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Chris58640
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3,0
Publiée le 27 mars 2022
Barratier semble définitivement abonné aux films d’époque et aux films sur l’enfance en culotes courtes. Si on regarde l’ensemble de sa filmographie, on constate qu’il a une prédilection pour une certaine idée de la France éternelle, celle des blouses grises. Je ne veux pas croire qu’il y ait chez ce réalisateur la nostalgie d’une France fantasmée qu’il n’a jamais connu mais son cinéma parle quand même un peu pour lui. Sa réalisation n’est pas déplaisante, son film est bien calibré, il ne manque pas d’humour, il y a une jolie photographie et un vrai souci de reconstitution. Les décors en particuliers sont très soignés (Marseille vue du funiculaire) et il filme les collines comme elles doivent l’être, c’est à dire écrasées de soleil. Il y a quand même deux trois choses énervantes dans « Le Temps des secrets », c’est d’abord le nombre incalculable de plans aériens style « office du tourisme ». C’est pratique et c’est joli pour faire des transitions mais là, Barratier nous en colle un par minute ou presque, à croire qu’il devait en caser le plus possible pour avoir les subventions de la région ! Et puis la musique est carrément envahissante. La bande originale de Philippe Rondi n’est pas désagréable (bien que la comparaison inévitable avec Vladimir Cosma lui soit préjudiciable), mais elle est de toutes les scènes. Au bout d’un moment, couper la musique nous aurait fait du bien, on aurait pu entendre un peu les cigales ! Trop de musique passe-partout, trop de plans aériens passe partout, c’est le symptôme d’une réalisation très scolaire et sans magie, qui dessert un peu ce troisième volet. Coté casting, on a Guillaume de Tonquedec, Mélanie Doutey, François -Xavier Demaison ou encore Anne Charrier. Tous font parfaitement le job même si j’avoue avoir eu un peu plus de mal avec Mélanie Doutey que je trouve mal à l’aise dans le rôle d’Augustine. Je me demande s’il n’aurait pas été judicieux d’échanger les deux rôles féminins, Anne Charrier me semblant correspondre mieux à une Augustine Pagnol fragile comme de la porcelaine et en proie à la maladie. Côté enfant, même si on ne peut rien reprocher à Léo Campion et à sa petite bouille et à ses yeux écarquillés, c’est plutôt Baptiste Négrel qui emporte le morceau dans le rôle de Lili, plus naturel, plus à l’aise. Je ne peux pas dire si l’adaptation de Barratier est fidèle à Pagnol, il faudrait que je relise l’œuvre originale. Mais dans cet opus là, clairement, la magie de l’enfance s’efface devant des problématiques plus adultes : Marcel délaisse son ami pour une fille en apparence fortunée et bien élevée, très jolie spoiler: mais qui cache bien des secrets . Comme de bien entendu il se laisse impressionner par le luxe, la beauté, la culture de cette gamine qui le fait tourner en bourrique. Il touche du bout du doigt une certaine idée de la lutte des classes, une idée qui lui fera dire des bêtises à son père et à Lili, spoiler: mais qui deviendra encore plus concrète quand il sera boursier au lycée. Les parents de Marcel ont aussi leurs secrets : Joseph trébuche de son piédestal spoiler: lorsqu’il se met à faire du gringue à la boulangère , Augustine spoiler: cache sa maladie et ses engagements politiques de suffragette . spoiler: Je résume : lutte des classes, féminisme, harcèlement scolaire, pas de doute « Le Temps des Secrets » se veut un film moderne. Est-ce réussi ? Oui et non, le film se suit sans déplaisir mais ne laissera pas dans le cœur du spectateur une trace indélébile, la faute sans doute à une réalisation trop formatée, un scénario qui ronronne au bout d’un moment : à force de vouloir embrasser tous ses thèmes, il se disperse un petit peu.
La suite du « Château de ma mère » et adaptation du 3ème livre de l'enfance de Marcel Pagnol est une totale réussite. Le casting, les dialogues, la mise en scène... tout est réussi. Sans oublié les décors magnifiques (que je connais pour y avoir randonné) qui rendent très bien à l'écran. On se retrouve replonger à l'ancienne époque qui est très bien transcrie à l'écran. Il y a pas mal d'humour dans ce film. Le réalisateur nous montre combien il est fan de Marcel Pagnol et de ses œuvres. J'ai été captivité par ce film du début à la fin.
Mignon ! Cette évocation de la jeunesse de Marcel Pagnol dans les collines d’Aubagne, pendant ses vacances, est savoureuse, avec un jeune acteur naturel (moins pour la jeune fille qu’il rencontre). C’est sans doute académique, mais au moins l’oeuvre de cet immense auteur n’est pas dénaturée. Agréable.
Du Marcel Pagnol dans son jus, dans la droite lignée des films d'Yves Robert ou de Claude Berri. On est sous le charme des paysages de l'arrière-pays de Marseille, du haut de ces collines magnifiques surplombant la Méditerranée. En cet été 1905, les rapports humains paraissent bien plus simples que cent vingt ans plus tard. Les enfants peuvent passer leurs journées à crapahuter dans la nature sans que ça n'inquiète personne. On a vraiment l'impression d'avoir perdu quelque chose de cette innocence. Peut-être le résultat des changements sociaux profonds de ce début de XXe siècle : la séparation de l'Église et de l'État et les prémisses du féminisme. À ce sujet on voit d'ailleurs dans le film le journal La fronde et les thèmes de la condition de la femme sont évoqués. Plus avant dans l'Histoire, Isabelle mentionne le sofa qui appartenait à Pauline Bonaparte, sœur de l'Empereur, comme chacun sait, référence bien agréable à mes oreilles. Quant à Lagneau invité à aller au coin pour avoir posé une question pertinente perçue comme impertinente, cela me rappelle de bons souvenirs. Au final, Le Temps Des Secrets fait office de bulle de calme dans le tumulte de notre époque.
Bien un cran au-dessous des films des années 90, ce nouvel opus n'apporte pas grand-chose hormis beaucoup de nostalgie et de mélancolie. C'est donc un très beau film à partager en famille. Un casting trop parisien pour une histoire qui représente la Provence. Je suis donc d'un avis partagé... malgré que j'ai passé un très bon moment. ----Septembre 2023----
Christophe Barratier signe un très joli film, tout à fait dans l'esprit de Pagnol. On reste dans l'ambiance des autres films tirés des oeuvres de Pagnol ("la gloire de mon père" ou "le chateau de ma mère") avec de très belles images de la Provence et de ses collines. Les acteurs sont très bons avec une mention spéciale au tout jeune comédien qui interprète le jeune Marcel. On suit donc les péripéties vécues par ce jeune garçon venu passer les vacances dans une maison en pleine colline provençale. C'est le temps de l'amitié, des premiers émois amoureux et des secrets. Un film qui sent bon le soleil, les cigales et l'accent du sud.
A l’heure où le cinéma en salle devient ringard, cette chronique de la fin de l’enfance était tout à fait bienvenue pour un moment partagé avec ma petite fille dans une salle presque déserte. De ne plus être accessible aux réserves de Télérama m’a permis de me laisser traverser d’émotions, sans vergogne. 1905 : date de la séparation de l’église et de l’état jouée par le père instituteur exemplaire affronté gentiment à l’oncle Jules, alors que je ne me souvenais pas que tante Rose et Augustine allaient aux réunions de suffragettes en catimini. Un premier amour est toujours aussi émouvant, même si le regard moqueur des adultes n’excuse ni leur amnésie, ni leur lourdeur. J’espère que ma petite ira au texte dont le titre bien choisi traite des mystères qui malmènent une amitié, bousculent un petit frère, ouvrent les yeux sur les non dits des adultes. La lumière de la Provence pousse à l’universel, quand une famille rayonne tant depuis la terrasse d’un cabanon. Elle permet de pardonner plus facilement les faiblesses, et adoucit les distances entre classe sociales. La nostalgie n’est pas forcément une régression, elle peut donner de l’épaisseur à nos jours et traverser les siècles.
Je suis attachées aux excellents films sur l'oeuvre de MP qui sont sortis dans les années 90 (et que j'ai vu lnombre de fois) et pour moi celui-là est le deuxième volet qui était magnifique par ailleurs... donc j'ai pas trop compris l'intérêt. Franchement il n'apporte rien j'ai pas retrouvé ma Provence j'ai pas retrouvé l'esprit bref très déçue. Je mets 2 pour les paysages Et sinon l'accent est très mauvais.
Cette adaptation des souvenirs de jeunesse de Marcel Pagnol bien que gorgée de soleil et respirant les bons sentiments s’enlise dans un classicisme formel semblant figé dans une nostalgie passé jusque dans son interprétation excessive tandis que le récit sans grand relief apparait très anecdotique. Un film bucolique idéal en période estivale.
Les premiers émois d'un futur grand écrivain, bon élève de la ville durant ses vacances à la campagne. Très émouvant. Excellente mise en scène des petits secrets des adultes et des grands des enfants.
Un voyage dans la provence de Pagnol se soir avec le dernier volet de la trilogie . . Il s'intègre bien dans la ligné de Yves Robert avec des clins d'oeil, des points communs et des différences. D'abord les points communs avec le jeu de comédiens des acteurs et une mise en valeur de la provence. Les défaut du dytique concernant l'accent excessif fait du bien. J'ai aimé cette façon de filmé entre plan serré large ou travelling qui le rend dynamique . On rit, on est touché par les personnages mais j'ai passé un bon moment
Une comédie emplie de douceur et de sensibilité, joliment mise en scène par Christophe Barratier. Il nous offre les magnifiques décors naturels des collines d'Aubagne où le jeune Marcel Pagnol passe ses vacances. L'adaptation de ses mémoires nous livre les souvenirs d'enfance de l'écrivain, son premier amour, ses jeux d'enfants et ses parties de chasse avec son ami Lili sous le soleil de Provence. Outre la charmante participation du couple Montmajour formé par Olivia Côte et Michel Vuillermoz le casting du film nous propose un autre très beau duo avec Mélanie Doutey et Guillaume de Tonquédec interprétant les parents du jeune Marcel.
Christophe Barratier reste dans la continuité des deux précédents opus réalisés par Yves robert. Simplicité, émotion, nostalgie et universalité des sentiments. Puisse ce film donner envie de découvrir ou de relire ce génial écrivain au talent incomparable. Assis sous la "prodigieuse lampe tempête" , vous laisserez un moment le livre vous tomber des mains pour écouter le bourdonnement des insectes qui s'obstinent à vivre et mourir en cherchant à s'approcher de la lumière.
Ce film est moins réussi que le diptyque d'Yves Robert, surtout si on voit le film juste après lu le livre, il y a trop d'inventions qui ne présentent aucun intérêt et qui sont même des contre-sens par rapport à ce que raconte Marcel Pagnol dans ses écrits. Et la scène de la bagarre avec Pégomas, très importante dans le livre, est totalement bâclée en plus de faire preuve de wokisme (l'insulte pedzouille remplacée par rat et le mot miteux qui a carrément disapru). Néanmoins en faisait fi de tout ça, ça reste un bon film familial à regarder avec toute la famille.
Ce film de C. Barratier relate le troisième et dernier tome de la trilogie des romans M. Pagnol qu'il a écrit sur son enfance. Le film est beau de part ses images, ses couleurs et donne envie d'aller à Marseille et en Provence. Par contre, le film reste un peu gnangnan et peu rythmé malgré une scène "à la Indiana Jones" qui m'a semblé un peu "too much".