Last Film Show, représentant indien pour l'Oscar du meilleur film international, figure parmi la shortlist de 15 titres dévoilée en décembre. Tourné en langue gurajati, il évoque l'enfance d'un garçon qui découvre le cinéma à l'âge de 9 ans. L'histoire évoque immanquablement celle du réalisateur Pan Nalin (Samsara, La vallée des fleurs), issu d'une famille très pauvre. Comme le héros du long-métrage, le jeune Pan passait son temps libre à vendre du thé, auprès de son père, dans la petite gare de son village (Chalala, dans le film). Fasciné par la lumière et les ombres, il décide de devenir réalisateur, après la projection d'un film dans une ville voisine, à 9 ans donc. Last Film Show rappelle de loin le Cinema Paradiso de Giuseppe Tornatore mais sans parvenir à susciter la même émotion, la faute peut-être à une mise en scène apprêtée mais un peu impersonnelle, et aussi à un scénario qui manque de piment, laissant trop de côté les personnages secondaires, et enfin à une interprétation sans beaucoup d'éclat. Là où le film devrait nous emporter, il se contente de contempler sagement la passion d'un gamin pour la lumière, les miroirs, les histoires et la pellicule, avant que celle-ci ne soit remplacée par le numérique, brisant ainsi une partie de la magie poétique du cinéma.
La dernière séance est un film assez naïf, et un peu longué, mais qui offre un très beau voyage en Inde. On a régulièrement le sentiment que tout est fait pour cocher les cases du film qui aura du succès en Occident. L'histoire se concentre sur une bande d'enfants, c'est un récit initiatique, le tout sur fond de lutte des classes, et une part considérable est accordée à la nourriture qui s'avère être le fondement du deal entre l'enfant et le projectionniste (chacun aura pu constater la multiplication des films fondés sur la nourriture exotique, ces dernières années). Les effets de mise en scène esthetisants complètent ce bingo du film pour salles d'art et essai. Le récit est correct mais assez attendu,spoiler: et il s'avère assez pesant à la fin . Le cinéaste a visiblement voulu pousser l'exploration de son pays au plus loin, y compris en nous montrant les conditions de travail dans les usines. spoiler: D'où ces longues longues séquences finales . À cela s'ajoute le fait qu'on nous vend là peut-être une Inde de carte postale, déconnectée de la réalité du terrain. Au-delà d'une potentielle supercherie, le film vaut pour ses ambiances, et les exploitent à fond. C'est sa principale qualité. Les grandes villes, les villages, la flore, la faune, les gares, les trains, les ethnies qui se croisent, les castes, etc. Tout est réuni pour donner le sentiment d'avoir passé quelques temps dans ce pays mythique.
Film idéal pour faire un magnifique voyage en Inde. Bien mieux qu'un documentaire, ce film bien rythmée insuffle une bonne énergie et fait du bien. Un vraie conte qui n’oublie pas la réalité et qui aborde avec justesse la modernisation et la fraternité. Un film, tout public, à découvrir en famille. Dommage de constater qu'il n'est visible que dans une unique salle à Paris.
Mooooooh mais comment ne pas craquer devant la bouille trop adorable de ce petit garçon ?
C'est un film qui se situe à mi-chemin entre "Cinéma Paradiso" et "The Fabelmans" mais à la touche indienne.
L'Inde est constituée de plusieurs castes et c'est tellement beau d'assister à la première séance cinématographique de ce garçon de 9 ans qui révèle une passion qui ne va cesser de grandir !
J'aime les gens passionnés et j'ai été épatée par ce groupe de jeunes qui tentent tout pour pouvoir projeter un film dans leur village avec le peu de moyens à leur disposition.
La relation qui va se tisser entre ce petit garçon et le projectionniste est adorable !
C'est un film feel good qui m'a donnée sourire tout le long, le regard qui pétille jusqu'à s'humidifier d'émotions sur le final !
Un chef d'œuvre, scénario très original basé sur l'histoire du réalisateur, magnifiques plans de la vie quotidienne indienne et très belle pédagogie sur le 7ème art avec de nombreuses références subtilement integrées
Un chef-d'œuvre absolu. À voir absolument dans une vraie salle de cinéma. Ce film est véritablement le digne successeur spirituel de Cinema Paradiso. Le réalisateur de SAMSARA nous offre un autre chef-d'œuvre que la France se doit de découvrir. Le film rencontre déjà un immense succès, du Japon à l'Inde en passant par les États-Unis. Il a été nominé dans la Shortlist du Meilleur film international lors de la 95e cérémonie des Oscars en 2023. Le Hollywood Reporter a déclaré, "« Last Film Show » : La candidature de l'Inde aux Oscars est un vibrant hommage au cinéma. La maîtrise de la réalisation, la conception sonore novatrice et les performances absolument sublimes vous toucheront profondément. Quel magnifique hommage à Tarkovski, Kubrick, Dvaid Lean, Teshigahara et autres ! Je recommande vivement ce bijou, qui vous divertira comme aucun autre film de ces dernières années.
Je suis tellement ravi d'apprendre que ce film arrive enfin en France ! J'en parle à tous mes amis depuis un an déjà. Je l'ai vu à São Paulo et j'ai été époustouflé. Un chef-d'œuvre moderne, si tant est que vous aimiez le cinéma. C'est absolument rafraîchissant et, en sortant de la salle, on se sent merveilleusement bien. On se sent optimiste. On se sent heureux. Chaque plan est une véritable peinture et le film tout entier ressemble à un puzzle, car on passe son temps à deviner quel hommage est rendu à quel moment ; mes préférés sont ceux à Kubrick et à Tarkovski. La fin du film vous touchera au plus profond de l'âme — et vous ouvrira l'appétit, car le film regorge de délicieuses scènes mettant en vedette des lunchboxes repas. Laissez tout tomber et allez voir ce film en juin 2026. Si vous êtes déçu, n'hésitez pas à laisser un commentaire pour me le faire savoir.
Un film au scénario très personnel, inspiré de l’histoire du réalisateur, qui apporte un vrai souffle nouveau au cinéma indien. Les scènes de la vie quotidienne sont filmées avec justesse, et les références au cinéma, discrètement intégrées, donnent au film une dimension presque pédagogique sur le 7ᵉ art.
Film extraordinaire: une nouvelle leçon de cinema de Pan Nalin. Je suis sortie de la salle émue avec beaucoup de mal à parler tellement le film est touchant et beau. Je le recommande en sortie avec de jeunes enfants pour stimuler leur curiosité et initier à quelques notions physiques sur la lumière, la cuisine indienne et sur l’histoire du cinéma tout simplement.
Samay est un gamin débrouillard, élevé à la dure par un père déclassé, simple vendeur de thé dans la gare d’un petit village du Gujarat. Samay est fasciné par la lumière. Le premier film qu’il voit au Galaxy, le cinéma de la ville voisine, est pour lui une révélation. Avec la complicité de son projectionniste, qu’il a amadoué en partageant avec lui les repas délicieux préparés par sa mère, Samay parvient à se glisser dans la cabine de projection et à s’y initier à la magie du cinéma.
"La Dernière Séance" est un film sorti en Inde en 2022, qui a représenté l’Inde aux Oscars en 2023. Bizarrement, il a fallu attendre près de quatre ans pour qu’il se fraie un chemin jusqu’aux salles françaises alors même qu’il est déjà disponible sur Netflix. Pourquoi un tel délai ?
Peut-être parce que les distributeurs français n’avaient pas confiance dans le potentiel de ce film, trop indien pour attirer le public français et trop occidental pour séduire les fans de Bollywood. Surtout, c’est sa ressemblance avec "Cinema paradiso" qui le démonétise : même gamin facétieux, même relation complice nouée avec un vieux projectionniste, même évocation nostalgique des vieilles salles de cinémas bruyantes et de la pellicule argentique.
Samay et ses petits camarades ont beau être attendrissants, il n’y a rien de suffisamment original dans cette "Dernière Séance" – un titre sacrément éculé depuis le regretté Eddy Mitchell et qui, au surplus, n’a aucun écho dans le film – qui justifie qu’on s’y arrête.
PS : Vérification faite, Eddy Mitchell est toujours de ce monde
Samay a 9 ans. Il vit dans l’Inde rurale à proximité du passage d’un train. Sa passion c’est le cinéma. Malgré l’interdiction de son père, il va ruser pour continuer à visionner des films jusqu’à sa fermeture. Ce film est un hommage magnifique au cinéma, tant aux réalisateurs qu’aux projectionnistes. Très beau film.
Ai vu « La dernière séance » du réalisateur indien Pan Nalim. Ce film totalement autobiographique est une déclaration d’amour au cinéma. Samay 9 ans (magnifique Bhavin Rabari), vit pauvrement avec sa famille. Après l’école, il vend du thé aux voyageurs qui s’arrêtent dans la gare de Shalala. Lorsque ses parents l’emmènent au cinéma pour la première fois, c’est une évidence pour Samay, il sera réalisateur. Il se découvre une passion pour la lumière, les miroirs, les ombres et les histoires. Il se lie d’amitié avec Fazal (Bhavesh Shrimali) projectionniste qui va lui apprendre les rudiments du métier et surtout lui permettre de voir des films gratuitement. Ce film qui a reçu énormément de prix dans plusieurs festivals de part le monde est un très joli conte un peu trop naïf et foisonnant. Parce que la caméra est à hauteur d’enfant on a souvent l’impression qu’il s’adresse uniquement à des enfants. Comme tout passionné, Pam Nalim a du mal à se concentrer sur un unique fil de narration et veut absolument tout raconter au détriment du spectateur qui n’a pas le temps de s’installer dans une atmosphère. La réalisation est magnifique toute en couleurs vives, rythmes et musiques dansantes. Cet hommage au cinéma trouve son apogée dans une scène finale émouvante d’une très grande originalité. Le jeune Bahavin Rabari hypnotise la caméra et les spectateurs par son énergie et la maturité de son interprétation. Il y a souvent des longueurs et quelques répétitions mais l’amour pour le cinéma est tout à fait enthousiasmant et très bien rendu même si le parallèle avec « Cinéma Paradiso » est évident. Ce film est aussi un hommage au cinéma de Bollywood dont nous découvrons une multitude d’extraits mais aussi un témoignage émouvant de la disparition du 35mm. Un film dépaysant, plein de sincérité, avec des vrais moments de cinéma : idéal pour les enfants et jeunes adolescents.