Un casse de banque est transmuté en une déambulation philosophique au hasard des rencontres, des malentendus, des éclaboussures, des grands espaces argentins, de la beauté. L'art ici s'accommode du chaos, du sens et de la beauté sans que jamais rien ne se fixe, offrant une méditation peut-être.
Ça commence tout en nervosité jazzy, façon Ascenseur pour l'échafaud - avec de l'argent volé par un employé de banque qui brûle les doigts. Puis le rire surgit au coeur de la tension, sans crier gare - comme chez Moll ou Nicloux. Suivi par l'indolence badine d'amours symétriques - toutes rohmeriennes. Et ça finit en ode à la liberté dans des paysages de western argentin. Sans que pendant 3 heures l'ennui pointe jamais. Allez plaquer une recette sur un objet comme celui là : ChatGPT a encore du taf... Étonnant.
Amusant et dépaysant. Très chouette quand on est dans la banque , la ville, lassant et longuet dans les scènes bucoliques. Intrique et aventure qui questionne nos choix de vie. 4 personnages symboliques et paraboliques, les rôles secondaires formidables et drôlerie de la vie à la banque, à la ville.
Ça commence plutôt très bien avec la première partie. Malheureusement la seconde partie est beaucoup, beaucoup trop longue et surtout lente et repetitive.
Ce film est très ennuyeux, voire déprimant. Il contient probablement des idées philosophiques intéressantes, mais sur le plan du cinéma lui-même le film est molasson, décousu, pas convaincant et peu inspiré sur le plan cinématographique. Les personnages sont bien joués mais invraisemblables. Le scénario ne sait pas choisir entre le policier et la bluette rasoire. Il aurait été bon de réduire la durée de moitié au moins. Un film décadent et triste, qui se termine en queue de poisson, bien à l'image du film lui-même, ne sachant trouvant son thème et son rythme par défaut d'inspiration. De belles images de la campagne argentine toutefois.
Los delincuentes détourne le film de braquage pour en faire une méditation sur le travail et le temps. Une proposition singulière et ambitieuse, qui m’a davantage intrigué qu’emporté.
Avant de l’aborder, il est utile de le replacer dans le parcours de Rodrigo Moreno, figure du cinéma indépendant argentin attentive aux trajectoires ordinaires et aux bifurcations narratives. Le film part d’un geste criminel pour glisser vers une réflexion sur le travail, la liberté et la valeur du temps. Sa durée conséquente et son rythme étiré privilégient la digression et la contemplation plutôt que l’efficacité d’un thriller. Mieux vaut ne pas en attendre les codes du genre.
Le récit interroge le travail salarié comme forme d’aliénation intériorisée. Le vol devient moins une quête d’argent qu’une tentative de récupérer son temps. En mettant en balance années de prison et années de bureau, le film questionne la normalité d’un système productif rarement remis en cause. Le crime agit ici comme révélateur d’une lassitude diffuse face à la répétition.
Los delincuentes explore également la possibilité d’une bifurcation existentielle. À partir d’un acte simple, les trajectoires se déplacent vers des espaces plus ouverts, presque en marge du monde professionnel. La liberté recherchée prend la forme d’une dérive assumée, où l’absence d’enjeu dramatique devient un principe narratif.
De mon côté, je reste mitigé. J’en apprécie l’audace et la manière de transformer un postulat minimal en fresque ample et imprévisible. Les paysages argentins offrent une respiration bienvenue, et la gestion du temps, pleinement assumée, témoigne d’une cohérence certaine. L’idée d’étirer l’expérience temporelle pour questionner le cadre productif est stimulante sur le plan intellectuel.
Mais cette liberté me tient aussi à distance. À force de ralentir et de refuser toute tension classique, le film bascule parfois dans l’ennui. Les moments d’adhésion alternent avec des passages plus laborieux, et la seconde partie, très étirée, finit par émousser l’engagement. L’absence d’enjeu dramatique est un choix cohérent, mais il rend l’expérience exigeante, parfois aride.
Los delincuentes demeure ainsi une œuvre audacieuse et cohérente, plus intéressante par son geste que réellement captivante dans sa durée. Une proposition singulière, ambitieuse, qui force le respect sans totalement convaincre.
Tellement long et hermétique. Je ne suis pas rentré dans ce délire au ralenti. 3h de film où chaque plan est étiré c'est pénible surtout quand ça ne mène nul part ou pas très loin. Certaines critiques parlent de finesse. Je n'ai plutôt ressenti que lourdeurs. Pourquoi faire simple ?...
J'avoue que j'ai suivi les excellentes critiques presse . Pas vu le même film et c'est dommage car le début est intéressant et l'intrigue tient la route. D'abord j'ai eu un doute quand je vois les deux principaux personnages déguster chacun leur pinte de bière qui ne se vide pas !!! Ya til quelqu'un sur le plateau ? Quand on filme un gus qui va planquer son sac de fric en haut de la coline, doit on filmer toute la montée ?! L'ensemble du film est creuxxx
Un peu longuet.... Une première partie originale, des messages clairs sur notre mode de vie, l'absurdité de nos journées...mais la deuxième partie très longue, ennuyeuse avec une fin sans fin. Bref, pas du tout d'accord avec les critiques dithyrambiques qui encense ce film.
Un film qui aurait pu s'appeler 'L'art de la fugue'. Car de délinquants pas la moindre trace ici. Juste 2 hommes que la routine d'un travail uniquement accompli pour se payer 2 semaines de vacances et un nouveau smartphone a fini par dégoûter. D'où ce désir d'une vie simple où, comme le cinéaste, on pourrait prendre enfin le temps.
Un film avec une histoire intéressante, un bon scénario, de belles images, cela dit le film est quand même assez long. Les films longs ne me dérangent pas mais le rythme étant lent, on sent les 3h passer et en même temps c’est plutôt raccord avec ce qu’il se passe dans le film.
Beaucoup trop long et on était habitué à plus d inventivité dans le cinéma sud-américain . Tout ça pour dire qu' il vaut mieux se baigner , pique-niquer, vivre dans la nature plutôt que de travailler en ville ...
Alors, quand un scenario tient à peine pour faire un court-metrage et qu'au final le film fait 3 heures, il faut se poser des questions. Donc passons sur les 2h30 de vide où ça filme des cailloux ou des brins d'herbe, l'histoire en elle-même n'a ni queue ni tête. spoiler: Pourquoi n'y a-t-il pas de procès ? Pourquoi tout le monde s'en fout d'où est passé l'argent ? Quel intérêt d'avoir 6 personnages avec des anagrammes de Ramon ? La brune devient quoi ?
Et le pire dans tout ça, c'est qu'il n'y a même pas de fin. Des personnes ont été incarcérées pour biens moins que ce qu'a commis ce réalisateur.