Prima della Rivoluzione
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il_Ricordo
il_Ricordo

118 abonnés 407 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 novembre 2011
Le premier long-métrage de Bernardo Bertolucci ne peut se regarder sans une certaine nostalgie du néoréalisme, à cette époque où les intellectuels embrassaient les idéaux communistes. Poussé par son ami Pier Paolo Pasolini, Bernardo Bertolucci raconte l'histoire d'un jeune bourgeois en crise. Fabrizio souhaite rompre avec une société fat et absurde avec laquelle il n'a rien en commun. Bouleversé par la mort accidentelle d'un de ses amis, il s'interroge, noue une liaison compliquée avec sa tante, sympathise avec le marxisme. Formellement simple, ce film sincère est une excellente introduction à l'œuvre de Bertolucci. Talleyrand a dit : "Celui qui n'a pas vécu au dix-huitième siècle avant la Révolution ne connaît pas la douceur de vivre et ne peut imaginer ce qu'il y a de bonheur dans la vie". Prima della Rivoluzione.
Plume231

4 406 abonnés 4 639 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 mai 2012
Deuxième film d'un très jeune réalisateur (22 piges seulement !!!) qui a les défauts habituels des premiers films d'un cinéaste à savoir qu'il veut absolument prouver qu'il est capable de faire un maximum de choses : mouvements de caméra, changements brusques d'angles, etc... qui ne sont pas d'une grande utilité. Et pourtant de ces défauts ressort une fraîcheur qui fait de "Prima della rivoluzione" une oeuvre intéressante avec quelques très beaux moments de lyrisme. Les scènes tournant directement autour du personnage joué par la cinégénique Adriana Asti en sont les meilleurs représentants. Sous influence de la Nouvelle Vague, et surtout hélàs de Jean-Luc Godard, il est juste regrettable que la trame inspirée de "La Chartreuse de Parme" soit alourdie par un fort côté intello-hermétique et empêche ainsi que l'on rentre complètement dedans. Mais ce film donne un très bon aperçu du talent d'un futur grand cinéaste, certes inégal mais capable de véritables prodiges, et réussit à faire ressentir l'atmosphère d'une époque.
chrischambers86

16 164 abonnés 13 116 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 octobre 2009
Second long-mètrage de Bernardo Bertolucci, "Prima della revolutione" manifeste une orientation très personnelle et le situe dèjà comme l'une des figures essentielles du cinèma contemporain! Dans cette moderne et poignante èducation politique et sentimentale, le cinèaste italien utilise un style narratif à la première personne pour exprimer la crise et l'èvolution de Fabrizio, campè remarquablement par Francesco Barilli, jeune bourgeois de Parme qui abandonne ses convictions marxistes pour se rèintègrer à l'ordre bourgeois; cette transformation en trouvailles de jeu et de camèra s'accomplit parallèlement à une èvolution sentimentale qui conduirat le hèros à un mariage! Une oeuvre sèche, èpurèe, ambigüe et les magnifiques extèrieurs d'une Parme ensoleillèe...
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 21 mars 2015
Que les questions existentielle de la bourgeoisie italienne sont fastidieuses ! L'histoire est sans intérêt, les épanchements lacrymaux pathétiques et grotesques, les pérégrinations des protagonistes ne mènent nulle part... que cette heure 55 m'a semblé longue...
Charlotte28
Charlotte28

202 abonnés 2 817 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 janvier 2024
Parfois verbeux, à la limite du surréalisme dans les réactions de l'héroïne théâtrale, ce drame met tout de même habilement en scène le désoeuvrement d'une jeunesse blasée par sa propre errance existentielle, en quête d'une identité émotionnelle, politique, familiale. Aux réflexions sur l'appartenance sociale s'ajoutent une mise en abîme via la discussion autour de la portée morale du cinéma à travers sa recherche stylistique ainsi qu'une histoire sentimentale entre fausse légèreté et vraie douleur. Très dense dans son contenu, l'intrigue s'orne d'une délicate réalisation totalement ancrée dans son décor, tant bucolique que citadin, faisant ressortir une attache tellurique intense et surtout d'une magnifique bande-son poétique. Fort mélancolique quitte à frôler le ridicule, Bertolucci produit une proposition filmique osée, pleinement assumée. Maladroitement sincère récit de désillusions résignées.
Eowyn Cwper
Eowyn Cwper

163 abonnés 2 040 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 avril 2019
Avant la Révolution : on y est toujours. C’est ce que ressentait Bertolucci, 22 ans, quand il a réalisé son film dans le creux de la (nouvelle) vague. Une œuvre aux tons de Le Dernier Combat de Besson, un second film là aussi, mais dont on sentait moins l’inexpérience que chez Bertolucci : sa caméra à tête chercheuse, œil voyeur sur lequel on se fiche que les passants tournent la tête, ne cherche pas à contenir quoi que ce soit.

C’est un peu la même chose pour une musique qui, quand elle ne transforme pas l’ambiance en vynile animé – ce qui arrive heureusement souvent –, est bourrée sans raison à côté de la pellicule. Puisqu’il fait un film de jeunesse politisée, Bertolucci fait en sorte d’être au plus proche de son thème et c’est bien là toute sa réussite : il se dit avant la révolution, communiquant un trouble brut et véritable. Lui qui se disait humblement inspiré par ses pairs, le voilà qui semble poser les bases pour l’également incestueux Merci ma tante (de Samperi, 1968) qui, dans cette idée, broierait les commentaires éclairés et les quelques magnifiques lignes de Bertolucci.

On ne s’étonnera pas de piocher dans le cynisme lucide d’Oscar Wilde, et l’on appréciera d’autant plus les rallonges à certaines scènes, des dépassements visuels à ce qui semblerait suffire. Inexpérience ou non, il y a certes des imperfections mais aussi un propos clair et exprimé dans un pur air parmesan.

septiemeartetdemi.com
Jrk N
Jrk N

48 abonnés 245 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 octobre 2019
Pas fan de Bertolucci, je ne peux m'empêcher d'adorer et de revoir Primal della Rivoluzione (1964) à cause d'Adriana Asti qui joue la tante Gina amoureuse de son neveu Fabrice, collant au scénario inoubliable du plus beau roman français, la Chartreuse de Parme (Stendhal, 1841). Gino Paoli est un Fabrice assez doué et pourtant lamentable mais Adriana Asti est merveilleuse d'intelligence, de vivacité et d'une sorte de fatalisme sombre sans désespoir - comme dans Rocco (Visconti, 60) et Accatone (Pasolini 61) mais aussi dans deux Bolognini (Vertiges 75 et L'Héritage -une de mes films préférés- 76). Elle emporte le film dans une tempête de passion contenue qui évidemment échoue puisque Fabrice, renonçant vite fait au communisme, épouse la belle jeune bourgeoise qui lui était destinée (Cristina Parizet).
AdriBrody
AdriBrody

16 abonnés 772 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 février 2024
Film inspiré de la nouvelle vague française, on y retrouve tous les défauts notamment, une réalisation qui cherche trop à prouver, un rythme mal conçu et une histoire qui cherche à raconter trop de choses et qui finit par en oublier son propre message. Le film n'est pas inintéressant pour autant, loin de là, mais tout ne fonctionne pas. Parfois, il n'y a rien de mieux que la simplicité.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 18 février 2017
Intéressant ce deuxième film de Bertolucci. Le fait d'avoir été assistant réa' pour Pasolini auparavant l' a t' il influencé sur ce long métrage ? En tout cas, il y a un propos politique à travers le personnage de Fabrizio, jeune bourgeois, militant au "Parti". Derrière une assurance dans ses propos se cache une remise en question de son engagement, de la possible opposition entre sa classe sociale et l'engagement politique , des limites de la révolution prolétarienne. Tourments idéologiques mais aussi personnelle dans sa relation avec sa tante , la troublante Gina (magnifique Adriana Asti). La mise en scène, accompagnée de la musique de Morricone est élégante et parvient un peu à combler parfois les moments "hermétiques" du film .
Et dire que le réalisateur Italien n' avait même pas 25 ans à l'époque.
Jean Mariage
Jean Mariage

1 abonné 98 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 avril 2026
Fabrizio observe un monde au sein duquel il se sent étranger. Il vient de rompre avec Clelia, une jeune fille de bonne famille. Bourgeois lui-même, Fabrizio, tout en tombant amoureux de sa jeune tante, est tenté par les idées marxistes défendues par Cesare, son ancien professeur…
« Tous les films sont autobiographiques, mais celui-là l’est plus directement, car c’est l’histoire d’une éducation à la fois sentimentale et politique que j’ai un peu vécue au début des années soixante », déclarait Bernardo Bertolucci à propos de « Prima della rivoluzione », son second film après l’inaugural « La Commare secca » (1962), sur un scénario de son mentor Pasolini, dont il fut l’assistant.
« Prima della rivoluzione », librement inspiré du roman de Stendhal « La Chartreuse de Parme », est pourtant souvent considéré comme sa véritable première œuvre, car réellement imprégnée de ses thèmes personnels.
Le film trouve un bel équilibre entre romanesque et politique et, à son propos engagé, se mêle une douce mélancolie.
L’influence de la Nouvelle Vague est manifeste, particulièrement celle de Godard — notamment « À bout de souffle » — mais on aperçoit aussi une affiche d’« Une femme est une femme ». Bertolucci utilise ainsi ruptures de ton et de style, faux raccords, collages, cadrages sophistiqués, sans que cela l’empêche de nous offrir de grands moments de cinéma, notamment la séquence lyrique lors d’une représentation de « Macbeth » de Verdi au Teatro Regio, romanesque sur le fond et virtuose sur la forme.
La relation entre Fabrizio et sa tante Gina introduit par ailleurs une dimension trouble qui dépasse le simple scandale moral. Cette liaison peut être interprétée comme une forme de déplacement du désir maternel : Gina apparaît en effet comme une figure à la fois séduisante, protectrice et instable, susceptible d’incarner une mère idéalisée et interdite. À travers cette relation, Bertolucci met en scène l’impossibilité pour Fabrizio de s’émanciper véritablement, tant sur le plan affectif que politique. L’inceste symbolique devient ainsi le signe d’un enfermement, d’un retour impossible à l’origine, qui fait écho à son incapacité à rompre avec son milieu bourgeois et à donner une véritable portée à ses aspirations révolutionnaires.
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