Stupéfiant ! « Le Parrain : 2e Partie » frappe encore plus fort que le précédent. Pourtant il était bien difficile d’imaginer que cette suite pourrait dépasser le premier, tant la « Partie I » avait atteint un sommet. Le film dure plus de trois heures et vingt minutes, et il n’y a aucune seconde de trop. L’histoire est divisée en deux parties : l’arrivée et l’ascension du jeune Vito Corleone interprété par Robert De Niro et le présent dans les années 1950 où Michael, toujours plus influent, accroît son empire. J’ai toujours eu une préférence pour ce deuxième Parrain, pour la seule et unique raison des flashbacks. Il y a d’abord la présence de Robert De Niro que j’adore, et puis surtout la curiosité de savoir comment la légende, le mythe s’est construit au tour du Don, et enfin, on découvre la vie des immigrés italiens en générale, leur tradition et leur quotidien. Ici, on retrouve un coté un peu romantique, et mythique, une certaine moralité et bonté. Mais aujourd’hui, après l’avoir revu plusieurs fois, je pense que la jeunesse de Vito Corleone n’est pas la seule raison pour laquelle le 2 reste mon favori. La partie d’Al Pacino est grandiose. Le réalisme est impressionnant et contraste parfaitement avec le coté mythique et romantique apporté par les flashbacks. La réunion en Cuba s’inspire en majorité de la Conférence de Havane organisé par Lucky Luciano après la guerre, une page importante dans l’histoire de la mafia. L’impression de voir un documentaire, une chronique est plus forte que jamais, rare sont les œuvres de fiction avec autant d’éléments de la réalité. F.F. Coppola se montre génial et inspiré, ainsi que l’auteur du livre Mario Puzo, pour apporter une dimension supérieure au premier. Le personnage de Michael Corleone est plus approfondi. Al Pacino est fascinant, et si son rôle le plus mémorable reste dans « Scarface », sa performance la plus aboutie est bien dans ce Parrain. Je pense qu’il n’y a même pas besoin de faire remarquer les qualités techniques et esthétiques du film. Ceux qui l’ont vu seront unanimes pour l’encenser. Bref, tout simplement un des plus grands chef d’œuvres de l’histoire, on est littéralement bouleversé de voir une telle création artistique.