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Christophe Allard
1 abonné
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3,5
Publiée le 17 février 2023
Pour les amoureux de la montagne, j'ai bien aimé avec ce côté fantastique qui contraste avec les images de la nature. J'ai ressenti l'ivresse de la haute montagne.
Quel étrange film . Taiseux mais jamais ennuyeux. Onirique mais jamais obscur. Pas complètement abouti sans doute , mais une belle proposition audacieuse! Contente qu'il y ait encore la place de produire de tel film en France.
Première scène : Pierre boit un café. Ce café du matin, sorti trop vite d'une capsule, consommé seul debout, face à son smartphone, dans une cuisine sur mesure aseptisée. Le café est bu à moitié d'un trait. Le reste est jeté dans l'évier, la tasse rincée dans la foulée, posée en équilibre précaire sur le rebord de l'évier pour faciliter l'égouttage. C'est ainsi qu'en une minute, une problématique est plantée avec une justesse vertigineuse. Vertige qui ne quittera jamais le film... J'ai pu être quelque peu perplexe quant à sa dimension fantastique. Mais cette métaphore éclairante prend son sens à la toute fin. Une expérience qui confine au sublime et questionne intimement nos vies avec une rare sensibilité.
Quel bonheur de découvrir un film qui nous émerveille avec des petits riens et nous laisse dans un état d'apesanteur, rempli d'un sentiment de complétude rare. Le nouveau film de Thomas Salvador nous interroge profondément, mais avec bienveillance, nous bouleverse absolument, mais avec retenue et acuité - le tout en nous proposant un spectacle inoubliable. Bref, un moment de cinéma total. Ce qui pousse Pierre dans cette incroyable aventure n'est jamais formulé, mais chacun peut s'approprier son geste. Cette générosité et cette humilité, qui se retrouve dans la nature de l'acteur-réalisateur, est précieuse et rare. Et fait qu'on a rarement vu une rencontre amoureuse aussi bien sentie, aussi subtile, qui, comme dans la vie, prend par surprise et finit par nous sauver. “La Montagne“ nous incite tout en douceur à revenir à l'essence des choses - et ce qu'il provoque en nous est loin de s'arrêter à la fin de la projection. Indispensable, donc.
Ennuyeux ; les scènes de succèdent sur de belles images mais sans plus ; aucune cohérence , des scènes pénibles , celle en particulier avec les frères et la mère qui sonne particulièrement faux , un autiste triste qui nous entraine dans sa dépression ! La Scène d’amour est du même acabit !! Bref quand on aime la montagne on s’accroche aux images des pics pour supporter le reste
Le premier film de Thomas Salvador "Vincent n'a pas d'écailles" était rafraichissant malgré sa légèreté scénaristique. "La Montagne" ne montre malheureusement pas d'évolution chez cet auteur qui en vient à se complaire dans un imaginaire enfantin. Décevant.
Dès le début, lors de la démonstration du robot qu'il présente à Chamonix, Pierre (Thomas Salvador) jette un regard morne sur les cimes. C'était cuit. C'aurait pu être enthousiasmant, c'est terne. C'aurait pu être contemplatif, c'est fadasse. C'aurait pu être poétique, c'est engourdi. Quand s'insinue le fantastique, c'est trop tard, j'avais cessé de m'intéresser à cette aventure qui ne dit rien de rien, et surtout pas la passion. L'histoire d'amour est improbable et inutile si ce n'est pour introduire la lumineuse Louise Bourgoin. La pauvre tente bien d'atteindre l'apathie du héros, mais n'y parvient pas, et accentue encore la dissonance par de longues pauses imposées dans des dialogues insipides. Les merveilleux comédiens que sont Laurent Poitrenaux et Martine Chevallier déclament leur répliques caricaturales du mieux possible. De nombreuses invraisemblances parsèment l'ensemble, et c'est la partie fantastique qui pourrait sembler la plus réaliste. Pour plomber le tout, Thomas Salvador joue très très mal. Et comme il est d'à peu près tous les plans….
J'avoue ne pas avoir compris s'il y a un message sous-jacent au film mais une chose est certaine, je me suis laissé transporté par les images, la poésie des lieux et le côté fantastique de l'histoire, et j'ai adoré !
Magnifique, mystique, mystérieux... Laisons nous transporter par la beauté des paysages. L'histoire est simple et l'expérience qui y est rapporter relève de l'intime, du profond. Faire corps avec la nature...
Un cadre parisien lors d'un rendez-vous professionnel entend l'appel de la montagne et ne veux plus en bouger. Filmée dans le Massif Du Mont-Blanc cette œuvre est belle et apaisante mais aussi taiseuse et peu avenante, comme peuvent l'être les Montagnards. Un peu trop méditatif à mon goût ce film a pourtant la bonne idée de quitter le chemin balisé du citadin au contact de la grandeur de la nature pour emprunter celui d'une poésie aussi inattendue que fantastique de toute beauté.
Pierre (Thomas Salvador himself) est roboticien. À l’occasion d’un déplacement chez un client dans les Alpes, l’appel des cimes est le plus fort : il renonce à revenir à Paris, achète l’équipement complet du parfait alpiniste et plante sa tente au pied de l’Aiguille du midi.
Le premier film de Thomas Salvador, sorti début 2015, "Vincent n’a pas d’écailles", le mettait d’emblée dans la foulée des Peretjako, Triet, Brac, Betbeder, Letourneur, ces jeunes réalisateurs qui insufflaient un vent d’air frais dans le cinéma français. Mais depuis huit ans, plus rien. C’est avec d’autant plus de gourmandise qu’on le retrouve dans son second long, qui présente avec le premier plusieurs ressemblances : Thomas Salvador y interprète à nouveau le rôle principal, y raconte une histoire volontairement minimaliste et y instille quelques touches de fantastique.
Le sujet de "La Montagne" est riche de promesses : un homme « normal » abandonne tout pour embrasser une autre vie. Et ses premiers plans le mettent en scène avec une économie remarquable. On ne saura rien de Pierre, de son passé, de ses amours, sinon de sa famille qui, l’espace d’un déjeuner, essaiera en vain de le convaincre de revenir à son ancienne vie. Mais on le verra très vite prendre ses marques dans la Vallée blanche, dont les horizons majestueux donnent lieu à quelques plans superbes.
Il y aurait eu beaucoup à dire sur ce personnage, sur son lâcher-prise, sur les motifs qui l’ont conduit à prendre cette décision radicale et sur les difficultés pratiques à la mettre en oeuvre. Mais telle n’est pas la voie choisie par Thomas Salvador. Comme dans "Vincent n’a pas d’écailles", il prend dans la seconde moitié de "La Montagne" le parti du fantastique voire du surnaturel. S’y rajoute une romance dont le seul mérite est de faire jouer la toujours parfaite Louise Bourgoin. Certains spectateurs les trouveront peut-être très poétiques. Je les ai quant à moi trouvés maladroits.
D’autant que le film a la mauvaise idée de s’allonger interminablement. J’ai passé la dernière demi-heure à anticiper à chaque plan qu’il était le dernier. Mais le scénario rajoute encore et encore une couche de plus. Le film s’étire pendant 1h52 – alors que "Vincent…." avait l’élégance de durer 1h18 à peine. Et la façon dont il se termine, tout bien réfléchi, est particulièrement gnangnan. Dommage….
Superbes images de la montagne et de l'alpinisme avec une histoire certes longue à venir avec un côté fantastique très surprenant mais bcp de spectateurs pourraient être surpris car ce film est plus dans la catégorie art et essai que pour le grand public