Adapté du livre d’Emmanuèle Bernheim, un drame intimiste sensible mais assez languissant et manquant d’empathie, qui évoque le sujet tabou de l’euthanasie et le droit à mourir dans la dignité, malgré l’interprétation remarquable d’André Dussolier et celle lumineuse de Sophie Marceau. 2,25
Tout S'est Bien Passé est un film de François Ozon sorti en 2021 et traitant du sujet difficile de la fin de vie. Le réalisateur s'en sort très bien, livrant un film émouvant et montrant les différents questionnements qui peuvent se poser dans une telle situation. Les acteurs sont formidables, le duo de sœurs Sophie Marceau / Géraldine Pailhas est très complémentaire, mais la mention vient à André Dussollier qui est tout simplement extraordinaire dans le rôle de cet homme frappé par un AVC et qui souhaite "en finir". La vraie force du film est qu'il ne donne pas de réponse définitive et ne se prononce pas pour l'un ou l'autre des camps sur la question. Ce film difficile est très réussi.
Suite à un AVC un père paraplégique demande à sa fille de l'aider à mourir. OZON ose tout, même le film dramatique un peu casse-gueule. Mais là pas de pathos même de l'humour parfois et Dussollier bluffe et impressionne en homme dur et fracturé. OZON est décidément un des meilleurs de sa génération.
Avec un sujet aussi délicat que le choix de la fin de vie, François Ozon signe en 2021 un film très sensible. Il est aidé en cela par la prestation remarquable d’André Dussollier ainsi que celle remplie de justesse de Sophie Marceau. Sans tomber dans le tragique ni utiliser de grosses ficelles larmoyantes, le récit évoque le difficile accompagnement d’une fille dont le père malade a décidé de se faire euthanasier. A l’aide de petites touches d’humour noir, le réalisateur parvient à dédramatiser le parcours de cet ultime voyage en lui donnant un aspect humain très émouvant. Bref, une œuvre traitée avec pudeur et dignité.
Une gentille comédie dramatique qui traite d'un sujet sensible et politique. Le droit à l'euthanasie. Pas simple d'aborder une telle problématique, pourtant ici le thème est traité avec légèreté et une dose d'humour. Accompagné d'un joli casting, on regrette malgré tout que le film tourne un peu en rond et traine en longueur.
Très mauvais film avec une trame indigente, aucune émotion ne passe, les acteurs sont franchement mauvais en particulier Sophie Marceau (mais avec elle c'est habituel) et Charlotte Rampling qui tantôt parle normalement, tantôt semble incapable de s'exprimer. Le père est égoïste et odieux, on ne comprend pas pourquoi les filles se donnent autant de mal pour lui... Autant voir un documentaire sur le suicide assisté, le film n'apporte strictement rien de plus...
J'ai adoré, pas de patos, bien tourné, bien filmé la performance d'André Dussolier est exemplaire. Sophie Marceau et Géraldine Pailhas pleine de justesse aussi
Film de Francois Ozon tout a fait remarquable, il traite d'un sujet tellement tabou encore en 2022, André Dussollier est extra-ordinaire en jouant se père odieux et tendre en meme temps, fragile et fort. Sophie Marceau a le rôle que personne ne voudrait avoir dans la vie. Ce film est un excellent film, j'espère qu'il réveillera des consciences politiques. un excellent 4/5 pour ma part
Ce Drame, délicatement mis en scène par François Ozon, nous propose de nombreuses scènes très fortes. Ce film lourd au sujet douloureux nous montre, sans aucun tabou,spoiler: les affres d'une famille accompagnant un homme malade décidant de ne plus s'accrocher à la vie.
La réalisation nous offre un très brillant casting avec un excellent André Dussollier parfois méconnaissable, dans un rôle très délicat. Sophie Marceau (Emma) se révèle , comme toujours magnifique avec une grande interprétation. Les rôles annexes sont aussi parfaitement assurés, par Charlotte Rampling la mère d' Emma, Géraldine Pailhas sa sœur, Grégory Gadebois et Eric Caravaca les époux et frère...
Durant sa très riche et prolifique filmographie amorcée il y a maintenant près de vingt-cinq ans avec « Regarde la mer » puis « Sitcom », François Ozon a abordé beaucoup de genres, a connu des gros succès ainsi que quelques bides commerciaux et il s’est sans conteste fait un nom dans le paysage cinématographique français. Après deux excellents long-métrages au sommet de son œuvre, « Tout s’est bien passé » se révèle comme un Ozon mineur, imparfait et pas aussi réussi qu’il aurait dû l’être avec un tel sujet. Après avoir magistralement traité de la pédophilie au sein de l’Église avec « Grâce à Dieu » et avoir titillé notre fibre nostalgique avec le sublime « Été 85 » (l’un de ses plus beaux films), il déçoit donc un peu avec ce drame sur la maladie et l’euthanasie. Sur le même sujet, le magnifique « Quelques heures de printemps » était bien plus fort, émouvant et tout simplement réussi.
D’emblée, il y a quelque chose qui nous dérange ou qui nous laisse circonspect : l’interprétation d’André Dussollier, bizarre et indéfinissable, dans la peau de ce père victime d’un AVC qui le met en fauteuil roulant et lui paralyse une partie du visage. Certes, le brillant acteur s’est investi comme toujours, cela se ressent. Mais de le voir débiter ses répliques de la sorte avec le visage si abîmé, on hésite entre maestria et ridicule et confirme que ce qui passe à l’écrit ne fonctionnera pas forcément à l’écran. On finit par s’habituer mais au début c’est dérangeant et peut-être qu’Ozon aurait dû s’affranchir du roman et de cette histoire vraie au niveau des séquelles physiques de manière à pouvoir jauger comme il se doit le travail de l’acteur. Ensuite, les seconds rôles sont, au choix, inutiles ou pas assez approfondis pour la majorité. Entre un amant ridicule ou des acteurs qui ne font que passer (Charlotte Rampling, Jacques Nolot, ...), on dirait que François Ozon a utilisé une partie de son carnet d’adresses pour donner un casting prestigieux mais superflu à « Tout s’est bien passé ». Ou alors qu’en adaptant le roman, il n’a pas su couper dans le lard ou donner plus de poids à ses personnages secondaires. Il aurait dû se concentrer sur le père et ses filles, cœur du récit, ces dernières étant parfaitement incarnées par Géraldine Pailhas et Sophie Marceau, tout en justesse et sobriété.
Le long-métrage déçoit également sur le pan de l’émotion. Ozon fait le choix d’éviter les séquences à haute teneur lacrymale et de sombrer dans le pathos. Très bien, mais l’effet inverse se produit et « Tout s’est bien passé » manque cruellement d’affects hormis la scène des adieux. Pour un film sur un sujet si grave et lourd, cela relève presque de l’exploit mais pas dans le bon sens, car le film n’est pas non plus joyeux et ne choisit pas de prendre ce thème sous l’aspect comique ou feel-good. De plus, on finit par trouver le temps long et l’ensemble un peu lent avant d’arriver à la conclusion attendue. Enfin, des choix narratifs discutables, certainement hérités du roman, tels que des flashbacks ratés ou des digressions inutiles qui alourdissent le propos et le détourne de son sujet principal (comme la sexualité du père, voire même les rapports avec ses filles, mal cernés). Des défauts comme une mise en scène peu inspirée qui finissent de rendre cette œuvre brinquebalante et pas vraiment satisfaisante. Allez François, ça arrive et c’est pour mieux se retrouver la prochaine fois.
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Voilà un beau film d' Ozon, sans atteindre toutefois le niveau des deux précédents, l'excellence de l'analyse des dégats psychologiques de Grace à Dieu et l'énergie d'Eté 85. Pas de surprise à attendre du scénario, ni happy end final - quoique...justement-, mais un bon casting permet d'illustrer avec finesse et délicatesse un sujet qui divise et sur lequel on ne se positionne pas en voyant un long métrage. Mais oser aborder un tel sujet éthique tombe à point, et nous renvoie à la poignante Ballade de Narayama. Bravo à Dusollier et S. Marceau. Certains d'entre nous revivront des épisodes familiaux intimes et douloureusement vécus. DVD mars 22
un film bouleversant traitant un sujet difficile et tabou en France. sur le choix de décider de mourir dignement. le duo Dussollier et Marceau est superbe. Souhaitons que ce sujet fera échos auprès des autorités concernées.
Réalisation minimaliste centrée sur le moribond DUSSOLIER et ses 2 filles résignées Géraldine et Sophie.. Ils choisissent ensemble la date de sa mort. Mais l'invraisemblance est manifeste : il va de mieux en mieux et pourtant il veut toujours en finir. Le film suggère qu'il a eu une vie sulfureuse, et que -dixit Sophie- ce fut un mauvais père. Difficile après ces révélations de s'émouvoir réellement. Le suicide assisté est autorisé en Suisse. Mais en France il est punissable de 5 ans max. S'ensuit un rocambolesque voyage, un instant interrompu par un ambulancier musulman. Drame parsemé de méandres scénaristiques déconcertants!
Je ne peux pas croire que ce soit la talentueux realisateur de "Sous le sable" qui ait pondu une mièvrerie comme celle-ci. Traiter un sujet aussi grave d'une maniere aussi superficielle, paresseuse et désinvolte relèverait presque de l'affront. Manque de bol, dans le style "fin de vie" j'avais vu la veille l'immense "The father" de Florian Zeller. Ozon ne joue clairement pas ici dans la même catégorie. Il traite la sujet du suicide assisté a la manière de bienvenue chez les chtis. Je ne peux pas décrire mieux que ça de la manière dont j'ai reçu ce film. Ozon devrait peut-être ralentir la cadence de ses réalisations il va finir par se perdre.