Cela me dérange toujours lorsque le film commence avec le personnage principal qui va raconter son histoire, car d'emblée, je sais que celui ci va réussir à en réchapper A ce moment là, l'histoire devient moins intense, car on ne tremble plus pour les héros. Alors, ici, c'est Melanie Griffith qui s'y colle, et même si elle tient bien le rôle, elle a des "mimiques" comme passer sa langue sur ces lèvres couvertes de rouge à lèvres, qui font tout de suite, perdre toute crédibilité au personnage, tellement décalé. Et il y a Michael Douglas, en espion, froid, et peu souriant qui succombe au charme de la belle.
J'aime bine revoir ces films des années 90, qui ont eu leur petit succès en leur temps, et qui sont tombés un peu dans l'oubli. On regarde malgré tout cette histoire avec des yeux lointains, on tremble rarement pour l'héroïne, le final pourrait nous faire mentir, mais, puisqu'il faut un happy end, on restera sur la victoire du bien sur le mal, sans trop de dommage. Il y a quand même quelques scènes assez marquantes, mais trop de facilité scénaristique pour nous plonger au cœur de cette guerre, en plein centre de Berlin, avec des Allemand incapable de retrouver une femme blessée, alors que son héros d'amant ne la trouvera qu'après 2 minutes, top chrono.
On reste tout de même gentiment embarqué dans cette histoire, made in Hollywood, plus une romance, qu'une histoire tragique de guerre, avec beaucoup d'invraisemblance, et une dose de romantisme désuet. A noter la présence de Liam Neeson dans la rôle d'un officier Allemand, bien naïf lui aussi.