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Un visiteur
1,5
Publiée le 1 octobre 2021
L'idée est tellement forte que je m'attendais à un grand film de François Ozon. Malheureusement, de digressions en histoires parallèles, le film s'enlise dans l'anecdotique. J'ai décroché à la moitié du film. François Ozone est passé à côté d'un vrai sujet. Dommage.
Un sujet délicat (choisir le jour de sa fin de vie), un casting solide ( Bravo M. Dusollier) mais une réalisation malheureusement poussive et sans grâce. Du coup, une oeuvre sans émotions. Un comble pour ce type d'histoires ! Ozon ferait bien de réaliser moins de films (1 film chaque année !) et de soigner davantage leur écriture et réalisation.
Après le très médiocre "Eté 85" de 2020 ("romance" uraniste entre ados, plate et racoleuse), voilà donc par François Ozon l'adaptation du livre-document d'Emmanuèle Bernheim, narrant le détail des derniers mois de son père octogénaire très diminué par les suites d'un AVC. On dirait presque une oeuvre de commande - c'est en fait un hommage à celle qui fut la scénariste de 4 de ses films, et qui, à son tour, succomba à la maladie, après avoir, avec Alain Cavalier, un ami de 30 ans et cinéaste singulier, adapté, dans une optique strictement documentariste, son "Tout s'est bien passé", sous le titre "Être vivant, et le savoir" (EB mourant en mai 2017, le film est présenté au Cannes 2019, hors compétition). Il faudrait avoir vu le film de AC, pour apprécier la valeur de celui signé par Ozon - n'ai pas eu cette faculté. Dommage. Tel que (sans "appareil critique" donc), que vaut le dernier Ozon en date (en sélection officielle lors du Cannes 2021) ? Tout comme dans son antépénultième opus (2019), "Grâce à Dieu", il adopte un déroulé par le menu - reprenant la démarche documentaire (et sa "distance"), qui était la ligne de l'auteur et de AC (voir supra). L'aspect "fictionnel" étant assuré par la distribution, dorée sur tranche, de Sophie Marceau en écrivain se faisant (auto)biographe, à Géraldine Pailhas (la soeur d'Emmanuèle, Pascale), en passant par André Dussolier, qui incarne un autre "André", André Bernheim, le pére grand bourgeois (industriel prospère), collectionneur et esthète, qui s'était marié, bien que "gay" (comme on ne disait pas encore), avec une femme sculpteur (Charlotte Rampling, l'ombre d'elle-même), l'ayant toujours su, mais souffrant des gigolos qu'on lui impose (le dernier en date incarné par Grégory Gadebois), brisé par son attaque et spoiler: réclamant, dès que possible, d'être euthanasié (la famille en ayant les moyens, la chose se fera en Suisse, où le "suicide assisté" est légal). Sans oublier les apparitions de Hanna Schygulla (la "facilitatrice" helvète - qui aura le dernier mot : "Tout s'est bien passé"). Sur "Grâce à Dieu", écrivais : "C'est long, très long, fastidieux, et sans point de vue d'auteur - au mieux, c'est du travail journalistique.... Et l'on s'ennuie copieusement !". Voilà qui pourrait resservir ici... La mort fait partie de la vie. Sur la douloureuse question de la fin de vie (peut-on en choisir l'heure et le lieu ?).... on peut nettement préférer la vision de Stéphane Brizé (en 2012), avec "Quelques heures de printemps" (Hélène Vincent - magnifique/Vincent Lindon), et surtout le remarquable "Miele" de Valeria Golino (2013). À cet Ozon-là - nouvelle déception...
Un drame qui n'émeut pas, sans réalisation, doté d'un scénario qui ne fait qu'effleurer son sujet grave et d'actualité. La critique complète sur le-blog-d-elisabeth-g.blogspot.fr
Très mauvais film avec une trame indigente, aucune émotion ne passe, les acteurs sont franchement mauvais en particulier Sophie Marceau (mais avec elle c'est habituel) et Charlotte Rampling qui tantôt parle normalement, tantôt semble incapable de s'exprimer. Le père est égoïste et odieux, on ne comprend pas pourquoi les filles se donnent autant de mal pour lui... Autant voir un documentaire sur le suicide assisté, le film n'apporte strictement rien de plus...
Je ne peux pas croire que ce soit la talentueux realisateur de "Sous le sable" qui ait pondu une mièvrerie comme celle-ci. Traiter un sujet aussi grave d'une maniere aussi superficielle, paresseuse et désinvolte relèverait presque de l'affront. Manque de bol, dans le style "fin de vie" j'avais vu la veille l'immense "The father" de Florian Zeller. Ozon ne joue clairement pas ici dans la même catégorie. Il traite la sujet du suicide assisté a la manière de bienvenue chez les chtis. Je ne peux pas décrire mieux que ça de la manière dont j'ai reçu ce film. Ozon devrait peut-être ralentir la cadence de ses réalisations il va finir par se perdre.
Sujet pas facile ou le traitement de l'histoire est assez quelconque et ou l'on s’attendait a une autre fin. Les acteurs et actrices sont correct mais l'histoire est finalement sans grand intérêt.
Comment peut-on décemment faire un (presque) feel-good movie en évoquant l'euthanasie ?... Le film passe à côté de son sujet pour offrir à Dussolier un numéro de cabotinage déplacé.
Plus très jeune le thème du film m'intéresse particulièrement dans la mesure où j'espère ne pas être obligée de partir en Suisse pour mourir dignement et sereinement, sans être reliée à une machine avec des fils partout et ne plus reconnaître les proches qui seraient autour de moi (aussi bien pour eux que pour moi-même). Le film est émouvant et très bien interprété et il y a des moments très éprouvants aussi bien pour le père que pour ses filles. Je pense qu'E. Bernheim aurait été intéressée par le scénario et la réalisation. Sujet délicat, s'il en est, qui mérite réflexion et peut-être acceptation en France, ce que j'espère...
J'ai adoré ce film... c'est tendre, c'est dur, c'est triste... bref c'est sur la fin de vie d'un papa de 85 ans qui a subi un AVC et franchement on n'en sort pas indemne... on a tous peur d'en arriver là avec nos parents et ce film relate bien les angoisses & les tracas que cela suscite ! En plus Marceau & Pailhas jouent bien mais bon sang que dire d'André Dussolier ! Sa prestation est incroyable ! Jouer un homme amoindri comme ça ca n'est pas donné à tout le monde et il fait ça avec brio ! Une vraie prestation de génie ! Bravo Mr Dussolier !
Comme tous les ans, François Ozon revient avec un film. Cette fois, il invite avec lui Sophie Marceau, trop rare sur les écrans, qui interprète l'amie écrivaine du cinéaste lui-même, Emmanuelle Berheim qui a retranscrit dans un ouvrage, le chemin de son père vers l'euthanasie après avoir subi un AVC. Les premières séquences font peur. On craint le pire avec ce père handicapé, défiguré par une hémiplégie et une paralysie de la mâchoire. Les troubles cognitifs fusent de toutes parts, jusqu'à ce que ce soit au tour de Sophie Marceau et de son acolyte, Géraldine Pailhas, de prendre le leadership. Alors, on est happé par un récit tour à tour mélodramatique, drôle et tragique.
Il y a pourtant quelque chose qui ne fonctionne pas. Naturellement, François Ozon ne peut s'empêcher d'introduire dans le récit ses propres obsessions de la mort et de l'homosexualité. Là où il aurait eu de l'intérêt à dépouiller son récit, il en rajoute dans le parisianisme qui fait la force et la faiblesse de toute son œuvre. Mais on oublie vite les tics de la mise en scène. Les comédiennes irradient l'écran, dans des gestes de désarroi et de drôlerie à la fois. Elles emportent le spectateur aux confins d'une réflexion éthique forte, celle de savoir si on a le droit de décider de sa propre finitude.
Ai vu "Tout s'est bien passé" de François Ozon. Que j'aimerais aimer François Ozon, mais à chaque fois c'est pareil j'en attends beaucoup (beaucoup trop ???) et je suis déçu. Le metteur en scène qui pour moi très inégal, qui peut passer du pire "Eté 85" au meilleur "Grâce à Dieu" est ici avec ce nouvel opus saisonnier pile entre les deux. Tout d'abord un sujet très intéressant (le droit à la fin de vie volontaire) mais pas vraiment traité, le film manque d'universalité en abordant uniquement ce cas particulier de personnes relativement privilégiées et d'un monsieur de 85 ans qui donne l'impression de vouloir mourir après avoir fait un AVC, comme un dernier caprice après avoir été insupportable avec ses filles toute sa vie durant. Le scénario est redondant et enchaine les scènes aussi répétitives que des journées à l'hôpital. Ozon a voulu prendre de la distance avec son sujet pour ne pas tomber dans le larmoyant, je pense qu'il a eu raison, mais qu'il a pris trop de recul et finalement le spectateur n'a jamais d'émotion devant ce personnage si peu sympathique et l'on se moque très vite de son avenir... d'autant plus que tout est dit dans le titre. On ne peut que remarquer la performance d'André Dussolier méconnaissable dans ce rôle à "César", mais l'interprétation frise parfois le cabotinage. La mise en scène est de qualité française, le casting un peu trop people (Charlotte Rampling, Judith Magre, Grégori Gadebois, Daniel Mesguich... tous pour deux scènes avec des personnages pas toujours suffisamment écrits). Il faut absolument dire à Ozon qu'il arrête de faire des flash-back dont le spectateur a presque honte... Il ne suffit pas de mettre une perruque à André Dussolier pour qu'il paraisse avoir 35 ans... Alors il reste l'intervention magique d'Hannah Schygulla absolument renversante et l'irradiante Sophie Marceau. Ce film est une véritable déclaration d'amour du metteur en scène à son actrice. Marceau est de tous les plans, la caméra l'aime et l'actrice est sublime. Marceau est la vie, l'énergie, la lumière... et ce film bancal lui doit énormément. Sophie Marceau trouve là un rôle à sa mesure ce qui n'avait pas été le cas depuis le très beau "Firelight" en 1997. On ne s'intéresse pas vraiment à l'histoire d'André vieux monsieur gâté, et tyrannique, mais de voir Marceau sur un grand écran dans un vrai rôle intense m'a ravi.
Je ne trouve pas André Dussolier, qui incarne un autre "André", André Bernheim, convaincant. Bourgeois et esthète, il me semble pas tres diminué, et il ne faut pas qu'il soit trop diminué pour jouer dans le film bien sur. Je travaille dans le milieu médicale, et et je n'ai vu une situation comme présentée dans le film. Trop romantique et Hollywood pour moi, loin de la réalité.