Quatre petites histoires dans un hôtel, auxquelles participe involontairement un pauvre groom... Dès le générique (et sa musique infernale), on sait qu'on va avoir du "Tarantino-Rodriguez" en grande forme... Et on a bien raison, le film Groom Service fait partie des films les plus fous du binôme déjanté : une histoire de sorcières (en petites tenues...), une histoire d'un homme qui séquestre et menace sa femme (le conte le moins jouissif, sur les quatre), le groom qui doit faire baby-sitter pour les enfants d'un truand et qui accumule les catastrophes dans leur chambre, et enfin l'apothéose du "tarantinesque" avec une bande de voyous qui parient de grandes sommes d'argent ou la perte d'un doigt sur un jeu d'allumage de briquet (avec Tarantino lui-même). Personnellement peu sensible à ce genre d'humour noir, j'imagine bien que les amateurs riront à s'en faire éclater les joues, car tout ici est poussé au centuple : les situations dingues (le groom qui a des relations avec une sorcière juste pour qu'elle puisse récupérer sa semence pour une potion), les répliques cyniques (Antonio Banderas qui conclue la découverte catastrophique de sa chambre par : "Ils ont fait des bêtises ?"), ou encore la dernière histoire dans laquelle les gros mots fusent comme s'il s'agissait d'une valeur ajoutée. Et de se retaper cette musique entêtante et agaçante (exprès) pour le générique de fin. Que ce soit Tarantino, Rodriguez, Roth, Banderas et les autres, tout le monde se fait plaisir et s'amuse dans Groom Service, et même si on ne partage pas forcément l'allégresse, on se plaît à les voir faire les fous.
Ce film à sketchs, réalisé par Allison Anders, Alexandre Rockwell, Robert Rodriguez et Quentin Tarantino est assez étrange. Enfin étrange est un grand mot, disons que tous ces sketchs sont assez particulier et qui, sans en être foncièrement mauvais, ne m'ont pas accroché plus que ça. Nous suivons les aventures de Ted, un groom, à qui il arrive des tuiles ou d'étranges aventures dans quatre chambres d'un grand hôtel hollywoodien la nuit de la Saint-Sylvestre. L'idée est franchement originale mais on voit surtout que le film est le résultat d'un bon délire entre potes. Effectivement, on peut difficilement prendre ce film au sérieux car il est absolument à voir au second degré mais malgré tout, si on ne rentre pas dans le délire général, alors on a du mal à adhérer au film. Généralement, ce qui est bien dans un film à sketchs, c'est que si l'on n'apprécie pas un segment du film, ce dernier peut toujours se rattraper avec les autres. Ici malheureusement, en ce qui me concerne en tout cas, il y a du bon et du mauvais dans chaque sketches mais aucun ne sort véritablement du lot. Du coup, si on n'adhère pas à l'ambiance générale, nous sommes un peu coincés, ce qui est assez dommage parce-que j'aime beaucoup le côté complètement loufoque, presque quelques fois non-sens qui se dégage de tout ça. Je ne connais pas les deux premiers réalisateurs mais on repère en tout cas bien le style des deux derniers, à savoir Rodriguez et Tarantino dont le terrain de jeu est alors parfait pour leurs idées, souvent farfelues. Et une nouvelle fois, comme lorsqu’ils collaborent d'ailleurs, ils s'en donnent à cœur joie. Le casting n'est pas mal non plus, nous retrouvons principalement Tim Roth mais nous avons également Antonio Banderas, Madonna, Quentin Tarantino, Bruce Willis, Jennifer Beals etc. qui jouent très bien et qui sont à fond dans le délire. "Groom Service" n'est donc pas un mauvais film, il faut le voir comme un délire en potes, à nous de voir si on rentre dedans ou pas.
En 1995, les quatre réalisateurs Allison Anders, Alexandre Rockwell, Robert Rodriguez et Quentin Tarantino surfaient sur des succès individuels. Amis dans la vie, ils décidèrent de réaliser un film à sketches.
Dans un hôtel de luxe, chacun réalise un segment mettant en scène Tim Roth, survolté et fatigant, avec des résidents de l’hôtel étranges. Comme dans tout film à sketch, le principal défaut vient de la disparité du ton et de qualités des différentes parties du film. Ici, on est en présence d’un film qui donne au mot “inégal“ ses lettres de noblesse. Le premier sketch d’Allison Anders possède une qualité visuelle indéniable mais la réalisatrice ne s’en sert pas à bon escient et nous sert une histoire de sorcellerie pas franchement passionnante, mais pas si nulle qu’on veut vous le faire croire. Le deuxième sketch d’Alexandre Rockwell, lui, est une catastrophe industrielle. Hystérique, incompréhensible jusqu’à en devenir pénible et irritant, les 20 minutes que durent ce segments sont une torture pour les yeux et les oreilles. Cependant, il faut savoir que dans sa mégalomania naissante, Quentin Tarantino, sommé par Miramax de couper la durée du film, a demandé à Rockwell et Anders de couper des parties de leurs segments, afin de laisser celui de Rodriguez et le sien intact (ce qui eut pour conséquence de refroidir leurs rapports).
Force est de constater que les deux derniers sketches sont quand même bien supérieurs aux deux premiers. Celui de Robert Rodriguez, tout d’abord, est un petit bijou de comédie noire, grâce à quatre acteurs en état de grâce et une résolution à hurler de rire. La réalisation du protégé de QT est parfaitement adéquate au sujet, ses gros plans marchant à merveille pour le sujet qu’il vise. On enchaîne ensuite avec le dernier segment, plus long que les autres, réalisé par Tarantino, avec Tarantino, qui nous fait du Tarantino dans un rôle qui rappelle le Tarantino IRL. Un peu mégalo, non ? Mais le sketch est sympathique à défaut d’être réellement passionnant et Bruce Willis & Jennifer Beals y sont absolument fabuleux. De plus, la musique irritante de Combustible Edison est relativement absente de ces deux ultimes segments.
Four Rooms porte encore un peu les stigmates de cette postproduction éreintante mais reste un OVNI sympathique à regarder et une curiosité pour les fans d’un des quatre réalisateurs.
Comédie à sketchs assez moyenne. Une nuit avec un groom dans un hôtel minable un soir de Nouvel An aurait pu être une bonne idée, mais la qualité n'est que rarement présente.Pas super bien dialoguer (le sketch de Tarantino relève à peine le niveau) mais surtout pas bien jouer avec le grimaçant Tim Roth et l'hystérique Antonio Banderas.
Un peu déçu par ce "Groom Service". J'étais très content de retrouver le duo Tarantino/Rodriguez, mais on est très loin de "Grindhouse". Mais malgré tout, ces 4 petits sketchs restent sympathiques, mais sans plus. J'ai une petit préférence tout de même pour le sketch de Rodriguez, qui est complètement déjanté. Celui de Tarantino est pas mal non plus. Par contre, j'ai pas trop aimé les deux autres, en particulier le premier, surtout parce qu'il a un excellent casting pour une histoire qui ne vaut rien. Bref, "Groom Service", c'est pas le genre de film indispensable, mais il reste pas mal dans l'ensemble.
Tout ça pour ça ! On va pas se le cacher, si on regarde ce film si méconnu c'est parce qu'on a entendu dire qu'il associait Robert Rodriguez et Quentin Tarantino ; après avoir vu ce que cette association a pu donner sur "Grindhouse" on est forcément tentés. Puis y'a Tim Roth, Madonna, Antonio Banderas, Bruce Willis ... Et puis ça fait plouf ! Sans cohérence, sans intérêts, les 4 sketchs ne nous font pas rire, bien que l'on retrouve la patte de nos deux réalisateurs stars dans leurs parties, ça ne suffit pas à élever le niveau. C'est moi qui ait pas compris le film, ou est-ce que le jeu tellement maniéré et exagéré de Tim Roth n'a absolument aucune raison d'être ? Pour les fans de RR et QT je vous conseille de ne regarder que la 2ème moitié du film, et encore, juste pour pouvoir vous vanter d'avoir vu toute leur filmographie.
Assez lassant et répétitif, Groom Service est composé de quatre chapitres bien distincts, sous forme de véritable pièce de théâtre. Sans surprise les scènettes réalisées par Tarantino et Rodriguez sont les plus réussies que ce soit au niveau des interprétations qu'au niveau de la mise en scène.
Les courts métrages sont inégaux mais tous s'effouflent à la fin de leur temps impartit. Le meilleurs court métrage est celui de Rodriguez complétement barré, on reconnait bien son style. Les trois autres sont sympa mais ne cassent pas trois pattes à un canard. L'idée de base est excellente. Puisqu'il y a un réel fil conducteur entre ces différents courts et un personnage récurent celui de Ted incarné par un Tim Roth pour le moins désopilant. Mais un maque de rythme dans chaque court qui rend le film terriblement long. Dommage !
Je suis si peu emballé que c'est difficile pour moi d'écrire quelque chose. Le premier volet est une honte d'inintérêt, le deuxième ne vaut guère mieux, celui de Rodriguez m'a fait sourire 2 fois, et celui de Tarantino aurait pu être un peu sympa si ce n'était pas interprété par lui même. Fort heureusement, le film mérite quand même d'être survolé pour apprécier la prestation de Tim Roth, surprenant dans ce rôle à contre emploi, qui à lui seul sauve des abimes ce tout petit film sans ambition.
Tim Roth en groom insupportable à la démarche de demeuré, coupant des doigts, assistant des sorcières, se retrouvant face à un homme armé séquestrant sa femme ou encore surveillant des enfants incontrôlables, voici le programme de "Groom service" un film à sketches assez pitoyables distribué par une grande pléiade d'acteurs: Tim Roth, Quentin Tarantino, Bruce Willis, Madonna, Antonio Banderas, Marisa Tomei, Salma Hayek... Réalisés par Robert Rodriguez ou encore Tarantino, les sketches sont rarement drôles (ou très peu alors) et d'un niveau peu évolué. Je ne sais pas trop ce qui les a poussé à faire ce film mais en tout cas, ce film est le pire de leur filmographie. Bon après c'est divertissant mais question scénario, on est pas dans du Christopher Nolan. Résultat: un film aux sketches nuls, aux acteurs peu convaincants mais ça reste assez divertissant!!!!!!!!!!!!!!!
Une bonne idée de départ, mais il faut avouer que malgré un casting étonnant tant coté acteur que réalisation ce film ne décolle pas et est dans l'ensemble plutôt chiant. Certaines scènes s'en sortent avec les honneurs et le coté décalé est plaisant mais rien de bien palpitant à l'horizon.
Si l'on fait l'impasse sur deux premiers sketches plutôt moyens le reste du film est un régal désopilant lors duquel T.Roth se retrouve dans des situations des plus désopilantes avec A.Banderas R.Rodriguez assure et le final de Q.Tarantino reste le meilleur avec une écriture toujours au poil et une montée en puissance suprême.Le meilleur pour la fin,c'est bien ce qui caractérise le film!
"Groom Service" mérite le détour par son étrangeté burlesque. Tout les acteurs ont l'air de prendre beaucoup de plaisir à jouer les histoires de cet hôtel. Ce plaisir n'est pas toujours communicatif, mais il faut reconnaître à ce film son esthétique particulière, et sa singularité de ton.