Chute libre
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Bernard D.
Bernard D.

131 abonnés 613 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 juin 2023
Je revois pour la 4ème fois je pense, « Chute libre » de Joel Schumacher sorti en 1993 et je reste épaté par la prestation de Michael Douglas incarnant William Foster, un cadre qui a « toujours fait ce qu’on lui disait de faire » dans une industrie de guerre où il « a construit des missiles contre les communistes » mais qui a été licencié depuis un mois, et qui va « péter un câble » et coûte que coûte essayer de « rentrer à la maison pour fêter l’anniversaire de sa petite fille » alors qu’il est divorcé et interdit d’approcher son ex-épouse. Dès le générique, on sent que cette journée chaude et moite va être oppressante et dès qu’il quitte sa voiture immatriculé "D-Fens", coincée dans un embouteillage bruyant, on sait que le processus destructeur est inexorablement en cours… et William d’aller implacablement en ligne droite à travers Los Angeles vers Venice où résident son ex-épouse et sa fille, s’opposant à toute personne qu’il l’en empêche au mépris de toute loi, l’œil fixé sur sa montre et harcelant son ex-épouse au téléphone. Le personnage du policier, Prendergast (Robert Duvall), juste et droit, et qui va comprendre rapidement le trajet de cet « homme blanc en cravate », est je dirais plus « classique », bien qu’il vive le dernier jour de sa carrière ayant demandé une retraite anticipée en raison de la psychose de son épouse suite au décès d’une fille unique à l’âge de 2 ans. Le rituel des blagues lors d’un départ en retraite au commissariat est assez lourd et seule Sandra, l’ « inspectrice » (comme dit par le gérant du magasin de guerre), dénote du lot et fera à la fin équipe avec lui.
Ce qui m’a frappé cette fois-ci c’est le multiculturalisme des américains et les grandes inégalités sociales entre les joueurs de golf, la maison du chirurgien esthétique bref le rêve américain… et les vétérans du Vietnam, les « non-économiquement viables » … et aussi la violence qu’on lit sur les affiches (peace, war, kill...) et qu’on vit (racket, arnaque, agressions verbales, armes, fusillade dans la rue...) traduisant in fine une société malade !
Face à cet homme qui « a dépassé le point de non-retour », je n’ai vu que 2 petits moments de détente (le chef du fastfood et le petit garçon expliquant à William le fonctionnement d’un bazouka car « il l’a vu dans les films »).
Ce thriller policier mais aussi et surtout sociologique et psychologique, nous tient en haleine et nous oppresse jusqu’à son dénouement attendu sur l’estacade.
OmbreBlanche
OmbreBlanche

9 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 octobre 2020
Il y a des journées, comme ça, où l'on a juste envie de tout envoyer chier. Une mouche qui vous agace dans un embouteillage monstre au cœur d'une mégapole surchauffée, les cris des habitants, les pleurs d'un enfant, les news funestes sur un autoradio... et vous, vous avez juste une envie, c'est de rentrer chez vous le plus rapidement possible et d'oublier ce monde de merde.
Sauf que tout ne va pas. Tant de petites choses, en apparence anodines, se mettent en travers du but que vous vous êtes fixé et il y a cet instant, ce moment fatidique, où tout bascule... parce qu'il n'aura suffi d'un rien pour qu'une goutte d'eau fasse déborder votre bol de frustrations déjà rempli à ras-bord. Cela nous est tous arrivés des journées pareilles. Qui n'a jamais envie de sortir un flingue, buter tout le monde, dire merde à la connerie ambiante ?
Vous n'osez pas ? Et bien "D-Fens" - simple citoyen anonyme travaillant comme employé anonyme dans une administration - a osé. Il a franchi le cap de non retour et plus rien ne viendra se mettre entre lui et son envie de rentrer chez lui, retrouver sa femme et sa fille.
"Chute Libre" raconte la journée particulière d'un homme qui en a marre. Marre de se faire prendre pour un con. Marre d'être traité en larbin. Marre de subir. Quitte à employer la manière forte, il veut, cette fois, que les choses changent en sa faveur. Et ce au risque de flirter avec l'illégalité et l'immoralité.
Un film très provocateur pour son époque qui, sans rien dénoncer, nous fait prendre conscience que chacun d'entre nous peut être un "D-Fens" en puissance. En chacun de nous sommeille un "D-Fens" qui ne demande qu'à surgir. Mais nous n'osons pas franchir le seuil ; pourquoi ? Peur de la loi ? Peur de la morale ? Peur de soi-même ? Peur de cette chute qui, fatalement, vous entraînera à votre propre perte ? Serions-nous alors trop lâches pour ne pas nous affirmer vraiment et rester des moutons soumis tout le temps, contenant en nous toutes notre frustration.
Un film à voir comme une sorte d'exutoire.
Charlotte28
Charlotte28

213 abonnés 3 023 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 12 septembre 2020
Quel ennui! Des scènes rocambolesques, répétitives, cherchant la surenchère, entre absurdité et invraisemblances. Pourtant le ressort psychologique initial aurait pu être exploité intelligemment, d'autant que la prestation de Michael Douglas mérite d'être soulignée pour son efficacité et sa richesse. De même que l'espièglerie d'un Robert Duvall pisteur fait des merveilles, au contraire de sa relation agaçante avec sa collègue bien stéréotypée. Schumacher a encore frappé!
Redzing

1 469 abonnés 5 008 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 juin 2020
A Los Angeles, un Américain moyen, pris dans la canicule et les bouchons, pète les plombs et décide de rentrer chez lui en traversant la ville à pieds. Il y fera de nombreuses rencontres, de plus en plus explosives, qui lui feront prendre conscience qu'il ne reconnait plus son pays, et qu'il ne rentre plus dans le moule qu'on lui a imposé. Capable du pire comme du meilleur, Joel Schumacher signe là sans doute son meilleur film. Efficace, intelligent, doté d'une tension maîtrisée allant crescendo, exploitant une photographie chaude, "Falling Down" est surtout un brûlot politique. A travers son protagoniste, le film décrit les strates de la société californienne, entre melting pot où les citoyens sont proprement séparés en fonction de leurs origines, et où les inégalités de richesse sont criantes. Le génie du scénario est d'aborder tout cela sous un angle jouissif. L'antihéros, poli mais instable, violent et cynique, incarné par un Michael Douglas allumé, étant un personnage dont on comprend les frustrations, typiques de l'Américain moyen, et dont les "solutions" auxquelles on a tous pensé un jour feront sourire spoiler: (qui n'a pas rêvé de donner une leçon à des gangsters agressifs, ou des riches arrogants ?)
. Les dialogues assez savoureux aidant beaucoup. Face à lui, n'oublions pas Robert Duvall en policier dans son dernier jour avant la retraite, dont le couple s'effrite, et qui cache de lourdes cicatrices. Bref, à la fois film social et thriller, "Falling Down" est surtout très réussi.
CH1218
CH1218

287 abonnés 3 340 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 juin 2020
Récemment décédé et souvent décrié pour ses réalisations peu reluisantes - on lui doit notamment la paternité des deux pires «Batman», Joel Schumacher a tout de même commit quelques bons films, parmi lesquels figure « Chute Libre ». Le pétage de plomb de Michael Douglas, par ailleurs excellent, se veut une critique sèche et piquante de la société de consommation.
Yetcha

1 100 abonnés 4 772 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 juin 2020
Quel film, non mais quel film!!! Cette descente aux enfers, ce pétage de plomb totale d'un Michael Douglas incarné. Cette critique acerbe, violente et sans fard de notre société de consommation et de notre mode de vie. Pour moi, tout simplement le meilleur Schumacher, et de loin !
Le cinéphile

799 abonnés 2 797 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 mai 2020
Chute Libre est donc certainement le meilleur film de Schumacher. Le cinéaste parvient à raconter les travers d'une société capitaliste, consommatrice, administrative, et socialement inadaptée par le biais de la descente aux enfers de Michael Douglas, par ailleurs imparable.
carbone144
carbone144

120 abonnés 852 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 avril 2020
Je n'ai pas vu le temps passer pour ce film que j'ai vu il y a fort longtemps mais que j'avais complètement oublié (seule la scène du zyklon B m'était restée à l'esprit, je ne savais plus d'où). C'est une histoire assez simple mais plutôt bien développée. J'ai trouvé que l'enchaînement des rencontres et péripéties étaient un peu mal faites et me gênaient par moment. Les individus rencontrés semblaient être là juste pour le film. Mais c'était un peu défouloir et sympathique.
Illusions du Spectacle
Illusions du Spectacle

2 abonnés 37 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 octobre 2020
Critique de cette société capitaliste et libérale dont nous faisons bel et bien parti... Avec une forme de lucidité et d'humour très bien ficelée... Un M.Douglas différent de ces autres rôles, assez communs. Un drame social en avance sur son temps. Bon film
konika0
konika0

38 abonnés 778 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 mars 2020
J’pète les plombs.
Schumacher a toujours senti le soufre et la peau de banane. Parfois diablement efficace, parfois vain, parfois hors de ses pompes et parfois hors clous. Donc oui, il y a un monde entre Chute Libre et Batman et Robin. Mais laissons le pire de côté et regardons le meilleur. On tient là un thriller nerveux, fiévreux et politique. L’intrigue fonctionne à merveille et les rencontres de notre personnage principal sont explosives. Cette énergie, on la doit à une réalisation au cordeau et à un Michael Douglas toujours aussi excellent. Chaque scène apporte son lot de découvertes sur le personnage mais aussi sur son environnement. Et c’est là que le film devient politique. Dans ce LA du hood, tout est conflit et insécurité. Voire incertitude. On croise des gens ordinaires, égoïstes et barjos comme peuvent l’être les gens ordinaires. On voit une jungle où chacun tente de faire sa loi et d’appliquer son code moral. Souvent pour le pire. Et notre personnage en plein pétage de câbles explicite cette violence confinée. Il montre la violence qu’on ne veut pas voir d’ordinaire. Il exorcise la frustration dont ses semblables n’arrivent pas à se défaire. Réac ? Oui, peut-être. Fasciste ? Oui, peu-être. Nihiliste ? Oui, peut-être. Socialiste ? Oui, peut-être. Ambigu ? C’est certain. Un pamphlet (ou pas) efficace qu’on conseillera … de ne pas mettre entre toutes les mains.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 16 mars 2020
Un film qui tient en haleine entre l'action brutale et absurde, les pincées d'humour et celles de tragédie.
Un de ces rares films sur lesquels vous pouvez être pseudo-philosophiques, qui vous fait vous dire...
"Des personnes comme cela, peuvent être n'importe qui... et il suffit d'un seul jour pour que tout bascule."
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 6 mars 2020
Chute libre raconte l'histoire de William foster qui ,coincé dans un embouteillage, va en avoir marre et va partir . on voit petit a petit la dégradation du personnage principal du film.On peut y trouver de bonne scene comme la scene du coca.
bobbyfun
bobbyfun

56 abonnés 1 313 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 février 2020
Résultat d'une société décadente et oppressante, Michael Douglas nous plonge avec lui dans sa descente aux enfers. Atypique.
Shirokuromelt
Shirokuromelt

34 abonnés 356 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 juillet 2020
J'ai découvert Chute Libre quelques années après sa sortie, à la tv, il est devenu un de mes films références, et il l'est resté.
J'y ai vu beaucoup de choses, sont-elles dans le film? Je ne sais pas, peu importe.
La réalisation et la mise en scène ne sont pas les points forts de ce film qui suit une structure assez convenue qui peut rappeler les moins inspirés des films/séries policiers: basiquement c'est une alternance entre les séquences flamboyantes où l'on voit Michael Douglas dans la rue et des séquences commissariat avec Robert Duvall qui sont elles terriblement ternes, peu importe. Mais cette division finit par disparaitre, les personnages se rejoignant.
Le personnage de William Foster est à lui seul un poème tragique, beau et puissant. Evidemment Michael Douglas est parfait.
Foisonnement insensé de scènes toutes plus cultes et jubilatoires les unes que les autres qui dépeignent un personnage au delà du bien et du mal: ce personnage de William Foster est uniquement concerné par lui-même et son idéal: "je veux rentrer chez moi, et si personne ne se met en travers de mon chemin, je ne ferai de mal à personne". Il veut assister à l'anniversaire de sa fille. Sur sa route il ne se reconnaitra aucun allié: qu'il s'agisse de délinquants porto-ricains, d'un néo-nazi qui tente de sympathiser, d'un mendiant collant ou de riches retraités jouant au golf, personne ne trouvera grâce à ses yeux. Il ne prend parti pour personne, aucun bord de la société, car son objectif c'est de la quitter. Ce qu'il finira par faire de la plus tragique et radicale des manières, consentant à son sort, conscient de sa nature et de sa non-appartenance à cet environnement nocif, que Schumacher dépeint comme hautement glauque, suffocant et absurde.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 27 octobre 2019
C'est un très bon film magnifiquement réalisé avec pas mal d'aspect qui pourraient être d'application de nos jours. Ce film est une référence d'une personne rangé qui pète simplement les plombs de la routine habituelle et qui veut dire ses 4 vérités au monde actuel.

Même si pour pas mal cela peut se réduire au clip de Diziz la Peste (respect à lui), cela reste un bon film en tant que référence qui doit être vu.
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