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Math719
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3,0
Publiée le 23 septembre 2021
Je trouve que Sophie Marceau fait trop de manières et manque de sincérité dans ce dernier François Ozon, je n’ai pas été convaincu. C'est des fois limite assez comique On est pas habitué à ce genre de film chez Ozon. Ce qui est dommage c’est qu’on ne voit pas à aucun moment la vie réelle du personnage principal, incarné par Sophie Marceau. J’ai trouvé certaines relations pas assez développé.. On passe toutefois un bon moment, je n’ai pas été complètement touché par le film, un peu déçu je reste sur ma faim… Au final on est loin d’un « jeune et joli » ou de « été 85 ».
Quelle belle distribution! Sous la houlette de François Ozon,. Tellement bien filmé les dialogues sont superbes le choix des mots jamais ça sombre dans le cliché.... Quel bonheur de retrouver Sophie Marceau merci je conseille vivement
Un sujet fort et encore tabou, porté avec beaucoup d'implication par des comédiens à l'unisson. François Ozon confirme de film en film son grand talent, avec une réalisation pudique et intelligente, souvent au plus près de ses acteurs, Dussolier (magistral) et Marceau (magnifique) en tête. On est émus aux larmes, mais on rit aussi, aussi paradoxalement que dans la vraie vie. Ce casting qui paraissait risqué est en fait un coup de génie. Le génie des acteurs qui disparaissent totalement derrière leur rôle. Et celui du réalisateur qui leur laisse le juste espace pour l'incarner pleinement.
J'avais un peu peur et quelques aprioris part chance André Dussolier est parfait Géraldine Pailhas également et Sophie Marceau moins mauvaise que d'habitude ce qui n'est pas peu dire
Film très émouvant sans patos quelques scènes assez dures on se pose pas mal de questions que ferai-je ou pas ,bref très bon film même si le sujet ne prête pas à rire
Afin d’être clair dès le départ: ce film n’est pas un choix pour passer un bon moment de détente au cinéma après une pénible journée: le thème du suicide assisté par les enfants est abordé de la manière la plus grave et la plus brutale qu’un réalisateur aurait pu imaginer, les instants de souplesses, de ‘légèreté’, se limitant ni plus ni moins aux images que l’on peut apercevoir dans la bande annonce. Du près de ses deux heures, le film est plombant, dur, froid, et le personnage de Dussolier fait tout pour surenchérir le poids de la situation générale. Glacial, poignant, l’humour et la légèreté se font rares; les personnages, excellemment bien interprétés, sont autant émouvants que le père est insupportable. Nominé au festival de Cannes, on est en plein dans le film d’auteur, pour un public averti. Pour du français… on peut dire que c’est singulier.
Expérience intéressante, pour public averti. Pour son sujet encore tabou en France, excellemment bien instruit, le film mérite d’être vu.
Le grand père n’éprouve rien pour sa petite fille, et réciproquement: Une explication, même d’une seule phrase, de l’origine de cette absence totale de rapport entre les deux, aurait méritée d’être donnée.
Plus très jeune le thème du film m'intéresse particulièrement dans la mesure où j'espère ne pas être obligée de partir en Suisse pour mourir dignement et sereinement, sans être reliée à une machine avec des fils partout et ne plus reconnaître les proches qui seraient autour de moi (aussi bien pour eux que pour moi-même). Le film est émouvant et très bien interprété et il y a des moments très éprouvants aussi bien pour le père que pour ses filles. Je pense qu'E. Bernheim aurait été intéressée par le scénario et la réalisation. Sujet délicat, s'il en est, qui mérite réflexion et peut-être acceptation en France, ce que j'espère...
Emmanuèle, romancière épanouie dans sa vie privée et professionnelle, se précipite à l’hôpital, son père André vient de faire un AVC. Fantasque, aimant passionnément la vie mais diminué, il demande à sa fille de l’aider à en finir.
C’est une réalisation de François Ozon dont les deux derniers films Grâce à Dieu (2019) et Eté 85 (2020) avaient été salués par la critique. Pour ce nouveau drame, le Français va adapter le livre éponyme d’Emmanuèle Bernheim, publié en 2013 et dans lequel elle raconte comment elle a aidé son père à mourir. Tout s’est bien passé est présenté en compétition au Festival de Cannes 2021.
J’avais bien aimé les précédentes réalisations de François Ozon. Je suis donc vraiment déçu de cette nouvelle que j’ai trouvé pas terrible.
Je n’ai pas du tout accroché avec de nombreux parti pris durant ce film. Déjà, il faut commencer par la façon dont l’histoire est construite. Tout va être vu du point de vue de la fille Emmanuèle. Seulement le hic, c’est que son personnage est à peine exploré. On reste trop dans la surface de ses actions. C’est une pure observation de ses réactions par rapport à la maladie de son père. Il manque la partie recule émotionnelle construite grâce justement à une exploration en profondeur. J’ai trouvé cela dommage que ça soit éludé. Comme la partie du père ne l’ai pas plus, c’est embêtant.
En effet, le côté émotionnel pour ma part était totalement absent. Au début à la limite, mais ça dégénère rapidement. En plus de ne pas être attaché aux personnages, va se rajouter une vision négative d’eux. Le père est présenté comme un homme ayant maltraité psychologiquement sa fille, et cette dernière est d’un égoïsme très limite avec sa sœur pourtant bienveillante. Les deux protagonistes principaux sont donc agaçants. Difficile à partir de cela d’avoir une connexion et d’être touché par ce qui se passe.
Pourtant, avec les deux acteurs de renom proposé, c’était du pain béni. Sophie Marceau et André Dussollier sont fantastique dans leur performance en tant que tel. Ce n’est réellement pas de leur faute si ça ne décolle pas. J’ai été particulièrement impressionné par André Dussollier. Jouer un homme ayant eu un AVC, ça ne doit pas être de tout repos. Le casting secondaire avec notamment Géraldine Pailhas, Grégory Gadebois et Eric Caravaca a beaucoup de potentiel.
Les thématiques abordées sont de base percutante mais elles ne vont pas être bien traité. En effet, on fait du sur place pour à peu près tout. Le fait de voir un proche souffrir ne va nulle part car on ne voit pas les conséquences sur leur vie. On ira même jusqu’à tomber parfois dans le misérabilisme malsain avec des séquences assez inutiles à part se délecter de la souffrance d’autrui. Quant au suicide assisté, ce débat est réglé avec une facilité déconcertante.
dur, brut, poignant, émouvant et terriblement juste. je vais quasiment tout voir de François ozon,sans toujours adhérer. tout s'est bien passé est sans aucun doute son film que je préfère. il ne va pas dans la facilité et touche en plein cœur.le casting est sublime et Marceau/pailhas/dussolier/Rampling ne méritent que des louanges. trop triste de savoir que l auteur du livre et l'héroïne du film soit décédée sans avoir pu voir ce que François ozon a réussi à faire de sa tragédie familiale.
Ozon s’attaque au scandale de l’absence de loi pour mourir dans la dignité en France, pays qui pourtant se qualifie de « pays des droits de l’Homme ». Dans un pays où les bigots, qui croient qu’un dieu existe comme les enfants croient au Père Noël, imposent des supplices à leurs frères et sœurs humains, la détresse et la souffrance imposent à des malades et à leur famille de rocambolesques anomalies administratives. Ozon raconte, de façon claire et du coup un peu dénuée d’émotions, les papiers, les rendez-vous chez le notaire, les risques de prison encourus, l’obligation de voyager en Suisse, les coûts financiers, la fatigue physique et morale pour obtenir l’un des droits les plus fondamentaux de l’être humain. Puisse ce film faire changer un peu les choses dans notre monde politique sclérosé par les dévots tartuffes.
Après le très médiocre "Eté 85" de 2020 ("romance" uraniste entre ados, plate et racoleuse), voilà donc par François Ozon l'adaptation du livre-document d'Emmanuèle Bernheim, narrant le détail des derniers mois de son père octogénaire très diminué par les suites d'un AVC. On dirait presque une oeuvre de commande - c'est en fait un hommage à celle qui fut la scénariste de 4 de ses films, et qui, à son tour, succomba à la maladie, après avoir, avec Alain Cavalier, un ami de 30 ans et cinéaste singulier, adapté, dans une optique strictement documentariste, son "Tout s'est bien passé", sous le titre "Être vivant, et le savoir" (EB mourant en mai 2017, le film est présenté au Cannes 2019, hors compétition). Il faudrait avoir vu le film de AC, pour apprécier la valeur de celui signé par Ozon - n'ai pas eu cette faculté. Dommage. Tel que (sans "appareil critique" donc), que vaut le dernier Ozon en date (en sélection officielle lors du Cannes 2021) ? Tout comme dans son antépénultième opus (2019), "Grâce à Dieu", il adopte un déroulé par le menu - reprenant la démarche documentaire (et sa "distance"), qui était la ligne de l'auteur et de AC (voir supra). L'aspect "fictionnel" étant assuré par la distribution, dorée sur tranche, de Sophie Marceau en écrivain se faisant (auto)biographe, à Géraldine Pailhas (la soeur d'Emmanuèle, Pascale), en passant par André Dussolier, qui incarne un autre "André", André Bernheim, le pére grand bourgeois (industriel prospère), collectionneur et esthète, qui s'était marié, bien que "gay" (comme on ne disait pas encore), avec une femme sculpteur (Charlotte Rampling, l'ombre d'elle-même), l'ayant toujours su, mais souffrant des gigolos qu'on lui impose (le dernier en date incarné par Grégory Gadebois), brisé par son attaque et spoiler: réclamant, dès que possible, d'être euthanasié (la famille en ayant les moyens, la chose se fera en Suisse, où le "suicide assisté" est légal). Sans oublier les apparitions de Hanna Schygulla (la "facilitatrice" helvète - qui aura le dernier mot : "Tout s'est bien passé"). Sur "Grâce à Dieu", écrivais : "C'est long, très long, fastidieux, et sans point de vue d'auteur - au mieux, c'est du travail journalistique.... Et l'on s'ennuie copieusement !". Voilà qui pourrait resservir ici... La mort fait partie de la vie. Sur la douloureuse question de la fin de vie (peut-on en choisir l'heure et le lieu ?).... on peut nettement préférer la vision de Stéphane Brizé (en 2012), avec "Quelques heures de printemps" (Hélène Vincent - magnifique/Vincent Lindon), et surtout le remarquable "Miele" de Valeria Golino (2013). À cet Ozon-là - nouvelle déception...