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Kalie
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3,5
Publiée le 30 octobre 2014
spoiler: Un homme en chemise cravate pète les plombs en pleine chaleur dans un embouteillage. Après avoir abandonné son véhicule, il terrorise les personnes qu’il croise. Dépressif, il devient violent à la moindre contrariété. C’est là que le réalisateur fait preuve d’humour. A chaque fois, l’élément déclencheur des violences est futile (spoiler: boisson trop chère, service fermé depuis quelques minutes dans un fast-food… ). Les situations frisent l’absurde. Parallèlement, le scénario lève le voile sur les causes profondes de l’état psychologique inquiétant du personnage principal. La récession, le chômage, la société de consommation, le libéralisme, le racisme, l’éclatement familial sont pointés du doigt avec cynisme. Hélas, Joel Schumacher n’évite pas les stéréotypes et la subtilité n’est pas son point fort. Cependant, le résultat est plus qu’honorable. Selon moi, il s’agit même de son meilleur film.
En 1993, en compétion officielle du festival de Cannes était sélectionné "Falling Down" et pour cause, il s'agit tout simplement d'un excellent film où l'on ne peut que saluer la performance d'acteur de Michael Douglas. Ce film signé Joel Schumacker ne pouvait que répondre à mes attentes car ce réalisateur a le don de distiller une tention palpable dans ses films ( notamment les tout aussi bons " Phone Game" et "L'expérience interdite") et ici on y déroge pas. Le film, dont la psychologie fait tout le charme est complété par des scènes d'actions et un humour noir bien rôdés. La société américaine et ses nombreux travers ou comment un quidam, ayant quand même une propension à la violence mais n'étant pas dénué totalement d'éthique, en vient à s'insurger contre la société à un point tel qu'il bascule dans la folie? C'est l'histoire de l'homme dans ses derniers retranchements, dans ses frustrations mais aussi et surtout dans son approche de ces frustrations et sa capacité à gérer celles-ci et à maitriser ses émotions. Car malgré la bête qui sommeille en chacun de nous et notre part d'ombre, nul n'est forcé et ne doit de laisser libre cours à ses pulsions destructrices et ce même si on a "plus rien à perdre", au risque de devenir à l'image de la cette société- même contre laquelle on s'insurge. Bref, un film coup de poing qui apporte beaucoup de réflexions sur l'homme face à lui-même et son approche du monde.
Joel Schumacher peut parfois, à de très rares occasions, nous donner des films corrects. Chute libre reste un bon exemple.Le personnage principal, joué par Michael Douglas, nous montre que quand on a une vie privée chaotique, ça peut nous rendre dingue, voire psychopathe.La musique convient parfaitement au film, comme James Newton Howard sait si bien le faire.A voir : Bien entendu.
Ce drame psychologique bénéficie d'un excellente réalisation, d'un solide scénario, de bons acteurs (Michael Douglas en tête d'affiche). Il raconte la descente aux enfers d'un homme « qui pète les plombs » (voir le clip de Disiz la Peste, qui s'inspire du film). Rien que cela, en soi, est très jouissif. Ce qui est également très intéressant, c'est d'avoir deux héros très atypiques : le premier qui suit sa route vers l'auto-destruction en rébellion contre la société, et son adversaire qui est policier hors course prenant sa retraite. A voir et à revoir.
Rien à Dire ! quand on a un Classic tel que ce Film on ne peut que s'incliner et Michael Douglas est Vraiment Très Crédible dans son Rôle, un Grand Acteur que l'on oublie hélas peut à peut j'ai l'impression ... Respect ! ... un Film basé aussi sur le Ras le Bol général et le pétage de plomb, un film sociologique et un Message Fort sur notre Société de Consommation et de Surconsommation ... Bref à Voir, à Revoir et à Avoir dans toute Bonne Collection Cinématographique ... ;) un 5/5 sans aucun regret !
Avec 21 ans de retard, j'ai enfin comblé ce qui me semblait être une lacune. Un délai qui me fait apprécier Falling down en tant que "Chef d'oeuvre". A sa sortie, je n'aurais surement vu qu'un très bon film mais sa résonance plus de 20 ans après, son caractère toujours actuel me fait dire que Joël Schumacher réalisa à l'époque bien plus qu'un film maîtrisé et abouti. Falling down retrace la descente vertigineuse d'un personnage torturé qui va se perdre tout en s'éveillant face aux travers de la société. Dès le premier plan, l'oppression subi par un Michaël Douglas habité par son personnage est palpable. L'embouteillage, la chaleur, la mouche, les plans serrés, les bruits, tout est agression. On est immédiatement au coeur de la folie naissante de cet homme qui perd pied et se lance dans une espèce de chemin de croix. Au fur et à mesure du parcours de son héros, Joël Schumacher oppose sans cesse les maux d'une société et celle d'un homme qui ne semble plus y appartenir. Si chacun des pétages de plombs de William Foster le rend de plus en plus dangereux, sa rébellion résonne encore dans l'air du temps. Un génial tour de force qui met le spectateur dans une position ambiguë d’empathie et de rejet. Michaël Douglas nous touche avec ses mots autant qu'il nous effraie avec ses actions. Les situations parfois extrêmes donnent lieu à quelques sourires et on est captivé de bout en bout, la tension allant crescendo à mesure que les minutes filent. Et derrière Douglas tout en puissance dans ce rôle de Monsieur Toutlemonde, on retrouve un Robert Duvall plus réfléchi mais tout aussi brillant en flic à quelques heures de la retraite. Chacun à leur façon, les deux hommes ont quelque chose a exorciser et c'est leur manière d'appréhender leur vie qui ajoute à l’homogénéité de l'ensemble. Un grand film qui malheureusement n'est pas encore là d'être démodé quand on voit que ce genre de tragédie fait la une des journaux de nos jours. Un père en instance de divorce se donne la mort après avoir tué ses deux garçons... Il se suicide en mettant le feu à sa voiture avec ses enfants dedans... Joël Schumacher avait déjà mis le doigt sur quelque chose il y a 20 ans, quelque chose qu'il est bien plus facile de condamner que d'expliquer, une détresse qui vous pousse dans les dangereux derniers retranchements de l'homme qui n'a plus rien à perdre. Le point de non retour, cette distance à partir de laquelle, il est plus rapide de continuer que de revenir en arrière.
Chute libre est un film de Joel Schumacher qui retrace le parcours d'un citoyen américain moyen, incarné par Michael Douglas, qui perd pied au fur et à mesure de son épopée. Sorti en 1993, les USA remportent cette guerre froide, et promettent un nouveau mode de vie. Schumacher désigne au travers de son oeuvre, le mensonge américain et une vraie rébellion envers la société par plusieurs scènes désormais devenues cultes. Il critique l'américain névrosé, la société de consommation, les injustices, la lobotomie des gens qui n'osent dire ce qu'ils pensent, le travail... Bref, un vrai rendez-vous de toutes les valeurs patriotiques. Si Michael Douglas a été choisi comme acteur principal, en plus de sa performance, c'est qu'il incarne très bien l'image-type de l'américain moderne : un homme viril mais sans couches massives de muscles, un quadragénaire correct, inter-générationnel ; bref un homme comme tout le monde. Et c'est bien de ça qu'il s'agit, Schumacher veut nous forcer à nous associer à ce personnage de William Foster, pour nous dire que nous aussi on peut se rebeller et qu'on est jamais à l'abri de rien. Le sergent Prodergast, lui, est l'américain tel qu'il doit être : juste et droit. Il sait pertinemment les faiblesses de ce monde mais s'attache à ses propres convictions et à changer la donne par ses gestes patriotiques. De plus, ce personnage apporte la seule touche d'émotion du film. Ce long-métrage retrace étape par étape le déclin du héros. Il devient de plus en plus psychotique, dérangé, agressif jusqu'à un point de non-retour.spoiler: D'ailleurs, il se rendra compte qu'au final, c'est lui le méchant. Lui qui s'est battu pour son pays, qui a payé pour lui et qui ne reçoit rien en retour, alors que d'autres métiers superflus rapportent plus que son investissement.
Schumacher nous fait très bien prendre conscience de la société actuelle, aux travers de ses mensonges et à travers un personnage tellement peu développé qu'au final, il est identifiable pour tous. Tellement culte que beaucoup d'artistes ont repris cette image de révolution : notamment Foo Fighters ou Disiz La peste. Inspiré et culte, Chute Libre vous apprendra encore beaucoup sur cette société manipulatrice !
Sûrement l'un des meilleurs films (peut être même le meilleur) du très sous-estimé Joel Schumacher, à qui l'on doit les très détestés '' Batman Forever '' et '' Batman et Robin '', mais à part ces films là, la plupart des long métrage de ce réalisateur sont excellents. Ce qui a su me faire aimer le film, c'est d'abord, le personnage principal interprété par Micheal Douglas qui m'a beaucoup touché. Il s'agit d'un personnage assez froid et traumatisé par la société, et déprimé face à sa situation. Il s'agit donc d'un personnage assez spécial, mais donne beaucoup de charme au film et dégage beaucoup d'émotions. Non seulement, le personnage principal est génial, mais il est aussi interprété par un Micheal Douglas tout simplement magistral. Le scénario est excellent et plutôt original, et on a affaire à un message que le réalisateur a voulu transmettre à propos de la société. Le film est rythmé comme il le faut, en effet, je n'en ai pas eu l'occasion de m'ennuyer, car j'ai été captivé et pris dans l'histoire. La réalisation de Joel Schumacher, certes, pas exceptionnelle, mais on sent qu'il y a du travail, et ça fait plaisir. Les acteurs sont tous excellents, surtout (et je le répète) Micheal Douglas qui offre magnifique une interprétation, un grand bravo à cet acteur. De plus, on a le droit à des scènes cultes et de répliques cultes (comme la scène des travaux qui m'a beaucoup fait rire, ou encore celle dans le magasin avec la canette de Coca-Cola). spoiler: Sous le soleil brûlant de Los Angeles, un Américain transpire à grosses gouttes dans sa voiture, engluée au coeur d'un énorme embouteillage. C'est fini, il sera en retard pour l'anniversaire de sa fille. Il abandonne alors son véhicule, immatriculé «D-Fens», et sombre dans la folie. Tout à son obsession d'arriver à temps pour embrasser sa fille, il dévaste une épicerie, rosse des voyous, s'empare d'un arsenal, saccage un fast-food et tire au bazooka sur un chantier, un oeil hagard, l'autre rivé sur sa montre. L'officier de police Prendergast oublie qu'il fête le jour même son départ à la retraite et décide de prendre le dément en chasse... En conclusion, '' Chute Libre '' est pour moi un film culte et émouvant qu'il faut voir absolument, même si vous n'aimez pas le travail de Schumacher dans ses films Batman, celui-ci n'a rien à voir, et vaut le coup d'oeil. Un Chef d'Oeuvre, 5/5.
La descente aux enfers d'un homme accablé par les accidents de la vie. Un drame poignant et d'une rare intensité, magnifiquement interprété par Michael Douglas.
Un rôle sur mesure pour Michael Douglas qui laisse exploser tout sentiment de frustration, stress et colère en une succession de situations plus absurdes les unes que les autres. Robert Duvall s'efforce de tenir la cadence face à cette violence spontanée provoquée par la chute d'un homme, dans ce thriller signé Joel Schumacher.
Une descente aux enfers ou un basculement dans la violence âprement amené par un réalisateur inspiré et un Michael Douglas qui tient ici un de ses meilleurs rôles. 14/20