Ce film est présenté à Cannes Première au Festival de Cannes 2025.
Il s’agit d’une adaptation du roman éponyme d’Olivier Guez, qui a reçu le Prix Renaudot pour cet ouvrage en 2017.
La Disparition de Josef Mengele est le deuxième roman français qu’adapte le cinéaste russe Kirill Sebrennikov après Limonov d’Emmanuel Carrère, porté sur grand écran en 2024 sous le titre éponyme Limonov.
Le film a été tourné en Uruguay et en Lettonie.
Même si Kirill Sebrennikov a écrit seul le scénario du film, il l’a tout de même fait relire à Olivier Guez afin que ce dernier valide le projet. Ce qu’il a fait tout en apportant quelques modifications au récit. De son côté, le réalisateur s’est énormément documenté en lisant de nombreuses archives sur Josef Mengele, Auschwitz ainsi que la vie des nazis après la guerre.
Le dernier tiers du film est particulier dans le sens où il place le spectateur dans la tête de Josef Mengele, interprété par August Diehl. Par ce procédé, le réalisateur voulait ressentir sa part "d’humanité", ce qui ne le distingue pas des autres. Il s’est notamment beaucoup aidé du roman Les Bienveillantes de Jonathan Littell (Prix Goncourt en 2006), qui s’intéressait aux mémoires d’un personnage fictif, Maximilien Aue, qui avait participé aux massacres de masse nazis en tant qu’officier SS.
Kirill Sebrennikov a tenu à faire figurer des images d’Aushwitz en flash-back dans le film car il était inconcevable pour lui de ne pas montrer ce que Josef Mengele y faisait. Au cours de l’étape de la préproduction, il s’est notamment rendu sur place avec l’équipe et a également visité de ghetto de Cracovie. Deux visites qui ont été nécessaires pour imaginer son film.
Le réalisateur a souhaité réaliser La Disparition de Josef Mengele en réaction à une forme du négationnisme dont il a été témoin. En effet, Kirill Sebrennikov a rencontré des personnes hautement qualifiées, des intellectuels, qui remettaient en question l’existence de la Shoah. Un constat édifiant qui l’a amené à approfondir ce sujet avec son nouveau film.