantage de cette chambre des officiers. Eric Caravaca n'est pas convainquant. Sa voix-off en première partie de film est insuportable. L'histoire est sans intéret : c'est une série de scénettes qui pour la plupart sonnent faux. La réalisation est plate. On recherche du sentiment facile et franchement lourd, alterné avec Hélène et les garçon chez les gueules cassées. Des point forts ? Sabine Azema s'en sort bien, et les 2 dernières scènes sauvent l'ensemble du naufrage total.
C'est dommage pour ces pauvres types défigurés au front, surtout si on pense que ceux qui les y ont envoyés étaient tranquillement planqués à l'arrière, mais faire un film de près de deux heures dans une chambre d'hôpital, c'est long, très long et passablement ennuyeux. Si vous voulez voir un vrai film sur la 1ère guerre mondiale, voyez plutôt LES SENTIERS DE LA GLOIRE, de Stanley Kubrick, avec Kirk Douglas, qui lui vaut 4*.
Le jeune officier Adrien est blessé gravement au visage au début de la guerre de quatorze. Il passe toute la durée du conflit à l’hôpital du Val de Grâce. Défiguré, revenu à la vie civile, il doit apprendre à survire. L’essentiel du film se passe donc dans l’hôpital militaire, où Adrien, opéré à plusieurs reprises, passe du désespoir à l’acceptation de son état. Le scénario est assez mince, centré sur les relations entre une infirmière, le médecin-chef, et les compagnons de chambrée d’Adrien, tous également défigurés. Le film se veut réaliste, et l’on épargne peu le spectateur. L’horreur de cette guerre est palpable, la difficulté de survivre pour ces gueules-cassées tangible, le tout étant décrit sans emphase. La force du spectacle est donc de savoir nous faire participer à cette tragédie. Si l’on ne peut critiquer l’atmosphère morbide, inhérente au propos, on peut trouver quelque complaisance dans la manière de s’attarder sur les infirmités. Plus gênant, de nombreuses scènes ont un déroulement prévisible, et certaines sont de quasi-clichés du film de guerre. Mais malgré ces travers, le film de Dupeyron est de ceux qui restent dans la mémoire.
La guerre vu des hopitaux! Oui pourquoi pas! Mais pourquoi ces hopitaux? A cause de l'horreur de la guerre bien sûr, mais où est-elle? Le film ne la présente pas, on pourrait même croire que ces jeunes gens se sont bléssé en marchant dans la rue! On est trop loin de la guerre! Le film reste quand même, hormis ce problème, un trés bon film qui raconte la guerre d'une manière trés peu exploité!
UN très beau film... c'est un peu léger comme commentaire mais vraiment, il nous rappele la fraternité qui peut etre et qui peut naitre dans de pareilles circonstances, pour garder toujours à l'esprit, insinueusement, les ravages tant physique que moraux d'une guerre que ces hommes n'oublierons jamais. un bel hommage !
Au début du film, on reste perplexe sur l'"accident", où comment comprendre qu'un obus arrive de nulle part dans un silence idyllique et un désert bucolique ?! Néanmoins l'atmosphère est d'ores et déjà fataliste. On est particulièrement impressionné par le traitement et le suivi des soins des Gueules Cassées. D'abord par la qualité des maquillages et effets visuels, mais aussi par l'effet psychologique et post-traumatique. Le tout est surtout traité avec délicatesse, c'est bel et bien la grande force du film. Le film est très fidèle au roman à l'exception notable de la fin, mais cette fin reste entièrement cohérente avec un optimisme presque inattendue Un bon et beau film à voir et à conseiller. Site : Selenie
Déjà le livre est déséspérant, mais le film !!! C'est long, ennuyeux, fidèle au livre au mot près durant les 2 premières heures, pour tout d'un coup, durant les 10 dernières minutes, changer le dénouement de font en comble ( tout aussi navrant) pour qu'ENFIN le générique défile et que je puisse m'en aller.
Un sujet rarement traité au cinéma, celui des mutilés de guerre, en loccurrence des « gueules cassées » du 1er conflit mondiale.
La première partie du film est de loin la plus émouvante, rappelant dans ses meilleurs moments, le chef duvre de Dalton Trumbo « Johnny sen va-ten guerre ». La suite nest pas mal non plus, et délivre un message humaniste et plein despoir, mettant en avant le sentiment de fraternité. On regrette juste que Dupeyron nai pas sut choisir sa fin.