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Parkko
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2,5
Publiée le 6 novembre 2013
Ce film est ma première déception d'Abdelatif Kechiche. En fait, je pense que je préfère le cinéma de Kechiche lorsqu'il film des jeunes, tout simplement. Là, Kechiche s'intéresse plutôt au sort d'un immigré en France. Mais à travers le personnage principal, c'est plutôt un tour d'horizon des marginaux qu'il veut nous montrer : ceux qui sont exclus du système et qui cherchent à y entrer. Je trouve que le film se perd un peu dans un scénario qui ne tient pas toujours la route. J'ai du mal à m'intéresser pour son histoire, je trouve le film pas toujours intéressant, et même la mise en scène de Kechiche me plait moins que dans ses autres films. Après, c'était son premier long-métrage, mais bon, je reste quand même déçu. Je trouve que ça fonctionne moins bien que dans ses autres films. Une petite déception.
Pour une fois j'ai décidé de commencer à voir l'oeuvre d'un réalisateur d'ans l'ordre. Ça change. Bon faut dire que c'est pas souvent de mon plein gré que je ne le fait pas. Je vais être direct : j'adore ce film, je le trouve formidable, génial, dément... Un premier film de cette qualité c'est phénoménal. Une tranche de vie absolument magnifique on rencontre des gens, on les aime, on vit avec eux, et c'est formidable, sans qu'aucun des personnages ne soient jugés, on est pas là pour dire"oh les pauvres immigrés" ou "ce sont des voleurs sans papiers"etc. Kechiche a cette intelligence-là. J'ai ri, j'ai pleuré. On rencontre des gens, tels qu'ils sont, peut-être un peu cons, ils ont des défauts, mais on les aime quand même, et puis on ne reverra pas certains, c'est comme ça, la vie continue. Quelle surprise! Un film miraculeux, ça tient du miracle de faire un film aussi vrai, où on ne dénote aucune fausse note, aucun moment où on se dit "ah, là y a un truc qui cloche". Je dirais bien que les acteurs sont géniaux (tous) mais je ne sais pas si c'est le terme d'acteur qui convient le mieux, Kechiche est un très grand directeur d'acteurs, un peu comme Pialat en son temps mais dans un style différent. Et la réalisation est très simple, que de gros plans ou presque sur les personnages, leurs visages, on capte cette vie, comme dans la très très belle scène qui suit la pétanque, ça respire la vie, le bonheur. Et le bonheur c'est beau, c'est putain de con mais c'est beau. Magique. Après, la fin m'a brisé le coeur, ce n'est pas un défaut, mais ça montre la force du film, Kechiche aime ses acteurs, aime ses personnages, autant que le spectateur. La preuve en deux heures qu'il est un grand cinéaste. Ce film fait du bien. Il faut le voir.
Un film plein de tolérance, de solidarité, de respect et d'amour aussi.
Les gens dans le besoin se mélangent et s'apprécient, ils ne se jugent pas, mais on les empêchent de vivre leurs vies.
C'est très bien filmé, très bien écrit.
Et quand un scénario est bien écrit le risque c'est de faire du conventionnel, hors ici ce n'est pas du tout le cas.
Kechiche fait respirer ses scènes et il donne de la vie à son film en laissant les acteurs faire leurs métiers.
Et puis les vingts dernières minutes sont parfaites.
Bien que je regrette un peu les dernières images et oui c'est trop politique à mon goût et sa ouvre le débat sur l'immigration, En France il y a de la discrimination et tout un tas de choses sales, mais il ne faut pas oublier que c'est un des pays qui accueil le plus les immigrants en Europe, et bien sûr tout le monde n'est pas accepter.
En dehors de cela il n'y a aucun clichés dans le film, pas de jugement non-plus.
Enfin on peux dire ce qu'on veux, ca n'enlèvera pas toutes les qualités de ce film.
Les acteurs sont excellents! Et j'adore Bruno Lochet, il a vraiment une tête sympathique ce mec.
C'est un film d'une grande simplicité, autant dans le scénario que dans les dialogues, mais qui fait preuve de beaucoup d'humanité et d'émotion. C'est cet aspect authentique des "gens d'en bas" qui rend ce film intéressant. A mon goût, il manque un peu de magie dans la réalisation pour rendre le tout excellent. Cependant, on ne s'ennuie pas, le jeu d'acteur est correct, surtout concernant Emanuelle Bouchez.
Bon, j'ai fini par voir le dernier Kechiche qui me manquait. J'ai mis un peu de temps avant de le voir, sans doute parce que j'avais peur que ça soit moins bon que les trois films suivants qui sont d'une qualité remarquable.
Ici on retrouve déjà tout ce qui fait de Kechiche un des réalisateurs contemporain les plus intéressants et qui font les meilleurs films. Voilà, on a une tranche de vie, c'est exactement ça, il n'y a pas d'intrigue, pas besoin, on raconte juste ce qui se passe, la vie de ce Jallel fraichement immigré. Il n'en faut pas plus pour faire du cinéma. La caméra virevolte, colle aux personnages, mais surtout il y a un respect pour les personnages, Kechiche filme tout un tas de gens assez différents, mais jamais ils ne sont jugés. Que l'on soit en hôpital psychiatrique, un clochard, un mec un peu violent, etc. Pas de jugement, ils sont tous mis sur un pied d'égalité, pas de bons, pas de mauvais, juste des gens.
Et il faut dire que ça, c'est quand même une putain de bonne chose, ce n'est pas manichéen ni rien, ça se contente d'être vrai. On n'a pas l'impression que c'est joué, on est systématiquement dans le vrai, jamais ça ne sonne faux, jamais il n'y a une fausse note. Le film prend le pari d'être subtil, tout n'est pas dit, finalement il n'y a que peu de dialogues narratifs, beaucoup de scènes se passent en ellipses et le film se concentre sur le principal : la vie.
La fin, je dois dire que je m'y attendais, je ne saurai dire si je l'aime ou non, mais ce que j'aime dans ce film c'est qu'il dure 2h et qu'il y a 2h de tendresse. Tout est prétexte à de la tendresse. Même dans les coups durs il se dégage du film une tendresse hors du commun. Ces gens qui vont s'entre aider, s'aimer. C'est juste beau. Difficile de décrire à quel point on peut se sentir bien dans ce film. Pour une fois que l'on parle de gens qui existent réellement, où le réalisateur se donne le temps de les faire exister...
Ma scène préférée c'est sur la fin, la chanson de Brassens, la fête populaire, l'effervescence, la joie, le tout magnifiquement bien capté par Kechiche. D'ailleurs Kechiche semble se foutre du faux raccord, il y va, la vie immerge l'écran avec le beau et le sublime. Et il reste tous ces regards, ces sourires, ces petites phrases anodines, ce qui fait la vie.
En somme dès son premier film Kechiche confirme qu'il est loin devant les autres.
L’itinéraire d’un immigré qui tente sa chance à Paris. Tout le cinéma de Kechiche est en gestation dans cette fable sociale imparfaite mais sincère et attachante, grâce à une interprétation pleine d’authenticité, avec notamment l’excellent Sami Bouajila.
« La faute a voltaire » est un film coup de poing !
Son rythme faussement nonchalant n'est que là pour mieux poser les personnages et l'histoire. Ce film n'est ni un documentaire, ni un témoignage mais il peut être pris comme une fable ou un conte moderne.
On rentre dans l'histoire sans s'en rendre compte, Kechiche filme ses acteurs et personnages à hauteur d'homme, il ne triche pas, ne maquille pas, il n'enjolive, et ne caricature pas non plus. Il filme et raconte la vie d'un immigré clandestin, qui vit au rythme de ses aspirations à avoir une vie normale, au rythme de ses rencontres amoureuses, et de sa vie dans un foyer, avec sa bande de potes d'infortune.
Le film est juste à tous les niveaux. Et il prend aux tripes, on s'attache à ces gens qui mènent une vie de misère, de débrouilles, de galère, mais qui néanmoins savent profiter des petite joies de la vie que ce soit en dansant dans un café, en mangeant un kébab, ou en organisant une fête de fin d'année.
Le propos ne se veut jamais ni moralisateur ou misérabiliste, car Kechiche raconte son histoire avec une justesse déconcertante, et c'est ce qui fait la force du film. Et là où Kechiche est encore plus fort, c'est non seulement dans sa direction d'acteurs (que ce soit les 1ers rôle ou les 2nds), mais aussi dans le fait qu'il ne centre pas son récit uniquement sur le personnage principal de Jallel (Sami Bouajila), mais aussi sur celles les autres personnages qui sont au final comme lui des marginaux d'une manière ou d'une autre.
Ce film n'est pas un chef d'œuvre, mais il vous mettra une baffe comme vous aimez, et vous marquera et c'est au final ce que l'on demande au cinéma, et c'est si rare aujourd'hui.
Faut reconnaitre au début le film surprend et apres on se laisse prendre par le jeu et la gentillesse et naïveté que les acteurs dégage , dommage que la fin soit aussi baclée et impersonnelle , mais le reste le film reste sympatique
Décidément Kechiche est un cinéaste majeur du cinéma français actuel. Entre drame social et fable contemporaine, ce film montre la vie d'une poignée de paumés, dingues ou braves types. Une histoire rempli d'humanité et parfois également d'humour. Les interprètes sont tous impeccables (même Aure Atika), et surtout Elodie Bouchez et Bruno Lochet. Un film qui ne fait pas dans le misérabilisme, ni le pathos pourtant le sujet s'y prêtait.
Ce premier film d'Abdellatif Kechiche montre déjà le gros défaut de ce réalisateur : il ne sait pas couper une scène. Cela étant, il s'agit là de ce qui est probablement son meilleur film, grâce, surtout, à la prestation lumineuse de Sami Bouajila.
Quelque 10 ans aprés , le film n a rien perdu de sa belle énergie, de son humour et de son humanité. Un récit parfaitement maitrisé, des personnages marquants, des scénes de groupe enthousiasmantes, c est pour moi le meilleur film français de ces années là.
J'ai beaucoup aimé les personnages et la sensibilité de Jallel vis-à-vis de Lucie. Cette gentillesse et le fait de ne pas s’arrêter aux apparences ; de ne pas fuir devant les problèmes psy de la jeune fille (apparemment un peu attardée de prime abord et qui a une dépendance au sexe qui n’est autre qu’une forme d’appel à l’aide) Il réussit à rendre un peu de sérénité à Julie et a créé une belle histoire d’amour et d’amitié, même si les obstacles de la vie le malmène.
Gros coup de coeur pour ce film sans chichi, qui à l'intelligence de ne pas tombé dans les clichés sur l'immigration. On s'attache beaucoup aux personnages qui nous ressemblent , qui ressemble à la vie. Ovation spéciale pour Samy Bouadjila exellent dans ce rôle d'immigré Tunnisien qui à soif de bonheur et de liberté comme tout un chacun .
« La faute à Voltaire », premier film d’Abdellatif Kechiche, raconte l’histoire d’un immigré clandestin tunisien venu tenter sa chance en France. Avant ‘L’Esquive » et « la Graine et le Mulet », cette comédie sociale aborde un sujet délicat en évitant tout misérabilisme. La galerie de personnages mise en place par le réalisateur-scénariste est saisissante de sincérité. Sami Bouajila, dans le rôle de Jallel, est très bon, et les personnages secondaires sont tous très attachants, même si le scénario fait preuve parfois d’une certaine naïveté, voire d’un certain angélisme. La seconde partie du film parait un poil trop longue, avec la rencontre dans un hôpital psychiatrique de Lucie, jouée par Elodie Bouchez, dans le rôle parfois agaçant d’une nymphomane en manque d’amour. En abordant le thème de la précarité avec sobriété mais sincérité, Abdellatif Kechiche réussit un film teinté d’humour tout en instillant des sentiments de solidarité et de fraternité. Les films qui suivront viendront confirmer tout le bien que l’on pensait de lui à la sortie de « La faute à Voltaire ».