Encore une série B pour Liam Neeson! Cet acteur devient un cas d’école tant sa carrière a pris un tournant étonnant avec le carton de « Taken », le mettant ainsi en lumière comme un acteur de films d’action, polars et thrillers de série B alors qu’il était plutôt habitué à être un acteur de films d’auteur. Depuis plus d’une décennie et du haut de ses presque 70 ans, il entretient donc cette nouvelle carrière avec parfois un second rôle de luxe dans un blockbuster (« Le Choc des titans » par exemple) ou un timide retour vers un cinéma plus pointu (« Widows »). Pour une fois ici, il ne castagne pas à tout va et ce « Ice Road » semble varier légèrement de ce à quoi il nous a habitués. En chauffeur de camion envoyé sur une route de glace pour livrer du matériel destiné à sortir des mineurs piégés, il innove un petit peu même si son rôle reste musclé et qu’il ne demande toujours pas de grandes qualités de comédien. Mais l’acteur reste crédible, ce qui le sauvera peut-être d’une fin de carrière à la Nicolas Cage ou Bruce Willis.
Ce qui fait que « Ice Road » change du tout-venant des séries B d’action produites à la chaîne c’est sans conteste son contexte (du point de départ à l’endroit où l’action se déroule). Les immenses routes de glace du grand Nord canadien, présentes uniquement en hiver, sont un univers passionnant et un lieu d’amusement parfait pour un film d’action. Et durant toute la première partie qui présente une simple mission de sauvetage, on est pris par le suspense et la course contre la montre présentée. Les paysages glacés entre aurores boréales, tempête de neige et glace prête à céder sont parfaitement rendus et le potentiel de ces zones rarement vues au cinéma parfaitement mis en avant. Et de voir ces gros camions colorés filer à toute vitesse sur ces lacs gelés est presque un rêve d’enfant en plus d’avoir un rendu très cinégénique. Dommage que l’intrigue devienne très classique par la suite en bifurquant vers le thriller avec traîtres, machinations et retournements de situation.
La seconde partie est donc bien moins originale et laisse son contexte en or de côté au profit de scènes d’actions basiques et de péripéties pas toujours très vraisemblables. De plus, les effets spéciaux ne sont pas toujours du meilleur effet et à notre époque c’est un peu gênant. Dommage que le scénario abandonne le côté sauvetage, survie et dangers de ces camionneurs de l’extrême au profit du thriller basique. On ne s’ennuie pas une seule seconde mais « Ice Road » aurait pu être un excellent survival hivernal (comme l’était « Le Territoire des loups » déjà avec Liam Neeson) mais il s’en détourne pour aller vers la facilité et le déjà-vu. On retiendra donc un montage nerveux, quelques scènes à la fois belles et impressionnantes en début de long-métrage, d’autres plutôt stressantes (la séquence du pont) et un décor naturel rare et hypnotique malheureusement pas exploité à sa juste valeur. Un Liam Neeson movie au-dessus de la moyenne mais pas transcendant non plus.
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Dans l'esprit du "Salaire de la peur" d'Henri-George Clouzot et de son remake signé William Friedkin. Cependant, Jonathan Hensleigh n'arrive pas à la cheville de ses ainés et signe malheureusement un film d'action fadasse dans lequel les clichés prennent plus de place que le suspens. Film déjà vieux à l'image de ses effets spéciaux. Même les acteurs ne sont pas dedans. Film inutile et peu divertissant.
Un air de film catastrophe avec d’abord une explosion dans une mine de diamants et un second plateau avec l’acheminement du matériel de secours par une route glacée impraticable pour un tel chargement bien trop lourd, genre « Salaire de la peur » (1953). Il y aura le lot de héros et bien sûr de traîtres ou de méchants. C’est fou d’ailleurs ce que l’un des méchants se sort de toutes les péripéties ! Le scénario est suffisamment bien mené pour soutenir l’attention et provoquer les petites poussées d’adrénaline qui vont bien. Bon, si on est attentif il y a bien quelques facilités dans la mise en scène : ne pas s’embarrasser outre-mesure avec la vraisemblance ! C’est de la fiction, c’est du cinéma, c’est de l’action, du suspense et c’est pour ça qu’on vient voir ce genre de film. Alors, 3,5 étoiles : ça les vaut bien !
Pas vraiment de surprises dans ce thriller classique, au scénario vu et revu !! Liam Neeson est bon mais se cantonne souvent au même rôle !! L'ensemble est loin d'être mauvais malgré tout
Etant fan de Liam Neeson, j'ai regardé ce film avec une promesse de beaucoup d'action dans la bande annonce. Alors oui, ça bouge bien mais c'est de l'action pour faire de l'action. C'est on ne peut plus classique, ultra prévisible et dont l'histoire est mal scénarisée. Bref, un film fast food vite écrit, vite tourné, sans recherche d'originalité. Quand à Liam Neeson, je ne l'ai pas trouvé engagé dans ce film. soit il n'a plus la pêche et il devrait penser à se retirer, soit la production ne voulait pas lui donner un vrai premier rôle. Du coup, il ne jouait pas son rôle, il le subissait en mode "vite qu'on en finisse".
Que fait Liam Neeson dans cette production aussi convenue qu'ennyeuse ? Avait-il autant besoin d'argent ? Les effets spéciaux sont d'une mauvaise qualité, les personnages sont une caricature d'eux-mêmes, et l'épilogue est connue dès la première dizaine de minutes. Assez navrant.
Faire un film avec les routes de l'extrême en toile de fond, il fallait oser, car on voit cela dans des émissions limite télé-réalité. Alors il fallait un sacré culot et un très bon scénario pour s'engager sur cette route; mais, côté scénario, on est plutôt en rade; car à force de vouloir créer des évènements et les surprises, on commence à perdre le bon sens de cette entreprise. La tension créée par cette route de glace aurait peut-être été suffisante si elle avait été exploitée à 100%. Au lieu de cela on crée une intrigue, où la surenchère ne rend pas service au film. Les décors sont majestueux, les gros camion ronronnent à merveille, et Liam NEESON est égale à lui même. Que demander de plus pour ce film d'action déguisé sous un faux air de road movie.
Histoire de camions, de camionneurs, de catastrophe minière, de scélératesses, bref le cocktail est complet dans ce film d'aventure, qui pèche comme très souvent par des raccourcis invraisemblables. Le temps ne compte plus, la logique n'en parlons pas. C'est bien filmé. Rien à dire sur le jeu d'acteurs. Le suspens est présent si on se laisse aller, mais la conclusion qui passe trop vite nous laisse sur notre faim ; et la nôtre de conclusion est que ce spectacle conviendra aux cinéphiles pas trop exigeants.
L’acteur Liam Neeson traine une fois de plus sa carcasse dans une série B passable dont les prémisses pouvaient faire penser à une nouvelle version du film « Le salaire de la peur » mais dont le récit s’enlise trop rapidement dans d’invraisemblances course-poursuite en camion sur les routes glacées dans un semblant de scénario cousu de fil blanc. Dommage aussi que la réalisation ait été incapable de se servir de son cadre pour n’offrir qu’un succédané de plans très quelconques. Un résultat plus qu’oubliable.
“Ice road” est un thriller catastrophe mettant en scène Liam Neeson dans la peau d’un conducteur de camion expérimenté qui doit mener un convoi sur l’océan gelé qui couvre les 500 km du lac Winnipeg en Amérique du Nord. Cette mission périlleuse doit se faire dans un temps imparti afin de sauver trente mineurs pris au piège dans une mine de diamants effondrée. Si le long-métrage trouve ses influences dans le multi primé “Le salaire de la peur” de Clouzot, Hensleigh parvient d’y instaurer sa propre identité grâce à une mise en scène glaçante. Si le final est un peu tordu, “Ice road” tient ses promesses en livrant une intrigue haletante et prenante. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
« Ice road » est un petit film d'action amusant... qui permet de passer un dimanche après-midi agréable, sans se « fracasser les méninges ». Mais là, je suis hélas à mon maximum ! En réalité, le scénario compile une avalanche de situations toutes plus improbables les unes que les autres, dans le seul et unique but de maintenir le suspense et de divertir le spectateur. Côté tension nerveuse, rien à redire... on reste accroché à son fauteuil, certain que les héros vont s'écrabouiller lamentablement aux volants de leurs (très) gros camions américains. En usant et abusant de retournements de situations tous plus capillotractés les uns que les autres, le réalisateur parvient tout de même à conserver son train sur les rails, quitte à perdre la partie du public la plus sérieuse (ou la moins tolérante), en cours de route. Au final, les films US étant ce qu'ils sont, on se doute bien que les gentils triompheront forcément sur les méchants... mais il y a tout de même pas mal de dommages collatéraux. A vous de voir, donc... je reconnais que je me suis bien amusé, mais ce ne sera sans doute pas le cas de tout le monde. Et puis, Liam Neeson est aux manettes et il est toujours aussi efficace... même si on reste assez loin de sa meilleure prestation.
Une série B de bonne facture malgré ses défauts, qui vaut surtout pour les péripéties routières de trois énormes camions. La critique complète sur https://le-blog-d-elisabeth-g.blogspot.com/2021/08/ice-road-de-jonathan-hensleigh-prenant.html
Une petite série B des familles dans l'esprit des productions 80's qui devrait plaire aux manutentionnaires et aux adeptes de Kiloutou. Rien de fou, juste un bon casting qui fait le job sur une route balisée et un réalisateur qui a perdu tout éclat.
Visant un public de travailleur pauvre et usé par le système, le discours de fond tape autant que possible sur les méchants exploiteurs CSP+ du secteur tertiaire. Deux troupes de personnage et unités de lieu joliment théâtralisé, qui se rejoignent forcement à la fin d'une course poursuite presque haletante. Une même ligne temporelle pour tout le monde dans un contre la montre mortel. Tour à tour film catastrophe, film de routier et film de mineur. Tout se fond aussi généreusement que ridiculement, dans une vaste manigance hollywoodienne de doublure cascade, de tôle froissée et de CGI de plateforme, ourdi par le grand capital industriel forcément aussi avide que voyou. Certes, rien d'inoubliable ou de transcendant. Mais un petit divertissement d'action passablement militant. Une série B de hangar à volume et fond bleu fort dépaysante. En tout cas si, comme moi, vous n'avez jamais regardé Le Convoi De L'extrême. ça rappelle autant un certain cinéma social des années 70, qu'un autre plus léger et pétaradant des années 90. ça ne vole pas haut en terme d'intrigue, de dialogue et de rebondissement. Les facilités scénaristique sont légions et peu subtile. Et les archétypes des personnages sont plutôt classique et bien stéréotypé aux fantasmes de notre époque. Mais ça sort un peu du lot et on ne s'ennui jamais. L'histoire est remuante et dénué de ventre mou inutilement bavard, sans pour autant que ce ne soit que de la bagarre standard monté par un épileptique. En VOSTFR, mise à part Liam Nelson, que l'on sent un peu fatigué par moment, le casting fait globalement un peu plus que simplement justifier son salaire par acte de présence. Et surtout, la mise en scène roublarde de Jonathan Hensleigh, vieux routard du scénario de genre, tape bien dans l'œil, tout en sublimant un budget relativement modeste avec une petite pointe d'humour. Bref, avec un rien de second degré, un sympathique 3/5 pour se crouter un dimanche après-midi dans son canapé, qui vous lavera correctement la tête avant de retourner le lundi à l'usine.