258 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
50 critiques spectateurs
5
1 critique
4
6 critiques
3
18 critiques
2
18 critiques
1
4 critiques
0
3 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Willy MARIGNAN
3 critiques
Suivre son activité
4,5
Publiée le 11 mai 2024
Un film d’horreur comme on les aime. Extrêmement original, très bien construit. Ça commence comme un mauvais film des années 80 pour arriver tout doucement dans l’horreur. C’est vraiment très très bien.
A la mort de son père, Iris Lark hérite du pub de ce dernier sans savoir ce qu'il abrite... Baghead est l'histoire d'une jeune femme, Iris (Freya Allan), totalement fauchée qui, ppar bonheur - ou par malheur ? - hérite du pub que son père - qui l'a abandonné - a racheté à la mort de l'ancien propriétaire. L'excuse de l'héritage - comme celle du déménagement - est celle que l'on entend le plus souvent dans le genre de l'horreur et du fantastique. Les lieux légués sont, en règle générale, extraordinaires - sinon à quoi bon en faire un film ? - et permettent l'expression de l'horreur, celle d'Alberto Corredor dans ce film en l'occurrence. Baghead est avant tout le récit d'une légende vieille de centaines d'années. Celle d'une sorcière capable de prendre l'apparence du défunt dont elle a ingéré un objet lui ayant appartenu. Évidemment, cette sorcière a été enfermée... sous le pub dont a hérité Iris et qui découvre que cette créature dit la vérité. Très vite, la propriétaire du pub découvre aussi que des individus sont prêts à débourser des sommes astronomiques pour rencontrer Baghead. Mettons de côté l'horreur un instant. Par le biais de son film, Alberto Corredor nous interroge sur la vraie valeur de la vérité. Que coûte-t-elle ? Pour Iris, la vérité est l'opportunité de sortir de l'incertitude et de la fragilité de sa vie. Pour Iris, la vérité n'a pas de valeur, mais est une occasion à saisir. Quel Homme ne saisirait pas sa chance ? L'expression de l'horreur par le biais de la légende est secondaire. L'horreur primaire réside dans le personnage de Neil (Jeremy Irvine). Ce veuf est comme les autres : prêt à payer pour entendre la vérité. Mais Neil est l'horreur née de la folie, elle-même née du deuil. Si l'on s'intéresse de plus près au couple que forme Neil et Sarah (Svenja Jung), la folie est-elle le fruit de la mort d'un être cher ou bien, la mort d'un être cher est le fruit de la folie ? Alberto Corredor a-t-il voulu détourner notre attention du véritable horreur, celui qui s'exprime par le biais de l'Homme ? Alberto Corredor m'a convaincu de refuser d'hériter d'un pub, mais, malheureusement, ce film n'a pas grand chose d'original. Il divertit pour une bonne soirée d'hiver pluvieuse.
Franchement je ne comprends pas le système de bande annonce sur cette plateforme, elles sont proposées en VO (non sous-titrées) et non en VF et dans certains cas bloquées car déclarées comme privées comme c’est le cas pour ce film.