Linda Lipnack Kuehl est retrouvée mort le 16 février 1978 au pied d’un immeuble de Washington alors qu’elle travaillait sur une biographie de Billie Holiday depuis plusieurs années. Dépoussiérant les 200 heures d’interviews effectuées par la journaliste, le documentariste James Erskine dresse un portrait sans concession de l’une des plus grandes chanteuses de jazz du monde. Très intéressant et parfaitement illustré.
Un doc intéressant, original mais un peu confus dans sa mise en parallèle avec l’histoire personnelle de la journaliste, qui revient sur la vie chaotique de la chanteuse, à travers une documentation assez riche.
Magnifique! La chanteuse est une actrice profonde, les décors, la photographie somptueuse! Aucun temps d'ennui, film émouvant qui dégage une grande force, à voir je recommande
Documentaire riche en images d'archives sur la grande Billie Holyday ayanty le mérite de ne pas édulcorer le personnage. Riche de nombreux témoignages datant des années 70 et faisant intervenir d'illustres ou de moins illustres personnes l'ayant cotoyée, le film fait un parrzalèle troublant entre l'artidte et la journaliste qui enquêtait sur elle. Par moment, on n'est pas loin d'un vibrant réquisitoire sur l'Amerique raciste digne de l'excellent '"I'm not your negro", le documentaire évoqie l'enfance difficile de l'artiste, ses galères lors des concerts dans le sud segregationniste, ses relations masochistes avec les hommes, ses addictions. Passionnant et terriblement émoiuvant chaque fois que l'on voit l'artiste interpréter son répertoire, à déchirer notre coeur.
N'étant pas du tout un spécialiste de jazz ni de Billie Holiday, j'adore néanmoins son timbre de voix si particulier. Le documentaire nous plonge dans sa vie et dans une époque que je ne connaissais pas avec brio.
Hormis son nom et son statut légendaire pour les amateurs de musique, je ne connaissais finalement pas grand-chose sur Billie Holiday : la sortie de ce documentaire tombait donc à pic, même si celui-ci n'est pas exempt de tout reproche. Je pense notamment à toute cette mise en scène autour des enregistrements et cette reconstitution aussi hasardeuse que fauché, disparaissant, heureusement, presque totalement au fil des minutes. La comparaison est d'autant plus évidente lorsque l'on compare l'impact des photos, des clips, infiniment plus éloquents, efficaces pour décrire ce qu'était la chanteuse et ce qu'elle incarnait à une époque extrêmement difficile pour les noirs. C'était une voix, bien sûr, unique, inimitable, mais pas que : sa collaboration avec les plus grands, son parcours semé d'embûches, de nombreux ennemis, un caractère très indépendant, des « choix » sentimentaux désastreux, une dimension presque politique, notamment à travers certains titres (le mythique « Strange Fruit » en tête). Le film se suit bien, on apprend des choses tout en restant un peu à la surface, ce qui permet, certes, de conserver un certain mystère (ce qui n'est pas plus mal) sans être vraiment surpris, si ce n'est certaines anecdotes assez savoureuses. Lady Day est grandement épargnée, sans doute trop tant sa capacité à se retrouver dans des situations intenables ne pouvait être totalement le fruit du hasard (même si elle a été aussi peu aidée que mal conseillée). Presque aussi intéressant (si ce n'est plus) : le portrait en filigrane de la journaliste Linda Lipnack Kuehl, morte tragiquement dans des circonstances pour le moins étranges alors qu'elle écrivait une biographie « référence » sur la chanteuse, dont « Billie » s'inspire très largement : une personnalité émouvante, passionnée, où il est facile de faire un parallèle avec le destin tragique de son « idole ». Instructif, donc, permettant un bel éclairage pour les néophytes quant à ce qu'était réellement Billie Holiday et la « femme derrière l'artiste », aux choix d'images d'archives souvent judicieux dont on sort toutefois légèrement frustré, l'impression, sans que l'on puisse réellement expliquer pourquoi, d'être passé à côté de l'essentiel demeurant palpable, comme si James Erskine n'avait pas su capter pourquoi celle-ci est devenue aussi légendaire : sans doute le livre de Lipnack Kuehl aurait su, lui, l'apprécier encore plus à sa juste valeur.
L'angle du documentaire est original avec le parallèle avec la vie et la mort d'une journaliste enquêtant sur la vue de Billie Holyday. Malheureusement il est plus question de la vie sulfureuse et de la détresse de la chanteuse que de son art. S'il est intéressant de comprendre comment la vie de ce génie musical a été un désastre notamment à cause de son enfance, la partie artistique est trop négligée. Et la mise en abime ainsi que beaucoup de témoignages sonores finissent par fatiguer. Reste la voix et le charisme de cette immense artiste.
Billie Holiday (1915-1959) est l'une des plus grandes voix du siècle. Le Britannique James Erskine retrace la vie de la chanteuse de jazz avec des bandes son originales et des images colorisées. Il utilise également les interviews inédites qu'avait réalisées dans les années soixante la journaliste Linda Lipnack Kuehl décédée dans des circonstances mystérieuses en 1978.
Billie Holiday a eu une vie cabossée. Abusée dans son enfance, elle se prostitue dès son plus jeune âge et se drogue très jeune. Toute sa vie durant, elle fumera du haschisch et consommera de l'héroïne. La brigade des stupéfiants ne cessera de la harceler et elle sera emprisonnée plusieurs fois dans sa vie. Billie Holiday a eu une vie sentimentale et sexuelle bien remplie que le documentaire détaille avec parfois une insistance un peu voyeuriste. Bisexuelle, Billie Holiday a eu des amants et des amantes. Des hommes violents et avides, avec qui elle entretenait une relation masochiste, ont souvent abusé d'elle. Elle est morte encore jeune, épuisée par une vie d'excès et sans le sou.
Le principal intérêt de "Billie" est de voir et d'écouter la chanteuse, sa voix traînante, un peu enrouée, légèrement swingante. Ses plus grands succès n'ont pas pris une ride : "Don't Explain", "God Bless the Child" aux accents autobiographiques et surtout "Strange Fruit", cette métaphore déchirante du lynchage des Noirs dans le Sud esclavagiste.
Noire et femme, Billie Holiday a été doublement discriminée. L'histoire de sa vie et la tonalité des témoignages recueillis à son sujet racontent cette double discrimination. Leur crudité est choquante à qui les écoute en 2020. Est-ce le signe que ce qui était dicible hier ne l'est plus aujourd'hui ? sans doute. Est-ce la preuve que ce qui existait hier n'existe plus aujourd'hui ? espérons-le.
Reportage un peu fouillis, sans fil conducteur. Il est regrettable que le film s'attarde autant sur la personnalité "fille facile", droguée, vulgaire, etc. de la Lady. Au lieu de se consacrer sur le jazz et sur le talent brut de Billie Holiday.
Le film raconte l histoire de Billie Holidays une chanteuse des année 30 aux Etats Unis pendant la segregation raciale, on y voit une personnalite complexe qui lutte malgre elle en faveurs des droits pour les personnes noires. J ai bien aimé la biographie cependant je trouve dommage qu on presente un côté négatif de Billie tout au long du film comme le fait qu elle se prostituait étant jeune, se droguait, etait sado, impulsive, 'folle' ...
"Billie" est un documentaire qui s'essaye à deux portraits simultanés. Le premier est naturellement celui de la grande chanteuse de jazz Billie Holiday ; le second est celui de la journaliste Linda Lipnack Kuehl qui toute sa vie durant a tenté de dresser un ouvrage sur la chanteuse, à partir des entretiens qu'elle a obtenus de ses proches. Les deux femmes semblent les faces d 'un même combat. Celui de la reconnaissance de leur statut de femmes indépendantes, et surtout celui de la lutte contre leurs démons intérieurs.
Le film montre avec brio le parcours chaotique de cette femme, prostituée depuis le plus jeune âge, rompue à la discrimination raciale, jusqu'à sa mort. Elle est décrite comme un monstre de scène, tout autant comme un être fragile, sujet à la violence de ses conjoints, et surtout faillible à la toxicomanie. La journaliste donne la parole à des témoins de son parcours de vie, semant par là-même le doute sur la sincérité des propos. Le mystère plane, quant aux non-dits et aux secrets qui tournent autour de la chanteuse mythique.
Mais quelque chose ne fonctionne pas toujours. Peut-être une mise en scène qui joue trop sur les figures de style et qui occultent le visage double de la chanteuse. Parfois, les explications manquent, creusant dans le récit des passages dans le temps obscurs et faisant apparaître des personnages nouveaux, sans la transition nécessaire à leur compréhension.
J'attendais beaucoup du documentaire "Billie", la bande-annonce promettait beaucoup d'inédits. Ayant déjà lu plusieurs biographies et vu quelques documentaires sur sa vie, je connaissais le "coté obscur", de cette grande artiste. Alors, à quoi bon nous servir à nouveau le portrait de la chanteuse, noire, victime! Pendant, tout le documentaire, la majorité des témoignages s’évertuent, à nous la présenter, sous ses plus mauvais jours. Une femme paumée, accro aux drogues, au sexe et j'en passe...Quelle importance de savoir avec qui elle couchait et quelle drogue elle prenait! Cela faisait partie, malheureusement, de sa vie comme bon nombres d'autres artistes, je pense à Janis Joplin! Attention,par ailleurs, je ne minimise absolument pas ce qu'elle a subi en tant que femme, noire, dans un pays en pleine ségrégation et raciste au plus haut point, aveuglé par la bêtise et la haine! Résultat, quasiment rien sur la grande musicienne qu'elle était! Cette voix incroyable, cette façon de chanter si singulière, se feeling, pour celle qui mettait en musique la vie, telle qu'elle la ressentait. Pourtant, avec les soi-disant, nombreux témoignages dont disposait, Linda Kuehl, je pense, que ses amis et surtout, les musiciens qui l'ont côtoyé, avaient des choses à raconter, sur la chanteuse et son rapport à la musique. A part quelques extraits de certaines de ses performances, pas grand chose de nouveau. Je suis sorti de la salle en colère, je venais de voir quelque chose de froid et racoleur! Heureusement pour moi, il me reste sa voix...
Documentaire intéressant sur la vie de la légende Billie Holiday. Voix, jeunesse, proches, sexe et drogue tout y passe, dommage que le documentaire se répète un peu vers la fin.