Julie est première femme de chambre dans un palace parisien. Elle élève seule ses deux enfants et vit sur le fil côté argent. En plein mouvement social, elle enchaîne les retards et va se retrouver en danger à son travail, sous pression alors qu’elle cherche désespérément un travail mieux rémunéré et à son niveau de formation. Un film absolument sublime. Le rythme est très bon, très rapide, pas une seconde de répit. La réalisation est magistrale, tout comme la bande originale. Laure Calamy ne cesse plus de nous montrer l’étendue de son talent. Cette fois, elle met en lumière le travail et la situation compliquée des femmes de chambres, contraintes de s’adapter à un rythme effréné…
Laure Calamy (Julie) vit une vie parisienne comme des milliers d'autres femmes avec tous les problèmes de circulation et la gestion des enfants . Un courage fort du matin au soir sans le plaisir du week-end. Ce scénario est une vérité de la vie de chacune. Excellent film...
La semaine ordinaire d'une mère célibataire filmée comme un thriller. Laure Calamy campe parfaitement cette femme qui jongle entre la garde de ses enfants, son travail dans un palace, son aspiration à changer de travail, les galères de transport en région parisienne pendant une vague de Grève. Comme elle, pas une seconde de répit n'est laissée au spectateur qui vit ces moments de vie quotidienne en suffoquant. La réalisation nerveuse , la musique omniprésente agissant comme une minuterie cardiaque, les comédiens qui donnent un naturel confondant aux multiples scènes toutes plus réussies les unes que les autres jusqu'à une scène quasi finale où l'on se demande si tout va basculer... haletant, jouissif et malheureusement tellement actuel.
Un film très bien qui a réussi à m'énerver pendant ma séance. C'était voulu par le film et ça a totalement marché pour moi. On suit le quotidien d'une maman célibataire qui a du mal à joindre les deux bouts. Elle doit jongler entre les enfants et son travail qui se trouve loin de sa maison. L'histoire se passe pendant une grève SNCF donc son quotidien devient un enfer pendant ce laps de temps notamment à cause de cette grève. Cela en fait un film réaliste ( vu que la SNCF est toujours en grève) et on peut s'identifier facilement à cette maman qui est une madame tout le monde. J'avais envie de rentrer dans le film pour gifler les agents SNCF avec elle. Laure Calamy est très bien dans ce rôle.
C'est vrai que le film est magistralement mené par cette jeune actrice. Mais ce rythme devient vite insupportable et on frise par moment la caricature. J'ai connu des temps de grève à Paris, qui ne reflétait en rien ce scénario kafkaien. Après avoir vu ce film, on se sent mal, un étrange malaise nous envahit.
À Plein Temps réinvente la forme du drame social comme un film d’action dont le héros est une mère célibataire en quête d’un nouvel emploi . Ce film dépeint avec élégance la précarité de ceux qui travaillent à Paris mais vivent loin de la capitale, ces invisibles que la crise des gilets jaunes a révélés aux yeux de tous. L’impossibilité de vivre près de son lieux de travail se transforme en une course haletante insensé contre le temps: réveiller les enfants au petit matin pour les amener chez une nounou, courir pour attraper à la dernière minute le train de banlieue, se battre contre les grèves, faire du stop sous la pluie, chercher un nouvel emploi tout en assurant l’actuel, repartir, organiser des activités pour les enfants, essayer de vivre dignement. Laure Calamy prend en main un grand rôle avec un immense talent. Cette actrice dont la popularité ne cesse de croître nous montre qu’une actrice peut s’imposer à l’écran et commencer une grande carrière après 40 ans. Elle est de tous les plans. Avec sa caméra, mobile, toujours dans la course, quotidienne de l’héroïne , Éric Gravel, récompensé à la Mostra, du prix du meilleur réalisateur, signe un film oppressant, angoissant, sur le bord du précipice
Malgré la performance de Laure Calamy, je n’ai pas « marché ! Trop c’est trop !
Deux jeunes enfants, pas de papa, la nourrice compréhensive, le pavillon de banlieue à 50 kms du lieu de travail, les grèves de transport incessantes, courir, courir, courir…… on est au bord du drame….. Serait-ce la retraite depuis plus de 20 ans qui m’aveugle sur la vie quotidienne des franciliens ?
Effectivement, le rythme d’enfer du quotidien, près de 50 ans après « Elle court, elle court la banlieue », un autre regard plus grave que celui de Gérard Pirès, à l’époque….. Ouf,ça finit bien…….
Laure Calamy est excellente en mère courage devant faire face à une avalanche d'emmerdements : pas de pension alimentaire, des grèves de transports, un licenciement, une nounou qui la lâche, et une luxation d'épaule pour son gamin ( j'en oublie ?). On attend durant tout le film le moment où elle va craquer...Et non, tout s'arrange à la fin sur un simple coup de fil, comme dans un conte de fées. Bilan : un film social sur la dure condition de la mère célibataire, très appuyé, sans véritable ressort dramatique et un rien longuet. Le jeu de Laure Calamy est son principal atout.
Une adorable comédie sur les avantages des Neo ruraux (cadre de vie idéal pour l’épanouissement d’une famille , sophistication des relations entres voisins de village), versus les désavantages des citadins (une petite pensée pour les galériens des banlieues ne fut pas oubliée).
Laure calamy est une très bonne actrice, je la trouve tjs très sincère dans tous ses rôles. j'ai eu un peu du mal à comprendre la démarche de sa vie pressé. enfin trop galère pour pas grand chose. au final j'ai compris, je pense, c'est plus une question de courage, de fierté que de besoin. j'espère que dans la vraie vie il n'y a pas bcp des femmes dans son cas. un film à regarder un dimanche sous la couette.
C'était superbe. Pas d'antagoniste si ce n'est ce système. Les familles monoparentales constituent les foyers où le taux de pauvreté est le plus élevé. Ajouté à la charge mental et à un système qui nous pousse à la performance, réduisant d'autant les capacités de dire "stop" ou "j'ai besoin d'aide" et vous obtenez ce cocktail.
« À plein temps » est un film ancré dans la réalité sociale, qui convainc grâce à la performance centrale de Laure Calamy, omniprésente, et à une mise en scène immersive, qui donne l’impression, comme l’héroïne, de ne pas avoir le temps de souffler. Cependant, l’action est parfois répétitive, et l’intrigue trop prévisible.
J'ai regardé le film sans savoir dans quel catégorie il appartenait. Ce film se déroule comme la vie de beaucoup de gens ni plus ni moins avec des galères. D'ailleurs, certaines personnes en ont beaucoup plus de problèmes que celle-ci. On ne sait pas dans quelle catégorie rentrer ce film car il n'y a pas un véritable suspense pas d'action et pas de dialogues qui sorte de l'ordinaire. Au vu des critiques de la presse je me pose de sérieuses questions sur leur capacités à connaître un bon film ou un film qui n'en est pas vraiment un
Le réalisateur prend ce sujet de société à fleur de peau et l’actrice est sacrément engagée dans ce rôle effréné. On est sous tension tout le temps avec elle. À distance on est même plus découragé qu’elle. Le film me fait penser à Marie-Line dans l’esprit et le courage d’une femme pour lutter et survivre. C’est franchement difficile de voir ce que peuvent supporter les gens dans ces situations…… Et le film a le mérite de montrer cet aspect de la société