"Les Cinq Diables" n’est pas un mauvais film, mais il peine à convaincre, miné par des incohérences scénaristiques. Le basculement du pouvoir de la petite fille — d’un odorat surdéveloppé à la capacité de voir le passé — est traité avec une maladresse qui laisse perplexe : à quoi bon ce changement, si mal amené ? Le récit enchaîne les drames aux liens artificiels, comme si chaque rebondissement était forcé pour servir une intrigue trop ambitieuse. Résultat : l’ensemble donne une impression d’inachèvement, avec des éléments qui semblent superflus ou mal exploités. Autre écueil : les histoires d’amour sonnent faux, privant le film d’une crédibilité émotionnelle essentielle. Malgré des qualités visuelles et un rythme qui le rendent agréable à regarder, "Les Cinq Diables" accumule trop de faiblesses narratives pour prétendre au statut de grand film.
Ce film laisse une sensation mitigée. Il début plutôt bien, grâce à des prises de vues adroites et une bande son à la Shining, la réalisation réussi à poser une ambiance troublante qui fait écho au personnage principal en la personne d'une petite fille intrigante et énigmatique avec un rapport très particulier aux odeurs. Malheureusement, au fur et à mesure, plusieurs intrigues s'entremêlent maladroitement à tel point qu'on ne sait plus vraiment où va le film et on fini un peu perdu et médusé.
complexe - le présent et le passé s'emmêlent, jusqu'où ? peut-on modifier son passé ? jusqu'à créer les conditions de sa propre existence ? peut-on aimer sa mère jusqu'à modifier le cours de sa vie et l'amener à nous mettre au monde ? jusqu'à quel point peut-on influer le cours d'une existence, et à quel moment l'autre reprend le cours de son existence ? des bonnes questions, un scénario un peu confus par moments
Les Cinq Diables est un film sensoriel, poétique et déroutant, qui échappe aux classifications habituelles. C’est une œuvre exigeante, parfois opaque, mais d’une grande beauté visuelle et émotionnelle. Léa Mysius y confirme son talent singulier pour mêler le réalisme intime à la magie du cinéma.
Dans Les cinq diables de Léa Mysius on retrouvent un mélange des styles ( Drame , Horreur , Social , Fantastique, Mystique, Jeunesses, .... ) mais tellement il y'a de styles on ne sais pas où la réalisatrice veut en venir et on se retrouvent avec un film avec une histoire vide .
Mais je dois souligner la bonne performance des actrices et acteurs notamment Adèle Exarchopoulos et la jeune Sally Dramé. Les images du films sont fantastiques la réalisation de Lèa Mysius est bien faite. La B.O et aussi vraiment bien utilisé elle nous plongent vraiment dans les scènes et met une ambiance au film.
Moi ma seule déception c'est l'histoire du film malheureusement le plus important !!
Très belle surprise! Les acteurs sont incroyables, Adèle toujours très juste et un sans faute pour Sally Dramé qui va, j'espère, aller loin. La photographie est belle, l'histoire prend son temps.et le scénario intéressant.
Je m'attendais à tout autre chose, et je me suis laissé prendre par l'univers et l'atmosphère du film. On retrouve quelque chose du "Parfum". Le mystère du titre reste entier. La photo est magnifique !
Les Cinq Diables suit une enfant qui perçoit le monde à travers les odeurs et découvre progressivement des éléments enfouis du passé de sa famille. Un film sensoriel et mystérieux qui m’a laissé assez distant malgré ses intentions.
Avant de le voir, il faut savoir que le film s’inscrit dans le cinéma de Léa Mysius, qui privilégie une approche très sensorielle du récit. Ce deuxième long métrage mêle drame familial et fantastique discret, davantage utilisé pour explorer la mémoire que pour créer du spectaculaire. Tourné dans les Alpes, il repose surtout sur l’atmosphère et les sensations plutôt que sur une narration explicative.
Le film explore la mémoire et les secrets familiaux. À travers le regard de l’enfant, il montre comment le passé continue d’influencer les relations présentes et comment certains événements restent enfouis ou déformés. L’usage des odeurs comme accès aux souvenirs renforce cette idée d’une mémoire intime et fragmentaire. Le récit évoque aussi la transmission entre générations et la manière dont les enfants héritent d’histoires qu’ils ne comprennent pas toujours.
Les Cinq Diables s’intéresse également au désir et aux tensions affectives. Les relations sont marquées par des non-dits, des jalousies et des émotions anciennes qui ressurgissent progressivement. Le film interroge cette complexité des sentiments et l’ambiguïté des liens.
De mon côté, j’entends les intentions du film. L’approche sensorielle est intéressante et il y a une vraie volonté de proposer quelque chose de différent, avec une identité marquée.
Mais je suis resté bloqué. Les interactions m’ont souvent paru maladroites, avec des réactions et des décisions peu naturelles qui créent un décalage. La narration devient assez prévisible, notamment dans certaines révélations. Le rythme lent n’aide pas à s’impliquer dans l’histoire et accentue cette distance. Tout cela m’a empêché d’adhérer pleinement et je suis resté à l’écart sur le plan émotionnel.
Au final, Les Cinq Diables propose des idées intéressantes et une approche singulière, mais l’exécution ne m’a pas convaincu. Un film avec une vraie identité, mais qui m’a laissé assez froid.
Excellent, aussi bien joué par les premiers rôles, les seconds que les figurants. Très bien filmé dans un joli environnement. Une histoire et une atmosphère très intéressante. J'ai particulièrement apprécié que l'histoire soit déroulée petit à petit , jusqu'à la fin du film. Cela accroît l'intérêt de la séance : on comprends peu à peu les tenants et les aboutissants, jusqu'aux toutes dernières scènes.
Notez bien que les 5 diables sont un nom de lieu, il n'y a aucun rapport avec un film de genre religieux/horreur/épouvante.
Le côté fantastique est légèrement présent, mais sans alourdir ou dénaturer l'histoire.
C'est une approche subtile qui nous fait réfléchir au bien fondé de nos réflexes basés sur l'expérience. L'ensemble est cohérent et renvoi à nos sentiments et notre rapport à la vie après des événements vécus individuellement ou en groupe.
Le film nous fait également ressentir et réfléchir aux conséquence des actes quels que soit leurs origines : généreux, de défense ou d'attaque personnelle, haineux, amoureux, altruistes, jaloux, de harcèlement par un groupe, de défense de son groupe ou sa famille, révoltés...
Le film peut être apprécié par les jeunes comme par les ados et les adultes : mon fil de 11 ans l'avait choisi après avoir vu la bande annonce, et il a été touché et l'a beaucoup aimé.
Ça commençait bien avec ce titre ronflant, l'affiche, et le pouvoir surnaturel. Mais le film aurait dû s'en passer car on s'ennuie vite malgré Adèle et les paysages. Scénario incohérent et confus, du coup on est déçu à la fin. Dommage.
L’amour, la peur de l’abandon et la transmission sont au cœur de ce film aux allures de conte dans lequel des personnages contenus se voient dépouiller de leurs plus grands secrets. Déterminée à saisir tout ce qui lui échappe – à commencer par les odeurs -, Vicky reconstitue la vie de sa mère, inquiétée à l’idée de ne pas toujours en avoir fait partie. Qui y avait-il avant elle ? La fillette entreprend le puzzle d’un souvenir auquel elle voudrait se rajouter.
Un film à voir parce qu'au delà d'une histoire de vision il y a les relations avec la famille, l'amour, les noms dits, les secrets de vie. Adèle E. est elle même dans sa façon simple et naturellespoiler: cinematographiée incarnée.