En dépit d’un rythme trop monocorde, ce film de casse grâce à son intrigue bien huilée demeure plaisant à suivre. La réalisation très classieuse de Frank Oz associée à la musique d’Howard Shore et à une excellente distribution rendent l’ensemble agréable à défaut d’être original.
Carrière atypique que celle de Frank Oz qui avant d’être réalisateur a débuté dans le spectacle comme marionnettiste tout d’abord en intégrant la troupe du Muppet Show (il a animé Miss Peggy de 1976 à 1981) avant d’interpréter le célèbre petit maître Jedi Yoda de la franchise Star Wars dont il fut la voix en sus d’être l’animateur de la marionnette. Une carrière d’acteur plutôt anonyme l’amène à se lancer dans la réalisation avec « Dark Crystal » qui fut un joli succès en 1982. On lui doit aussi deux comédies tout à fait réussies avec « Le plus d’escroc des deux » (1988) voyant Michael Caine et Steve Martin se livrer à un numéro de cabotinage tout à fait jouissif. En 2007 ce fut « Joyeuses funérailles » comédie noire complètement déjantée mais parfaitement maîtrisée par Oz qui signe un petit joyau du genre ayant à juste titre réussi à emballer le public. En 2001, il se voit confier par la Paramount la rude tâche de diriger Robert de Niro et Marlon Brando les deux stars du Parrain ayant tous les deux interprété Don Corleone à des âges différents pour un film de braquage plutôt original qui s’avère très agréable à suivre. Le tournage n’a pas été une sinécure pour Oz qui s’est souvent heurté avec Brando au sujet de l’interprétation de son personnage. Pour son dernier film, Brando depuis longtemps en semi-retraite et un peu désabusé à la suite de ses graves problèmes familiaux, semble pourtant plutôt impliqué pour ce rôle il est vrai relativement court mais signifiant. Le scénario donne en effet la part belle à l’affrontement entre Robert De Niro braqueur de coffre réputé voulant accomplir son dernier coup afin de pouvoir se retirer avec sa compagne (Angela Bassett) et un jeune prodige (Edward Norton) ambitieux qui a seul conçu un braquage très ambitieux mais possiblement très lucratif. L’organisation de ce casse très minutieuse et acrobatique n’est pas la partie la moins agréable d’un film qui par ailleurs ne s’épargne pas une touche d’humour salvatrice. Edward Norton dans la lignée de sa révélation assez récente dans « Peur Primale » (Gregory Hobblit en 1996) est tout à fait crédible dans un rôle de composition qui amène la petite touche sulfureuse supplémentaire au film. On n’assiste certes pas à une des pièces maîtresses de la filmographie de De Niro mais à l’un de ces divertissements qui s’il ne vous rend pas plus intelligent ne vous rend pas plus stupide non plus. En somme un film modeste mais qui ne trompe pas son public qui a d’ailleurs répondu largement présent.
The Score est un film de braquage plutôt bon. Il ne rentrera pas dans la catégorie des classiques du genre (il ne le révolutionne pas), mais le résultat est tout à fait honorable. Le casting est plutôt séduisant avec Robert de Niro, Edward Norton et Marlon Brando (dans son tout dernier rôle). Les codes du genre sont plutôt bien respectés. Le plan de braquage est peut-être un peu moins convaincant qu'on n'aurait pu l'espérer. Mais la tension est bien là et le film se regarde très facilement.
Le film est vraiment pas mal :) Le duo d'acteur est complètement dingue, Robert De Niro et Edward Norton se donne la réplique, qui va entuber l'autre, je pense que le film aurait pu s'appeler comme ça. J'ai aimé aussi le scénario ;)
Parfaite communion entre trois énormes acteurs Hollywoodiens (Marlon Brando, De niro et l'excellent E.Norton qui avait fait American History X , 2 ans plus tôt). Le scénario est excellent, haletant. La mise en place de ce braquage monte en tension, on se prend à l'escalade, le risque est il trop grand ? Edward Norton joue à merveille d'ailleurs ces trois monstres du cinéma excellent dans leur rôle respectif. La réalisation, la bande son sont sans défaut, happant le spectateur dans cette spirale qui se met en place, un délice. The score est sans nul doute un Chef d"œuvre !
Voilà un trio d'acteurs, voir même un quatuor si on compte Angela Bassett, qui mérite le détour, filmé à Montréal ce n'est pas forcément commun non plus, les experts du cambriolage sont dans la place et cela va faire mal. Minutieusement orchestré, le film ne manque pas de qualité, mais il manque d'un grain de folie, tout cela reste très gentillet, très policé, sur un ton presque monotone, très surfait et attendu, et dans certaines scènes, on s'ennuie presque. Brando, pourquoi pas, mais il n'apporte vraiment rien, alors il reste le surdoué Edward Norton, et le, toujours bon De Niro. Même si le réalisateur veut créer un suspens soft, il en oublie la tension que le spectateur doit ressentir, pas uniquement ses acteurs dans leur rôle. On passe un peu à côté, mais cela reste élégant comme les gentlemen cabrioleurs.
Vraiment dommage ce film est loin d'être un chef d'œuvre mémorable. Malgré la rencontre des 2 stars De Niro et Brondo. D ailleurs ce dernier n a pas un rôle à la hauteur je trouve. Le film marque de rythme et le scénario est assez prévisible.
Avec The Score, Frank Oz réalise un film franchement décevant vu les trois têtes d'affiche présente, qui méritaient un long-métrage à la hauteur de leur talent. L'histoire nous fait suivre un cambrioleur sur le point de prendre sa retraite, mais qui va se voir embarquer dans un dernier gros coup qu'il va devoir mener à bien grâce à l'aide d'un homme lui étant inconnu. Malheureusement, ce scénario est très basique et ne comporte aucun rebondissement. Cela a pour conséquence de rendre ses près de deux heures bien plus longues, d'autant plus que le récit met du temps à démarrer et qu'il ne décolle jamais réellement. L'intrigue est convenue et comporte beaucoup de bavardage et très peu de scènes d'actions. La tension et le suspens sont palpables à de trop rares moments. Le reste du temps, ça manque cruellement d'ambiance et de rythme. De plus, l’intérêt est moindre à cause de personnages sans épaisseurs. Pourtant, sur le papier le casting est prestigieux avec trois grands noms représentants trois générations différentes d'acteurs. Mais dans les faits l'alchimie ne prend pas entre ces rôles. La faute à un Marlon Brando qui cabotine et qui n'est plus que l'ombre de lui-même. De plus, on le voit très peu, mais d'un côté c'est presque préférable tant il fait peine à voir. Robert De Niro est lui peu impliqué et se contente de faire le minimum. Celui qui s'en sort le mieux c'est encore le plus jeune avec la prestation d'Edward Norton qui est le seul a jouer un personnage ayant de la consistance et ne méritant pas de reproche. Seule personnage féminin, Angela Bassett incarne elle un rôle complètement inutile. La magie n'opère pas entre ces individus qui entretiennent des relations assez neutres, la faute en partie à des dialogues manquant de saveur et l'absence de répliques impactantes. L'ensemble est bien réalisé par Frank Oz qui nous offre quelques beaux mouvements de caméras. Cependant, sa mise en scène manque de dynamisme et de grandeur. De plus, le Canada qui sert d'environnement n'est pas vraiment valorisé à travers des lieux sans charme. Le visuel reste cependant soigné et la photographie agréable. Des images accompagnées par une b.o. aux compositions sans personnalités, manquant de présence et de retentissement, la rendant en partie responsable du manque d'ambiance. Ce braquage se conclut sur une fin téléphonée venant mettre un terme à The Score, qui est un véritable gâchis tant il y avait matière à faire beaucoup mieux avec les trois visages principaux à qui il ne rend pas hommage, malgré qu'ils aient également leur part de responsabilité. Leur présence à l'écran ne suffit malheureusement même pas à rendre ce film attractif.
Le film est pas mal mais il manque de crédibilité, lui qui se prend au sérieux. Nous aurons droit à des scènes avec le hackeur ultra stéréotypé, des scènes absurdes pour remplir le film. Une relation amoureuse lourdingue. Le complice de Max à malheureusement un rôle qui ne colle pas à la réalité et qui s'intègre mal dans le film. Malgré cela, la tension est quand même de la partie et le film se tient quand même.
Si l'on faisait une liste des meilleurs films de cambriolages, on y glisserait bien celui-là. Peu importe ce qu'il y a à voler, la façon de le faire n'est pas non plus primordiale mais on a un luxueux casting qui change tout.
Un bon film de cambriolage qui nous réunit pour notre plus grand plaisir trois générations d’acteurs emblématiques, Marlon Brando le retraité, l’orchestrateur, Robert de Niro l’expérimenté, méthodique et scrupuleux, puis enfin Edward Norton le jeune talentueux animé par une fougue démesurée. Leur prestation est à la hauteur de leur réputation, chacun charismatique à sa manière, ils apportent une importante touche qualitative à un scénario juste et efficace. Je ne suis pas d’accord pour dire qu’il est trop simple. Classique, peut-être, mais il y a de l’originalité et de la créativité, et surtout une bonne maîtrise de son sujet, pas de fausse note à signaler. Ce qui manque vraiment ce sont tous les petits à côté de l’histoire principale, genre les relations personnelles de Nick, les tracas de Max, les motivations de Jack. Évoqués sans être davantage développés, leur intérêt aurait été justifié s’ils prenaient plus de place et rentraient plus en considération dans les choix des protagonistes. Sans s’attendre à un film d’exception ou à une histoire grandiose, « The Score » est une bonne distraction, bien aidée par une prestation de haut vol de ses acteurs principaux.