Vu le 24/02/2026.
Voilà un film qui ne laisse pas indifférent, un film qui fait cogiter même plusieurs ajours après le visionnage et c'est ce que j'aime dans le cinéma.
Vicky (Sally Dramé), huit ans, a un don : elle a un odorat sur-développé et peut reproduire n'importe quelle senteur, qu'elle collectionne dans des bocaux soigneusement étiquetés. C'est une enfant solitaire qui partage un lien très fort – au grand désespoir de Jimmy (Moustapha Mbengue), son père, pompier – avec Joanne (Adèle Exarchopoulos), sa mère, ancienne gymnaste et professeure d'aquagym au complexe sportif « Les Cinq Diables ». Quand Julia (Swala Emati), la sœur cadette de Jimmy, récemment libérée de prison, réapparaît dans la vie du couple, Vicky commence à reproduire son odeur et est transportée dans des souvenirs qui l'amènent à découvrir les secrets de son village, de sa famille et de sa propre existence.
Le film est basé sur la vie quotidienne de Vicky et de sa mère Joanne avec un père qui ne s'exprime que trop (comprends pas trop comment elle a pu épouser un homme pareil Joanne) et ensuite on rentre dans des flashs-backs réguliers où Vicky va revivre aux travers de mélanges qu'elle réalise la vie passée de sa mère et de sa tante (Julia) et apprendre beaucoup de secrets sur ces dernières. Petit à petit le film se construit, certains comportements du début du film sont mieux compris quand on voit certaines scènes une heure plus tard. Alors bien sûr, on pourra regretter certains infos qu'on a jamais eu (du style pourquoi Julia était en prison, ou d'où vient le "pouvoir" de Vicky), on pourra dénoncer le racisme et la victimisation de Vicky, souffre-douleur de ces camarades de classe
(mais qui a du mal à accepter une main tendue quand elle se présente)
, on pourra apprécier la belle plastique de Adèle Exarchopoulos et son jeu très expressif, et au final ça donne un bon film qui fait bien réfléchir, on se plait à remettre les pièces du puzzle en place, un seul regret,
la relation Joanne-Julia