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François A.
30 abonnés
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4,5
Publiée le 6 avril 2022
Magnifique film qui apporte une grande bouffée d'oxygène et de fraicheur dans notre monde actuel. C'est un film que Marcel Pagnol aurait pu réaliser, on y est, tout est juste et les personnages sont empreints de tendresse et d'une certaine insouciance qui nous ravit. Le jeune Léo Campion incarne avec justesse et finesse Marcel Pagnol enfant.
‘Le château de ma mère’, le film d’Yves Robert de 1990, en avait repris quelques éléments mais cette nouvelle adaptation de Christophe Barratier, si elle prend quelques libertés avec l’écrit, colle du plus près qu’elle peut au troisième tome des ‘Souvenirs d’enfance’ de Marcel Pagnol. De la part du réalisateur des ‘Choristes’ et de la ‘Nouvelle guerre des boutons’, on sait très bien à quoi s’attendre. ‘Le temps des secrets’ est une adaptation scolaire et respectueuse, ce qui ne signifie pas pour autant qu’il est un mauvais film. C’est une Provence de carte postale qu’il recrée, avec sa lavande, ses cigales et sa garrigue, dans une France où l’ordre républicain régnait en maître.. Barratier ne cherche même pas à imposer son propre style : une grosse partie des scènes sont toujours tournées dans la Bastide-neuve et les nouveaux acteurs font tout ce qu’ils peuvent pour ressembler à leurs prédécesseurs. Le résultat n’a donc d’autre volonté que d’illustrer ce qu’avait écrit Pagnol autrefois. Quitte à faire preuve d’aussi peu de personnalité, ils auraient pu conserver la voix off et les lignes du texte original qui contribuaient à rendre attachants les films d’Yves Robert. Sans leur être vraiment inférieurs, le fait qu’il leur ressemble tant à plus de trente ans d’intervalle fait de ce ‘Temps des secrets’ une oeuvre patrimoniale un brin poussiéreuse…mais si c’est une adaptation fidèle de Pagnol que vous souhaitez regarder, vous pouvez y aller sans craintes.
Une très belle mise en image de l'enfance de Marcel Pagnol. Parfaitement dans la ligné de "La gloire de mon père" et du "Château de ma mère", deux films qui ont bercé mon enfance. Seul petit regret personnel, mais j'ai trouvé que l'oncle Jules de Vincent Demaison n'avait pas la même présence que celui de Didier Pain, peut-être est-ce aussi une façon de montrer qu'en grandissant Marcel était moins impressionné par son oncle. Quoiqu'il en soit un très joli voyage plein de nostalgie.
Après un retour raté en 2016 avec son Outsider : Christophe Barratier renoue avec le cinéma de ses débuts et le presque genre du ‘‘film familial’’ avec cette adaptation du Temps des Secrets. Première adaptation cinéma des souvenirs d’enfance du grand Marcel, qu’il a toujours voulu mettre en scène mais pris par le temps. Si, le film n’a pas la force des deux téléfilms sortie en 2007 : cette adaptation cinématographique reste tout de même un bien bel hommage plein de douceurs, idéal pour l’été. Que ce soit dans la couleurs des images, sa mise en scène, le scénario ou dans le choix des acteurs : on sent toute l’admiration que porte Barratier à son modèle. Même si parfois cela reste très académique et ça manque non pas de panache, mais d’audace. Les acteurs sont tous excellents, en particulier Léo Campier qui campe notre jeune héros et qui est impressionnant de naturelle. Ou encore Mélanie Doutey – qui est celle qui tire véritablement son épingle du jeu. Sa prestation rends un joli hommage au personnage historique, d’autant plus de créer tout de suite de l’attachement. Seul bémol, c’est Guillaume de Tonquedec qui cabotine et n’arrive pas a égaler PEF largement meilleurs dans les téléfilms de 2007. Il manque de charisme et frôle parfois la caricature. C’est un peu dommage. Il y a aussi une magnifique composition signée par l’excellent Phillippe Rombi.
Même si cette relecture du Temps des Secrets n’a pas la force des adaptations de Claude Berri ou de celle de Daniel Auteuil, ni complètement l’audace de celle d’Yves Cobert : elle n’en reste pas moins excellente. C’est un très bon divertissement familial qui plaira à tous. Les fans de Pagnol pourraient se prendre au jeu, et les plus jeunes auront forcément envie de découvrir. Bref une fable sur l’enfance ensoleillé mais qui manque un peu de chant de cigales, si l’on veut résumer de manière poétique. Désormais, l'on rêve que Barratier conclut son périple pagnolesque avec "Le Temps des Amours" histoire de finir le quator des souvenirs d'enfance de Pagnol, initié par Yves Roberts dans les années 80.
J'ai bien aimé on y retrouve une bonne musique, un décor magnifique de bons acteurs, l'histoire est sympathique Je ne comprends pas pourquoi avoir repris cette histoire avec la jeune fille identique au château de ma mère ??
Un peu déçu par ce film. Bien sûr, il y a l'esprit de Pagnol qui hante ces paysages de Provence. François-Xavier Demaison et Mélanie Doutey remplacent bien Didier Pain et Nathalie Roussel, mais malheureusement le reste de la distribution n'est pas à la hauteur des magnifiques films d'Yves Robert, notamment le rôle de Marcel. De plus, le scénario a du mal a remplir tout le film (il n'avait d'ailleurs pas fait l'objet d'un film entier chez Yves Robert). Dommage.
Un bijou. Merci au réalisateur d'avoir respecté l'auteur, aux acteurs d'avoir été si justes et émouvants. J'avais adoré les deux premiers volets et cette "suite" (qui n'en est pas une) a été réalisée de main d'orfèvre, en délicatesse et justesse. Un énorme bol d'air et d'émotion dans cette période sombre. Merci !!!
Film très superficiel avec des acteurs parisiens qui jouent aux provençaux… Et ça ne prend pas… Des scènes irréalistes comme celle du gamin qui apostrophe son père à propos de la boulangère devant toute la famille…Impensable en 1905 !! Les enfants , dont Léo Campion sont la bonne surprise de ce film qui ne collectionne pas les bons points. Le cinéma d’aujourd’hui a beaucoup de mal à retranscrire le monde de Pagnol.. C’est vrai que quand on visite Aubagne aujourd’hui, c’est très décevant.
C'est du Pagnol, c'est simple et très beau. Des paysages marseillais à couper le souffle, des acteurs ( dont les enfants) formidables avec une musique diapason. À voir en famille !
Quel bonheur de retrouver les personnages de la Gloire de mon père et du Château de ma mère, près de vingt ans plus tard, mais toujours avec la même fraîcheur et le respect du texte de Pagnol ! Beaucoup d'émotion et d'attachement. Peut-être quelques passages un peu cliché mais même ceux-là sont un plaisir à voir. Magnifiques images des collines, ce film est à mon avis à voir sur grand écran pour en profiter.
Quand le film se colle aux scènes, notamment du Château de ma mère, narration oblige, il semble soutenir difficilement la comparaison. Les collines sont les mêmes, l’image est magistrale, la musique sublime, mais ce qui s’y joue n’a pas la même force dramaturgique. Les scènes des deux précédents sont presque suffisamment toutes des moments d’anthologie dont Yves Robert avait le secret, pour ne pas pouvoir être bonifiées. Comme pourrait dire le poète imposteur Loïs de Montmajour, père d’Isabelle l’amour brulant de vacances de Marcel, dans une prose toute avinée à propos de cette comparaison : il en a l’odeur, il en la couleur, mais il n’en a pas le goût, c’est le pastiche du pastis…
En revanche, quand Le temps des secrets nous parle d’autre chose et qu’il s’émancipe, il devient en effet nettement plus captivant. Avec une petite poésie qui opère et notamment dans ce qui est montré du rapport de Marcel aux adultes en général et à ses parents en particulier.
Au final, ceux qui n’auront pas vu les deux premiers, sortis il y a plus de 30 ans (déjà…) pourront aimer Le temps des secrets avec passion. Les autres, peut-être moins, ou « un peu… mais guère », comme l’écrivait Pagnol, jouant sur les euphémismes. Excès de nostalgie, constat implacable tout Pagnolesque de l’inexorable temps qui passe, ou véritablement, un film tout simplement moins anthologique, chacun-e- se fera bien sûr son opinion. Le point n’est par ailleurs peut-être pas final, car la trilogie de Pagnol est en fait une tétralogie, avec en dernier chapitre Le temps des amours, ultime tome des souvenirs d’enfance inachevé et publié à titre posthume. Sa mise à l’écran viendrait clôturer les délicieuses aventures drôlement humaines de Marcel. Entre temps, profitons et prenons tout ce qu’il faut prendre, car comme disait l’écrivain d’Aubagne : « Telle est la vie des hommes. Quelques joies, très vite effacées par d’inoubliables chagrins. Il n’est pas nécessaire de le dire aux enfants… »
Evidemment ce n'est pas un chef d'oeuvre mais cela mérite une note maximale car c'est du bon ciné, honnête et qui a du mérite. Car contrairement à ce que prétendent les figures triste qui n'y voient que déjà vu et classicisme, ce film est une vraie adaptation. Les deux premiers tomes de la trilogie traitaient de l'enfance, de l'amour filiale, de l'émerveillement et des premiers chagrins. Dans ce troisième opus, Marcel se construit, apprend à dire non, protéger son univers, observe les secrets de sa mère, de son père bien aimé, découvre toujours plus la réalité des classes sociales. C'est simple comme Pagnol et indispensable par sa dramaturgie. Comme toujours chez les méridionaux (dont je suis) la joie est forte, et la peine jamais loin, et Marcel se confronte à cette réalité qui n'est plus toute lisse, déjà un peu cabossée par les mensonges. Mais reste l'essentiel des moments partagés, gratuits, des efforts consentis. Fernandel se réveillait en pleurant à la lecture du manuscrit et déclarait "c'est magnifique et dire qu'il y a pas un mot de vrai là dedans...". Le réalisateur nous emmène, une promenade ensoleillée, il pond de bons dialogues, fin connaisseur du verbe méridional. Contrairement aux deux premiers volets, pas de voix off, ce qui rend l'exercice difficile quand on sait comme le livre est avant tout plein de réflexion et de romanesque. Et bien li réussit à donner vie à ses personnages par de bonnes scènes. Ok le début est un peu emprunté mais très vite tous les personnages trouvent leur musique et démontrent une générosité naturelle.
Ce film vous replonge immédiatement dans la suite directe des deux précédents Pagnol. La digne suite avec tous les bons ingrédients de la recette. On retrouve la maison de vacance de la gloire de mon père et du château de ma mère et cela fait du bien de revoir cet endroit magique. La famille PAGNOL est convaincante. Le Paysage et la luminosité nous transportent au cœur d'un été en Provence. La musique complète le tableau. On passe un bon moment. La partie Lycée est assez touchante. Barratier fait le job en reprenant tous les bon codes. Un bon moment lumineux d'évasion assuré en ces ternes périodes.