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Pascal F.
33 abonnés
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4,0
Publiée le 8 février 2023
Combat d’une mère et de ses enfants d’origine ivoirienne dans un pays qu’elle découvre, la France combat de cette même femme pour sa liberté quitte à aller à l’encontre des traditions de son pays d’origine, et enfin combats de ses enfants pour s’en sortir et réussir dans ce pays d’accueil. Le film de Léonore Séraille est servi par une pléiade d’acteurs, principalement celle qui joue la mère : Annabelle Lengronne. Loin d’être un Xième film sur la difficulté de vivre, bien réelle, je retiens avant tout, l’énergie que chacun donne, adultes comme enfants.
Décidément, Blaise Pascal est à la mode en ce début 2023. Après "Les banshees d'Inisherin" abordant la quête pascalienne du divertissement pour faire oublier à l'homme l'insupportable idée de sa mort, Léonor Séraille traîte de l'incapacité humaine à appréhender le présent. La mère déracinée et ses deux fils sont les trois protagonistes d'une histoire familiale sans intrigue. C'est juste le tapis de trois vies que la réalisatrice déroule devant les spectateurs. La mère cherche à user sa liberté au contact du présent. Mais cela ne va sans modifier la vie de ses deux fils qui ne parviennent qu'épisodiquement à s'unir à ce présent fugace : l'un va partir à la quête de son passé pour retrouver une identité quand l'autre va y renoncer pour se projeter dans l'avenir. C'est un film simple, réaliste, qui propose une réflexion intelligente sur le temps et l'identité. Ahmed Sylla n'apparait qu'à la fin du film mais saluons la performance d'acteur de Stéphane Bak et du jeune Kenzo Sambin.
Rose arrive de Côte d'Ivoire avec ses deux jeunes enfants à la fin des années 80. Elle navigue de la banlieue parisienne à Rouen en fonction de ses rencontres amoureuses pendant que les enfants grandissent. Fresque (un peu trop) naturaliste et sans doute trop longue mais qui a la bonne idée de nous montrer la France à travers les yeux d'une famille émigrée. Et le plaisir de découvrir également Ahmed Sylla dans un rôle à contre-emploi qui confirme qu'il a raison de ne pas se cantonner à l'humour.
Ce film raconte le parcours émouvant d'une famille, d'une femme, d'un grand frère parentifié... Des thèmes universels et complexes autour de la famille traités avec un réalisme époustouflant ! A voir :)
spoiler: Une fresque familiale où Annabelle Langronne se bat pour vivre sa vie, et pour élever ses enfants. Un très beau film où les rêves sont oblitérés par le pragmatisme réaliste. Entre sa situation où son entourage essaie de la marier absolument, et ses enfants à élever pour qu'ils s'en sortent mieux qu'elle. Les deux petits garçons qui jouent ses fils sont formidables. Jusqu'aux dénouements finaux où nous comprenons ce que sont devenus ses enfants.
Une histoire toute en subtilités, moins joyeuse que Jeune Femme (2017) avec Laeticia Dosch qui n'était pas joyeux non plus, mais dont la vitalité amenait une énergie comique. Ici le spectateur comprend et suit Annabelle Langronne et est de tout cœur avec elle ; même si rien de joyeux ne se produit et ne réussira que partiellement dans ses ambitions.
Un petit frère, c'est une vingtaine d'années dans la vie d'une famille immigrée de Côte d'Ivoire : leurs amours, leurs réussites, leurs liens. Le film est agréable à regarder, humain sans être idéaliste, assez brut. Les acteurs sont très bons et parviennent à nous attraper pour nous faire voir le monde par leurs yeux.
magnifique moment de cinéma comme l'on aimerait en voir davantage. Tout est juste, le ton, les acteurs, les décors, la musique. C'est excellent ! émouvant ! allez y vite
Dommage que ce film souffre de quelques longueurs qui auraient pu être évitées., Je pense notamment aux scènes de boîte de nuit avec Jean ou avec Rose et son premier amant. Dommage que ce film très réaliste, sombre dans l’invraisemblence. On a du mal à croire, en effet, qu’une femme de chambre d’un hôtel ,puisse s’envoyer en l’air dans une chambre et paresser ensuite dans le lit, tout comme elle puisse avoir le loisir d’étaler un dessus de lit sur la terrasse et se prélasser, en prenant le petit déjeuner avec son prochain amant. Pour un film qui se veut réaliste, c’est vraiment à côté de la plaque sauf, à méconnaître la réalité du travail d’une femme de chambre. Laure Calamy en a incarné une et ce n’était pas le même topo. Certes Rose s’affranchit de bien des règles mais quand même !
Ceci dit, rendons hommage à Annabelle Lengronne pour son interprétation. Cette mère impulsive, toxique est, au tout début du film, antipathique au possible. La pression qu’elle exerce sur Jean et Ernest alors qu’elle même entend vivre sa vie de la manière la plus indépendante possible est insupportable. Au plan psychologique c’est un sans faute et l’interprétation est parfaite. La névrose de Rose est on ne peut plus réaliste. Les conséquences de ce défaut d’éducation sont inéluctables...
il faut également rendre hommage aux rôles masculins des 2 enfants Paul et Ernest. De l’enfance à l’adolescence puis à l’â ge adulte ils suscitent beaucoup de sympathie et jouent merveilleusement bien . En conclusion c’est un bon film, qui aurait mérité quelques coupures au montage. Il semblerait que le format de 2 heures se soit érigé en règle, malheureusement quand on allonge une sauce elle perd en consistance et saveur !
Film vu en salle il y a quelques mois et aujourd’hui je n’en ai que peu de souvenirs. Le sujet est beau mais le scénario est peu être un peu trop « éparpillé » et manque d’éléments marquants qui permettraient de garder le film en mémoire.
Oui, il y a le combat d’une mère immigrée, qui veut s’insérer par le travail dans la France des années 80. Oui il y a le combat de ses fils, des années plus tard, qui veulent avancer dans la vie, par l’éducation et le social. Mais ce combat n’est pas facile et le retranscrire à l’écran l’est encore moins. Si le fond est là, la forme peine à nous embarquer. Annabelle Lengronne (Rose, la maman) et Stéphane Bak (Jean, son fils adulte) délivrent de belles prestations sur la difficulté à vivre dans une société nouvelle et surtout durer dans celle-ci. Mais le film ne décolle jamais réellement et le découpage n’aide pas.
Un film magnifique, tout en finesse, avec des personnages complexes décrits à travers une succession d'élipses. Les personnages sont profondément attachant, et cet attachement se construit progressivement. Le film nous mets dans l'embarras à de nombreuses reprises, et c'est justement le propre du cinéma que de faire vivres dans un court laps de temps toute la palette d'émotion et de réflexion qui ici se déroule sur quelques décennies de vie. Il y a 3 personnages principaux, et à chacun à sa manière, ou de part la façon dont la cinéaste les a mis en scène, est le personnage principal. Cette femme est très touchante, éprise de liberté, dans la complexité de la confrontation culturelle. Cette fresque de vie est pleine de vérité.