Note moyenne
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L'idée de départ est à la fois excitante et percutante mais elle l'aurait été beaucoup plus si le personnage de Mickael Douglas n'était pas si instable. Je m'explique, la séquence d'ouverture dans sa voiture est géniale, on y voit se mec ordinaire excédé par la situation se barrer et tout planter! Super! Même chose pour la plupart des situations (fast-food, cabine téléphonique...), l'ennui c'est qu'on apprend au fil de l'histoire que ce type n'est finalement pas si "normal". Violant avec sa femme (ex-femme donc), sa mère semble avoir peur de lui, il s'est fait viré on ne sait pas pourquoi... Bref, il a déjà quelques antécédents. L'impact est donc moindre. Si bien que l'on perd toute l'empathie que l'on pouvait avoir pour ce personnage.
Le thème de l'homme en chute libre vis à vis de son environnement, des rouages mal définis de la société à laquelle il appartient, le thème de la séparation des couples, tout concoure à faire de ce film un thriller efficace. Et derrière Douglas tout en puissance dans ce rôle de Monsieur Toutlemonde, on retrouve un Robert Duvall plus réfléchi mais tout aussi brillant en flic à quelques heures de la retraite. Chacun à sa façon a quelque chose à exorciser. Certes, le film n’est pas exempt de critiques comme la tentative d'une vague critique de bas étage de la société américaine décrite comme un monde où les méchants latinos tirent sur les civils à tout va avant de s'écraser en voiture contre un poteau et où les nazis courent les rues en insultant les homosexuels. N'empêche qu'on ne s'ennuie pas pour autant.
C’est peut-être le meilleur Joel Schumacher, cinéaste d’ordinaire expert es commandes, mais qui ne se refuse pas un projet plus personnel de temps en temps. Chute libre en est un, avec son pitch centré sur un type comme vous et moi, un anonyme perdu dans la métropole qui d’un coup pète les plombs. Il a tout perdu, sa femme, son gosse et son job, il n’a plus rien à perdre alors… Vous connaissez sûrement la suite. Ca commence par un bouchon interminable, se poursuit par un vendeur trop strict, continue ainsi toute une journée, où l’égoïsme et les familiarités à l’américaine lui font brutalement l’effet d’agressions inacceptables. La scène du petit-déjeuner refusé à 11h33 est désormais culte. Et le film dans son ensemble mérite d’être revu. Pourchassé par l’impeccable Robert Duvall, Michael Douglas est impressionnant de calme qui masque la tempête. De violence latente que son personnage porte, de cette révolte sanglante qui couve et qu’il contrôle tant bien que mal à mesure qu’il s’arme, emporté par un courant dont il n’est plus maître. Le réalisateur a atteint son but. Qui n’a jamais rêvé se permettre un tel exutoire ? On est à la fois fasciné par ce qu’ose cet homme au bord du précipice, et terrifié par ce qu’il représente de messie du complet chaos. C’est cette dualité parfaitement délivrée qui fait toute la force de cette pellicule. Et toute sa réussite.
Chute Libre c'est l'histoire d'un gars qui craque, qui n'est tellement plus en phase avec la société dans lequel il vit qu'il finit par entamé une course folle.
L'intro est parfaite, monté d'une bien belle façon et permet tout de suite de ressentir le mal-être du héros. On nous pose la dans un contexte que l'on ne comprend pas forcément et c'est une super idée. Pourquoi ? Et bien parce que ce n'est qu'au fur et à mesure que l'on nous expliquera ce qui se passe dans la vie de ce monsieur tout le monde et c'est ce qu'il faut pour que le scénario percute comme il le fait.
Cette œuvre est vraiment touchante, car cette homme la sa pourrait être moi, sa pourrait être vous, sa pourrait être notre voisin. L'un des éléments que je préfère dans un film, c'est quand je sens que les personnages sont humains, à la manière de Leftovers. Et la très clairement, ce personnage exprime sont ras le bol à sa façon, comme il le dira au téléphone, il est dans la face cachée de la lune, il est injoignable et cela le rend humain, attachant.
Le flic de l'histoire est peut être un peu moins intéressant mais reste tout de même bien écrit.
Ce long métrage est vraiment d'actualité que ce soit en parlant de garde d'enfants, de fast food ou d'homophobie. Il touche, fais du bien quand on est au plus bas et qu'on veut tous casser et est à mes yeux une très bonne surprise. Je recommande.
L'intro est parfaite, monté d'une bien belle façon et permet tout de suite de ressentir le mal-être du héros. On nous pose la dans un contexte que l'on ne comprend pas forcément et c'est une super idée. Pourquoi ? Et bien parce que ce n'est qu'au fur et à mesure que l'on nous expliquera ce qui se passe dans la vie de ce monsieur tout le monde et c'est ce qu'il faut pour que le scénario percute comme il le fait.
Cette œuvre est vraiment touchante, car cette homme la sa pourrait être moi, sa pourrait être vous, sa pourrait être notre voisin. L'un des éléments que je préfère dans un film, c'est quand je sens que les personnages sont humains, à la manière de Leftovers. Et la très clairement, ce personnage exprime sont ras le bol à sa façon, comme il le dira au téléphone, il est dans la face cachée de la lune, il est injoignable et cela le rend humain, attachant.
Le flic de l'histoire est peut être un peu moins intéressant mais reste tout de même bien écrit.
Ce long métrage est vraiment d'actualité que ce soit en parlant de garde d'enfants, de fast food ou d'homophobie. Il touche, fais du bien quand on est au plus bas et qu'on veut tous casser et est à mes yeux une très bonne surprise. Je recommande.
William Foster, l'archétype du citoyen américain accompli, chemise blanche, cravate, petite mallette. Pourtant quelque chose s'est détraqué dans sa vie et c'est la dégringolade. Divorcé de sa femme qui obtient la garde de leur fille, et qui ne veut même pas que son père puisse la voir. Licencié de son travail à un âge ou l'on ne retrouve plus facilement un job équivalent. William subit les agressions constantes de cette société inhumaine du chacun pour soit, de l'intérêt égoïste, de l'indifférence ou du mépris. Puis arrive le jour de trop, le jour ou tout bascule, le pétage de plomb, le point de non retour comme il l'explique lui même. C'est le choix que vient de faire William. D'autres tombent dans l'alcoolisme ou la drogue, ou la dépression, mais d'autres également réagissent de façon positive en faisant face tout en restant du coté de la raison et de la foi en leurs propres convictions. C'est le cas du policier Prendergast qui a pourtant eu lui aussi à subir les agressions de la vie. Mais lui William est un homme différent, il décide de répondre aux agressions par la provocation, le cynisme et la violence. Il quitte sa voiture en plein embouteillage, il fait du scandale dans un fast food, il riposte violemment contre une bande de portoricains, il descend le patron d'une armurerie neonazi, il détruit un chantier à l'aide d'un bazooka, il terrorise son ex femme par des appels téléphoniques à répétition... Dans sa recherche vaine à éliminer cette société pourrie autour de lui, il y participe finalement de façon inconsciente et il se retrouve en fin de compte au même niveau que ses agresseurs. Bien sûr ce n'était pas la bonne solution, mais c'était la sienne et celle de beaucoup de citoyens qu'ils soient américains ou d'ailleurs, tous victimes d'une société inhumaine mais qui n'ont pas les moyens pour l'humaniser au moins à leur niveau. Ce film de Schumacher, probablement son meilleur, est une des satires les plus puissantes et les plus réussies sur la société moderne, tour à tour entre dérision, humour noir et drame. Pour moi un film culte qu'il faut classer dans la même veine que "Thelma et Louise" et une performance étourdissante de cet acteur incomparable qu'est Michael Douglas.
On m'avait conseillé de regarder ce film car j'avais aimé God bless America. Je m'attendais à quelque chose du même genre, mais à part retrouver un père de famille qui pète un câble, il y a pas vraiment de messages de fonds dedans.
Enfin, par ci par là on peut assister à quelques critiques du quotidien, mais c'est vraiment concentrer sur les tracas habituels, plutôt que les maux de la société actuels, ou tout du moins ce qu'on pourrait considérer comme tel.
Oui certaines scènes valent le détour, notamment celle dans le fast-food, mais ça fait pas vraiment avancer une quelconque réflexion, si ce n'est uniquement le développement du personnage. Et c'est là tout le problème du film, on assiste à une mise en abîme d'un "monsieur tout le monde" (avec une bonne base psychotique) dans son escapade à travers la ville et ses différents habitants, mais c'est tout.
Rien de transcendant selon moi. Un film moyen, qui ne vaut clairement pas God bless America, même si je comprends son analogie avec ce dernier.
Enfin, par ci par là on peut assister à quelques critiques du quotidien, mais c'est vraiment concentrer sur les tracas habituels, plutôt que les maux de la société actuels, ou tout du moins ce qu'on pourrait considérer comme tel.
Oui certaines scènes valent le détour, notamment celle dans le fast-food, mais ça fait pas vraiment avancer une quelconque réflexion, si ce n'est uniquement le développement du personnage. Et c'est là tout le problème du film, on assiste à une mise en abîme d'un "monsieur tout le monde" (avec une bonne base psychotique) dans son escapade à travers la ville et ses différents habitants, mais c'est tout.
Rien de transcendant selon moi. Un film moyen, qui ne vaut clairement pas God bless America, même si je comprends son analogie avec ce dernier.
Pendant deux heures, nous suivons la lente descente aux enfers d'un homme sans nom ( interprété par Michael Douglas ) qui a décidé de partir en revanche contre la société, dans le but d'assister à anniversaire de sa petite fille.
Mais pendant tout son parcours, difficile de cerner le caractère de cet homme mystérieux et imprévisible, visiblement prêt à tout contre ceux qui veulent lui barrer la route dans les rues de Los Angeles. Pendant deux heures, le film nous tient en haleine et le final, tout aussi imprévisible que son personnage, vous laissera certainement une sensation mitigée.
Résolument un film à voir, dynamique et sans trop de temps morts, avec des rôles principaux et secondaires excellemment bien interprétés.
Mais pendant tout son parcours, difficile de cerner le caractère de cet homme mystérieux et imprévisible, visiblement prêt à tout contre ceux qui veulent lui barrer la route dans les rues de Los Angeles. Pendant deux heures, le film nous tient en haleine et le final, tout aussi imprévisible que son personnage, vous laissera certainement une sensation mitigée.
Résolument un film à voir, dynamique et sans trop de temps morts, avec des rôles principaux et secondaires excellemment bien interprétés.
J'aime bien le pétage de plomb de Michael Douglas dans ce film. Il démarre avec une mallette et va se confronter à plusieurs sorte de personnes plus ou moins louche et se retrouver rapidement armé jusqu'aux dents. Il ne faut pas oublier que l'on est aux USA où beaucoup d'armes circulent librement. Robert Duvall n'est pas mal non plus en officier dont c'est le dernier jouer avant la retraite et qui va se retrouver à pourchasser M. Douglas durant sa dernière journée. Une bonne distraction même si le film semble davantage tourné dans les années 80.
Une vrai satire sociale de l'Amérique et de son système. Un antihéros qui se défoule contre tout et tout le monde, tout ce qui représente la société américaine y passe, rien est épargné. Une quasi-épopée !
La descente aux enfers d'un cadre disjoncté dans un Los Angeles sous tension traduit le stress de notre vie quotidienne dans le monde moderne ; à travers le personnage incarné par Mike Douglas, le spectateur vit par procuration tout ce qu'on aimerait faire ou dire en face à des gens. C'est une autopsie de la violence urbaine filmée avec une précision terriblement efficace par Joël Schumacher qui réussit là probablement son meilleur film. A travers son anti-héros tragique dont le dérapage vire à la chute vertigineuse, il décrit en une journée tous les maux qui rongent la société U.S. Un thriller psychologique au constat effrayant, porté par un fantastique Michael Douglas, mais qui hélas, 3 fois hélas, n'a peut-être pas été assez reconnu en 1993.
3.7 ? on a pas vu le même film alors , c'est une pure bombe,avec des scène inoubliables (macdo) , le meilleur rôle de MD avec the game et black rain pour moi,Robert Duvall est parfait ! 6/5
Avant aujourd'hui je détestais Joel Schumacher pour avoir réalisé les immondices Batman Forever et Batman & Robin. Mais bon, ça c'était avant Chute libre. Agissant comme un policier/thriller, le film nous fait suivre un homme qui a perdu les pédales, et qui pour rejoindre sa fille va au mépris de toute loi faire ce qui lui chante et péter des câbles, en jetant sur la société un regard critique. Cet homme est pourchassé par la police, pour ses actes. Le film réussit très bien à mélanger thriller, drame et comédie (au final, ce que Douglass fait on aimerait bien le faire, dire que la nourriture des Fast foods est ridicule, que les prix sont trop cher, que les autres nous insupportent avec leur caractère...), avec des passages jouissifs. Le film sait toutefois revenir au dramatique avec succès. Beaucoup de la réussite du film vient à mon avis de son personnage principale, ambiguë, effrayant, fou, mais pas mauvais, juste un type usé, pathétique, qui va trop loin et fait les mauvais choix. Au final c'est un personnage humain, auquel on s'attache par pitié, même s'il effraye à plus d'une occasion,
spoiler:
d'ailleurs la fin très poignante montre à quel point c'était un gars qui a disjoncté et je trouve incroyable que Schumacher ait réussi à m'émouvoir sur un type aussi fou
. L'intrigue policière est aussi très intéressante, les acteurs, Michael Douglas en premier, Robert Duval ensuite, sont épatants.
Décidément, Schumacher remonte dans mon estime grâce à cet excellent film.
. L'intrigue policière est aussi très intéressante, les acteurs, Michael Douglas en premier, Robert Duval ensuite, sont épatants.
Décidément, Schumacher remonte dans mon estime grâce à cet excellent film.
Un bon film policier où toutes les folies servent de prétexte à une phrase ou un geste hors-norme pour le cinéma (surtout américain) et souvent bien intéressant pour la philosophie qu'il inspire. Et plutôt que de finir avec le "brio" habituel des thrillers à pop-corn, le spectateur a droit à un dernier sermon avant une fin moins bête que d'habitude. Un film qui a l'audace du sens caché dans un style cinématographique rase-moquette.
Un assez bon film qui doit beaucoup à une très grande performance de Michael Douglas. L'idée de base est vraiment bonne mais, malheureusement, à cause d'évènements vraiment peu crédibles et d'assez mauvaises factures Chute libre nous échappe et s'écrase littéralement. Un film original tout de même avec un scénario de qualité !
Michael Douglas est un acteur pour lequel j'éprouve beaucoup d'admiration. Je ne l'ai jamais autant aimé que dans ce film où il incarne un homme psychorigide, au caractère peu facile mais sérieux, droit et bon, en proie à un pétage de plombs total qui va le mener extrêmement loin. Un rôle fascinant, magistralement interprété, un scénario génial. Un film inoubliable !
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