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Max Rss
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0,5
Publiée le 13 février 2023
Bon, personne ne m'a calé un flingue sur la tempe pour que je daigne regarder ça, j'y suis allé de mon plein gré mais quand même, il y a une chose que je veux dire bien clairement : mais qu'est-ce qu'ils peuvent nous faire chier tous ces mecs avec leur cinéma social à deux francs six sous. Je sais bien que ce genre de cinéma a pour dessein de coller à la réalité vécue par des dizaine de millions de personnes mais, moi quand je veux regarder un film, c'est un film que je veux voir, pas autre chose. Parce que là, concrètement, on a quoi ? Pendant 80 minutes, la seule chose que l'on voit, c'est une femme de chambre qui fait des aller-retours incessants entre son lieu de travail et son domicile, tout en devant composer avec une grève dans les transports. Super bandant. J'aurais regardé un énième reportage de 7 à 8 ou de 66 minutes, c'était exactement la même chose. J'en peux plus de ce genre de cinéma, c'est vraiment à se jeter par la fenêtre.
Encore un réalisateur qui n'a pas compris à quoi servait le cinéma ! alors, j'explique : à faire la part belle à l'imagination, à la poésie, à l'innatendu, au surprenant, aux émotions. Et que voit-on ici ? Un documentaire qui aurait dû s'intituler : il est idiot d'habiter en banlieue quand on bosse à Paris. L'héroïne qui n'en est pas une saute dun bus à un métro et réciproquement le soir, oui, et alors ? Des tas de Franciliens font la même chose chaque jour et n'en font' pas un prétendu film ! Film épuisant, éreintant et totalement inutile.
Quel dommage, j'ai attendu 90mn et je reste sur ma fin. La faiblesse du scénario nous laisse spectateur du quotidien de cette femme qui cumule tous les effets indésirables des grandes métropoles et qui n'oublie pas de s'en rajouter. Laure Calamy court très bien, mais elle est trop seule pour soutenir l'attention pendant 1h30. Autour c'est le vide sidéral. J'ai une pensée pour Gérard Pires qui en 1972 avec Elle court Elle court la banlieue avait traité ce sujet avec un aspect bien plus complet, à voir ou à revoir surtout pour Jacques Higelin à l'écran.
Un thriller halletant d'Eric Gravel, une réalité banalisée de la violence ordinaire, incarnée par l'incroyable Laure Calamy qui s'impose au sommet de son art; la musique produite par Irène Drésel millimétrée avec excellence pour porter la tension présente qui nous pèse tant socialement, professionnellement que personnellement. Un film détonnant, incontournable, accrochez-vous!
"Julie", entre campagne de vie et Paris de travail (Laure Calamy - très juste, et cent fois plus convaincante qu'en "Antoinette", primée), recasée (par défaut) en Première femme de chambre dans un palace de la capitale (petite chronique ancillaire, en prime), est une quadra résistante (mère courage multi tâches, divorcée-la-débrouille - dotée d'un ex peu coopératif), mais jusques à quand ? Une grève généralisée des transports en commun, la grogne sociale (avec supplément "émeutes") qui grandit, s'ajoutant à la garde compliquée de deux jeunes enfants avant et après l'école et à de gros problèmes financiers (pension alimentaire non payée, échéances de crédit immobilier en souffrance...), cela aura-t-il raison du courage et de la pugnacité de la jeune femme ? La Providence, en variable d'ajustement d'un destin si compliqué - et si ordinaire dans cette complexité ?... C'est tout ce que souhaite à cette "héroïne du quotidien" le spectateur qui est emporté par le rythme effréné du montage de ce si réaliste "A Plein temps"... dû (2e "long") au franco-québécois Éric Gravel ("Crash Test Aglaé"), film doublement primé à la Mostra 2021. Du "social", avec (ou par) portrait de femme, qui sait éviter surcharge et bourratif : "pas mal" !
Une sorte de thriller social où il faut aller vite, tout le temps, pour tout. Une course contre-la-montre immersive où la tension ne retombe jamais, jusqu'à frôler dangereusement le burn-out fatidique.
Toujours au centre du cadre, Laure Calamy, toujours impeccable, y porte toute cette charge sur ses épaules, jonglant constamment entre son travail et ses enfants.
Drame, écrit et réalisé par Éric Gravel, À Plein Temps est un long-métrage parvenant complètement à remplir son objectif. L'histoire nous fait suivre une mère de deux enfants, séparée de son mari, qui chaque jour, après avoir déposé sa progéniture chez une nounou, doit faire le trajet de sa campagne jusqu'à Paris afin de se rendre sur son lieu de travail ou elle exerce le métier de première femme de chambre dans un palace. Cette routine est une véritable course contre la montre, d'autant plus quand une grève vient perturber ses habitudes déjà contraignantes en temps normal . Ce scénario est prenant à visionner de bout en bout de sa durée d'un peu moins d'une heure et demie. Il fait parfaitement ressentir le quotidien éreintant de cette femme, entre les difficultés rencontrées dans les transports, les relations avec ses collègues de travail et sa supérieure, ainsi que son rôle de maman sacrifiant son existence pour le bien de ses enfants. Plus les minutes défilent, et plus la fatigue et la frustration ressortent de cette intrigue à l'enjeu mineur mais pourtant captivant. Le ton est d'une grande justesse, tout comme les scènes très réalistes qui composent ces journées effrénées. En effet, le rythme du film est à l'image de ces heures qui défilent ou tout va à cent à l'heure pour cette mère n'ayant pas une seule seconde pour elle. Une femme très bien interprétée par Laure Calamy totalement investie dans son rôle. Elle est touchante et on ressent énormément d'empathie pour le parcours du combattant qu'elle mène jour après jour tout en tentant de garder la face. Le reste de la distribution est tout aussi appréciable, mais on retiendra surtout sa prestation qui prend toute la place. Pour autant, les échanges qu'elle entretient avec les autres sont d'une belle authenticité et procurent de l'émotion. L'ensemble est bien réalisé par Éric Gravel, dont la mise en scène se veut immersive, nous plongeant au cœur de cette boucle infernale. De plus, la photographie est de bonne facture et le montage judicieux. Un visuel accompagné tout du long par une b.o. aux sonorités électroniques extrêmement qualitatives, renforçant l'atmosphère oppressante de ce cauchemar urbain. Cet enfer journalier se conclut sur une fin émouvante, venant mettre un terme à À Plein Temps, qui est un film méritant d'être découvert.
Un très bon film supplémentaire à l'actif de Laure Calamy. Si le scénario est assez simple, ce long-métrage bénéficie d'une mise en scène de grande qualité. Il y a toujours cette tension palpable en se disant qu'il va se passer quelque chose. Le casting globale est de bonne facture.
Mère divorcée avec deux enfants, travaillant loin de son domicile dans un palace parisien, les journées de Julie ressemblent à un marathon de 24 heures non-stop. Suivre cette course effrénée, de surcroît en pleine grève des transports, épuise tout autant le spectateur de par sa forte immersivité. La musique qui accompagne ce drame sociétal écrit et dirigé tel un survival par Éric Gravel, en rajoute une couche en jouant parfaitement son rôle d’oppression. Luttant corps et âme pour ne pas sombrer/imploser, Laure Calamy est réellement impressionnante dans cet édifiant et réaliste portrait d’une femme parmi tant d’autres. Et dire qu’elle va devoir trimer deux ans de plus avant de mériter sa retraite…
Quelle performance d'actrice! Battante, au bord de l'implosion avec une musique oppressante, anxiogène : ce film à la Ken Loach est impressionnant d'efficacité!
Entièrement porté par une Laure Calamy au sommet de son art, À plein temps nous embarque quelques jours dans la vie d’une mère courage de deux petits enfants habitant en (très) grande banlieue parisienne, travaillant comme première femme de chambre dans un palace parisien, qui multiplie les entretiens d’embauche pour retrouver un travail davantage en accord avec son CV, le tout au moment d’une grève des transports monstre paralysant toute l’Île-de-France. Ultra-rythmé, filmé à la manière d’un thriller social, accompagné d’une musique électro signée Irène Drésel, À plein temps ne laisse au spectateur aucune minute de répit, quitte à parfois à jouer un peu avec les possibilités physiques d’un personnage à l’énergie illimitée. Efficace et convaincant.
Une plongée en apnée dans les pas/courses d'une femme qui se bat pour vivre. Rien ne lui est donné, tout est un combat...et pourquoi ? Laure Calamy est magistrale . Un peu hard un vendredi soir en sortant du bureau.
Trépidant et passionnant. Ce film, plein d'humanité et d'inhumanité, décrit le quotidien épuisant d'une femme, une guerrière pourtant , qui se bat pour joindre les deux bouts dans une situation impossible, entre travail et enfants à garder, solitude imposée et difficulté financière, le tout sur fond de grèves.
C'est le récit de l' impossible organisation d'une vie à temps plein, précaire, de ses limites, de ses fractures où tout pourrait basculer à tout moment et où chaque jour gagné en survie est en soi un miracle. C'est plus qu'un film social et c'est à voir...
Belle performance de l'actrice principale , Laure Calamy, nominée et qui aurait mérité de l'emporter ...
Épuisant ! Suivre la magnifique et irréprochable Laure Calamy dans ses turpitudes domestiques, dans ses courses folles pour prendre un train, dans ses stress professionnels … Au bout de 20 minutes, le spectateur est éreinté ! C’est à peu près le moment où l’on se demande s’il va se passer quelque chose. La réponse arrive 70 minutes plus tard ; il ne se passe RIEN !