Pénible à regarder. Certaines actrices jouent très mal, le scénario est bancal, les dialogues pas naturels. Cerise sur le gâteau, on a droit à des scènes de racisme complètement fantasmées et anachroniques. A éviter
Un peu de mal avec ce film, décidément la lenteur semble être un dénominateur commun des films reconnus par le Festival de Cannes. Le récit est étrange, on suit sans suivre, et finalement on finit par s'ennuyer, comme n'importe quel film d'auteur français un peu trop prétentieux. Encore une fois, on se retrouve face à une économie des moyens à tous les niveaux qui nous laisse sur notre faim.
"Les cinq diables" est une oeuvre assez déstabilisante du fait de son scénario tortueux. Joanne (Adèle Exarchopoulos) est mariée à un pompier d'origine sénégalaise. Ensemble, ils ont une jeune fille qui développe des capacités redoutables pour déceler grâce à son odorat les odeurs diverses. Cependant, lorsque la soeur de celui-ci est de retour dix ans après on ne sait quoi, un malaise va s'installer. A travers deux époques, la jeune cinéaste talentueuse, Léa Mysius ("Ava") sème le trouble chez le spectateur au risque de parfois le déboussoler. Le film traite de sujets différents comme le harcèlement scolaire et le racisme qui va avec, le tout à hauteur d'enfant. Le côté surnaturel m'a un peu dérouté, mais cela reste une expérience cinématographique envoûtante à vivre.
Film d'auteur bien trop sur-vendu. C'est pas nul mais que c'est mou. On s'ennuie ferme. Ce film aurait du faire 30 à 40 mns max. Le pitch est bon (et original) mais que c'est long.... très long... très très long. On l'oubliera très vite par contre.
Les 5 diables s'affiche comme un film fantastique d'atmosphère, genre casse-gueule qui oscille entre l'ennui poli, pour cause de non adhérence au propos et / ou au style, et embarquement sans rémission. En usant de ralentis forcés, de musique planante, d'une photo sobre et sombre, d'une petite fille aux capacités sensorielles étonnantes et aux "pouvoirs" déconcertants , le scénario aurait pu nous entrainer. Mais les dialogues pesants ne m'ont pas accrochés, la longueur des scènes m'a ennuyée et la réalisation manque cruellement de cette ambiguïté qui aurait tant sied au sujet. Le film aborde le thème du poids du passé dans nos vies mais ne semble guère intéressé par son propre pitch. Même si c'est sa marque de fabrique, le jeu constamment en sourire à l'envers d'Adèle reste lourd. Une expérience de cinéma très, trop longue...
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3,0
Publiée le 8 février 2023
Le nouveau film de Léa Mysius s'ouvre par une tragédie que l'on ne voit pas, mais on prend conscience de sa gravité en entendant des cris de détresse qui font froid dans le dos. Ce drame a laissé des traces dans ce village, certains ont même été marqués physiquement. Lorsque Julia, la sœur de Jimmy qui est marié à Joanne, refait surface, les blessures de chacun se rouvrent. "Les cinq diables" est un drame familial et fantastique original et intrigant avec la petite Vicky qui est capable d'apparaitre dans les souvenirs de ses proches. Pour moi, c'est un film avec plusieurs lectures. Raconté en partie à hauteur d'enfant, j'ai vu cette histoire comme le récit d'une petite fille qui voit son monde s'écrouler en voyant ses parents se disputer, mais aussi sa mère s'éloigner d'elle en se rapprochant de Julia. C'est assez riche, mais c'est aussi ce qui le rend frustrant dans le sens où le potentiel de l'histoire n'est pas totalement exploité. Ça reste vraiment pas mal, mais ça ne vaut pas "Ava", le premier film de la réalisatrice.
Je donne 2,5 étoiles à ce film car l'ambivalence y est permanente. Que penser ? La douceur de Sally Dramé dans le personnage de Vicky, contre le jeu affreusement mauvais de Adèle Exarchopoulos (au bout d'un moment il faut dire les termes). La montée en puissance de l'intrigue, et le jeu terrible de Adèle Exarchopoulos (oui j'insiste, mais je crois qu'il est nécessaire à ce jour de remettre en cause le statut de cette actrice. Ne l'a-t-on pas vu dans des personnages toujours similaires, l'air blasé par l'existence ? Dans le cadre de ce drame semi-fantastique, n'y a-t-il pas maladresse à poser parmi les protagonistes une actrice qui nous ramène sans cesse à notre miséreuse vie sous la macronnie. Parce que oui, il y en a marre, je vais au cinéma pour oublier et là PAF à cause des incompétences de cette bobo parisienne je ne peux que penser à ce monde de misère, imposé par Macron et ses fidèles serviteurs de mes deux. Désolé pour cette digression mais avec l'inflation le psy devient cher pour les gens qui ont bossé toutes leurs vies comme mon mari et moi. Oui, leurs vies au pluriel parce que comme Macron je suis en fait un faquin félin, j'ai sept vies.... )
Finalement, 1 étoile aurait pu fonctionner au vu de l'état psychologique dans lequel je suis sortie ! Merci Adèle. Merci Macron.
Un mélange de fantastique et de drame, des interprétations tout à fait convaincantes, dans une intrigue bien menée, a quelques incohérences près (disparition non recherchée d un flacon, la mère qui découvre le don de sa fille et puis rien, etc ...), ça se laisse regarder facilement, on se laisse tirer jusqu'à la fin.
Adèle Exarchopoulos est comme à son habitude extraordinaire. Le film, mêlant surnaturel et drame est parfois assez déroutant...Je ne serais pas dire si j'ai aimé ou non, mais il ne laisse pas complétement indifférent
Film à petit budget profitant du décor fantastique des Alpes : les intérieurs sont filmés en lumières de téléfilm. Les flashbacks sont traités astucieusement pour permettre à la petite de vivre le passé tourmenté des adultes, et se poser des questions existentielles. Le père a un jeu insignifiant et le couple mixte n'est pas crédible. Des scènes sont bâclées : crise de colère d'une amie traumatisée, tentative de suicide de la belle-soeur, grand-père trop direct et peu empathique, antipathie odorante de l'enfant envers sa tante, dispute du couple dans la chambre,... Du petit cinéma...
Pas convaincu par "Les cinq diables" de Léa Mysius. Le long métrage débutait pourtant bien avec sa belle photographie et l'installation d'une bonne ambiance. Mais, assez rapidement, on se rend compte des limites du scénario et du vide qui en résulte. On en comprend vite les tenants et aboutissant et les longueurs s'accumulent. De plus, tout l'aspect fantastique est très mal amené et exploité. Au final, si la forme est plutôt bien maîtrisé, le fond est à revoir. Malheureusement plus d'ennui que d'intérêt.
Le film “Les Cinq Diables” m’a donné envie à travers sa thématique mystique, un peu comme sait le faire N. Night Shyamalan. Une situation classique et des personnages qui semblent en apparence “normaux”, mais des événements étranges surviennent durant le long-métrage. C’est le cas de Vicky (Sally Dramé) qui a un odorat sur-développé et qui va s’en servir pour ses propres fins, mais qu’elle n’explique pas vraiment. Il manque un pourquoi fait-elle ça : spoiler: pour en connaître un peu plus sur le passé de sa mère ? Pour s’amuser ? Pour se droguer (car elle a quand même l’air super puissante cette drogue non) ?
L’intrigue est trop légère avec de nombreuses incohérences : spoiler: Vicky fouille le sac de Julia et elle y trouve une substance inconnue (drogue) qui lui permet d’avoir des visions dans le temps pour connaître le passé de ses parents (Joanne et Jimmy) et de sa tante (Julia), mais Julia ne manifeste jamais avoir perdu quelque chose dans son sac ? A ce demander si Julia connaissait l’existence de son propre sac. Julia brûle le sapin de Noël pour éliminer le fantôme de Vicky qui hante ses journées, mais comment le gymnase arrive-t-il à prendre feu car c’est physiquement improbable ? Et pourquoi Julia ne réagit-elle pas lorsqu’elle voit que le gymnase commence à brûler, car son intention première était d’éliminer le fantôme de Vicky, pas le gymnase ?
On apprend peu des personnages, force est de constater qu’ils ont un passé en commun, mais les dialogues sont peu constructifs et insipides, c’est maladroit : pourquoi les démons de Julia ? Pourquoi voit-on Julia jeune au même age que Vicky dans 2 scènes ? Que traduit la présence de Vicky pour Julia a part qu’elle ne s’aime pas : Vicky représente l’amour refoulé entre Joanne (Adèle Exarchopoulos) et Julia (Swala Emati) ? En fait, si on retire l’aspect SF qui en fait un film de genre, cela ne change rien à l’histoire. La petite Vicky avait tellement un plus gros potentiel avec son odorat. Mais au final, elle se retrouve à faire bouillir un corbeau mort juste pour “embêter” Julia… Je reconnais l’effort au niveau de la qualité des prises de vue et de la bande son, mais cela n’excuse tout de même pas un scénario bien vide dans la construction et dans son sens.