Note moyenne
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"Les Cinq Diables" ? Écrivons-les en confiance "Les Cinq-Diables", car se rapportant (même de manière fictionnelle) au registre toponymique. Ce bourg isérois et son lac (où s'entraîne "Joanne") ont d'ailleurs donné son nom à la piscine où travaille cette dernière. On est dans le Parc national des Écrins, et plus précisément au point de jonction de ... six vallées : Le Bourg-d'Oisans aura servi de cadre naturel réel (le seul atout du film) à ce 2e "long" de la trentenaire Léa Mysius.
Pour le reste, les ambitions auteuristes du scénario (coécrit par la réalisatrice et Paul Guilhaume, du même tonneau chichiteux, et officiant aussi comme directeur de la photo...) tombent totalement à plat, donnant un brouet maladroit, autant que bien-pensant (je-n'oublie-de-cocher-aucune-case...), prêtant au résultat plus à rire qu'autre chose ! Pas de "diablerie" ici, donc (da capo) - juste une affaire mal exposée, mal conduite et mal conclue : on n'y croit pas, à cette histoire pour festivaliers bobos, on y bâille copieusement. Côté casting, quand même ?... Aucune occasion de se pâmer - et Mlle AE ("Joanne"), spoiler: à nouveau distribuée en disciple de Sapho
, souffre toujours (et son jeu, aussi), de végétations rebelles.
Pour le reste, les ambitions auteuristes du scénario (coécrit par la réalisatrice et Paul Guilhaume, du même tonneau chichiteux, et officiant aussi comme directeur de la photo...) tombent totalement à plat, donnant un brouet maladroit, autant que bien-pensant (je-n'oublie-de-cocher-aucune-case...), prêtant au résultat plus à rire qu'autre chose ! Pas de "diablerie" ici, donc (da capo) - juste une affaire mal exposée, mal conduite et mal conclue : on n'y croit pas, à cette histoire pour festivaliers bobos, on y bâille copieusement. Côté casting, quand même ?... Aucune occasion de se pâmer - et Mlle AE ("Joanne"), spoiler: à nouveau distribuée en disciple de Sapho
, souffre toujours (et son jeu, aussi), de végétations rebelles.
Histoire intéressante mais j'ai mis du temps à "entrer" dans le film. Les acteurs sont bons. Le personnage de la petite Vicky est à la fois attachant et flippant. Un petit bémol pour l'acteur qui joue le rôle du père., Jimmy.
« Les Cinq Diables » permet de retrouver tous les ingrédients du film-de-jeune-auteur.trice-français.e-et-aussi-moins-jeune qui garantit l'accès aux festivals et la bienveillance critique.
1. un sujet de société actuel fort : ici l'homosexualité féminine et le racisme. Ailleurs ce sera le féminicide et le patriarcat (La Nuit du 12), l'emprise sexuelle sur des jeunes filles (Slalom), l’exploitation capitaliste sans limite (Rien à foutre)…
2. Au moins une tête d'affiche au casting, et Adèle Exarchopoulos excelle dans le portrait social concerné (Rien à foutre, Bac Nord…) très utile pour le point suivant.
3. Une conscience politique qui pousse à choisir des milieux populaires, des métiers « normaux » (le mot est de la réalisatrice) et des lotissements et intérieurs modestes un peu moches (filmés par des réalisatrices et réalisateurs venant souvent quant à eux de familles de classe moyenne ou supérieure). Exotisme de classe ?
4. Trouver au héros une activité sportive un peu hors du commun qui permette au personnage d’intérioriser ses blessures et suffisamment dangereuse pour apparaître comme une menace dans le scénario - ici la natation en eau glacée, ailleurs le cyclisme sur piste (La Nuit du 12), le ski (Slalom), la gymnastique (Olga) etc.
5. Une scène où l’on vomit (ou pisse, ou les deux) est bienvenue comme l’usage suggéré de substances excitantes plus ou moins licites (tabac, alcool, canabis). Parce qu'il s'agit quand même d'être un peu transgressif.
6. Le cinéma de genre (ici le fantastique, ailleurs le film d’horreur ou le polar) convoqué, mais sous une forme absolument à rebours du cinéma populaire originel, puisqu’il n’est pas question ici vraiment de désir, de fantasme ou de trouille, mais plutôt d’un clin d’œil de connivence. A agrémenter si possible d’une référence cinéphilique dans l’air du temps (ici Lynch, lui-même déjà pourtant recycleur en chef en imagerie filmée).
7. Last but not least : un scénario au cordeau, très bien fait, avec des dialogues toujours signifiants et les Cinq Diables bordent avec application toutes les lectures psychologiques et pistes narratives, au risque d’étouffer définitivement le mystère, la surprise que pourraient porter la mise en scène, sacrifiée sur l'autel du scénario filmé. Et c’est ce qu’attendent les commissions de financement ad hoc, composées de professionnels qui, eux-mêmes, font à peu près le même genre de films.
Et voilà le travail ! En suivant ces quelques pistes, à vous les grandes marches et une myriade d’étoiles critiques dans la presse spécialisée.
Au secours !
1. un sujet de société actuel fort : ici l'homosexualité féminine et le racisme. Ailleurs ce sera le féminicide et le patriarcat (La Nuit du 12), l'emprise sexuelle sur des jeunes filles (Slalom), l’exploitation capitaliste sans limite (Rien à foutre)…
2. Au moins une tête d'affiche au casting, et Adèle Exarchopoulos excelle dans le portrait social concerné (Rien à foutre, Bac Nord…) très utile pour le point suivant.
3. Une conscience politique qui pousse à choisir des milieux populaires, des métiers « normaux » (le mot est de la réalisatrice) et des lotissements et intérieurs modestes un peu moches (filmés par des réalisatrices et réalisateurs venant souvent quant à eux de familles de classe moyenne ou supérieure). Exotisme de classe ?
4. Trouver au héros une activité sportive un peu hors du commun qui permette au personnage d’intérioriser ses blessures et suffisamment dangereuse pour apparaître comme une menace dans le scénario - ici la natation en eau glacée, ailleurs le cyclisme sur piste (La Nuit du 12), le ski (Slalom), la gymnastique (Olga) etc.
5. Une scène où l’on vomit (ou pisse, ou les deux) est bienvenue comme l’usage suggéré de substances excitantes plus ou moins licites (tabac, alcool, canabis). Parce qu'il s'agit quand même d'être un peu transgressif.
6. Le cinéma de genre (ici le fantastique, ailleurs le film d’horreur ou le polar) convoqué, mais sous une forme absolument à rebours du cinéma populaire originel, puisqu’il n’est pas question ici vraiment de désir, de fantasme ou de trouille, mais plutôt d’un clin d’œil de connivence. A agrémenter si possible d’une référence cinéphilique dans l’air du temps (ici Lynch, lui-même déjà pourtant recycleur en chef en imagerie filmée).
7. Last but not least : un scénario au cordeau, très bien fait, avec des dialogues toujours signifiants et les Cinq Diables bordent avec application toutes les lectures psychologiques et pistes narratives, au risque d’étouffer définitivement le mystère, la surprise que pourraient porter la mise en scène, sacrifiée sur l'autel du scénario filmé. Et c’est ce qu’attendent les commissions de financement ad hoc, composées de professionnels qui, eux-mêmes, font à peu près le même genre de films.
Et voilà le travail ! En suivant ces quelques pistes, à vous les grandes marches et une myriade d’étoiles critiques dans la presse spécialisée.
Au secours !
Joanne et Jimmy vivent en couple avec leur fille de 8 ans, Vicky.
Cette dernière est taciturne et solitaire, son hobby est de confectionner des flacons avec les odeurs des gens ou des choses qu'elle croise, son odorat est incroyablement développé.
Un jour qu'elle tente de fabriquer les effluves de sa tante venant vivre à la maison, l'inattendu se produit : elle s'évanouit et voyage mentalement dans le passé de sa famille et de son village, elle va alors y découvrir quelques secrets et une lourde épreuve.
La présence irradiante d'Adèle Exarchopoulos est évidemment un véritable plus dans ce drame fantastique piloté par les flashbacks de cette gamine aux pouvoirs surnaturels.
J'attendais néanmoins une histoire un peu plus percutante et audacieuse avec un tel sujet, cela reste tout de même un moment cinéma correct et graduellement ensorceleur.
Agréable.
Site CINEMADOURG.free.fr
Cette dernière est taciturne et solitaire, son hobby est de confectionner des flacons avec les odeurs des gens ou des choses qu'elle croise, son odorat est incroyablement développé.
Un jour qu'elle tente de fabriquer les effluves de sa tante venant vivre à la maison, l'inattendu se produit : elle s'évanouit et voyage mentalement dans le passé de sa famille et de son village, elle va alors y découvrir quelques secrets et une lourde épreuve.
La présence irradiante d'Adèle Exarchopoulos est évidemment un véritable plus dans ce drame fantastique piloté par les flashbacks de cette gamine aux pouvoirs surnaturels.
J'attendais néanmoins une histoire un peu plus percutante et audacieuse avec un tel sujet, cela reste tout de même un moment cinéma correct et graduellement ensorceleur.
Agréable.
Site CINEMADOURG.free.fr
Les acteurs ont de vraies gueules et les lacs sont superbes, turquoise et ténébreux... photo très réussie et pourtant quel ennui...! Histoire peu crédible qui ne suscite guère d'émotions... on n'y croit pas une seconde et personne ne pleure avec les héroïnes... peut être se souviendra-t-on de l'attendrissement du poulpe et d'Adèle qui roucoule et hoquète au karaoké ?:))
Film de genre réussi, réalisé avec adresse et brio, à partir d'un scénario malin, très original, qui constitue son véritable point fort.
Adèle Exarchopoulos domine la distribution et ne laisse aux autres acteurs que la portion congrue. De son côté, l'actrice qui interprète la tante ne fournit pas un jeu particulièrement éblouissant. Un peu dommage pour incarner un personnage clef !
Parmi les points faibles de " les cinq diables "on pourra relever la maigreur, la vacuité des dialogues et malheureusement parfois le manque d'articulation des acteurs qui les rend incompréhensibles lors de répliques importantes. On passera sur les clichés et les gros sabots woke, dispensables.
Au-delà de la première lecture du film, c'est peut être aussi une métaphore sur le mystère des origines, de l'ignorance de ce qui préexista à notre histoire personnelle ( la petite fille demande à son père si il l'aimait avant sa conception par exemple...), sur les secrets de famille...
C'est d'ailleurs une possibilité explicative du dernier plan ou le personnage qui apparaît pourrait être n'importe lequel d'entre nous.
Adèle Exarchopoulos domine la distribution et ne laisse aux autres acteurs que la portion congrue. De son côté, l'actrice qui interprète la tante ne fournit pas un jeu particulièrement éblouissant. Un peu dommage pour incarner un personnage clef !
Parmi les points faibles de " les cinq diables "on pourra relever la maigreur, la vacuité des dialogues et malheureusement parfois le manque d'articulation des acteurs qui les rend incompréhensibles lors de répliques importantes. On passera sur les clichés et les gros sabots woke, dispensables.
Au-delà de la première lecture du film, c'est peut être aussi une métaphore sur le mystère des origines, de l'ignorance de ce qui préexista à notre histoire personnelle ( la petite fille demande à son père si il l'aimait avant sa conception par exemple...), sur les secrets de famille...
C'est d'ailleurs une possibilité explicative du dernier plan ou le personnage qui apparaît pourrait être n'importe lequel d'entre nous.
Je n'avais pas compris qu'il y avait de retours en arrière.(la scène de l'incendie ?) Je n'ai pas compris pourquoi l'autre fille de la piscine a été brûlée et par qui. Je n'ai pas compris l'utilité de certaine scènes.( Etc etc) Pourtant je note très bien pour l'originalité l'ambiance le décor de cette région et du lac le filmage le jeu des acteurs.. et Adèle !
Super !!!!! Allez-y !!!!!Acteurs splendides et réalisation unique et puissante !!!
Du vrai cinéma , du vrai art.
Du vrai cinéma , du vrai art.
Très beau film,
Le visuel est magnifique un très beau paysage le jeu est très bon et le scénario très intéressant et original. Ça fait plaisir de voir des films différents avec de bons acteurs. Le film est émouvant et mêle plusieurs style j’ai adoré. Bravo et merci ;)
Le visuel est magnifique un très beau paysage le jeu est très bon et le scénario très intéressant et original. Ça fait plaisir de voir des films différents avec de bons acteurs. Le film est émouvant et mêle plusieurs style j’ai adoré. Bravo et merci ;)
Agréablement surpris par ce film, je trouvais la bande annonce perché mais finalement on se retrouve face à un film avec une ambiance à la DARK.
l'histoire est prenante, inattendue. Les acteurs sont crédibles même si on aurait aimé pousser un peu plus certains aspects du film. Validé.
Pour son second long métrage après le remarquable et remarqué "Ava", Léa Mysius arrive à créer une atmosphère fantastique, aidée par le décor, un bourg dans une vallée reculée des Alpes. La mise en scène, souvent au plus près des personnages, contribue à cela, ainsi que l'utilisation de la musique, quoique parfois un peu superflue. Adèle Exarchopoulos est superbe, Daphné Patakia méconnaissable en grande brûlée.
Résumé à la con : Une gosse trop mims aux superpouvoirs olfactifs n’utilise pas son nez pour chercher des truffes ou créer un parfum, mais plutôt pour faire de belles conneries.
L’avis cool : La bande-annonce de ce film était certainement l’une des plus grosses surprises de notre année cinéma. Autant vous dire que l’attente était présente et le résultat au rendez-vous. Ce film, c’est l’idée géniale qui mêle mystère, mémoire et olfactif qui viennent enrober un drame poignant et vibrant d’émotions. Un long métrage singulier doté d’une photographie à couper le souffle qui s’amuse à explorer différents registres. Les acteurs sont incroyables et la jeune Sally Dramé est d’une justesse éblouissante. Un film fantastique au propre comme au figuré.
L’avis moins cool : Allez voir ce film, il est génial. Ceci étant dit, là, on va pinailler. Qu’on se le dise, on est forcément plus regardant avec les films premiers degrés si bien soient-ils. On va forcément tenter de remuer un peu la merdouille. On a un peu le sentiment que certains agencements (vinyle, photo de mariage volontairement cheap, etc…) sont académiques et font décorum en forçant le trait d’un vintage parfois peu crédible, comme marqué par le regard d’un réal loin de ce monde rural et qui en projette une vision biaisée. Ça peut parfois casser légèrement l’immersion et tout autour est si bon et à deux doigts du chef-d’oeuvre, qu’on en voudrait encore davantage. MAIS, un film Français de cette qualité ça n’arrive pas tous les jours. À voir absolument.
D’autres histoires fantastiques qu’on vous recommande:
- LE PARFUM : HISTOIRE D'UN MEURTRIER, 2006 - Tom Tykwer (au propre)
- Au théâtre: Une histoire d’amour, 2020 - Alexis Michalik (au figuré)
Pour plus de billets d’humour, c’est sur l’insta @Desflims
L’avis cool : La bande-annonce de ce film était certainement l’une des plus grosses surprises de notre année cinéma. Autant vous dire que l’attente était présente et le résultat au rendez-vous. Ce film, c’est l’idée géniale qui mêle mystère, mémoire et olfactif qui viennent enrober un drame poignant et vibrant d’émotions. Un long métrage singulier doté d’une photographie à couper le souffle qui s’amuse à explorer différents registres. Les acteurs sont incroyables et la jeune Sally Dramé est d’une justesse éblouissante. Un film fantastique au propre comme au figuré.
L’avis moins cool : Allez voir ce film, il est génial. Ceci étant dit, là, on va pinailler. Qu’on se le dise, on est forcément plus regardant avec les films premiers degrés si bien soient-ils. On va forcément tenter de remuer un peu la merdouille. On a un peu le sentiment que certains agencements (vinyle, photo de mariage volontairement cheap, etc…) sont académiques et font décorum en forçant le trait d’un vintage parfois peu crédible, comme marqué par le regard d’un réal loin de ce monde rural et qui en projette une vision biaisée. Ça peut parfois casser légèrement l’immersion et tout autour est si bon et à deux doigts du chef-d’oeuvre, qu’on en voudrait encore davantage. MAIS, un film Français de cette qualité ça n’arrive pas tous les jours. À voir absolument.
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Un récit fantastique divin et ancré dans la réalité d'un petit village des Alpes. Adèle Exarchopoulos excelle dans ce film de genre français réalisé par la talentueuse Léa Mysius (Ava). Un film plein de mystères qui nous embarque dans des histoires familiales troublantes. Une mise en scène absolument incroyable avec une BO captivante qu'il est nécessaire de découvrir sur grand écran !
Quel film ! Enfin un film français de genre, hyper bien réalisé, qui ne copie pas les films américains ou asiatiques, avec une vraie patte, un vrai ton. C'est d'une originalité folles, Adèle E est exceptionnelle, la musique est au top, scénario béton. Enfin du cinéma français qui sort des sentiers battus !
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