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AdriBrody
19 abonnés
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3,5
Publiée le 3 janvier 2022
Joël Schumacher, réalisateur détesté pour ses deux films Batman et encensé pour le reste. "Chute Libre" est de la deuxième catégorie. Un film très bien rythmé avec une mise en scène très sobre, mais néanmoins efficace. Michaël Douglas est excellent dans cet homme hors de la société, fou et prêt à tout pour voir sa fille le jour de son anniversaire. Le speech et le début peuvent faire très cliché, avec ce personnage qui ne rentre pas dans les codes de la société qui fout tout en l'air. Mais pourtant, ça marche. On est très loin d'un chef-d'oeuvre, mais "chute libre" se regarde sans problème et laisse même quelques questionnements sur le traitement de l'Américain moyen, jusqu'où il peut tomber.
Du grand cinéma pour les fans des années 90, Joel Schumacher réalise ici un film magistral, avec un Michael Douglas au sommet, sa prestation n'est pas sans rappeler De Niro dans Taxi Driver.
Un thriller qui comme son nom l'indique, met en scène la chute progressive dans la folie d'un homme en apparence lambda. Merveilleusement interprété par michael Douglas, face à un Robert Duvall convainquant dans le rôle d'un policier en départ à la retraite. Le film offre une satire puissante du monde moderne et bon nombre de ses mauvais côtés : cruauté du monde de l'emploi, criminalité, groupes sociaux extrêmes, divorce, surpopulation, incompétence des autorités, etc. Tout part d'un embouteillage interminable, un jour de grande chaleur, avec le brouhaha oppressant propre à la ville. Puis s'en suit une errance folle du protagoniste, qui parcours la ville espérant arriver à l'heure à l'anniversaire de sa fille. Un film sous haite tension maitrise de bout en bout, je recommande.
Joel Schumacher nous gratifie d’une mise en scène nerveuse mais sans esbroufe. La tension ne cesse de monter, d’inquiéter, jusqu’au dénouement, parfaitement découpé. Malheureusement aucun discours ne vient rééquilibrer les agissements de Michael Douglas, il n'y a aucune remise en cause. Au final Schumacher laisse le spectateur faire le tri.
Il m'aura donc fallu 28 ans pour découvrir cet incroyable film. J'ai pourtant failli me décourager dès la scène de départ plutôt oppressante et longue mais dont on comprend rapidement l'importance pour la suite des évènements. Si ce n'est pas un chef d’œuvre, on n'en est pas loin avec un Michael Douglas au sommet de son art. A noter: J'avais adoré le clip de Disiz la peste "je pète les plombs". Je viens donc juste de faire le rapprochement...
Un très bon film, avec énormément de scènes cultes. Le film nous montre un personnage principal qui est en définitive une sorte de Monsieur Tout-Le-Monde qui va être rendu fou par la société dans laquelle il vit (la Los Angeles des années 90, en plein été caniculaire). Le personnage n'est pas très sympathique, irritable, et sans doute psychorigide...mais en même temps il ne suscite pas vraiment d'antipathie viscérale...en réalité on comprend ses actions (qui sont en réalité surtout en réaction à des comportements détestables) tout en les désapprouvant (car mort d'homme il finit par y avoir). Le personnage est humilié, on lui a "menti": on le devine appliqué dans son travail, consciencieux, qui ne fait pas de vague; il a un enfant, il fait des kilomètres de bouchon pour aller à son travail....Bref il s'agit de n'importe qui, un individu moyen auquel on pourrait s'identifier. Petit à petit on se rend compte que cette société dans laquelle il s'est investi sans faire de vagues ne le lui rend pas: il va être confronté à toute une ribambelle de personnages paresseux, bêtes et/ou méchants, égoïstes ou cyniques. On devine aisément qu'avant le film il a déjà été confronté à ces gens là et n'a sans doute rien dit. Son basculement dans la folie lui donnera le moyen d'affronter ces gens et cela donnera à une foule de scènes cultes, réalisant sous doute par là le fantasme de beaucoup de monde. On devine la colère qui a monté de manière continue depuis des mois voire des années et qui finit par s'assouvir suite à un "pétage de câble" sous la chaleur accablante de Los Angeles dans plusieurs kilomètres d'embouteillages. Cette colère qui a monté pendant sans doute des années a finalement trouvé son exutoire dans le brasier qu'est Los Angeles et finira par le consumer...
Un super film, très prenant ! On suit la descente aux enfers de ce mec en cravate avec son attaché-case sur les routes moites de Californie... Réaliste, captivant, haletant.
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2,0
Publiée le 12 février 2021
Chute libre est le genre de film qui entre les mains d'un bon réalisateur aurait été fantastique. Malheureusement il est plein de stéréotypes et de clichés. Le jeu des acteurs est en grande partie exagéré pas naturel et donc pas crédible. Les dialogues sont ringards car les gens ne parlent pas comme ça dans la vrai vie. Le sujet est très sérieux et aurait dû rester comme ça mais le réalisateur a pensé que ce serait cool d'intégrer des blagues ou des situations drôles ce qui a presque ruiné le film parce que ce n'est pas drôle et ne correspond pas à son esprit. Le pire c'est que pas un seul personnage n'est sympathique. En réalité jusqu'au milieu du film on ressent une sorte de sympathie pour Douglas parce qu'au début il a l'air d'un type bizarre, mais qui n'en peut plus. Mais ensuite il commence lui aussi à faire dans l'excès et devient ennuyeux. Au début le policier semble être un flic attentionné mais à la fin il s'avère être aussi unidimensionnel que tous les autres. L'histoire parallèle avec sa femme grincheuse est totalement dispensable car elle n'ajoute rien à l'intrigue de ce film...
Le film ne perd pas de temps à se lancer et à nous mettre dans la peau du personnage. La critique de la société est immersive puisqu'elle est incarnée par un personnage aussi lambda que le protagoniste, on se retrouve dedans et sa descente aux enfers est captivante.
Avec Chute Libre, Joel Schumacher nous offre un thriller de bonne qualité. L'histoire de cet homme qui pète un câble pour ce qui semble au début être une simple contrariété va au fil des minutes se transformer en véritable danger. C'est particulier car j'ai trouvé ce type sympathique aux premiers abords mais plus les événements vont s’enchaîner et plus on va se rendre compte que c'est un homme très instable psychologiquement et pas si sympa que ça. En parallèle à son obsession pour se rendre chez lui auprès de son ex femme et de leur fille, on suit le sergent Prendergast qui va enquêter sur lui et dans le même temps tenter de régler les problèmes qu'il a avec sa femme. C'est plaisant à suivre et même si les premiers instants se veulent plutôt léger, le film monte en dramaturgie avec le temps. Côté casting, Michael Douglas est parfait dans son rôle, lui le patriote qui va se retrouver confronté à pleins de personnages issues de diverses communautés et Robert Duvall en flic adorable qui part à la retraite à la fin de la journée. Les deux sont excellents. Ils sont entourés d'autres acteurs tout aussi convaincants. Les répliques elles sont bonnes. La réalisation pour sa part fait son travail mais est au final assez banal tout comme la b.o. qui est la quand il le faut mais qui ne sort pas du lot. Par contre la fin, elle est une belle réussite. La tension est grande et on ne sait pas vers quoi on va s'achever. Elle m'a bien plu. Pour conclure, Chute Libre s'avère peut-être trop sombre et sérieux et aurait certainement gagné à être plus léger comme pouvait le laisser pressentir le prologue. Pour autant c'est un bon film qui vaut le coup d’œil même s'il s'avère un peu long par moments mais les deux acteurs principaux livrent une belle prestation qui mérite d'être vue.
Je revois pour la 4ème fois je pense, « Chute libre » de Joel Schumacher sorti en 1993 et je reste épaté par la prestation de Michael Douglas incarnant William Foster, un cadre qui a « toujours fait ce qu’on lui disait de faire » dans une industrie de guerre où il « a construit des missiles contre les communistes » mais qui a été licencié depuis un mois, et qui va « péter un câble » et coûte que coûte essayer de « rentrer à la maison pour fêter l’anniversaire de sa petite fille » alors qu’il est divorcé et interdit d’approcher son ex-épouse. Dès le générique, on sent que cette journée chaude et moite va être oppressante et dès qu’il quitte sa voiture immatriculé "D-Fens", coincée dans un embouteillage bruyant, on sait que le processus destructeur est inexorablement en cours… et William d’aller implacablement en ligne droite à travers Los Angeles vers Venice où résident son ex-épouse et sa fille, s’opposant à toute personne qu’il l’en empêche au mépris de toute loi, l’œil fixé sur sa montre et harcelant son ex-épouse au téléphone. Le personnage du policier, Prendergast (Robert Duvall), juste et droit, et qui va comprendre rapidement le trajet de cet « homme blanc en cravate », est je dirais plus « classique », bien qu’il vive le dernier jour de sa carrière ayant demandé une retraite anticipée en raison de la psychose de son épouse suite au décès d’une fille unique à l’âge de 2 ans. Le rituel des blagues lors d’un départ en retraite au commissariat est assez lourd et seule Sandra, l’ « inspectrice » (comme dit par le gérant du magasin de guerre), dénote du lot et fera à la fin équipe avec lui. Ce qui m’a frappé cette fois-ci c’est le multiculturalisme des américains et les grandes inégalités sociales entre les joueurs de golf, la maison du chirurgien esthétique bref le rêve américain… et les vétérans du Vietnam, les « non-économiquement viables » … et aussi la violence qu’on lit sur les affiches (peace, war, kill...) et qu’on vit (racket, arnaque, agressions verbales, armes, fusillade dans la rue...) traduisant in fine une société malade ! Face à cet homme qui « a dépassé le point de non-retour », je n’ai vu que 2 petits moments de détente (le chef du fastfood et le petit garçon expliquant à William le fonctionnement d’un bazouka car « il l’a vu dans les films »). Ce thriller policier mais aussi et surtout sociologique et psychologique, nous tient en haleine et nous oppresse jusqu’à son dénouement attendu sur l’estacade.
Il y a des journées, comme ça, où l'on a juste envie de tout envoyer chier. Une mouche qui vous agace dans un embouteillage monstre au cœur d'une mégapole surchauffée, les cris des habitants, les pleurs d'un enfant, les news funestes sur un autoradio... et vous, vous avez juste une envie, c'est de rentrer chez vous le plus rapidement possible et d'oublier ce monde de merde. Sauf que tout ne va pas. Tant de petites choses, en apparence anodines, se mettent en travers du but que vous vous êtes fixé et il y a cet instant, ce moment fatidique, où tout bascule... parce qu'il n'aura suffi d'un rien pour qu'une goutte d'eau fasse déborder votre bol de frustrations déjà rempli à ras-bord. Cela nous est tous arrivés des journées pareilles. Qui n'a jamais envie de sortir un flingue, buter tout le monde, dire merde à la connerie ambiante ? Vous n'osez pas ? Et bien "D-Fens" - simple citoyen anonyme travaillant comme employé anonyme dans une administration - a osé. Il a franchi le cap de non retour et plus rien ne viendra se mettre entre lui et son envie de rentrer chez lui, retrouver sa femme et sa fille. "Chute Libre" raconte la journée particulière d'un homme qui en a marre. Marre de se faire prendre pour un con. Marre d'être traité en larbin. Marre de subir. Quitte à employer la manière forte, il veut, cette fois, que les choses changent en sa faveur. Et ce au risque de flirter avec l'illégalité et l'immoralité. Un film très provocateur pour son époque qui, sans rien dénoncer, nous fait prendre conscience que chacun d'entre nous peut être un "D-Fens" en puissance. En chacun de nous sommeille un "D-Fens" qui ne demande qu'à surgir. Mais nous n'osons pas franchir le seuil ; pourquoi ? Peur de la loi ? Peur de la morale ? Peur de soi-même ? Peur de cette chute qui, fatalement, vous entraînera à votre propre perte ? Serions-nous alors trop lâches pour ne pas nous affirmer vraiment et rester des moutons soumis tout le temps, contenant en nous toutes notre frustration. Un film à voir comme une sorte d'exutoire.
Quel ennui! Des scènes rocambolesques, répétitives, cherchant la surenchère, entre absurdité et invraisemblances. Pourtant le ressort psychologique initial aurait pu être exploité intelligemment, d'autant que la prestation de Michael Douglas mérite d'être soulignée pour son efficacité et sa richesse. De même que l'espièglerie d'un Robert Duvall pisteur fait des merveilles, au contraire de sa relation agaçante avec sa collègue bien stéréotypée. Schumacher a encore frappé!